Le blog quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (Louis Arjaillès, aussi). Maison de confiance depuis 2007.


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lundi 6 juillet 2015

Le courage d'un peuple

(AP Photo/Emilio Morenatti)

J'avoue une ignorance crasse en matière d'économie et me garde des jugements à l'emporte-pièce sur la crise grecque. L'autre soir, au cours d'une petite sauterie que j'organisai pour mon staff et quelques amis, je mis en présence (sans malignité) un député socialiste pas frondeur du tout et un ami d'origine grecque et constatai leur convergence de vue en la matière. Ce grec-là, en déduisis-je, aurait voté "oui" au referendum. Il s'avère que le député, pour lequel j'ai quelque estime sur le plan humain, est un "spécialiste" des questions européennes ; de cette Europe dont le peuple grec a refusé hier le diktat. Et bien, n'en déplaise à mon député et à cet ami qui trouve que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes dans ce pays exsangue, il se trouve que je m'en réjouis. 

7 commentaires:

Roland a dit…

Quels seront les fruits - à moyen et long terme - du scrutin ? L'heure est au retour à la table des négociations, au lancement du processus pour l’harmonisation économique, fiscale, sociale - réelle - des 28, la construction politique de l' Union. Qu'Athéna et Europe nous protègent, nous aident à franchir ces pas indispensables.

Alex H a dit…

Vous êtes vraiment un humaniste, Silvano. On ne peut pas dire que c'est du courage, mais simplement l'expression d'un profond désarroi.

Pierre a dit…

Sur ce sujet grave, les deux fonts ("national" et "de gauche") sont sur la même position... ce qui pourrait me suffire à ne pas la partager. Surtout quand il s'agit de désigner de caricaturaux "grands méchants", avec haro sur l'Europe (nouvelle Hydre de Lerne), le FMI et la (si facilement) cauteleuse Allemagne... Merkel et Lagarde en avatar de voraces Harpies !
Or ce premier ministre tient plus de Pyrrhus que de Léonidas... et les lendemains de cette fête risquent d'être d'autant plus dramatiques pour le peuple qu'il aura espéré un miracle.
Il faut quand même dire que seuls les gouvernements de France et de l'Italie souhaitent un accord avec la Grèce. TOUS les autres veulent, non pas faire sortir la Grèce de l'euro, mais l'éjecter ! pour en finir avec le tonneau des Danaïdes...
« Δύο τα εναντιώτατα ευβουλία είναι, τάχος τε και οργήν / Deux choses s’opposent à la prise de la bonne décision : l’empressement et la colère. » Thucydide.

Silvano a dit…

Vous vouliez dire "fronts", je suppose, Pierre ; oui, et ça donne matière à réflexion. Je croyais que l'Espagne avait la même position que la France et l'Italie, non ?

Pierre a dit…

En effet, je voulais dire "front", et oui, l'Espagne semble rejoindre le camp des "arrangeurs". Mais cela fera-t-il le poids face aux très fortes crispations en face ?
On en pense ce qu'on en veut (sur le plan personnel), mais DSK a fait une bonne analyse, reconnaissant de graves erreurs du FMI, avec des propositions constructives. Il manque, en cette occasion.

Silvano a dit…

Effectivement, Pierre : une personne plus férue que moi en la matière, avait la même opinion de l'analyse de DSK.

Eric D. a dit…

Pic du pétrole, pic du phosphore, réchauffement climatique et j'en passe, notre planète atteint ses limites. Notre système de pensée consistant à croire à une croissance sans limites est mort.
Aussi que la Grèce ait dit oui ou non à l'Europe ne change rien, sauf peut-être de jeter un pavé salutaire dans la mare.
En tout cas je comprend qu'un peuple exsangue ne soit pas masochiste.