Le blog quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana. Maison de confiance depuis 2007.


mercredi 4 mars 2015


Romance à 3



Cette belle (et trop courte) romance dans les rues de Londres est due au photographe et réalisateur Bertil Nilsson.
Merci à "hobomystical" qui me l'a envoyée.

Vivaldi, un "bambino" à Venise

C'est le Campo Bandiera e Moro, à Venise. Mais les Vénitiens lui préfèrent son ancien nom de Campo de la Bragora.
On ne sait plus exactement à quel numéro il naquit, mais c'est ici que vit le jour, le 4 mars de l'année 1678 le génial Antonio Vivaldi.
On peut supposer qu'il s'y ébattit en jeux d'enfants lors de ses premières années.
Ce Campo où, comme toujours en Italie, les habitants se réunissent pour converser, est situé dans le Sestiere du Castello, non loin de l'Arsenal, quartier populaire avec "linge aux fenêtres"* et barques de marchands de primeurs.
Bon anniversaire, Maestro Vivaldi !

*Ici, les touristes adorent photographier le linge qui, sur son fil, relie les maisons et les êtres. 
Le maire un peu allumé d'une ville du sud de la France a pris - grande décision d'entrée en fonctions ! - un arrêté pour interdire cette pratique. 
Un fada, peuchère !


lundi 2 mars 2015

Corps sain


Nariman Malanov

Nourritures terrestres à Rome

Tortellini ripieni di piselli e prosciutto con spuma di parmigiano


Le Chef : du talent !
Aimablement invité dans un "ristorante" qui vaut le parcours en "Roma incognita" (le quartier est heureusement éloigné des zones touristiques), j'y ai dégusté, entre autres, non pas ces tortellini aux petits-pois et jambon avec écume (que c'est joli !) de Parmesan, mais des gnocchi inoubliables arrosés d'un "vino cenese di riso" tout aussi mémorable.
La décoration du lieu est de très bon goût, évitant l'écueil du "branché", assortie à une clientèle juste assez "c.s.p plus".
Je n'en donnerai l'adresse qu'au lecteur motivé qui me la demandera par mail.
Les fouineurs sauront la trouver si je précise que le chef, très talentueux, s'appelle Marco Gallota.

Je suis un "bien-pensant droit-de-l'hommiste anti-raciste" et je...

Une
chanson
qui
fait
du bien
par où
elle
passe :



Ceux qui vilipendent la "bien-pensance" tout venin dehors culpabilisent-ils de penser aussi mal ?
"Il y a dans la sensualité une sorte d’allégresse cosmique."

Jean Giono

dimanche 1 mars 2015

En arrière, toutes !

Jeunes gens impatients d'apparaître dans le "18 heures" de Gay Cultes

On peut en rêver : Gay Cultes organisant des "casting" pour ses billets érotiques de fin d'après-midi, les anges nus de cette photo attendant en file indienne que je daigne les recevoir, espérant un verdict favorable !
Si ces garçons en tenue d'Adam se pressent si nombreux à cet entretien d'embauche, c'est qu'ils ont eu vent de la nouvelle qui secoue agréablement la blogosphère : sous le poids de milliers de réactions, Gougueule a rangé ses ciseaux et ne sanctionnera pas, finalement*, les blogs coupables d'afficher l'être humain dans ce qu'il a de moins dangereux.
J'avais, hier matin, remarqué que la petite notice annonçant les foudres à venir avait disparu de mon tableau de bord, et  suis allé aux nouvelles : Blogger, division de l'empire Google fait donc machine arrière, s'excusant presque de l'émoi suscité par le changement de politique prévu pour la date fatidique du 23 mars**.
Pour l'anecdote, faisant une recherche pour déterminer l'origine de l'image ci-dessus (j'ai fait chou blanc, d'ailleurs !), j'arrivai sur une page de photos "Google résultats" offrant au regard du tout venant, mineur ou majeur, ce que l'hydre nomme un "contenu sexuellement explicite" : un parfait vade-mecum de l'amour physique entre personnes du même sexe !
On quitte la page en question sans rien ignorer de toutes les pratiques possibles : onanisme, fellation, sodomie, scènes en duo, à trois, en groupes, et j'en passe.
Si Google, qui  permet à n'importe quel individu, et quel que soit son âge, d'accéder à ce type de contenu  a du ménage à faire, c'est peut-être par là qu'il faudrait commencer. Les images que je publie dans Gay Cultes sont à mille lieues de celles qui ont choqué mon chaste regard (!) : le "Porn" barré qui figure dans la colonne de droite depuis l'origine du blog (2007) prévenant les gourmands que ce n'est pas le genre de la maison.
Tout est bien qui finit bien.
Pour le moment.

* Vous aurez noté que je n'ai pas écrit "au final". 

** Le renoncement de Blogger à ses intentions, dans le forum dédié :
 Hello everyone, 
This week, we announced a change to Blogger’s porn policy. We’ve had a ton of feedback, in particular about the introduction of a retroactive change (some people have had accounts for 10+ years), but also about the negative impact on individuals who post sexually explicit content to express their identities. So rather than implement this change, we’ve decided to step up enforcement around our existing policy prohibiting commercial porn.  
Blog owners should continue to mark any blogs containing sexually explicit content as “adult” so that they can be placed behind an “adult content” warning page.
Bloggers whose content is consistent with this and other policies do not need to make any changes to their blogs.
Thank you for your continued feedback.  
The Blogger Team

"Je
ne
me
souviens
plus
de rien."

À ceux qui ont fait la fête hier soir avec ou sans modération, à ceux qui ont préféré le coin du feu au vacarme obligatoire des samedis soirs enfiévrés, à vous tous, je souhaite un...


Celui qui n'était pas à Rome et ceux qui y sont... en surnombre

Ce jeune ecclésiastique ne figure pas dans le calendrier romain que l'on trouve à chaque coin de via de la cité éternelle.
Hélas !
Ce joli petit curé préfère apparemment déguster de spirituels spiritueux dans son presbytère madrilène.
À Rome, on croise évidemment une multitude de prêtres et de nonnes qui ont le bon goût de ne pas scander "on est chez nous !" en arpentant les sites historiques. Ce qui ne serait pas tout à fait légitime, tout l'intérêt de la cité qui ne meurt jamais, paraît-il, provenant du mélange chrétienté-dieux antiques-paganisme.
On y subit de plus en plus, trois fois hélas, une impressionnante cohorte (non estampillée SPQR) de vendeurs à la sauvette qui vous alpaguent tous les cinq mètres pour vous fourguer le gadget imbécile en vogue, la "perche à selfie"* que les touristes à neurones ramollis brandissent dorénavant, sourire béat aux lèvres : l'auto-photographie est devenue la moderne (?) manifestation d'un narcissisme exacerbé d'une époque, la nôtre, que les progrès de toutes sortes auraient pu transcender : l'espèce humaine étant ce qu'elle est, c'est raté.

* En Corée du Sud, les vendeurs de perches risquent 3 ans de prison !
Pourquoi : clic
Aux USA, de nombreux musées ont interdit ce gadget : clic

L'humanité en progrès

Libérez Socrate !

Photo Silvano Mangana, Rome, février 2015

Cadeau : écouté ce matin, idéal pour un beau début de dimanche


Nikolaï Miaskovski (1881-1950) est un compositeur russe (né en Pologne) qui fut l'un des proches amis de Prokofiev.
Katchatourian et Kabalevski furent ses élèves au Conservatoire de Moscou où il enseigna jusqu'à la fin de sa vie.

Je resterai de marbre


samedi 28 février 2015

Nu pour J.C

Édouard Dermit devant la tapisserie de Jean Cocteau Judith et Holopherne 1948
© Herbert List/Magnum

"Manif pour tous" : quand la propagande s'empare du "service public"

Hauts-le-cœur en série, ce samedi, en découvrant le reportage complaisant consacré aux tenants de la "Manif pour tous" par France 2 dans son journal de 13 heures. Le "service public" avait déjà largement couvert, il y a quelques mois, les manifestations de ce mouvement opposé à la loi dite "Taubira" (on n'est pas à un raccourci près : le projet figurait dans le programme de l'actuel Président de la République, est-il besoin de le rappeler ?), diffusant jusqu'à plus soif les images des rassemblements et les propos de leurs participants, amalgamant "mariage homosexuel", "procréation médicalement assistée", "gestation par autrui" et "loi du genre" (fantasmée).
Dans le reportage offert, cet après-midi, à un large public (que la déontologie obligerait à informer en toute impartialité, non ?), le commentaire de la journaliste ne laissait pas de place à l'équivoque : on en déduisait que cette personne rétribuée par nos deniers se faisait porte-parole de cette "cause", l'illustrant par une incursion dans le quotidien d'une famille (nombreuse, bien sûr) ancrée en terre normande, ou donnant la parole à l'homosexuel-alibi du mouvement, auquel s'opposait (bel équilibre) un coiffeur (!) évidemment caricatural.
Le document de France 2 alignait sans vergogne tous les poncifs brandis en slogans par ce mouvement minoritaire (mais ce "13h15 le samedi" aura vaillamment tenté de renverser la tendance), pour conclure sa démonstration sur ces mots : "en France, seuls Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy souhaitent abroger la loi sur le mariage pour tous".
A l'opposé de la suggestion à peine voilée, on sait dorénavant, en toute connaissance de cause, pour qui il serait stupide, inhumain même, de voter lors des prochaines échéances.
J'attends de voir si le prétendu "lobby gay" dénoncé si souvent par les adeptes de la "droite (de plus en plus) forte" réagit à cette ignoble propagande.
Qu'il me soit permis d'en douter.
Pour une fois, l'existence réelle de ce "lobby gay" serait des plus souhaitables ; nos lendemains s'annoncent en effet bien sombres.
Et pas seulement en ce domaine.


Belles bêtes


"A kiss in the snow" : Neige brûlante



Ce joli court métrage norvégien est assorti de sous-titres français quelque peu dansants  ; c'est la seule traduction disponible.
A kiss in the snow (Un baiser dans la neige) exprime fort bien les premiers émois amoureux de l'adolescence allant de pair avec la découverte de soi.

Valdrada

Photo Nico Piotto

"Les anciens construisirent Valdrade sur les rives d'un lac avec des maisons aux vérandas entassées les unes au-dessus des autres et des rues hautes dont les parapets à balustres dominent l'eau. De sorte qu'en arrivant le voyageur voit deux villes: l'une qui s'élève au-dessus du lac et l'autre, inversée, qui y est reflétée. Il n'existe ou n'arrive rien dans l'une des Valdrade que l'autre Valdrade ne répète, car la ville fut construite de telle manière qu'en tous ses points elle soit réfléchie par son miroir, et la Valdrade qui est en bas dans l'eau contient non seulement toutes les cannelures et tous les reliefs des façades qui se dressent au-dessus du lac mais encore l'intérieur des appartements avec les plafonds et planchers, la perspective des couloirs, les glaces des armoires.
Les habitants de Valdrade savent que tous leurs actes sont à la fois l'acte lui-même et son image spéculaire, laquelle possède la dignité particulière des images, et interdit à leurs consciences de s'abandonner ne serait-ce qu'un instant au hasard ou à l'oubli. Même quand les amants aux corps nus se tournent et se retournent peau contre peau cherchant comment se mettre pour prendre l'un de l'autre davantage de plaisir, même quand les assassins plantent leur couteau dans les veines noires du cou, et plus le sang grumeleux coule plus ils enfoncent la lame qui glisse entre les tendons, ce n'est pas tellement leur accouplement ou leur meurtre qui importe que l'accouplement ou le meurtre des images limpides et froides dans le miroir.
Le miroir tantôt grandit la valeur des choses, tantôt la nie. Tout ce qui paraît valoir quelque chose au-dessus du miroir ne résiste pas à la réfection. Les deux villes jumelles ne sont pas égales, puisque rien de ce qui existe ou arrive à Valdrade n'est symétrique: et qu'à tout visage ou geste répondent dans le miroir un geste ou un visage inversé, point par point. Les deux Valdrade vivent l'une pour l'autre, elles se regardent dans les yeux: mais elles ne s'aiment pas."

Italo Calvino Les villes invisibles
Traduit de l'Italien par Jean Thibaudeau (Edition du Seuil - 1974)



vendredi 27 février 2015

Eau chaude



Revenir

Castel Sant'Angelo - Photo Silvano
Je rentre ce soir à Paris après quelques jours à Rome.
J'ai fait le plein de bonne humeur, pris quelques grammes ou plus, découvert d'autres chefs-d’œuvre ; car l'Italie nous en offre toujours que l'on ne soupçonnait pas. 
Ainsi, il faut sans cesse y revenir.

Cadeau : folk song avec Jordi



Adaptée, moulinée, triturée, sublimée quelquefois (comme ici), Greensleeves, chanson folklorique, a traversé vaillamment les époques.
Jordi Savall remonte aux origines, proposant un arrangement idéal à mon goût.

jeudi 26 février 2015

Une bonne école



Philosophons dans le...

boudoir.
Où nous ne bouderons certes pas notre plaisir.

[Enfin, mon cher, je suis un animal amphibie ; j’aime tout, je m’amuse de tous les genres ; mais, avoue-le, mon frère, n’est-ce pas une extravagance complète à moi que de vouloir connaître ce singulier Dolmancé qui, de ses jours, dis-tu, n’a pu voir une femme comme l’usage le prescrit, qui, sodomite par principe, non seulement est idolâtre de son sexe, mais ne cède même pas au nôtre que sous la clause spéciale de lui livrer les attraits chéris dont il est accoutumé de se servir chez les hommes ?]
Donatien Alphonse François, Marquis de Sade in... La philosophie dans le boudoir.



Lire ou ne pas lire...