Projeté pour la première fois dans quelques salles italiennes seulement durant les derniers mois de la dictature fasciste, Ossessione, de Visconti, marque une rupture nette et puissante avec la tradition cinématographique de l'époque. Pour la première fois, le film dépeint la misère des faubourgs, contrastant avec le mythe de la campagne célébré par le régime. Il met en scène l'adultère et le crime, jamais vus auparavant au cinéma des « telefoni bianchi » (téléphones blancs), et expose explicitement le désir homosexuel à travers le personnage de l'Espagnol (interprété par Elio Marcuzzo, ici par Massimo Girotti avec Gino).
La scène fut coupée par la censure et ce n'est qu'en 2017 qu'elle reprit sa place dans la version restaurée par la Cineteca di Bologna d'après la version intégrale qu'avait conservée Visconti.
On peut considérer que la scène autrefois censurée est la première manifestation homoérotique du cinéma italien, qui s'exprime fugitivement à la faveur du craquement d'une allumette.
Craquer pour Massimo Girotti, ça se comprend.
D'un érotisme brulant à la Jean Genet!
RépondreSupprimerOssessione, un capolavoro del neorealismo film. Un dono di Visconti e dei direttori della fotografia Aldo Tonti e Domenico Scala.
RépondreSupprimerPoveri Elio Marcuzzo e suo fratello Armando, uomini innocenti accusati di essere fascisti da una folla inferocita e linciati :(
Al termine della guerra, un vortice di rappresaglie e vendette travolse l’Europa e molte persone innocenti ne pagarono il prezzo. Un capitolo oscuro e vergognoso della guerra.
Turinese 🇮🇹
Lo stesso è accaduto purtroppo anche in Francia.
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