Le blog quotidien superfétatoire et sporadique de
Silvano Mangana. Maison de confiance depuis 2007.

lundi 29 novembre 2010

Novembre blanc

Quelques choses de la vie I La plus belle nuit

Dans le restaurant où Louis jouait deux fois la semaine en échange d'un repas et des pourboires des clients, il était entré un soir, accompagné de deux filles enjouées, belles comme des poupées de magazines.
C'était un garçon de type eurasien, discret, lui, entre ces deux créatures vibrionnantes.
Louis faisait son numéro de chaque soir, le dos tourné aux convives devant le piano droit : il provoquait des rires, des vivats, des applaudissements, venus essentiellement ce soir-là du trio attablé près de la baie vitrée qui donnait sur cette rue du quartier de la Contrescarpe.
Dans le piano laqué de noir, il vit, sans y prêter plus d'attention, que le garçon aux cheveux si noirs le regardait d'étrange façon.
Quand ils eurent fini leur repas, au moment où ils quittaient l'endroit, le garçon posa une feuille de papier pliée en deux sur le piano qu'il accompagna d'un banal "au revoir".
Ce n'est qu'en rentrant dans la chambre de bonne qu'il occupait en quartier populeux quelque part près d'un Sacré Coeur en gâteau meringué, qu'il extrait le billet de la poche de sa veste autrichienne, très à la mode cette année-là.
Sur le billet était écrit : "Je vous aime. Michel" suivi d'un numéro de téléphone.
Louis sourit tout d'abord du prénom si répandu et pourtant déjà si désuet à l'époque; puis les traits du garçon se redessinèrent à lui, mais aussi cette démarche féline, fière, cette distinction toute de charme discret qui contrastait avec l'attitude tapageuse de ses deux compagnes, dont il apprit plus tard qu'elles étaient des copines de boulot.
Il attendit.
Deux jours passèrent avant qu'il ne se décide à composer le numéro de son admirateur :
"C'est Louis... le restaurant; vous m'aimez encore ?
- Oh oui, plus que jamais; on se voit ?"


Que l'amour était simple, que la vie était belle en ces premières années d'indépendance après que Louis eût quitté ses rivages méditerranéens pour ceux de la Seine !
Ils se retrouvèrent pour dîner au même endroit, un soir où le pianiste n'y jouait pas.
D'entrée de jeu, le garçon avait annoncé qu'ils iraient ensuite faire l'amour chez lui si Louis voulait bien.
Le repas fut vite expédié, leur jambes se pressant sans cesse sous la table recouverte d'une large nappe blanche propice à ces épanchements.
Ce fut comme une cérémonie : arrivés chez Michel, celui-ci demanda à Louis de se dévêtir entièrement et lui fit endosser un peignoir de soie; il avait allumé des bâtons d'encens qui diffusaient un parfum grisant en effluves inconnues de Louis en proie à une douce euphorie.
Le garçon avait revêtu lui aussi un peignoir strictement identique à celui dont il avait couvert la nudité de son invité.
Autour du thé servi brûlant, les deux garçons s'observaient en silence; il n'y avait pas de musique, de celles qui viennent trop souvent au secours du vide.
Non; sans que leurs corps ne se soient encore connus, l'amour commençait à se faire par le seul jeu des regards que le bel eurasien interrompit, se relevant lentement, pour baiser les lèvres de son invité, lui glissant un "je t'aime" avant de se rasseoir.
Ces prémices, temps suspendu, durèrent longtemps ou brièvement; on ne le saura pas.
Car toute vie extérieure s'était effacée.
Louis se souvient de cette nuit comme d'un moment de grâce : Michel, avec d'infinies précautions, entreprit de l'aimer enfin, en amant attentionné, en serviteur dévoué; il prodigua les caresses les plus subtiles, les plus étudiées, usant de ses mains, de sa chevelure de jais, de ses cils, même, en une lente montée vers le plaisir, sans se préoccuper d'autre chose que du plaisir de son partenaire dont, à plusieurs reprises, il refusa l'étreinte, le geste en réciprocité dont Louis se croyait redevable.
Ainsi, en ce long crescendo, et quand il le décida, il amena son partenaire à la jouissance.
-Bientôt, dit-il, nous jouirons ensemble.
Il intima à Louis, en ordre sussuré, de rester là, allongé et repus, puis, disparaissant un instant dans la salle de bains, en revint avec ce qui était nécessaire à la toilette intime de l'aimé.
Il se mit en devoir de préparer à nouveau du thé et ce fut ainsi tout au long de cette nuit.
Le garçon, dont Louis apprit qu'il était né de mère chinoise et de père breton, en un mélange bienheureux de civilisations -Louis pensa que les parents du jeune homme devaient être très beaux...-, ne consentit à prendre son plaisir qu'après plusieurs heures de don de lui-même pendant lesquelles il offrit à son amant les plus étourdissants délices.
Quand, vers midi, Louis se réveilla dans la lueur blafarde de l'hiver parisien, Michel avait depuis longtemps rejoint son lieu de travail; un plateau attendait dans la cuisine; la bouilloire avait été déposée sur sa plaque chauffante.
Au moment de quitter les lieux, Louis vit, sur la console de l'entrée, un billet où était écrit :
Je te remercie pour ces merveilleux moments.
Nous ne nous reverrons pas.
Je t'aime.
Michel
Cette nuit d'amour ne s'oubliera jamais.

S.Gay Cultes 2010

Car toute vie extérieure s'était effacée.

dimanche 28 novembre 2010

Un morceau de tarte ?


On ne s'en lasse pas.

Les garçons "trop beaux"

Ainsi désigne-t-on, en euphémisme, ces jeunes gens qu'on soupçonne "d'en être".
La coquetterie, le soin de soi, éveillent toujours les soupçons.
Ainsi, il y a déjà longtemps, un chanteur blond, idole du public populaire des années 70, fut la proie des rumeurs les plus folles (!) sur son identité sexuelle.
Il attirait un public de minettes hystériques et de garçons sensibles, ces derniers espérant secrètement sans doute voir en lui un frère en différence.
Il fallut un jour se rendre à l'évidence : ce chanteur "bulle de savon" était bel et bien hétérosexuel.
Il fallut attendre une mort tragique pour que l'on voulut bien dissiper les malentendus.
Et encore : des rumeurs sur cet accident traînèrent les caniveaux; malgré les témoignages de sa compagne, des pompiers, de la police, du service public d'électricité, les vautours firent courir le bruit que le farfadet trop blond, trop élégant, s'était électrocuté avec... un sex-toy !
Il serait intéressant de faire l'expérience d'un vibromasseur plongé dans l'eau pour vérifier l'assertion.
Les possesseurs de ce type d'objet nous diront s'il se branche sur le secteur (?) et peut provoquer une électrocution...
On imagine les dégâts sur l'environnement familial : la "star" était le père de deux garçons qui ont dû morfler gravement lors de leur scolarité !


Mais je m'éloigne de l'origine de ce billet.
Je disais l'autre soir à un beau jeune homme dont la virilité n'est pas en cause que je décelais en lui cette part de féminité qui fait... les vrais hommes.
Voilà que mon compagnon de table s'interloque : "comment ? tu me trouves efféminé ?".
Je me lançai dans une vaste explication, citant pêle-mêle Alain Delon (jeune !), James Dean, Gérard Depardieu (au début !) et autres exemples choisis.
J'avais généré un débat interne qui tortura mon jeune ami au point qu'il s'en ouvrit à un autre jeune homme de mon "cercle" qui s'empressa de me rapporter au bord de la crise de rire l'émoi suscité par ma démonstration !
Je ne pense pas que l'intéressé lise ces lignes; j'ai mes cloisonnements.
Je reprendrai mes explications hautement pédagogiques, en lui disant que j'ai connu des "folles" ayant ,dans l'intimité des comportements de soudards machistes, bêtement "hommes", dans une acceptation péjorative du terme.
Et que lui, avec sa part de féminité en équilibre, est un homme, un vrai.
Silvano

Comment ?
Tu me trouves efféminé ?
Photo (glanée) : toute ressemblance...



Comme d'habitude
Trop bien coiffé, trop bien habillé, trop maquillé : c'est louche !

Cette chanson, qu'il créa, fit le tour du monde...



Mens sana...

- Via models.com -

Cadeau : Rameau/Sokolov



samedi 27 novembre 2010

Guillemain récidive






Casting culte


"All that jazz" - Bob Fosse 1979

Image obsédante

Richard Davalos et James Dean : East of Eden - Elia Kazan 1955

Vue à l'adolescence au détour d'une revue de papier glacé, cette image me hanta longtemps.
Plus tard, quand je vis le film à la télévision, je fus très déçu de constater que les deux protagonistes
étaient en fait les deux frères Trask (Cal et Aron).
Qu'étais-je allé imaginer ?

vendredi 26 novembre 2010

Cadeau : Hough joue Bach/Cortot (extrait)

Scandale en Chine

[Les autorités singapouriennes ont tancé jeudi 25 novembre l'équipe nationale de water-polo pour porter un maillot de bain orné d'un croissant de lune suggestif et "inapproprié".
Aux Jeux asiatiques, qui se déroulent actuellement en Chine, le maillot de bain des joueurs reproduit le drapeau national rouge et blanc, avec des étoiles et un croissant de lune en plein milieu, cachant le sexe.]

- Afp -

Ravissant, pourtant, non ?

Ciel, la maman !

" Oh, bonjour madame Van De Kamp,
je suis Justin, 
un camarade de travail d'Andrew."


Ce n'est pas au lit que la mère de Louis le surprit un jour avec Hassan dans la chambre.
Les deux garçons avaient mis à profit l'absence de la mère, présumée longue, pour s'adonner à leur jeu favori.
Entendant le mouvement de clé dans la serrure de la porte d'entrée, ils tentèrent de se rhabiller prestement; las, la maman entra dans la chambre sans frapper, trouvant les deux garçons en sous-vêtements.
Elle sembla se satisfaire des explications de son fils qui l'informa d'un air faussement enjoué qu'il faisait essayer son nouveau pantalon à son camarade.
Qui sait ce qu'il en serait advenu si la mère de Louis était entrée dix minutes plus tôt quand les deux adolescents étaient en pleine action...

Louis, "héros" de la série "Louis, garçon facile"* publiée ici l'été dernier, va revenir épisodiquement dans ces pages, en anecdotes, en "petites chroniques" ou en "choses de la vie" plus étoffées, comme celle à paraître lundi prochain.

Vous pouvez faire connaissance avec le personnage (en descendant jusqu'à la publication la plus ancienne, début des "aventures") en visitant le lien : ici


Ange bleu

- Via models.com -

Pag

jeudi 25 novembre 2010

Surf


Jeunes (et abstinence ?)

Nageons avec les nageurs.
Ecoutons* les conseils avisés
de ces jeunes sportifs : 



Du 25 nov. à 10h16
Un lecteur me fait remarquer qu'on peut aussi couper le son et écouter de la musique tout en regardant l'image dans un but hautement documentaire...

Dans le rétroviseur

mercredi 24 novembre 2010

C'est notre monde, et c'est en 2010

[L'assemblée générale des Nations Unies a adopté, le 16 novembre, un amendementretirant la préférence sexuelle des motifs de condamnation des exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires.
L'amendement à ce projet de résolution sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, soumis par le Groupe des États d’Afrique et l’Organisation de la Conférence islamique (OCI), visait à remplacer, dans le texte, la phrase "la discrimination, notamment fondée sur les préférences sexuelles" par "la discrimination, quel qu’en soit le fondement".
Pourtant il est fait explicitement référence à d'autres groupes fragilisés, comme les défenseurs des droits humains, les minorités religieuses ou les enfants des rues.
L'amendement a été néanmoins adopté par 79 voix contre 70.
La Finlande, la France, la Suisse, en particulier, ont déploré la disparition de cette précision, inscrite depuis 1999, tandis que les défenseurs de l’amendement ont argué qu’il n’existait pas d’accord international sur cette notion de discrimination sur la préférence sexuelle. 
Les associations LGBT ont été les premières à réagir. Peter Tatchell, célèbre militant LGBT britannique, a ainsi parlé d’"un jour de honte dans l’histoire de l’ONU", comme le rapportent plusieurs blogs, qui citent également Cary Alan Johnson, directeur exécutif de l’International Gay and Lesbian Human Rights Commission, qui s'est inquiété de "ce vote dangereux", qui "constitue une évolution dérangeante".
(S. H.-L. - Nouvelobs.com)]

Les pays ci-après ont voté l'amendement scélérat.
(On notera la présence de pays où des homos vont régulièrement faire leur marché sexuel pendant que les autorités détournent le regard :"business is business".)



Afghanistan, Algérie, Angola, Azerbaïdjan, Bahamas, Bahreïn, Bangladesh, Belize, Bénin, Botswana, Brunei Dar-Sala, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Chine, Comores, Congo, Côte d'Ivoire, Cuba, République populaire démocratique de Corée , République démocratique du Congo, Djibouti, Égypte, Érythrée, Éthiopie, Ghana, Grenade, Guyana, Haïti, Indonésie, Iran, Iraq, Jamaïque, Jordanie, Kazakhstan, Kenya, Koweït, Lesotho, Liban, Libéria, Libye, Madagascar, Malawi, Malaisie, Maldives, Mali, Maroc, Mozambique, Myanmar, Namibie, Niger, Nigéria, Oman, Pakistan, Qatar, Fédération de Russie, Rwanda, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint Vincent et Grenadines, l'Arabie saoudite, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Afrique du Sud, Soudan, Suriname, Swaziland, République arabe syrienne, Tadjikistan, Tunisie, Ouganda, Émirats arabes unis, République-Unie de Tanzanie, Viet Nam, Yémen, Zambie, Zimbabwe.


Nota : billet modifié le 27 novembre à 1h26 . Ma traduction d'un article du New Yorker n'était pas très claire.
Les lignes entre crochets sont parues sur le site nouvelobs.com

Conclusion

Comment ça, pas de saison ?


Peut-être;
mais avouez 
que Vini, 20 ans,
de Sao Paulo porte
à merveille
sa jolie
besace...

Teddy

- Via Lookbook.nu -
Modèle : Hans B.

Cravaté


Il n'y a pas d'âge...

pour
l'élégance !

- Via Lookbook.nu -

Ici, pas de créations hors de prix de nos grands de la mode; juste un "savoir-fouiner" dans les rayons d'une enseigne "low-coast" bien connue.
Modèle : Hans B., 15 ans.
Profession rêvée : milliardaire !



Aspects de nous

Aujourd'hui,
si 
on parlait
aussi
des
aPParences ?


Pour un jour, Gay Cultes devient "fashion"
c'est rigolo, non ?
Nos vêtements reflètent l'état d'esprit du moment.
Un accessoire de couleur sur un costume sombre,
une cravate négligemment (et savamment, donc) nouée
et l'on devient soudain plus beau.
Du moins, le temps d'un reflet dans le miroir du matin.
Pour d'autres, la beauté est là quoi qu'ils fassent.
Tant mieux pour eux...
et pour nous.

mardi 23 novembre 2010

Ah, ces jeans trop amples !

Vous aviez
pourtant
une 
ceinture !?


On se
demande
parfois...

Gloire toute neuve


Certes, "The social network", n'a rien d'un film "gay", bien qu'on y croise quelques beaux garçons (Armie Hammer en double rôle !), mais le film de David Fincher, sorti des méandres téléphonés de "Benjamin Button", outre sa mise en scène au rasoir, son montage serré, ses immenses qualités qui en font sans aucun doute le meilleur film américain de l'année, révèle un acteur, Jesse Eisenberg, qui devrait faire une fort belle carrière.
Sorti des limbes de la série B ("Bienvenue à zombie land" !), Eisenberg, né en 1983, est sans conteste la révélation de ce Citizen Kane.com.
On en reparlera.



!

lundi 22 novembre 2010

Provocateur, on aime !

- via Chazecito -

Film d'automne


Synopsis : 
La femme de Wang Ping le soupçonne d'infidélité. Elle engage Luo Haitao pour l'espionner et découvre l'amour que son mari porte à un homme. C'est avec lui que Luo Haitao et sa petite amie, se jettent à corps perdu dans une folle équipée amoureuse.


Attachant, le héros de "Nuit d'ivresse printanière", qui fait naître le désir chez les garçons incertains d'eux-même.
Malgré lui, ou par négligence, il sèmera le drame sur sa route.
Réduire cette histoire à "une folle équipée amoureuse" comme le fait le synopsis ci-dessus (Allo Ciné), c'est négliger les multiples thématiques de You Le, tourné à la dérobée en Chine peu démocratique.
On effet bien loin de l'agréable et finalement inoffensif "Y tu mama tambien" d'Alfonso Cuaron chroniqué il y a (déjà !) longtemps ici-même.
Il y a à la fois du Truffaut (dans la manière de filmer) et du Fassbinder dans ce beau film qui va bien avec la saison.
La confusion des genres y règne qui dévaste Luo Haiatao, l'espion fasciné par l'objet de son enquête.
Ce n'est pas rien pour une femme, chinoise de surcroît, d'apprendre que son époux la trompe avec un garçon.
On en connaît (et même personnellement, chut !) en terres occidentales qui s'en accommodent (tant que c'est pas une nana !); là-bas, c'est différent car on touche à l'ultime tabou.
Le film de Le est hautement homosexuel, nous laissant stupéfaits qu'il ait pu être tourné.
Rien que pour cela, il mérite qu'on fasse l'effort de se le procurer (DVD France Télévisions), en acte quasiment politique.
Il nous laissera le goût amer de l'homosexualité "maudite" chère à une certaine littérature : que veux-tu, lecteur, nous sommes voués aux flammes de l'enfer et faut faire avec ça !
Il y a, au coeur de ces nuits, des étreintes entre garçons dont le cinéaste ne nous cache quasiment rien, dont une scène "sous la douche" d'une torride crudité.
On perçoit, cependant, que ces scènes ne sont pas placées ici pour allécher le chaland.
Elles crient : "je baise avec des hommes, j'aime ça, j'emmerde toutes les censures !"
Tout le film est un cri, d'ailleurs, beau film désespéré, beau film de liberté ou d'aspiration à la liberté.
A méditer.






Amours cachées en dictature rampante...

Vous aviez...

des 
qualités
cachées !

Collision

Dean Martin & Jerry Lewis

Qu'est-ce que tu proposes, là, maintenant ?


Mais pourquoi diable cette photo me fait-elle penser au film de Sébastien Lifshitz ?




Ombre et lumière

samedi 20 novembre 2010

Cas d'urgence

Revue de blogs

Le choix de Silvano chez ses amis blogueurs cette semaine.
Les liens sont dans la colonne de droite.

- Via "Another Country" -

- Via "Mélange" -

- Via "Vera's Big Gay Blog" -

- "Via Loko Luke's Luscious Lad" -

-Via "The beauty hunter" -

- Via "Another Country"


Saison

vendredi 19 novembre 2010

Copinage

Gay Cultes vous a déjà proposé des photos signées Pierre Alivon.
Pierre participe au concours Helmut Newton/Paul Picot.
Vous pouvez le supporter en allant sur le site du concours (lien ci-dessous).
Vous ne recevrez pas de publicités indésirables.
Merci pour lui.
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Lien : clic.


A Bangkok - Pierre Alivon