Le blog quotidien superfétatoire et sporadique de
Silvano Mangana. Maison de confiance depuis 2007.

jeudi 1 novembre 2012

Tous mes visiteurs sont des saints !

Bonne fête à tous !

C’est pendant la période de la Toussaint que l'on rend visite à nos disparus. Une confusion s'est installée entre le jour des morts et la Toussaint, laquelle est une célébration de tous les saints, comme son nom l'indique. Je me souviens qu'enfant, je fus moi-même victime de cette confusion : peu pratiquants, ma mère et moi, parés de nos habits du dimanche, avons pris place dans la cathédrale, persuadés d'assister à une joyeuse cérémonie. Las, il y régnait une ambiance lugubre autour d'un catafalque disposé près de l'autel. C'était un 2 novembre. Nous avions 24 heures de retard ! Nous détalâmes, peu disposés à entendre le De Profundis. Pour oublier l'atmosphère funèbre, nous nous ruâmes sur les babas-au-rhum et autres mille-feuilles de la meilleure pâtisserie locale.
Le jour des morts, donc, pour information, c'est demain.

Tiens, pour marquer le coup, j'insère ce tableau représentant une sainte que j'aime bien (allez savoir pourquoi...), cette Marie-Madeleine du Caravaggio de 1606. Le peintre, lui, ne fut pas un... saint !


5 commentaires:

Charles a dit…

Utile précision. La confusion est en effet monnaie courante...

"Il faut nous aimer sur terre
Il faut nous aimer vivants
Ne crois pas au cimetière
Il faut nous aimer avant
Ma poussière et ta poussière
Deviendront le jouet des vents."
Paul Fort

joseph a dit…

il y a bien deux raisons, la madeleine chère à Proust et Marie l'anagramme d'aimer , en faudrait il plus que j'ajouterais qu'à l'image du blog, dont la vision détournerait de la route initialement prévue de la sainteté, Marie Madeleine ne fut elle pas la dernière tentation du christ lui-même?

Silvano a dit…

Bien vu, Joseph.
Extrait poétique opportun, Charles

Pierre a dit…

Le Caravage fut un saint de l'Art ! et ça vaut certainement mieux que bien d'autres. Quant à ce tableau, il ne l'a jamais touché... Ça se voit : les couleurs, le modelé approximatif des mains, le drapé rigide des manches. Est-ce qu'une pâle copie (l'original étant perdu) c'est mieux que rien ? Oui, sans doute, mais il faut reconstruire mentalement avec ce qu'on sait des vrais.

Saxo a dit…

Certes il ne fût pas un Saint, mais surement un immense artiste peintre!
On devine avec les représentations des "sublimes racailles" de son siècle qu'il dû succomber bien des fois à la tentation...
Les siècles passent, la "sublime racaille" est toujours là et nous, (moi) à la tentation, ne savons résister!