Blog superfétatoire et sporadique entièrement rédigé en français par Silvano Mangana. Maison de confiance depuis 2007.

lundi 1 août 2011

Louis, garçon facile : Stefano et les "phalussades"

Stefano était ainsi ; sans pudeur aucune.
Dès le printemps, il arpentait la maison vêtu de sa seule candeur.
Peu lui importait qu'on puisse l'apercevoir de l'appartement voisin.
Personne, en tout cas, ne s'était jamais plaint.
Louis le morigénait quand, dans la même tenue, il s'étirait au soleil sur le petit balcon, offrant aux regards son corps de jeune pur-sang indocile.
Il fallait que l'on sonne à la porte pour qu'il daigne se vêtir d'un short en jean effiloché qui l'érotisait encore davantage.
On ne pouvait manquer de deviner en effet que le garçon n'avait pour tout sous-vêtement que sa propre peau.
C'est ainsi que parfois il conduisait le cyclomoteur à travers la vieille ville.
Juché sur le porte-bagage, Louis avait bien du mal, alors, à maîtriser son excitation.
Il arrivait que, n'y tenant plus, il lui crie :
- Tu as gagné, rentrons !
Cramponné au guidon, Stefano exultait :
- Tu as la canne, hein ?!
L'expression est connue de ceux d'en bas.
Plus haut, on parle de "gaule" ou de "trique".
Alors on rentrait et vous penserez que le short était facile à ôter...
Non, ils avaient trouvé -Stefano sans doute- ce jeu où l'on ne pouvait rien accomplir tant que le morceau de tissus ne s'était ouvert à l'aide des seules dents d'un Louis impatient ; c'était assez énervant ; on était pressé, voyez-vous.
Le fessier de Stefano était somptueux, il n'y a pas d'autre mot.
Le bougre le savait.
La mode de l'époque exigeait que l'on portât pantalons serrés au plus près et chemises cintrées.
Stefano avait la curieuse habitude de glisser les pans de ses chemises dans ses slips pour, disait-il, ne pas être "débraillé".
Louis pensait plutôt que c'était pour accentuer la plastique d'un torse impeccable.
Sur les rochers où ils allaient pour bronzer, il fallait que Louis lui "crie dessus" pour que son compagnon garde un peu de textile sur lui.
La propension du garçon à "avoir la canne" en permanence eût été, de surcroît, de nature à affoler les populations environnantes ; Louis en frémit rétrospectivement.
Et se souvient de ce mot ridicule, drôle, charmant, que l'homme en devenir employait pour manifester sa soif de sexe :
"Dis, on se fait une phalussade ?".

Gay Cultes 2011

Il arpentait la maison vêtu de sa seule candeur.

[Les chroniques précédentes : clic]
Aux lecteurs : certains d'entre vous m'ont fait part de leurs regrets suite à l'interruption de ces chroniques.
J'y reviens donc ponctuellement : il est plus facile de publier des images que de rédiger des textes.
Il faut du temps et, surtout, de l'inspiration.
Guettez donc les lundis : de temps à autre, Louis reviendra.

8 commentaires:

Stan a dit…

ça me manquait !
La seconde photo est inhabituelle chez toi...

Silvano/Gay Cultes a dit…

@Stan : sans doute, mais c'est tellement le personnage...

Leav a dit…

ça fait plaisir :)

En attente des prochains lundis alors.

Kynseker a dit…

Juste avant de cliquer sur mon favori, je me suis dit "tiens, ce serait bien qu'il y ait un Louis aujourd'hui, c'est lundi !"

Bingo ! Par contre, la seconde photo, ouich...

Silvano/Gay Cultes a dit…

voir réponse à "Stan"

Stan a dit…

J'i vu que tu as nommé la 2de photo "Stef" : s'il ressemble à ça, quelle chance !

Rémi a dit…

Et voilà, j'ai fini ma boulimie de Louis et je ne suis toujours pas rassasié. Je vous encourage à continué car c'était très agréable à lire.

Merci !

Silvano/Gay Cultes a dit…

Merci Rémi : un nouvel épisode lundi prochain 8 août.