Le blog quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (Louis Arjaillès, aussi). Maison de confiance depuis 2007.


Tombe, Victor !

Tombe, Victor !
Pour commander, cliquer sur ce bandeau.

samedi 8 août 2015

Matt Damon : pourquoi on craque

Le blog-ami Another Country publiait, il y a peu, la photo  d'un Matt Damon  à l'orée d'une fort belle carrière. Par commentaires échangés, nous disions tout le bien que nous pensons de cet acteur discret qui se distingue par la sûreté de ses choix en matière de scénarios (on compte fort peu de mauvais films dans sa filmographie). C'est par l'Oscarisé Good Will Huntig de Gus Van Sant, en 1997, qu'il acquiert la notoriété.
Le film, dont il signe le scénario avec son ami Ben Affleck (une autre bombe, que je trouve personnellement moins "authentique") est l'occasion d'une rencontre cinématographique avec le regretté Robin Williams.
Good Will Huntig
 Matt ne quittera plus le devant de la scène ; du sous-estimé Idéaliste de Coppola - où l'on peut apprécier, durant quelques précieuses secondes, sa plastique entièrement dévoilée ! - au très gay Liberace, l'acteur s'illustre dans les rôles les plus divers qu'il serait fastidieux d'énumérer ; on en retient, entre autres, la série des Jason Bourne, un Soldat Ryan couronné de lauriers, et, surtout, en ce qui me concerne The talented Mr Ripley qui recèle tous les ingrédients de nature à séduire un Silvano :
Mr Ripley
 l'Italie en toile de fond (admirablement photographiée de surcroît), le Jazz, notre bel acteur jouant à merveille les Chet Baker (voir plus loin), Vivaldi (ah, Ripley jouant au piano le Stabat Mater sous les yeux d'un Jack Davenport énamouré !), un numéro charmant qui rappelle l'une des scènes les plus amusantes du My own private Idaho de Gus Van Sant (un clin-d’œil ?), et une intrigue criminelle au point-de-croix de Patricia Highsmith, déjà portée à l'écran (Plein soleil, de René Clément) avec un Delon alors illuminé de la beauté du diable, bien avant sa période vieux-con-homophobe.
Au passage, on ne manquera pas de s'interroger : par quel mauvais sort de la vie, les deux plus belles étoiles du cinéma des années soixante, Bardot et Delon, sont-elles devenues, aujourd'hui, deux figures représentatives d'une France dans laquelle je ne me reconnais pas ?
Revenons à ce cher Matt, certainement pas "réac", vu ses choix, peu adepte des paillettes et des fastes d'Hollywood tout en étant l'un de ses plus glorieux représentants.
La série de photos et le clip insérés ici, le célèbrent en majesté.
Alléluia !

Album (sélection subjective) : 

School ties (La différence)
The talented Mr Ripley
L'idéaliste
L'idéaliste
The Bourne Supremacy (La mort dans la peau) : ma scène préférée !!!!

Mr Ripley en mode Chet Baker :




Behind the candelabra (Liberace)


8 commentaires:

another country a dit…

Très belle sélection de photos, Silvano. En ces temps de canicule, le seul qualificatiof qui me vienne à l'esprit est "torride".

A noter, la prestation du devilishly cute Matt dans "Syriana", un film de politique-fiction méconnu mais remarquablement efficace, dans lequel il assène l'imparable réplique : "Et combien de millions pour mon autre fils* ?" (Je cite de mémoire).

* Sans rapport aucun avec la scène du restaurant dans "The Blues Brothers".

Silvano a dit…

Oui, l'ami, la filmographie est, comme je l'écris, plus qu'honorable. J'avais aimé Syriana.

Emmanuel F. a dit…

"Ripley" est vraiment un film magnifique, et me semble-t-il un peu sous-estimé ; je crois que je le préfère encore au superbe "Plein Soleil" de René Clément.

La première photo (avec le point d'interrogation) est extraite de "School Ties", (en français "La Différence"), l'un des premiers films de Matt le Magnifique (il joue le rôle de Charlie Dillon). Le casting de ce film est d'ailleurs à tomber par terre...

Silvano a dit…

Emmanuel F : oui, j'ai trouvé "School ties" dont je publierai 2 autres photos en cadeau bonus ce soir...
Pour "Ripley", je suis entièrement d'accord avec vous.

Arthur P. a dit…

Je donnerais volontiers mon âme à ce Damon là.

Anonyme a dit…

Merci Sylvano.

Silvano a dit…

Il n'y a pas de quoi . Mais qui êtes-vous ? (Mon i n'est pas grec.)

Silvano a dit…

Arthur P. : vous lui chanteriez l'air des bijoux, j'en suis sûr !