Le blog quotidien superfétatoire et sporadique de
Silvano Mangana. Maison de confiance depuis 2007.

lundi 30 novembre 2009

samedi 28 novembre 2009

Un gentil garçon...

... doit toujours dormir avec les mains au-dessus de la couverture :

Ange émouvant

-Aykel Soker (Photo J-Ph. Guillemain)-

Bon weekend !

lundi 23 novembre 2009

Couvre-chef


Ridicule chez les uns, somptueux chez les autres...
Injuste ?

La chasse est ouverte

De l'ignorance nait l'intolérance qui mène à l'horrible.
Le film de Peter Fleischmann "Scènes de chasse en Bavière" -Jagdszenen aus Niderbayern -(1969), ressort discrètement sur 1 écran parisien (!), abordant ce vaste sujet.



Résumé :
Abram, un solitaire, revient dans son village après avoir quitté la grande ville. 
Les autres habitants le méprisent. 
On lui reproche d'être un homosexuel, sans en avoir la preuve, Mais il parait qu'Abram n'aime pas les femmes. 
On sous-entend même qu'il aurait été en prison pour attentat aux moeurs. 
Donc, dans les fermes et dans les champs, on chuchote et calomnie. 
Les plaisanteries fusent, pas très fines. 
La rumeur fait boule de neige et bientôt plus personne ne veut lui parler. 
Mais un jour, Hannelore, la fille facile du coin qui attend un enfant et voudrait faire croire qu'il est de lui, tente de réhabiliter l'innocent. 
Abram préfère la compagnie d'un jeune garçon, idiot du village. 
Les animosités se déchainent. Il est dénoncé à la police. Il veut fuir. 
Hannelore s'accroche à lui. 
Au comble de l'excitation, il la tue. Alors commence une chasse à l'homme.


Extrait :


Humeur du jour


jeudi 19 novembre 2009

Un film : Stair case (L'escalier - 1969 - Stanley Donen)



Synopsis :
Harry, homosexuel vieillissant, tient un magasin de coiffure avec son compagnon de longue date, Charlie, un ancien acteur dont le seul titre de gloire est une ridicule publicité télévisée. Trop gros et plutôt laid, Harry cache une alopécie galopante sous de grotesques turbans et s'occupe avec dévotion de sa vieille mère impotente qui, dans sa chambre du premier étage, geint et récrimine toute la journée. Élégant et portant beau malgré ses fausses dents, Charlie exploite de façon éhontée l'amour que lui voue Harry, n'hésitant pas à se moquer cruellement de lui et à le laisser tomber pour aller draguer dans des clubs spécialisés.
Justement, au cours d'une de ces soirées, il a commis l'erreur de se travestir en femme et de faire des avances à un jeune homme qui s'est avéré être de la police. Le jeune homme a porté plainte et depuis, Charlie vit dans la terreur d'être convoqué devant le tribunal...




C'était bien avant  que la "Cage aux folles" de Jean Poiret ne triomphe au Théâtre du Palais Royal, bien avant son adaptation cinématographique, bien avant son exportation à Broadway, bien avant l'actuelle et piteuse reprise qui fait se presser au Théâtre de la Porte Saint Martin un public gavé de promotion télévisuelle.
L'adaptation à l'écran par Stanley Donen ("Singin in the rain", pas moins !) de la pièce de Charles Dyer a un tout autre goût que la comédie où explosait Michel Serrault.
Il y a, certes, des moments que le talent de Burton et de son compère Rex Harrison (déjà partenaires dans "Cléopatre") rend irrésistibles de drôleries.
Mais l'on y aborde des sujets plus graves qui teintent le film, pas l'une des grandes réussites de Donen cependant, d'une vague mélancolie.
Il n'en est reste pas moins que l'entreprise, en 69, était pour le moins courageuse.
Dans la petite histoire de la gayté cinématographique, ce film est trop souvent oublié.





Un DVD existe (Zone 1) que nous n'avons pu tester :


mardi 17 novembre 2009

2 ans, tu es sûr ?


Trois !


L'ange noir


- Modèle : Simon Nessman -


Merci, thank you, grazie, danke, gracias,ありがとうございました, Спасибо ,شكرا ل

Gay Cultes a aujourd'hui 2 ans.
Chaque jour, ce blog est lu dans le monde entier (miracle de la technologie !), les 10 pays les plus assidus étant (dans l'ordre) la France, les USA, le Canada, l'Allemagne, la Suisse, la Belgique, la Grande Bretagne, l'Espagne, l'Italie et la Tunisie.
L'internaute, seul à sa table de travail peut ainsi atteindre chaque jour entre 600 et 1000 lecteurs de toutes origines, réunis, pour la plupart, par leur orientation sexuelle.
C'est une immense satisfaction aussi de savoir, via les statistiques, qu'un bon quart de ces lecteurs nous arrive "en direct", par choix.
Ceux-là ont droit à un merci tout particulier, permettez-le !
Gratitude également aux "blogs voisins" qui se sont "liés" avec Gay Cultes, ceux qui figurent en liens dans la colonne de droite.
J'ai fait le choix de ne pas faire figurer dans cette liste les blogs à caractère pornographique.
Beaucoup d'entre eux continuent cependant à nous inscrire en lien : courtoisie qui les honore.
Gay Cultes est fier d'être consulté aussi par des lecteurs "hétérosexuels" comme on dit.
Bref, que vous soyez "militants" ou simples "sympathisants", vous m'encouragez à poursuivre en rêvant d'un monde où toutes les différences soient un moteur de progrès pour une société humaine dont on n'ait pas à rougir.
Syl./Sissou

Post Scriptum :
en des temps où, dans nos contrées, certains pensent trouver une "identité nationale" dans un hymne guerrier, Gay Cultes préfère, de loin, entonner ce chant humaniste :


Mes amis, cessons nos plaintes !
Qu'un cri joyeux élève aux cieux nos chants
de fêtes et nos accords pieux !
Joie !
Joie ! Belle étincelle des dieux
Fille de l'Élysée,
Nous entrons l'âme enivrée
Dans ton temple glorieux.
Tes charmes relient
Ce que la mode en vain détruit ;
Tous les hommes deviennent frères
(original de Schiller :
Ce que l'épée de la mode sépare;
Les mendiants seront frères avec les princes)
Là où tes douces ailes reposent.
Que celui qui a le bonheur
D'être l'ami d'un ami ;
Que celui qui a conquis une douce femme,
Partage son allégresse !
Oui, et aussi celui qui n'a qu'une âme
À nommer sienne sur la terre !
Et que celui qui n'a jamais connu cela s'éloigne
En pleurant de notre cercle !
Tous les êtres boivent la joie
Aux seins de la nature,
Tous les bons, tous les méchants,
Suivent ses traces de rose.
Elle nous donne les baisers et la vigne,
L'ami, fidèle dans la mort,
La volupté est donnée au ver,
Et le chérubin est devant Dieu.
Heureux, tels les soleils volent
Sur le plan vermeil des cieux,
Courrez, frères, sur votre voie,
Joyeux, comme un héros vers la victoire.
Qu'ils s'enlacent tous les êtres !
Un baiser au monde entier !
Frères, au plus haut des cieux
Doit habiter un père aimé.
Tous les êtres se prosternent ?
Pressens-tu le créateur, Monde ?
Cherche-le au-dessus des cieux d'étoiles !
Au-dessus des étoiles il doit habiter.
La section finale répète :
Joie ! Belle étincelle des dieux
Fille de l'Élysée,
Soyez unis êtres par million !
Qu'un seul baiser enlace l'univers !

samedi 14 novembre 2009

mercredi 11 novembre 2009

Jour férié


11 novembre 2009 : première commémoration de l'armistice sans poilus (tous morts !).
Gay Cultes les préfère imberbes.
On se repose et on prend du bon temps.

mardi 10 novembre 2009

Musica

De la bonne grande variété italienne pour accompagner votre lecture :


Découvrez la playlist mia martini avec Mia Martini

Vous frissonnez ?
Midinette, va !

Lèvres



- Glané chez Hawt (voir liens) - Auteur non spécifié

"Aimes-tu les films avec des gladiateurs ?"



Cette phrase "culte" est proférée par le commandant de bord de "Y'a-t-il un pilote dans l'avion" (Airplane-1980) au garçonnet qui visite la cabine de pilotage.
Jusqu'à ce qu'il soit détrôné par le "spaghetti western", le peplum fut l'une des ressources alimentaires principales de Cinecittà, les studios de la banlieue de Rome, autrefois prestigieux où vinrent tourner maints grands réalisateurs américains pour le ruineux Cléopatre de Mankiewicz entre autres.


Steve Reeves et le réalisateur Pietro Francisci.

Les décors grandioses laissés sur place par les productions les plus onéreuses furent rentabilisés largement, servant de toile de fond à des "péplums" (du nom de la seyante jupette portée par les héros) tournés à la chaîne avec les mêmes immuables premiers rôles dont le plus célèbre fut Steve Reeves, issu des milieux du culturisme tout comme Mark Forest ou Alan Steel dont le pseudonyme cachait des patronymes très italiens.
Giulano Gemma, joli blond musclé sans excès, garda le sien, lui, y compris pour tourner toute une série de westerns qui firent la joie des spectateurs du samedi soir avant que le grand Sergio Leone ne vienne signer quelques chefs-d'œuvre (et achever le western américain agonisant ?).

On notera le geste viril de Giulano Gemma, au centre (Les Titans, Ducio Tessari - 1962)

Les péplums de basse catégorie firent les délices de la génération de gays qui fréquentaient les salles obscures au cours des années soixante et 70.
Si les fauteuils de velours rouge pouvaient parler, nul doute qu'ils diraient avoir vu naître les premiers émois d'adolescents sensibles lors des projections de ces films mythiques...

Extrait fort intéressant des "Titans" (Arrivano i titani) de Ducio Tessari :



Serge Nubret est le noir sympathique qui joue "Rator" dans ce chef d'oeuvre impérissable !

Nota : il y a un autre billet sur ce même sujet dans la rubrique "Cinématographe".

samedi 7 novembre 2009

vendredi 6 novembre 2009

Rupert Graves

Une sélection des scènes interprétées par Rupert Graves dans A Room with a View de James Ivory.
On a beaucoup aimé le même Rupert Graves en "Scuder, le garde-chasse" dans "Maurice", également réalisé par Ivory.
Ici, la scène de la baignade est restée dans "nos" mémoires :

Et vive le cinéma !


James Dean - Auteur non identifié -

Eux aussi !


Mes bien chers frères !

On appréciera la traduction "google" du nom de ce blog : Gay Cultes y devient "Gay Religioni" !
Probable que certains d'entre nous vivent leur homosexualité comme un sacerdoce...

Le pantalon de Neptune



La statue de Neptune fait la fierté des habitants de Bologne (Italie).
On en appréciera la forte charge érotique ; jusqu'à une époque récente, on trouva l'oeuvre tellement obscène qu'on revêtit le dieu des mers... d'un pantalon de bronze !



Heureusement, Neptune a retrouvé son intégrité et l'on peut à nouveau l'admirer... sous toutes les coutures !



 
- Photos Gay Cultes -

C'est à Bologne, ville universitaire, que fut créé le mouvement italien gay et lesbien Arcigay.
Sur le site arcigay.it, une foule d'informations ; on apprend, entre autres, l'annulation du concert d'un chanteur jamaïcain homophobe du nom de Sizzla dont on n'insèrera pas la photo ici : trop vilain pour figurer dans un blog dédié à la beauté !
La protestation virulente émise par les associations de Bologna démontre que nos amis de la péninsule ne relâchent pas leur vigilance.
Un bel exemple.