Le blog quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana. Maison de confiance depuis 2007.


lundi 6 juillet 2015

Beau voisin


Si, de la fenêtre de ma chambre, qui donne sur une cour, mon regard s'arrêtait sur pareil spectacle, je crois que je n'aurais pas la présence d'esprit de me saisir de mon appareil photo. Si j'y parvenais, l'image serait... trouble.
L'adolescent  d'Ancythère (via Gay Efkansi)
(Musée archéologique d'Athènes)
Manque la pomme en offrande : par ironie de l'Histoire, il est permis d'imaginer un V de la victoire...

Le courage d'un peuple

(AP Photo/Emilio Morenatti)

J'avoue une ignorance crasse en matière d'économie et me garde des jugements à l'emporte-pièce sur la crise grecque. L'autre soir, au cours d'une petite sauterie que j'organisai pour mon staff et quelques amis, je mis en présence (sans malignité) un député socialiste pas frondeur du tout et un ami d'origine grecque et constatai leur convergence de vue en la matière. Ce grec-là, en déduisis-je, aurait voté "oui" au referendum. Il s'avère que le député, pour lequel j'ai quelque estime sur le plan humain, est un "spécialiste" des questions européennes ; de cette Europe dont le peuple grec a refusé hier le diktat. Et bien, n'en déplaise à mon député et à cet ami qui trouve que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes dans ce pays exsangue, il se trouve que je m'en réjouis. 

Un acteur

 Le Guépard (Luchino Visconti 1962)
Pierre Clémenti, 1942-1999

Benjamin ou les mémoires d'un puceau (Michel Deville 1967)


Paradiso

Cefalù, Sicile
C'est à Cefalù que fut tourné en partie le beau film de Giuseppe Tornatore Il nuovo cinema Paradiso (Cinema Paradiso).
La bande originale d'Andrea et Ennio Morricone est dans toutes les mémoires :



Marco Leonardi (Toto devenu grand)
Il faut voir le film dans sa version longue (175 minutes) distribuée en DVD et Blu ray par Tf1 Video.

En coulisses


dimanche 5 juillet 2015

L'homme aux doigts d'or (extrait 2)

Après qu'on a fait l'amour, Edgard et moi, je cède à chaque fois à un irrésistible besoin d'enserrer de mes bras ses cuisses de béton, comme si je craignais de le voir subitement prendre la fuite. Edgard a fini par comprendre que ce n'est pas un jeu : " Tu sais, je n'ai pas envie de partir, je suis bien avec toi, mieux qu'avec elle ". Cet aveu me bouleverse :
- J'ai toujours pensé que tu préférais les femmes.
- Je préfère les femmes aux hommes, mais c'est toi que je pré-fè-re, tu seras mon seul amant, je te le jure.
Il me hisse à sa hauteur, approche ses lèvres de mon oreille :
- Sale vieux pédé, aime-moi encore.
 (c) Silvano - Gay Cultes 2015 

Copains d'avant

Glanée par Eric D., merci à lui.
Jeu : trouvez les 5 anomalies.

Cadeau : une Diva pour un chant de castrat

Lisez, les gars, lisez ! (suite)


J'aimerais te donner une joie que ne t’aurait donnée encore aucun autre. Je ne sais comment te la donner, et pourtant, cette joie, je la possède. Je voudrais m’adresser à toi plus intimement que ne l’a fait encore aucun autre. Je voudrais arriver à cette heure de nuit où tu auras successivement ouvert puis fermé bien des livres cherchant dans chacun d’eux plus qu’il ne t’avait encore révélé ; où tu attends encore ; où ta ferveur va devenir tristesse, de ne pas se sentir soutenue. Je n’écris que pour toi ; je ne t’écris que pour ces heures. Je voudrais écrire tel livre d’où toute pensée, toute émotion personnelle te semblât absente, où tu croirais ne voir que la projection de ta propre ferveur : Je voudrais m’approcher de toi et que tu m’aimes.
—  André Gide, Les nourritures terrestres

samedi 4 juillet 2015

J'aime les gars

Si vous êtes comme ça,
téléphonez-moi.

Vous aurez noté, je l'espère, la cohérence dans les titres du jour.

Dis, quand reviendras-tu ?

Frenky_photo Flickr

Le temps des fleurs


Toi, mon amour

Pourquoi ressembles-tu à un ange ? Pourquoi as-tu réveillé ma chair ? Pourquoi je t'aime tellement ? Que m'as-tu fait ? Pourquoi maintenant mes mains cherchent-elles ton corps ? Pourquoi ai-je toujours envie d'être sous toi sur toi à toi ? Pourquoi la nuit ai-je envie de crier tant ma peau a besoin de la tienne ? Pourquoi ne puis-je plus dormir ? Pourquoi m'as-tu fait connaître l'amour ? Pourquoi me domines-tu de tout toi ? Pourquoi ne puis-je vivre sans toi ? Pourquoi ai-je besoin de ton odeur ; de ta voix pleine d'amour ? Pourquoi ai-je envie de me jeter nu(e) contre ton corps nu ? Pourquoi ai-je envie d'avoir mal par toi ? Pourquoi les angoisses et les joies de mon coeur ? Pourquoi es-tu mon maître ? Pourquoi ne puis-je être heureu(x)(se) que par toi ? Pourquoi ce gouffre devant moi quand tu n'es pas là ? Pourquoi t'es-tu fait aimer autant par moi ? Pourquoi ?… Pourquoi ?… Pourquoi ?… Parce que tu existes et que sans toi je serais mort(e) sans connaître l'amour ? Et puis aussi parce que tu es merveilleux ? Oui mais… pourquoi m'aimes-tu, toi ?
—  Edith Piaf,  Toi mon amour 

(cf. la compilation des lettres d'amour d’Édith Piaf parue aux éditions Grasset sous le titre Mon amour bleu.)
Les parenthèses sont de mon cru.

Qu'on est bien...

dans les bras,
d'une personne
du même sexe
que soi,
qu'on est bien dans ces bras-là.

(Pas vraiment tout-à-fait de Guy Béart)

Chat bada bada*

Et les dieux** savent combien les photos et vidéos de chats (mon animal "domestique"*** favori, pourtant) ont le don de m'agacer...

* Pour l'anecdote, on notera que le célèbre "chabadabada" n'est jamais prononcé dans la chanson du film Un homme et une femme : vous pourrez vérifier sur You Tube ou ailleurs qu'en réalité, Nicole Croisille et Pierre Barouh roucoulent des "dabadabada". Je vous en prie.
** Je suis de plus en plus panthéiste.
*** Nous sommes les domestiques des chats.

vendredi 3 juillet 2015

Tout en l(a)(o)ngueur*

*Au choix "longueur" ou langueur"
Ou les deux, non ?
Remise en question de l'expression "si je l'avais dans mon lit, j'irais pas coucher dans la baignoire".

Combien d'amours ?

De nuits blanches à leurs côtés, de jambes frôlées en savantes reptations pour unir leur peau à la nôtre l'espace d'un instant, d'aubes espérées pour admirer leurs corps dénudés - presque,  de savantes économies de nos gestes de crainte d'être démasqués, de membre assoiffé jamais épanché en battements de cœur frénétiques, combien d'amours n'avons nous pas faits ?
Silvano - GC 2015 

Déjeuner sur l'eau


Matin câlin


jeudi 2 juillet 2015

Érotissime et un tantinet provocateur


Torrrrrrrrrrrrrrrrrrrride !



Pas "bad" du tout

Franz Liszt était coutumier des "paraphrases" d'opéra et des adaptations pour piano des oeuvres de Beethoven, Schubert, et autres Paganini.
Bence Peter assure l'héritage avec bonheur.
Passionnant.
Écoutez sur You Tube, d'autres titres de sa chaîne.

Ça, c'est Palace !

Je rêve d'un hôtel doté d'un tel "room service".

mardi 30 juin 2015

GC Déco : gain de place* (2)


* Aujourd'hui, vu l'ambiance torride, j'aurais dû écrire plutôt "pain de glace".

Vive l'aviation !


Du côté de chez Reynaldo


Reynaldo Hahn (1874-1947), considéré comme LE compositeur de la Belle Époque fut l'ami de Marcel Proust ; lequel, éprouvant une véritable passion pour le musicien, s'en inspira pour "Un amour de Swann" où jamais le nom de l'ami n'est écrit.
Un site intéressant lui est dédié ici.
Et là, l'une des plus belles mélodies du compositeur :


La lune blanche luit dans les bois. 
De chaque branche part une voix sous la ramée.
O bien aimée. 
L’étang reflète, profond miroir, la silhouette du saule noir où le vent pleure. 
Rêvons, c’est l’heure. 
Un vaste et tendre apaisement semble descendre du firmament que l’astre irise. 
C’est l’heure exquise!

À lire, ce passionnant ouvrage collectif :