Le reportage voulait faire suite au lynchage de deux gays dans la ville de Beni Mellal.
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De son côté, l'écrivain et cinéaste Abdellah Taïa (photo), lui-même marocain a beaucoup agi sur les réseaux sociaux et signe aujourd'hui un texte dans le Plus de l'Obs dont voici un extrait, en résonance avec ce que j'écrivais mercredi dernier :
J'étais l'unique homosexuel marocain
Quand j'étais adolescent, dans le début des années 1980, personne ne parlait des homosexuels marocains. Ils n'existaient pas. On les insultait, on les piétinait, on les violait mais cela était normal.
Paul Bowles et ses célèbres amis, eux, pouvaient encore s'amuser comme ils voulaient à Tanger : kif, sexe, garçons, tout était disponible. Servez-vous, servez-vous, les autorités marocaines sont là pour votre protéger… Le Maroc était leur paradis, "leur terre sauvage".
Ils étaient dans une bulle à laquelle, bien sûr, la majorité des Marocains n'avaient pas accès. Ils vivaient dans une certaine liberté très ambiguë et, aujourd'hui encore, certains ont de la nostalgie pour cette époque "folle".
À l'âge de 12 ans, je ne connaissais ni Tennessee Williams ni Jean Genet. Ils ne me connaissaient pas non plus. Et je croyais très sérieusement que j'étais le seul véritable homosexuel du Maroc. Je veux dire un homosexuel pour de vrai.
Le texte intégral : clic
Apportons à nos amis marocains notre soutien et donnons une place généreuse à ce dossier, le 17 mai.
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