Le blog quotidien superfétatoire et sporadique de
Silvano Mangana. Maison de confiance depuis 2007.

mardi 16 septembre 2014

Je suis imperturbable



À l'ombre des garçons en fleurs


Aidez-vous les uns les autres

Viscontissime !


Beau Mehdi

video

Mehdi Douache par Jiès Cléodore, photographe.

lundi 15 septembre 2014

Les garçons qui se photographient

Les temps sont au narcissisme ; les photos de garçons admiratifs d'eux-mêmes abondent sur le net.
Soit : je ne vais pas faire la fine bouche devant ce mollet et cette cuisse avantageux.
Ma voisine, dite "madame bon-sens", à laquelle je montre ce cliché, lâche : " Oui, Silvano, mais ce garçon aurait pu mettre un peu d'ordre dans la pièce avant de répandre une image que vont voir des centaines de milliers d'internautes ! "
J'avoue que, de prime abord, je n'avais pas remarqué.

Passez une bonne semaine !


... semaine du blanc


Jeunes gays, apprenez à cuisiner ! (Les conseils de l'oncle Silvano)

Il y a quelques années, on pouvait, avec un peu de persévérance, dévoyer le copain hétéro si beau qu'on en rêvait la nuit, car, à cette époque pas si lointaine, les demoiselles ne prodiguaient pas de ces gâteries devenues banales, hélas, aujourd'hui !
Mais, symétriquement, de nos jours, les filles sont de moins en moins attirées par la cuisine.
Pour prendre dans vos filets l'homme-à-femmes de vos rêves, exercez-vous à l'élaboration de bons petits plats !
Et développez votre sens de l'humour : 2 atouts valent mieux qu'un !

YSL

En 1964, Robert Doisneau photographiait Yves Saint-Laurent

Cadeau : ça c'est une poule !


L’œuvre de Jean-Philippe Rameau, génial compositeur français, se prête peu au piano "moderne".
Cette interprétation pourrait démentir le propos : l'exécution des ornements (mordants, trilles, appogiatures)demande précision et vélocité ; Sokolov s'en "joue" avec une admirable facilité.

samedi 13 septembre 2014

Dernières baignades





Branle*


Ça ne s'invente pas : mettant de l'ordre dans mes classeurs de partitions, hier, j'ai trouvé cette transcription pour claviers d'une œuvre ancienne du Sieur... Bezard, lequel (nommé aussi Besard) écrivit effectivement des pièces pour luth que l'on trouve, selon le catalogue de la BNF dans un recueil intitulé Chansons gaillardes (sic) et danceries de la Renaissance.

* J'avais connaissance de cette danse, que l'on voit souvent exécutée dans les films d'époque en costumes.
Wikipedia en donne cette définition : 
[Au quinzième siècle , le branle est l'un des pas constitutifs de la basse danse, ainsi que le nom d'une famille de danses dont l'origine remonte aux rondes du Moyen Âge.
Aux XVIe et XVIIe, les branles se diversifient et désignent un ensemble de danses collectives en chaîne ouverte ou fermée, progressant latéralement à gauche, de mesure binaire ou ternaire. Ils utilisent principalement deux « pas de base » : le double et le simple.]

Messieurs les musiciens, à vos instruments !

François Ozon revient


Du peu que l'on en sait, le nouveau film de François Ozon risque de surprendre, en ces temps où l'intolérance pollue les réseaux asociaux.
Sortie le 5 novembre.
Je compte les jours.
 


vendredi 12 septembre 2014

Il y a...

des livres,
des disques,
une machine à écrire...
et lui, qui semble heureux.
J'aimerais savoir qui a fait cette photographie et quand (je la situe dans les années 70, vu les enceintes et les luminaires).

Photo Daniel Gonzalez

Amore mio


Oh James !

James Franco à la dernière Mostra de Venise : on peut le préférer plus angélique.

En République Tchèque

Cesky Krumlov

jeudi 11 septembre 2014

Le goût de toi



Si tu aimes ce que tu fais...

De Kique-Centeno Deviant Art
tu
ne
te
fatigues
jamais.

Cadeau : facile, dites-vous ?


La première des "Scènes pour enfant" de Schumann fait partie des pièces que l'on donne à jouer aux pianistes débutants pour aborder le grand répertoire, aux côtés de la valse en la mineur de Chopin, du - par millions de fois massacré - Rondo "Für Elise" de Beethoven (dit "Lettre à Elise", pourquoi donc ?) et autres œuvres au texte abordable.
Confiées à des pianistes exceptionnels, comme cette chère Martha Argerich, ces pages s'en trouvent sublimées : ces interprètes savent en tirer la quintessence, le "son".
Assistant à un récital du pianiste français Philippe Bianconi, qui choisit de jouer en bis le deuxième mouvement de la "Sonate facile" de Mozart, j'entendis mon jeune voisin marmonner, dès les premières notes, "eh bien, dis donc, il s'est pas foulé !".
Pourtant, je n'ai plus jamais entendu ces pages retransmises d'aussi émouvante façon.

En bonus, si vous avez 16'37 à gagner sur le temps qui court, dégustez l'intégralité des Kinderszenen par feu Vladimir Horowitz :


Enregistrement public


mercredi 10 septembre 2014

Farniente



Filippino Lippi, art et voluptés






Je faisais référence, dans le billet précédent, au climat de tolérance qui, de tous temps, fit de  Florence une cité progressiste.
Filippino Lippi fut ouvertement l'amant - insatiable, dit-on ! - de Leonardo da Vinci et de Sandro Botticelli dans la première cité "socialiste" de l'histoire européenne (pardon pour le raccourci : j'y reviendrai un jour).







Dans cette Dispute avec Simon le magicien (1481/82) s'est glissé, en autoportrait, notre Lippi, dont j'aime à suivre la trace à Florence, mais aussi à Rome (la Chapelle Carafa).
C'est cet "autoritratto" qui orne la couverture amovible du très bon roman "Un garçon d'Italie" de Philippe Besson (Julliard) :

L'autoportrait, à droite de l’œuvre ci-dessus

Sans doute un quartier "réservé"

De récents faits-divers ont montré qu'il ne fait pas bon afficher ses amours différentes, hors des quartiers réservés.
Observant, dans le métro parisien, un couple "hétéro" s'épanchant sans retenue, un jeune homme me faisait remarquer qu'il était encore à venir le temps où deux amoureux de même sexe pourraient simplement se tenir la main.
À Florence, cependant, j'ai croisé de nombreuses fois - et encore récemment - des garçons enlacés ; il est vrai que la ville administrée par M. Renzi est, de longue tradition, un exemple de tolérance dans ce domaine.
Messieurs Da Vinci, Botticelli, Lippi, Buonarotti, et autres artistes d'importance, n'eurent pas à s'en plaindre. 

Au temps des "invertis"

Jacques d'Adelswärd-Fersen
Organisateur de petites sauteries avec des lycéens parisiens, Fersen s'exila sur l'île de Capri après le scandale qui s'ensuivit.
Il fut le personnage principal de l'un des bons livres de Roger Peyrefitte, L'exilé de Capri.

Vestiaire

Photo Antonio Arissa 1933