vendredi 30 septembre 2022

Publicité gratuite


C'est une grande marque de vêtements qui a produit cette vidéo.
Vu la laideur des vignettes publicitaires actuellement répandues sur les écrans, on applaudit.

Léaud, Truffaut, Malher, etc.

 Jean Pierre Léaud | Antoine et Colette (François Truffaut - 1962)




Vu l'affiche des JMF et la pochette Bruno Walter / Gustav Mahler punaisées au mur, on se dit que les jeunes de l'époque écoutaient vraiment n'importe quoi comme musique.

jeudi 29 septembre 2022

Joyeux drilles

 

On m'assure
qu'il n'y a rien
entre ces deux garçons.
Ou presque.

Aimez-vous le miel ?

 

J'espère
que vous
avez l'âge requis.

mercredi 28 septembre 2022

Reflets d'Italie

Firenze (Florence, Toscane) ph Silvano


Deux photographies (au Lumix optique Leica), par jours de chance.

Catania (Catane, Sicile) ph Silvano

mardi 27 septembre 2022

Jeunes hommes nus devant une fenêtre *


* Vous l'auriez trouvé, ce titre, vous ?
 

Baptiste par Bartek Szmigulski


On peut aussi les lire

Chris Colvin par Baldovino Barani

 

Mon amant de Saint-Jean | Chapitre II - Épisode 29 : Pervers Chérubin

     

(...) qui nous laissaient exténués.
   Nous nous étions reconnus dès le premier jour. Ce repas en commun confirma cette étrange impression. D’emblée, je savais que nous allions nous épier, que nous tenterions d’en savoir plus sur l’autre tout en restant sur nos gardes. Malgré la connivence qui nous liait, je tentai de maintenir entre nous une certaine distance.
    Ainsi, je ne voulus rien dire de la nature de mes sentiments pour Jules, me bornant à évoquer un ami d’enfance qui me manquait. La guêpe n’était pas folle, toutefois : le regard qu’il posa sur moi à ce moment précis m’indiqua que ces choses-là n’ont pas besoin d’être dites avec force détails pour être perçues. Une infime fausse note dans la musique des mots ne peut échapper à qui sait vous écouter. Pour ne pas entacher ce qui venait de naître entre nous, et ce qu’il en adviendrait, il ne fallait préciser davantage. Émile ne fut guère plus disert, me confiant enfin - ce qui n’était pas peu - qu’il était vierge de toute relation charnelle, ajoutant que « si un jour, tu veux bien, on fera ça en copains, ce serait formidable ! » Je pris parti d’en rire : « En fait, tu n’éprouves rien pour moi. Tu cherches un garçon pour t’initier ! Tu ne manques pas d’air ! » Mon convive bredouilla que ce n’était pas du tout ça, qu’après tout, puisque nous étions tombés en sympathie, pourquoi le ferait-il avec un inconnu ? Je répliquai que tous les garçons de cette ville qui « en étaient » se connaissaient et ne demanderaient pas mieux que de s’envoyer en l’air avec un jouvenceau d'aussi belle allure. Mon Chérubin pervers était trop subtil pour ne pas entendre la raillerie sous le propos. « D’accord, je vais m’en occuper et je te raconterai. » Pendant que nous jouions à ce jeu démoniaque, l’ange avait enserré ma cuisse gauche entre les siennes. Je ne m’étais pas dégagé de l’étreinte. Je rendais les armes. Il était vain, je m’en étais persuadé, d’être sourd à l’appel de mes sens, que la perspective d’être le premier avait exacerbé. Les embrasements que j’avais connus avec Jules étaient d’une ardeur animale, frénétique ; nos effusions étaient celles de jeunes loups affamés qui nous laissaient exténués. Novice, Émile me permettrait de faire l’amour de toute autre manière, j’osais à peine penser « scientifiquement », en professeur. En quelques phrases, le si fragile, le si délicat blondinet, était parvenu à ses fins. Je persistai encore un peu à donner une tonalité ironique à la conversation :

— Alors, mon ami, où ferons-nous la chose ? Dans une cave ? Dans l’herbe, au bord du Lez, où on se  gèle déjà ?, persiflai-je, le laissant perplexe et rigolard à la fois.
— Tu vois dans quel état nous sommes ? Quand on le veut aussi fort que nous, on trouve, Claude ! Après la bombe glacée de Monsieur Boisgard, celle qu’il me prépare toujours quand je viens le jeudi, on aura résolu le problème, c'est sûr.
   
   Pourtant, nous eûmes beau envisager toutes sortes de plans, rien ne nous apparut évident. Nous aurions tout loisir de parvenir à une solution au cours de la promenade digestive qui s’imposait après un tel déjeuner. Le Chef nous avait gratifiés d’un repas « de luxe » que couronnait le fameux dessert. Avant de quitter les lieux, Émile offrit de me montrer la prestigieuse salle à manger de l’hôtel, à laquelle on accédait par une porte à double battant à l’usage des serveurs. Il me précédait quand je le tirai vivement par le bas de sa veste : autour d’une grande table ronde, sous des volutes de cigares, trônaient son père – du moins, l'avais-je, supposé -, mon grand-oncle et Lucien Fabre, le père de mon ami et mentor Marcel !  
Nous battîmes vivement en retraite pour gagner la porte dérobée réservée au personnel. Dans la ruelle, derrière l’hôtel, je me figeai soudainement : « Mais oui, bien sûr, Marcel, le pigeonnier de Marcel ! »
(À suivre) 
©  Louis Arjaillès - Gay Cultes 2022
Épisodes précédents : cliquer


Illustrations
1 - Glané
2 - Site Meilleur du Chef

dimanche 25 septembre 2022

Papier glacé très chaud

 

Joe Martinez et Jordan Barrett | Photo Steven Klein

C'est dimanche, on bulle

 

Leon par Sbastien
Bon
dimanche !

Leon, encore, par Sbastien

M'est avis que ce garçon a quelque chose à cacher.

Gourmet

 


Notre ami, fin gourmet, a décidé de mettre à exécution la
recette de "Saltimbocca alla romana" diffusée, hier, dans Gay Cultes.

" Pas de sauge, quelle guigne ! "

Saltimbocca alla romana : régalez-vous !

 À Paris, j'ai vu des restaurants prétendument italiens (cette mode !) proposer ce plat noyé de crème fraîche et agrémenté (tu parles !) de jambon de Bayonne et de fromage fondu !
Cette recette, typiquement romaine, est à la fois finesse et simplicité. La sauge est, bien sûr, essentielle !


Les Italiens maîtrisent la cuisson des pommes de terre au four. Le "rosmarino" (romarin) est de rigueur. Il est préférable de l'ajouter un peu avant la fin de la cuisson.

Bon appétit !

Sixties fouloulou

 

C'est une photo de l'un de mes lecteurs prise en 1960.
Qu'en pensent Thibault et Jules, les deux gamins de GC ?

En souvenir

 


Qu'il était beau et sexy, Francisco Lachowski, il y a une dizaine d'années !
Depuis, barbe et tatouages de saison ont fait leur œuvre destructrice.
Ce n'est que mon modeste ressenti (ment ?).

Max

 

Max Gray Wilbur, acteur

mercredi 21 septembre 2022

Émouvants ados


Si tous les lycéens pouvaient
avoir la même réaction...
On notera cependant que l'assistance est composée de filles.

Mon amant de Saint-Jean | Chapitre II - Épisode 28 : Premier rendez-vous

Ange ou diable ? Méfiance !

   « Tu avais disparu, cet après-midi ! On m’a envoyé à ta recherche et je t’ai vu avec le petit Boisselier. Drôle de famille, ces Boisselier ! Le père, l’un des meilleurs clients du père Fabre, d’ailleurs, est le propriétaire de l’Hôtel du Midi. Ce sont des catholiques pratiquants, très « vieille France ». Il y a trois ans, quand les ligues voulaient prendre le pouvoir, à Paris, Marcel s’est battu devant le lycée avec le fil aîné, qui est Action Française, et lui a mis une trempe dont il doit se souvenir. La mère est une belle femme blonde d’origine belge, je crois, ou hollandaise, qui mène une vie de grande bourgeoise, belles toilettes, automobile décapotable et tutti quanti. On raconte qu’elle aurait un amant de vingt ans son cadet, du peu que j’en sais. Le père règne en maître sur le plus bel hôtel de Montpellier où Émilie a fait quelques extras dans le temps. Un despote, paraît-il. Les deux fils sont livrés à eux-mêmes, on dirait. Ton copain a été enfant de chœur : je l’avais vu, il y a deux ou trois ans, portant la croix, en tête de la procession de Pâques ; le Christ est ressuscité, alléluia, et tout le tremblement. Je le croise souvent en ville. Ce qui m’a frappé, c’est qu’il est toujours seul. Je n’arrive pas à deviner si c’est un ange ou si c’est le diable ; méfiance !  En tout cas, tout à l’heure, il te regardait comme un minot qui salive devant la vitrine d’une pâtisserie ! » gloussait Magali lors de cette conversation chuchotée de l’avant-sommeil devenue rituelle. Je tentai de botter en touche, affirmant qu’Émile n’était rien de plus qu’un camarade de classe avec lequel j’avais plus d’affinités qu’avec d’autres. « Il te plaît, cousin. Vous vous êtes bien trouvés, va ! » Je haussai les épaules et chassai ma cousine de ma chambre. L’image de Jules se superposait dans mes rêves à celle du blond lycéen. Je ne sais auquel des deux je dus ma jouissance nocturne. Avant que le sommeil ne m’emporte, je pensai à une plaisanterie de Marcel évoquant le plaisir solitaire. La surdité me guettait à coup sûr. Je m’endormis joyeux.
   Nos sens sont toujours sur le qui-vive à seize ans : en ce lundi matin, le pantalon long qu’Émile portait 
 pour me prouver son respect, je n’en doutais pas – ne dissipa en rien l’envie, tant combattue, d’avoir avec mon condisciple de plus intimes rapprochements. Je parvins néanmoins à me concentrer sur le cours de Cordier, fuyant les regards en coin de mon voisin, évitant soigneusement tout frôlement de nature à allumer la mèche. À midi, j’eus beau me dépêcher, le gentil sorcier m’attendait sous le porche. Un regard vers son pantalon, puis vers moi. Un sourire mortel et cette voix de fauve, boudiou ! « Tu vois que je fais des efforts. L’an dernier, même en plein hiver, je portais encore des culottes courtes. Tu n’aurais pas survécu. » riait-il. « Ah, je n’avais pas remarqué. » ironisai-je, pensant à la conversation de la veille où avaient-été mises au jour ces émotions qu’il est impossible de dissimuler. « Si tu veux, jeudi, je t’invite à bouffer. On ira au buffet de la gare. À moins que le terrain soit dégagé et qu’on aille manger dans les cuisines de l’hôtel de mon paternel. Le chef m’aime bien ; il sera content que j’aie un copain. J’ai jamais emmené personne. » J’étais bien trop flatté pour refuser. Trop excité, aussi.
Avant de me quitter, il me souffla : « Ça va nous faire du bien d’échanger nos secrets, non ? »
  Les jours suivants, je ne cessais de penser à ce rendez-vous fixé avec une autorité tranquille, comme si les choses allaient de soi. La veille me vint l’idée de décliner, que neutralisa aussitôt la conviction qu’il était de mon intérêt d’avoir un ami au sein du lycée, où la plupart de mes camarades ne pouvaient susciter ma sympathie. Les fils de bourgeois, vêtus comme des princes, qui péroraient à longueur de récrés sur la gent féminine et leurs prétendues conquêtes, me paraissaient fort éloignés de mes goûts. Je repérai cependant deux ou trois garçons dont le comportement studieux agissait sur moi comme un aiguillon. Je souhaitais faire partie de la caste des bons élèves, aspirant à me mesurer aux meilleurs. Émile était un bon élément. Il excellait en français, mais aussi en latin où j’avais de nombreuses lacunes que les quelques heures passées avec Marcel Fabre ne pouvaient suffire à combler. Je ne me cachais pas que les qualités scolaires que je prêtais à ce garçon si différent des autres venaient au secours de mes pulsions d’un autre ordre, comme pour me déculpabiliser ou me trouver de fallacieux prétextes à le fréquenter davantage.
   Le chef de cuisine du Grand Hôtel du Midi, Monsieur Boisgard, disposait d’un espace personnel qui lui servait à la fois de bureau et de salle-à-manger. C’est à sa table que je pris place, avec Émile, en ce jeudi d’automne où devait se nouer une relation hors du commun.
(À suivre) 
©  Louis Arjaillès - Gay Cultes 2022
Épisodes précédents : cliquer


Illustrations : 
1/ Glané
2/ Le Grand Hôtel du Midi, Montpellier.


dimanche 18 septembre 2022

Timothée a 25 ans. Et alors ?


Cachez ce dos...

À vingt-cinq ans, Timothée Chalamet s'amuse. Qui pourrait le blâmer d'avoir cet âge ? Le jeune acteur est très représentatif de sa génération, se jouant des codes jusqu'à la provocation. À Venise, son "dos-nu" a défrayé la chronique : il en faut donc encore (ou toujours) si peu ? Pour sa série de photos du dernier Vogue (Royaume-Uni), réalisée par Steven Meisel, il adopte l'apparence des stars de la pop des années 70, aux confins du "glam-rock" qui, déjà, à cette lointaine époque, défiait les vieilles conneries. Ce n'est pas un hasard : les "jeunes" d'aujourd'hui sont comme aimantés par cette période. La désormais fameuse tenue qu'arborait l'acteur pour la Mostra vénitienne symbolisait parfaitement l'état d'esprit d'une partie de sa génération : nul besoin de se définir sensuellement parlant. Certes, l'attitude est celle de jeunes gens curieux, tolérants, cultivés. Dans un autre monde, si je puis dire, subsiste la haine de la différence, qui va de pair avec l'ignorance et d'un machisme rance qui n'a pas dit son dernier mot.  Le comportement de Timothée, que l'on pourrait, de manière primaire, juger futile, ne vise-t-il pas à bousculer les vieilles certitudes ? Faut-il qu'il s'en justifie ?



Bon dimanche !

Vive l'Italie !

 

Enzo Carini Comment dit-on "fouloulou" en italien ?

Sapere Aude, digne d'intérêt


 Carlos Cuevas incarne Pol dans la série espagnole (encore !) Sapere Aude (Netflix), succédané de Merli, l'excellent feuilleton qui fut refait, avec moins de bonheur, en France, sous le titre La faute à Rousseau. Pour ce "spin off" (un personnage de second plan passe au premier dans une nouvelle production), on a donné la vedette à Carlos. On a bien fait : ce jeune acteur, craquant et charismatique, endosse aisément le rôle complexe de cet étudiant ès philosophies désireux de transmettre à son tour sa passion à l'issue de ses études. Après le prof Merli, de la première série, c'est une femme (quelle actrice !), enseignante hors norme, elle aussi, (c'est peu dire !) qui va permettre à notre Pol de s'accomplir sur un chemin de vie semé d'embûches. Comme d'habitude, les Ibères abordent, sans la frilosité qui caractérise nos séries françaises, les thèmes qui font le lot des nouvelles générations. Polysexualité, drogue, MST :  rien n'est évacué dans le beau travail des scénaristes. Bien sûr, on pimente quelque peu la sauce pour émoustiller le voyeur spectateur, mais le drame sourd sous la gaieté (gayté ?) catalane. Une vraie réussite, qui vaut de s'abonner, au moins à l'essai, à la plateforme de striminge, le problème étant que les grands manipulateurs savent nous fidéliser en distillant les séries dites LGBTQCQFD en périodes savamment programmées : ainsi attend-on les "saisons" à venir d'Elite, de Young Royals et de Sex Education, sachant que les Australiens ont des atouts pour nous faire patienter avec la mouture 2022, très chaude, de Hartley, cœurs à vif

William Klein à Rome

 

Summer evening 1956 | William Klein 1926-2022 

vendredi 16 septembre 2022

Bel Hernán

Hernán Cano par Leonardo Veloce
Hernan et Dominik Sadoch