Le blog quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana. Maison de confiance depuis 2007.


mercredi 6 mai 2015

Nus très "nature"


J'aime beaucoup ce genre de photos - d'amateurs, visiblement - qui racontent une histoire. Prises au débotté, au cours d'une promenade, par un ami, gourmet peut-être ou simple complice, ou, encore, par un amant désireux de fixer un moment de grâce pour l'éternité.


Catalogue de la redite*


On a beau dire :
rien n'est plus seyant que le slip.
Jusqu'à un certain âge.


* Chaque année, en mai, je fais un billet sur ce sujet ; qui me plaît.

Cadeau : Capri, jamais finie


Nous sommes quelques uns à rêver des temps anciens où Prada, Dolce & Gabbana et consorts n'avaient pas encore envahi l'île enchantée où les aéroglisseurs déversent chaque jour leurs contingents de touristes à plumer (1).
Nino Cesarini, le compagnon de Fersen à la villa Lysis.
À l'époque de Debussy, au tout début du siècle dernier, Capri était encore un havre de paix, un site préservé des curieux où le baron Jacques d'Adelswärd-Fersen, fuyant un célèbre scandale parisien, pouvait abriter, dans sa villa Lysis (2),  des amours considérées ailleurs comme illégitimes (3) relatées dans le roman de Roger Peyrefitte L'exilé de Capri.
La musique de Claude de France - c'est ainsi que l'on nomme Debussy, car il fut le symbole du renouveau de la musique française -, qualifiée en son temps d'impressionniste, est davantage une musique des sens, plus évocatrice qu'on ne veut le dire.
Dans ce Prélude, le cinquième du premier livre, flottent les parfums d'Anacapri, l'une des deux communes de l'île : fermons les yeux pour l'écouter sous les doigts de Samson François, inégalable "debussyste".

(1) Rassurez-vous : il est heureusement possible, pour peu que l'on aime la marche-à-pied, de fuir la grande foule et de découvrir tranquillement les merveilles de ce lieu unique au monde.
(2) La Villa Lysis, très "art nouveau", appartient aujourd'hui à la commune de Capri. On peut la visiter et assister aux concerts qui sont donnés en saison dans ses jardins.
(3) On peut s'amuser que la liqueur typique servie dans l'île s'appelle "finochietto". Elle est issue de la macération du fenouil sauvage. J'adore le "finocchio" sauvage, et vous ?

"Last summer " : jeunes amours



Je ne l'ai pas vu, mais la bande-annonce (avec, en fond sonore, la Rêverie de Schumann*, tout de même !) et les extraits sont un excellent présage : la mise en scène de Mark Thiedeman et la photographie - très "Terrence Malick" - augurent d'un film différent de ce que l'on peut voir habituellement dans ce type de production.
À ma connaissance, le film est sorti confidentiellement en France, une première fois en 2013 lors du festival du film LGBT, puis en 2014 au Champs-Élysées Film Festival.
Édité à l'origine par Outplay, on peut espérer une sortie DVD (vu la qualité de la photo, un Blu ray ne serait pas superflu)**.




La bande-annonce :


LAST SUMMER (2013) trailer from Mark Thiedeman on Vimeo.


Et, en guise de bonus, ces quelques extraits, avec la jolie chanson Time In A Bottle par Jim Croce :



* Nul n'est prophète en son pays : la bande-annonce allemande (que l'on peut voir en fin de clip en cliquant sur l'image appropriée) évacue Schumann pour un air de piano beaucoup plus convenu.

** J'ai envoyé un mail au distributeur et vous donnerai l'information dès que j'aurai une réponse.

mardi 5 mai 2015

Aimable conversation

"Et sinon, t'as une copine, toi, en ce moment ?"

Joli groupe d'anges


Tatoo or not tatoo...

R., lecteur lyonnais, m'envoie la photo ci-contre en référence à mon billet sur le pont du 1er mai.
Je suis très partagé sur cette vogue actuelle du tatouage : je trouve dommage de porter atteinte à l'intégrité de son épiderme pour, dans beaucoup de cas, le regretter un jour et se rendre compte que faire disparaître les traces d'un engouement de jeunesse n'est pas aisé. Ainsi, l'un de mes amis s'était fait tatouer, à 17 ans, une croix sur l'avant-bras. Ayant perdu la foi, il fit procéder à un gommage (douloureux) de ce signe religieux ostensible. Subsiste aujourd'hui - à son grand désarroi - une croix blanche tout aussi visible que la marque qu'il voulait voir disparaître.
Je découvris récemment sur l'épaule d'un très joli garçon un "tableau" en couleurs représentant le personnage principal d'un film de Tim Burton. Les spécialistes de la question m'expliqueront pourquoi s'en dégageait une odeur de "matière plastique" de nature à freiner quelque peu mes démonstrations d'affection (je suis olfactive-ment très sensible).
Cependant, pour conclure, en chantre invétéré de la tolérance, je proclame que notre corps nous appartient.

Parfois, on se demande...

"Je suis content, j'ai trouvé un truc pour m'enlaidir."
On n'a qu'une envie : le débarrasser de ce truc (un collier ? un chasse-mouches ? un grigri ?) et de ce pantalon qui le boudine, laissant apparaître la marque du "boxer".

Aïe aïe aïe

#爱不停歇#(在 Beijing Exhibition Centre

lundi 4 mai 2015

Les estampes japonaises de Hideki Koh

Tout d'abord gravure (XVIIe siècle), l'estampe fut réalisée, au fil du temps, à l'aide d'autres techniques, comme la sérigraphie ou la lithographie.
L'arrivée de la photographie lui porta un coup quasi-fatal.
Dans la première moitié du siècle dernier, cependant, elle connaissait une certaine vogue. Le bourgeois désireux de s'attirer les faveurs d'une dame (ou d'un garçon), attirait sa proie sous ce fallacieux prétexte : "Allons chez moi, je vous montrerai ma collection d'estampes japonaises !"
L'expression devint un code  : c'était bel et et bien une invitation à la bagatelle.

 Les temps changent : aujourd'hui des artistes comme Hideki Koh apportent leur tribut à l'imagerie homo, avec des œuvres érotiques qui affichent clairement... la couleur.
Mais l'invitation à venir admirer chez vous votre collec' risque de surprendre l'objet de votre désir.
"T'as pas plutôt la dernière vidéo de Bel Ami ?" risque-t-il de vous répondre.
Eh oui, si l'estampe est tombée en désuétude, Maupassant est toujours à la mode.





En amateurs d'art éclairés, vous voudrez en voir plus, supposé-je. Et cela, même si je vous dis que certaines gravures sont plus explicites, au risque d'offenser votre pudeur.
C'est bien parce que c'est vous, voici un lien vers un site qui donne un large aperçu de l’œuvre d'Hideki Koh (qui produit également des œuvres plus réalistes, dont un très étrange "accouchement") : http://gay-erotic-art.tumblr.com/
Note à 23 heures : le site de l'artiste, communiqué par un visiteur : clic

Garçons en noir et blanc par Pierre Alivon (1)

Marseille, France - (c) Pierre Alivon pour Gay Cultes

Comme un tableau de Tsarouchis

Photo Vangelis Kyris

Recréation "charnelle" des œuvres de  Yannis Tsarouchis 
par le photographe Vangelis Kyris



Photo Vangelis Kyris

Icône gay démythifiée

Deux artistes sur scène : le comédien interprète les personnages marquants de la vie de Marilyn  ;
la comédienne fait entendre la voix d’une femme à la sensibilité étonnante. 

Elle n’incarne pas la star qu’Hollywood a érigée en objet de désir, créature fascinante qui est devenue une véritable légende, bien au contraire, elle nous montre une femme dans toute sa complexité : impulsive, intelligente, mélancolique, timide, solitaire, mais surtout affamée de vie.
Le texte raisonne avec les projections des photographies de Milton Greene réinventées par Pierre Alivon (oui, encore lui !), artiste qui invente une nouvelle vie à Marilyn en la faisant voyager à travers notre monde. Mêlant composition personnelle et documents d’archives, acoustique et électronique, la musique de Daniel Yvinec, ancien directeur artistique prolifique de l’Orchestre National de Jazz, accompagne cette confession.

Cette pièce s’inscrit dans le projet trans-média UPDATE MARILYN.
À travers une installation, une pièce de théâtre, un site internet et deux web-séries, UPDATE MARILYN propose une relecture du « mythe Marilyn » dans notre monde d’aujourd’hui.

 Du 8 au 31 mai 2014 au Local, 18 rue de L'Orillon, Paris 11e 
Vendredi et Samedi 20h30,
dimanche  17h,  lundi 19h.
Plein tarif : 14 € - Demi-tarif : 7 € - RSA : 3 €

Demi-tarif (7 €) pour les spectateurs se recommandant de Gay Cultes.
Réservations : 01 46 36 11 89 - contact@principe-actif.org
18, rue de l’Orillon 75011 Paris - Métro : Belleville

http://www.updatemarilyn.com/

 Bientôt en province ?

dimanche 3 mai 2015

Bains russes par Alivon : très privé !

Photo (c) Pierre Alivon pour Gay Cultes - Tous droits réservés

À Moscou, les bains russes les plus réputés sont les bains Sandouny, rue Neglinaya. Une partie de ce beau bâtiment de 1808 est réservée aux hommes, une autre aux femmes, avec plusieurs bains de catégories différentes.
Cependant, chaque quartier de la capitale a son bania, sinon plusieurs ; aussi l’idéal est de demander à des Russes de vous donner l’adresse de celui qu’ils fréquentent, et de s’y rendre avec vous pour votre première fois, le personnel s'exprimant uniquement en russe.
Site :  http://www.sanduny.ru




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Pierre Alivon, photographe : avis aux éditeurs !

À Cuba : prise de risque !

 Pierre Alivon parcourt le monde Leica en mains depuis plusieurs années. Il en rapporte des images qui deviennent de véritables œuvres d'art. Regard aiguisé, toujours à l'affût, Alivon sait aussi promener son objectif en des lieux très privés où le touriste lambda n'a pas accès.
Il faudra bien qu'un éditeur de beaux livres rende un jour hommage à son œuvre.
En attendant - et en exclusivité s'il vous plaît ! - Gay Cultes vous offre, dans les prochains jours, un feuilleton en images qui vous permettra d'apprécier la qualité d'un travail exigeant et sensible.

Birmanie

Le site de Pierre : Memories of the world

Cadeau : un tube romantique



Dimanche dernier, 26 avril.
Je n'ai pas joué de toute la semaine, et tu me demandes de t'offrir ces pages semées d'embûches, cheval de bataille de nombreux pianistes.
Je m'exécute et en fait autant de cette Fantaisie Impromptu que je n'ai plus sous les doigts. Un crayon égaré dans le piano soubresaute allègrement en contrepoint percussif à mes halètements pianistiques. Car je sue, chante, éructe quasiment. Il serait préférable que j'arrête net, que j'extraie l'objet intrusif de la mécanique.
Non - et c'est tout moi -, je joue jusqu'à la fin, vaille que vaille, et vaillamment.
J'y parviens.
Tu m'applaudis.
Saint Arthur Rubinstein, Saint Frédéric Chopin, pardonnez cette offense !

Lu et approuvé

Vu par Silvano à Paris, Montmartre.

samedi 2 mai 2015

Fureur de vivre

C'est
le
samedi
de tous
les excés :
incendions-nous !

Aujourd'hui, chic, c'est lecture !


Quand la mode est vraiment "classe"


Le petit film ci-dessous, destiné à promouvoir une ligne de vêtements, est un ofni* dans la communication sur la mode. Il reconstitue à merveille l'ambiance des années 60. Tout y est, de la bande-son à la manière de filmer.
Les photos de Joachim Baan, qui a également réalisé le film, reconstituent excellemment, elles aussi, l'esprit "High-School Library" de ces années-là.

the New Haven Math Club from Tenue de Nîmes on Vimeo.


* Objet Filmique Non Identifié

En Chine

C'est une photographie de Pierre Alivon, auquel je consacrerai un feuilleton en images (sélectionnées par lui pour Gay Cultes) dès demain.

Lire pour vivre libre

Night fever





"Je m'entraîne : ce soir, la teuf'.
Il faut un minimum d'entraînement.
Admirez la souplesse, le déhanché, et l'utilisation que je fais des avantages que la nature m'a offerts, yeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeees ! "






Note de l'auteur : la culture sert de fil conducteur à ce blog, certes. Il n'est pas interdit, cependant, de s'intéresser de temps à autre à la culture physique, non ?

jeudi 30 avril 2015

A posteriori, faites votre choix

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Into the Light (Dans la lumière) - Anne Magill

À mon ami très "ami d'homos"* dont c'est l'anniversaire

Tu me disais qu'il t'arrive de venir ici et d'y musarder en compagnie de ta fiancée ; laquelle, brune toscane, s'est réjouie, un jour, d'y voir la photo de tes belles mains de pianiste.
Nous discutons parfois des différentes manières que vous avez, vous, les "hétéros" (que ce mot sonne mal ! ), d'être "amis d'homos*", faisant la différence avec une espèce différente que l'on nomme "homo-compatible", en référence à une période de ma vie où je parvenais à circonvenir des garçons-à-femmes.
Ça t'épate, parce qu'aujourd'hui les différentes populations sont nettement clivées.
Tu es un beau jeune homme qui ne voit pas les regards que posent sur toi, au hasard de nos pérégrinations italiennes, certains garçons-à-garçons.
Ces regards me rendent fier, un peu bêtement.
Tu te fiches royalement de ce que pensent nos hôtes et leurs clients quand nous prenons une chambre d'hôtel.
Je pense sans aucune modestie que tu es fier et heureux d'être avec moi : je suis ton ami et ton père, dis-tu.
27 ans !
Je te souhaite un bel anniversaire, E.
*Également "gay friendly" pour ceux de mes lecteurs - une minorité, je n'en doute pas ! - qui se sentent nettement anglo-saxons. 

Cadeau : ça, c'est de la mélodie !


Cette sublime aria - l'une de mes madeleines musicales - est extraite de l'opéra de Georges Bizet (qui n'a pas écrit que Carmen) Les pêcheurs de perles dont l'argument est très beau : deux pêcheurs de perles, Nadir et Zurga (ce dernier étant le chef des pêcheurs), amis, mais rivaux car aimant la prêtresse Leïla. Celle-ci, bien qu’ayant fait vœu de chasteté, est amoureuse de Nadir, ce qui déclenchera la colère de Zurga lorsqu’il apprendra leur liaison. Les amants échapperont à leur condamnation à mort, car Zurga découvrira en Leïla celle qui lui avait sauvé la vie dans le passé, dont il ignorait alors l’identité…
Cet air est chanté par Nadir (ci-dessus incarné par le grand Alain Vanzo), évoquant le doux souvenir de Leïla.

En cadeau bonus, en voici le texte pour vous permettre de jouer les rossignols sous la douche :

Je crois entendre encore,
Caché sous les palmiers,
Sa voix tendre et sonore
Comme un chant de ramier!
O nuit enchanteresse!
Divin ravissement!
O souvenir charmant!
Folle ivresse! doux rêve!

Aux clartés des étoiles,
Je crois encore la voir,
Entr'ouvrir ses longs voiles
Aux vents tièdes du soir!
O nuit enchanteresse!
Divin ravissement!
O souvenir charmant!
Folle ivresse! doux rêve!
Charmant souvenir!
Charmant souvenir!