Le blog quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (Louis Arjaillès, aussi). Maison de confiance depuis 2007.


Tombe, Victor !

lundi 19 décembre 2016

Automneries (les dernières)

And the winner iiiiiiiiiiiiis !



Trop fort, MC Zarmo : notre Wolfgang préféré aura vendu en cinq semaines 1,25 Millions de disques, record absolu des ventes 2016, explosant les ringard(e)s Justin Bieber, Madonna et autre Beyonce gagne-petits, uh uh uh !
Toujours facétieux, Wolfie : la sortie du coffret Mozart 225 par Deutsche Grammophon  et Decca aura attiré, pour l'heure, 5 556 acheteurs à multiplier par le nombre de CD contenus dans le coffret.
Vendu autour de 375 euros, ce qui nous donne un prix à l'unité inférieur à 2 euros, cette édition complète est définie ainsi par les éditeurs :  "présentée par Decca Classics et Deutsche Grammophon en partenariat avec la Fondation Salzbourg Mozarteum. Le coffret le plus exhaustif et le mieux documenté jamais consacré à l’œuvre d’un seul compositeur. Cette édition limitée numérotée individuellement présente l’intégralité des œuvres achevées de Mozart, en plus de tous ses fragments d’œuvres, celles achevées par d’autres compositeurs ainsi que ses arrangements d’Haendel et de Bach."
Vous ai-je donné la date de mon anniversaire ?


Dominique Fernandez : "ils" sont partout partout partout !


C'est un bon gros livre qu'il est particulièrement malaisé de lire au lit, ce qui n'est pas ma seule critique.
Je partage avec l'académicien français l'amour irraisonné de l'Italie qu'il a célébré dans de multiples ouvrages, dont Le piéton de Rome, Le voyage d'Italie et autres dictionnaires amoureux. Au nombre (important) de ses œuvres romanesques, on retiendra Porporino ou les mystères de Naples (les castrats, ouille !), La course à l'abîme (une "bio" haletante du Caravage) et, bien sûr, Dans la main de l'ange, le "roman" que fut la vie de Pier Paolo Pasolini.
Au cas où l'on ne l'aurait pas compris, Monsieur Fernandez est gay, si !
Il y a dans notre confrérie, famille, espèce, fratrie, tout ce que vous voudrez, des individus, et non des moindres (Roger Peyrefitte, par exemple) s'étant donné pour mission de traquer l'homo planqué dans les placards de l'Histoire. Pour se rassurer (de quoi ?), pour convertir (qui ?), ce m'est un mystère. Ça me rappelle que, c'est déjà ancien, j'avais assuré à un hétéro un peu naïf que Lino Ventura et Jean Gabin formaient un couple à la ville ! C'était drôle de voir la mine stupéfaite de ce garçon qui devait se demander s'il était bien "normal". C'était dit, de ma part, avec un humour qui tournait en dérision cette tendance de nombreux "invertis" (comme on disait il n'y a pas si longtemps) à en voir (à désirer qu'il en fût ?!) partout.
Mon Dieu, ils en sont tous !
Dans Amants d'Apollon L'homosexualité dans la culture, ce cher Fernandez tombe dans ce travers, décelant des personnages sans aucun doute (s'il vous le dit !) homosexuels dans les œuvres de Cervantès (dans Don Quichotte, si !), Balzac (bon, Vautrin, je m'en doutais !), Zola (oui, monsieur !), ou Théophile Gautier dont il ne nous apprendra pas que Mademoiselle de Maupin est un roman hautement saphique.
L'acharnement que déploie Fernandez à cette quête de l'homo dans la culture a quelque chose de touchant, certes, mais cette obstination a des relents de mauvaise foi quelque peu déplaisants.
Évidemment, il y a, souvent, une belle écriture à faire pâlir d'envie l'auteur amateur que je suis, et des vérités incontestables dans la première partie, consacrée aux arts plastiques : oui, il ne fait guère de doute, aujourd'hui, que Michel Ange, Caravage ou Léonard de Vinci "en étaient".
Mais on s'en fout un peu, non ?
 Amants d'Apollon L'homosexualité dans la culture (Grasset - 25 €)


Centenaire





Kirk Douglas vient de souffler 100 bougies.
Je vais demander à Dominique Fernandez s'il a un dossier sur lui.







Voyage d'hiver


J'ai le même ustensile, très pratique.
L'hiver arrive, avec, en point culminant (les journalistes radio-télé disent, à tort, "point d'orgue") les fêtes de fin d'année, cette orgie gastrique indécente en ces temps plombés par les guerres (les vraies) et les guéguerres par réseaux (a)sociaux interposés.
J'y cède, mais avec parcimonie : un peu de boudin blanc avé de l'aligot, chez moi, pour mes "jeunes", et, dans la famille de mon fils préféré, samedi, un repas de Noël traditionnel entre mécréants avec Champagne, mais point jusqu'au trop-plein, loin s'en faut.
Puis, départ pour Milano (Milan) avec un joli programme de découvertes (merci à Céléos, d'un Véhèmes dont on attend le réveil) et une Neuvième de Beethoven pour se consoler de n'avoir pu obtenir de places à la Scala.
Et ça, c'est une vraie fête !

Bonus (aujourd'hui, c'est du tout-en-un)


Francisco Rath par Pedro Pedreira


4 commentaires:

Gilbert a dit…

Silvano, je vous aime!

Silvano a dit…

Ému.

Ĵeromo Tanguy a dit…

Bien que n'ayant pas lu le livre de Fernandez et bien qu’admettant que l'on puisse aller trop loin dans le genre, je ne partage néanmoins votre opinion, mon cher Silvano. Le fait de savoir que tel ou tel personnage de l'histoire, de la grande ou de la petite, puisse avoir été (plus ou moins) attiré par ceux de son propre sexe, rend homosexualité visible, admise, acceptable donc, dans le regard du jeune qui se cherche sexuellement. Je sais que pour moi, ce fut incontestablement une aide d'entendre parler des adultes de l'homosexualité (entre autres) de Léonard de Vinci comme un simple fait d'histoire et sans rien n'y ajouter de plus. On croit souvent être seul quand on se découvre homo.
Amitiés,
Jérôme

Silvano a dit…

Bien sûr, Jeromo : il est en effet important de sentir moins isolé, en ayant pour référence des hommes illustres, j'en suis bien d'accord.
Je titillais Fernandez sur ce qui ne peut être, dans de nombreux cas, que des supputations.
Je reviendrai d'ailleurs sur son ouvrage, car il y a des pages très intéressantes concernant... des homos avérés.