Martha Argerich et son ami Ivo Pogorelich, deux "stars" du piano, devaient se produire ensemble à la Philharmonie. Las, la merveilleuse "Martita" fit défection, victime d'un incident de santé. Que les dieux de la musique la protègent !
Pogorelich se produisit donc en solo et, comme souvent, obtint un véritable triomphe. Ce musicien atypique a un public de fans, dont je suis.
Le court reportage qui suit date de sa précédente prestation, en 2024. À défaut de cerner cette personnalité complexe, il permet de comprendre pourquoi il suscite tant de ferveur.
Après la vidéo, je reproduis le compte rendu du tout dernier concert par Philippe M., professeur.
Ce rituel immuable assure la continuité des concerts. Pour le reste, impossible de savoir d’avance à quoi s’attendre : si on reconnaitra les morceaux annoncés, quel tempo il adoptera, par quelles humeurs il passera, quels rubatos équilibristes il risquera. Hier, pour un programme Chopin, la deuxième sonate était à pleurer : pas un froufrou de robe romantique sur le plancher, mais un drame indatable, jusqu’à faire gronder le piano comme un synthétiseur au quatrième mouvement, après une marche funèbre tellement méthodique qu’elle fout les jetons.
Là, Pogorelich était sublime. Il ne l’est pas toujours, c’est le jeu. Au début du concert, un prélude et une berceuse sous Lexomil. On s’est réveillé pour le concerto nᵒ 2, version chambriste, avec le quatuor à cordes de la Staatskapelle Berlin. Alors on a pu oublier qu’on avait acheté des billets pour voir deux grands fauves ensemble, pour savoir s’ils pourraient aujourd’hui s’accorder. Argerich a fait défection. Pas grave : c’était tout de même l’un des grands concerts de l’année.]


"On arrache la note, et on l'achève immédiatement"! Qu'est-ce qu'elle, ma fait rire sa femme! Une guerrière!
RépondreSupprimer¡Oh... qué fue de aquel bello cabello de aquel bello Pogorelich!
RépondreSupprimer(Y qué fue del mío...)