Le blog quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana. Maison de confiance depuis 2007.


vendredi 15 août 2008

Révisions d'été (5)

3 commentaires:

another country a dit…

A force de vouloir être


A force de vouloir être
Dans cette solitude où
De n'être rien les autres craignent
A force d'oublier de vivre
Traqué par la peur d'un esclandre
Évitant que n'importe quel
Joyeux drille ne s'aperçoive
De mon effort d'être je n'ose
Ni manger ni boire ni
M'attabler au bord de leurs danses
A force de vivre sous
L'uniforme mal connu
D'une légion étrangère
A force de me donner l'air
De n'avoir pas l'air à force
De m'engluer dans mes pièges
A force de me dire s'ils veulent
Voir mes papiers je suis perdu
Bref à force de feindre
D'être des leurs moi le voleur
Aux semelles de silence
A force de donner le change
Et pour l'ombre d'un bossu
Avoir pris celle des anges
Et d'alourdir mon scaphandre
D'oeuvres de plus en plus suspectes
A la barque des beaux rameurs
A force de suivre les ombres
De fantômes sans châteaux
Styx sur tes désertes rives
Sans avoir vécu je meurs.

-- Jean Cocteau

Anonyme a dit…

Le peintre Georges MATHIEU travaillait à une fresque dans le foyer des artistes de la Maison de la Radio.

Quand le bruit de la mort du Poete se répand. Alors Georges MATHIEU va jusqu'à sa voiture, fouille dans le coffre ou il transporte son matériel.

Il déchire un morceau de soie noire, et l'incorpore à la fresque en cours.

Roger

Daniel a dit…

J'ai aussi vu le Banquet , la farce la moins longue de Molière au Théâtre l'année dernière eh bien je ne me suis pas ennuyé et c'est telment vrai aussi , le sexe , la jeunesse , la tromperie , etc ...