Le blog quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana. Maison de confiance depuis 2007.


Tombe, Victor !

samedi 11 juin 2016

Ah le foot, le foot, le foot, la France est footue !

Ne pleure pas, Cristiano !


Un très estimé jeune homme de mon petit cercle d'amis, très footeux (il pratique avec aisance tous les mardi soirs avant de venir piller mon frigo !), me disait combien le milieu footballistique est homophobe, qu'on ne peut imaginer un instant qu'un joueur fasse son "coming-out" : la conséquence, selon lui, étant que sa vie devienne ensuite un enfer.
Ce jeune ami, non pratiquant de la chose homosexuelle, mais s'honorant d'en être un sympathisant (il y un terme anglais en deux mots, qui m'échappe à l'instant, c'est ballot !), s'amuse à me citer des joueurs, et, si nécessaire, vu mon ignorance crasse en la matière, à me montrer leur photo, pour me demander si tel ou tel aurait l'heur de me plaire.
J'avais eu l'occasion de lui dire un jour que le joueur portugais Cristiano Ronaldo m'apparaissait séduisant, faisant de moi une midinette énamourée.
" Silvano ne m'aime plus. "
Mais voilà, c'était avant : aujourd'hui, le footballeur le plus bardé de récompenses de la planète, n'éveille en moi que de la sympathie, tout au plus.
- Oh, Silvano, je vais le lui faire savoir, il en sera fort marri.
Effectivement, comme le montre la photo ci-contre, ma désaffection est venue aux oreilles du joueur du Real Madrid, et l'a plongé dans un état d'affliction de nature à ébranler quelque peu mon intransigeance.
Bon, allez, Cristiano : si, après ton prochain match parisien, tu veux venir te reposer à la maison, pas de problème. À la condition que tu ne t'incrustes pas.

Et lui, là !
(Cristiano, prends garde, la relève est assurée !)

 David Luiz console James Rodriguez :
Homophobes, peut-être, mais garçons sensibles sûrement.
Le même James Rodriguez en tenue d'intérieur.


Paris, terre de contrastes 


L'Euro de la balle-aux-pieds se déroule dans une France en pleine crise de nerfs. Grèves dans les transports (notamment ceux censés acheminer les hordes de supporteurs), manifestations diverses, et, cerise sur le gâteau, arrêts de travail chez les éboueurs qui ont eu le bon goût de délaisser les ordures des quartiers les plus chics de la capitale où, nous dit on, les pigeons et les rats festoient joyeusement du reliquat des agapes des "happy few" de Saint-Germain des Prés ou de l'avenue Mozart.
Mais il s'est trouvé néanmoins de joyeux drilles pour organiser un pique-nique "en blanc" sur la très chic Place Vendôme, sous les fenêtres de la Chancellerie.
C'était mercredi dernier, avec la bénédiction de forces de l'ordre, qui n'ont pas eu affaire, au moment de la dispersion, à ces fâcheux casseurs qui vous transforment un quartier commerçant en paysage lunaire.

" Nous, vous savez, la Loi Travail... "

De toutes façons,
moi, je préfère
le basket !




11 commentaires:

Roland a dit…

J'espère qu'il profitera de cette invitation

Maxence 26 a dit…

Toute la matinée sur le foot. Je me pince !

Maxence 26 a dit…

J'ajoute que mon arrondissement est touché par la grève des poubelles. Une horreur !

Silvano a dit…

Maxence : 1/Vous pouvez relativiser. 2/Je compatis ; ici nous sommes épargnés pour l'instant.

another country a dit…

Le sport est la nouvelle "frontière" (au sens américain du terme) de la cause homo. Parmi les bastions à prendre et à investir, le football (au sens européen du terme, même si les cruels déboires, aux Etats-Unis, de Michael Sam, jeune footballeur noir ayant fait publiquement son coming-out dans un milieu connu pour son machisme et son homophobie exacerbés, nous rappellent qu'homosexualité décomplexée et football ne font pas bon ménage... quelle que soit la rive de l'Atlantique où ce jeu de ballon est pratiqué).

A en croire les observateurs avertis, il y a parmi les grandes figures du football mondial plusieurs joueurs murés dans leur placard, désireux d'en sortir mais inquiets du sort qui pourrait leur être réservé (Michael Sam reconnaît avoir été contacté par plusieurs d'entre eux).

Je doute que le traitement médiatique et public actuellement réservé à Cristiano Ronaldo incite les joueurs concernés à s'exposer en pleine lumière et à revendiquer fièrement leur appartenance à notre belle et grande famille. Triste, triste, triste... Accordons du temps au temps, mais ne baissons ni la garde ni les bras.

Silvano a dit…

Nous sommes bien d'accord, another...
Mais "Je doute que le traitement médiatique et public actuellement réservé à Cristiano Ronaldo..." : pouvez-vous préciser ?

estèf a dit…

Vous auriez choisi Ronaldo au hasard ou simplement pour sa plastique ?

Silvano a dit…

Pour sa culture, estèf, voyons !

another country a dit…

Cher Silvano, je précise :

Quelques extraits de la presse "mainstream" :

OUTING :

"La chanteuse barbadienne a surpris tout le monde en évoquant sans détour l'orientation sexuelle de l'attaquant du Real Madrid. Une petite phrase pour Rihanna, une grosse bourde pour Cristiano Ronaldo? Interviewée récemment par le journal espagnol Vanitatis sur son amitié avec le joueur de football portugais, la chanteuse a formulé une réponse pour le moins surprenante: «J'ai beaucoup d'amis gays et je soutiens la diversité sexuelle.»

Savait-elle que l'attaquant du Real Madrid n'a jamais communiqué publiquement sur son orientation sexuelle? Il n'a en tout cas pas encore répondu à cette petite phrase, lourde de sens.

Avec cette phrase spontanée, presque naïve, la chanteuse confirme des rumeurs qui vont bon train depuis quelques années sur l'homosexualité de la star lusitanienne. Pourtant, le footballeur a l'habitude de se mettre en scène avec sa femme, Irina Shayk. Cristiano Ronaldo est par ailleurs devenu papa en 2010, d'un petit Cristiano Junior. Il a fait appel à une mère porteuse, anonyme, qu'il aurait payée pour avoir la garde seul de leur enfant.
La gaffe de sa nouvelle amie Rihanna le poussera-t-elle à sortir du placard?" (Le Figaro)

RELATION HOMOSEXUELLE :

Depuis plusieurs jours, les rumeurs vont bon train quant au prétendu coming-out du footballeur international Cristiano Ronaldo. Il semblerait qu’il soit en couple avec le kick-boxeur marocain, Badr Hari. TÊTU a souhaité en savoir plus…

Ces rumeurs ne datent pas d’hier. En effet, en juin 2015, une photo, montrant Ronaldo enlacer un ami et « jouer à touche pipi », avait créé le buzz.

A la même époque, les nombreux aller-retour en jet de Ronaldo au Maroc (jusqu’à 3/4 fois par semaine) alimentaient aussi les rumeurs quant à la nature de sa relation avec Badr Hari. Et de nombreux commentateurs d’y voir autre chose qu’une simple relation d’amitié, notamment lorsqu’une autre photo montrant Ronaldo dans les bras du kick-boxeur marocain avait fait surface sur la toile. (Têtu)

HOMOPHOBIE :

Ronaldo victime de chants homophobes

Cristiano Ronaldo a été victime des chants homophobes de la part des supporters de Malaga dimanche lors du match nul du Real Madrid en Andalousie (1-1).

Cristiano Ronaldo, lui, a souvent droit à des «Messi, Messi», que ce soit avec le Real ou le Portugal, de la part de fans adverses qui savent à quel point la rivalité avec l’Argentin obnubile «CR7». Dimanche à Malaga, il a cette fois été victime de chants beaucoup, mais alors beaucoup moins amusants. Lorsqu’il est s’élancé pour exécuter son tir au but, les supporters andalous ont entonné à plusieurs reprises, sur l’air de «Guantanemera», «Sal del armario !», que l’on peut traduire par «Sors du placard !». Des chants homophobes ont retenti dans les travées du stade du FC Barcelone, qui avaient explicitement pour cible la star du Real. Certains supporters locaux ont scandé « Maricon ! Maricon ! Maricon ! », l’équivalent espagnol de « pédé ». (Sport.fr)


Bref, il reste de la morue sur la planche au joueur portugais s'il souhaite pouvoir vivre un jour ses amours en en paix... et au grand jour. Malheureusement, il n'est pas le seul dans cette situation. Le milieu sportif regorge de jeunes, d'adolescents soumis à la même auto-négation/répression délétère induite par l'homophobie des habitués des stades et, il faut bien l'admettre, de certains milieux sportifs. Cette stigmatisation est en cours de régression ; la présence décomplexée de sportifs sur les terrains, sur les patinoires, les pistes de ski, dans les stades ou les bassins se banalise, mais la partie est loin d'être gagnée. Pendant ce temps, des jeunes (et des moins jeunes) continuent de vivre en enfer. Certains renoncent à pratiquer leur discipline, se murent dans le silence. Certains se suicident.

Silvano a dit…

Ah, another..., ça, c'est de la précision. Les bras m'en tombent. Le reste aussi.

Alex H a dit…

Ce qui donne toute crédibilité à vos propos qui se voulaient fantasmatiques, Silvano !