C'est après avoir vu le film Song without end (en France, Le bal des adieux) au cinéma paroissial (!), biographie très romancée à la sauce hollywoodienne de Franz Liszt, que j'ai demandé à mes parents de prendre des cours de piano. Je ne pouvais savoir, alors, que Dirk Bogarde, futur acteur principal de Mort à Venise, était homosexuel. Notre existence recèle de multiples hasards qui n'en sont pas. Le film fut commencé par Charles Vidor, qui décéda d'une crise cardiaque en plein tournage et c'est George Cukor (encore un !), qui le remplaça.Si Cukor, déjà occupé à la mise en forme de My fair lady, l'avait tourné intégralement, le film eût été sans doute un chef-d'oeuvre. Song without end obtin néanmoins l'Oscar du meilleur film musical. La bonne idée fut de confier les parties piano à Jorge Bolet, l'un des plus grands "lisztiens" de l'histoire. Bogarde, après un travail acharné, est tout à fait crédible pianistiquement, malgré le doublage. Une affiche du film, chinée je ne sais plus où, m'a suivi dans mes pérégrinations et figure en bonne place dans mon entrée.
Extrait "La campanella" jouée, hors-scène, par Jorge Bolet :
La bande-annonce d'époque :
Très belle photo de Capucine et Dirk Bogarde lors du tournage
J'ai travaillé en 1976, en tant que technicien, sur un film, en France, avec Dirk Bogarde (très courtois et très professionnel) . Il s'agissait du film d'Alain Resnais "Providence". Film ayant eu un bon succès d'estime en France mais mal accueilli aux Etats-Unis. Ce n'est que vingt ans plus tard que j'ai eu connaissance de la critique du NY Times qui démolissait le film.Dans le casting, il y avait un autre homo Sir John Gielgud.
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Dans un registre sans doute un peu différent, il y a Lisztomania de Kurt Russell...
RépondreSupprimerSeb
Très différent, même ! Je vais essayer de trouver des extraits des deux films.
SupprimerEste Russell... ¿no será Ken?
SupprimerOui, Ken !
SupprimerJ'ai travaillé en 1976, en tant que technicien, sur un film, en France, avec Dirk Bogarde (très courtois et très professionnel) . Il s'agissait du film d'Alain Resnais "Providence". Film ayant eu un bon succès d'estime en France mais mal accueilli aux Etats-Unis. Ce n'est que vingt ans plus tard que j'ai eu connaissance de la critique du NY Times qui démolissait le film.Dans le casting, il y avait un autre homo Sir John Gielgud.
RépondreSupprimerCe n'est p)as le meilleur Resnais, mais le NY avait bien tort
SupprimerMerci pour ce partage intime, cher Silvano. Cela semble vous avoir bien réussi !
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