Le blog quotidien superfétatoire et sporadique de
Silvano Mangana. Maison de confiance depuis 2007.

mercredi 30 mars 2011

Justin Bieber et moi

Un commentateur averti m'écrit sa surprise de voir dans ces pages des photos de Justin Bieber, idole des pré-ados pré pubères.
Le cher ange ne représente rien d'autre pour moi qu'un joli minois glané au hasard, car jusqu'à ce qu'on attire mon attention, j'ignorais de qui il s'agissait en insérant son image ici.
Sa production "artistique" ne présente aucun intérêt à mes yeux, qu'on se rassure.
D'autant que, m'étant renseigné, j'apprends que ce tout jeune homme n'est pas vraiment ce qu'on pourrait appeler un "rebelle" : ainsi, il se targue d'idées nettement réactionnaires, affichant notamment une position anti-avortement très "famille-"patrie.
Ne manquent plus que des propos homophobes pour que je retire le jouvenceau des billets où je l'aurais bien involontairement... introduit.
Gay Cultes préfère les jeunes hommes quand il veulent refaire le monde ; quand ils transgressent, provoquent et nous bousculent.




Et si vous aimez Justin Bieber, suivez le lien... : ;o)
Merci qui ?

Captifs



lundi 28 mars 2011

LeoLEoLeoLeOLeo...

Encore un joli petit bonnet !

Immersion

En flânant dans Paris...

- Photo Gay Cultes -

Louis deuxième époque I Dominique

La villa des parents de Dominique se trouvait au bout d'un chemin en impasse à l'orée du cap.
Louis s'y était rendu à vélo, un soleil généreux l'accompagnant jusqu'à la maison du nouvel ami.
La grande bâtisse aux volets jaunes semblait comme endormie.
On apercevait, grande ouverte, la porte du garage vide, signe que les parents du garçon avaient bien quitté la demeure.
De la maison s'échappait une chanson de Gainsbourg, artiste déjà fort prisé par la jeunesse de l'époque.
Il jeta sa bicyclette contre une haie, ivre du parfum des pins-parasols auquel se mêlaient les effluves de la flore printanière.
Son cœur battait la chamade quand, après qu'il eût sonné au portail, il entendit les pas de son camarade crissant sur le gravier.
Depuis le dernier mardi, jour de leur rencontre à la "bibli" et de leur premier café pris en commun au "Milk", Dominique s'était visiblement exposé au soleil.
Il avait bruni, remarqua Louis, et ses cheveux s'étaient un peu éclaircis.
Il était vêtu d'un simple polo et d'un short immaculé qui rehaussait le hâle récent d'une peau juvénile.
Dominique, sans attendre, enlaça son ami :
-"Tu vois, Louis, comme je te prends dans mes bras, comme je suis content d'être avec toi ?!"
Oui, Louis était content d'être là, tremblant un peu, dans ces bras qui l'enlaçaient fermement; oui, il était heureux d'être avec lui.
L'accolade eut l'effet immédiat qu'elle ne pouvait manquer de déclencher.
Ils partageaient cette manifestation irrépressible du désir et Dominique entraîna aussitôt le novice dans sa chambre du rez-de-chaussée qui donnait sur la piscine.
Le "grand" de seize ans prit toutes les initiatives comme son année de plus le lui commandait.
Il entreprit de dévêtir Louis tout en l'étourdissant de baisers.
Lui n'eut qu'à ôter prestement short et polo pour apparaître nu, fier, au summum de sa virilité.
La suite dépassa en émerveillements tout ce que Louis avait pu imaginer.
De peur d'être trop vif, il avait pris la précaution de se manipuler dès le matin mais il eut beaucoup de mal à contenir la sève qui menaçait de jaillir dès les premiers instants.
Dominique l'avait pressenti et sut calmer -car il était douceur- l'impétuosité de son amant.
Une fois qu'ils eurent joui presque simultanément, Louis ne put retenir la question qui lui brûlait les lèvre :
-"Toi, tu l'avais déjà fait, n'est-ce-pas ?"
- "Oui, Louis, lors de mon séjour en Angleterre, avec le fils de ma famille d'accueil.
Mais ce n'était pas aussi intense.
Lui, je ne l'aimais pas."
Louis ne put s'empêcher d'en concevoir quelque étrange amertume, même s'il se dit que grâce à cette rétroactive infidélité le garçon avait pu à son tour l'initier en guide expérimenté.
Ce fut un après-midi de rêve où alternèrent les jeux amoureux et les ébats dans la piscine où ils purent nager nus, en totale liberté.
Rhabillés, le soir tombant, ils écoutèrent de la musique et parlèrent à nouveau des "Mémoires d'Hadrien" que Louis avait dévoré en une nuit.
Dominique lui offrit une vieille édition de "L'écume des jours" de Boris Vian à laquelle il semblait pourtant beaucoup tenir.
Sur la page de garde, il écrivit : "en souvenir du plus beau des dimanches. Ami. Dominique".
Ils se jurèrent toutes les fidélités du monde et se quittèrent au presque-crépuscule, épuisés, heureux de cette jeunesse partagée.
Louis, à vélo sur le chemin du retour, zigzaguant sur la petite route en chantonnant, s'arrêta un instant pour hurler à la mer : "j'ai fait l'amour !"

(A suivre)
Gay Cultes 2011




Il avait bruni, remarqua Louis, et ses cheveux s'étaient un peu éclaircis.






(...) "en souvenir du plus beau des dimanches. Ami. Dominique"


samedi 26 mars 2011

Rhôôôôô !

Voyager

Jean-Baptiste Lafarge, révélation du "mélo" de Th. Klifa

Petit rappel : le fait pour un acteur de jouer un personnage gay ou de figurer sur ce blog ne présume en rien de son orientation sexuelle dans la vie de tous les jours.




Difficile de trouver des informations sur Jean-Baptiste Lafarge : ce jeune comédien semble tout frais émoulu d'une école (Florent ?) ou du Conservatoire.
Toujours est-il qu'il est la révélation du film de Thierry Klifa, mélodrame très convenu qui aimerait bien se hisser à la hauteur d'un Almodovar (les chorégraphies exécutées par Géraldine Pailhas directement inspirées de celles de "Parle avec elle" !) ou, mieux, d'un Douglas Sirk.
Le "petit truc" qui se veut "croustillant" du film de Klifa, c'est que Bruno, le jeune serveur-boxeur, est gay, tombant éperdument en amour de Max, le personnage joué par le tatoué Nicolas Duvauchelle auquel, on le sait, certains gays ne sont pas insensibles.
Il y a "la Deneuve", parfaite (c'en est agaçant), Marina Foïs (qui ne parvient jamais à être "sympathique" au cinéma) et une histoire quelque peu abracadabrante qui se déroule en haute société "télé + journalisme + édition + milieux de la danse", c'est à dire en phase avec les préoccupations actuelles du spectateur lambda (!).
On pourra à juste titre s'irriter de la propension de notre cinéma à mettre en scène à longueur de films des nantis (ah "Les petits mouchoirs" !), bobos (choisissez la définition de "bobo" qui vous convient si vous y parvenez !) et autres "happy few" (c'est le titre d'un film qui vous tombe des yeux passées les dix premières minutes !).
Reste donc, pour "Les yeux de sa mère", ceux de ce jeune acteur épatant (et encore "frais") qui, pour notre part, sauve le film de l'ennui.
On ne va pas se priver de vous montrer sa frimousse qui n'est pas sans rappeler celle du Sylvain Jacques de "Ceux qui m'aiment prendront le train" de Patrice Chéreau.




Dans les bras de N. Duvauchelle


En amour