Le blog quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana. Maison de confiance depuis 2007.


Tombe, Victor !

Tombe, Victor !
(c) Jonathan Wateridge - Tous droits réservés

mardi 3 mai 2016

Le printemps, c'est pour quand ?

Photo Alex Stoddard

Les jeux vidéo...


c'est mieux à deux,
ne trouvez-vous pas ?

Menu larcin

Photo Silvano Mangana. Non mais !
Amusant de trouver cette photo (argentique, à l'origine) de F. qui trône au-dessus de mon lit depuis quelques années, dans un blog espagnol (ou d'Amérique du Sud ?). Je l'avais publiée ici, il y a déjà fort longtemps. Le blogueur ne cite pas le nom de l'auteur, mais Gay Cultes figure dans les liens de la colonne de droite. Le jeune F. fit un temps partie de ma vie ; sa mère avait fait de moi un référent : j'étais une "bonne fréquentation". Quoique...

Pris à pic

Brasero, Pompei - Matériau inusable, montée en chaleur rapide

Si on s'évadait ?!

lundi 2 mai 2016

En totale liberté

Sumba, Indonesia - Jean-Christophe Huet, photographe

Tendance

Cet été,
ce sera
marinière
et shorts (enfin vraiment courts).

David Bowie lisait


David Bowie aimait la littérature.
On trouvera ci-après, la liste de ses cent livres (d'auteurs anglo-saxons principalement) préférés : clic
Si on demandait à une certaine star française de nous citer ses 100 ouvrages favoris... on s'amuserait bien !

Publication de Tombe, Victor !

J'avais publié ici des extraits de ce roman, comme un journal intime d'adolescent retrouvé dans le grenier de ma mémoire, l'imagination faisant le reste.
Lors de cette publication en épisodes hebdomadaires, vous avez été très nombreux à me prodiguer vos encouragements, à exprimer le souhait d'avoir le roman entre les mains. N'étant pas écrivain professionnel, j'ai eu quelque mal à trouver le moyen de diffuser ces pages écrites avec le cœur. Après moult atermoiements, j'ai décidé de faire publier l'ouvrage par l'intermédiaire d'un éditeur du Net dont j'ai vérifié le sérieux. Certes, l'éditeur ne se mouille pas outre mesure, et l'on ne pourra, dans un  premier temps, acquérir le livre qu'en le commandant ou en achetant sa version numérique sur des sites bien connus. 
L'impact de ce blog peut décider de l'avenir de Tombe, Victor ! 
Il y aura donc de la "promo" sur Gay Cultes afin d'assurer la plus large diffusion possible, sachant que le "succès" n'est pas ma priorité, le gain encore moins. Ne perdons pas de vue qu'il y a des exemples d’œuvres publiées de la même manière qui ont connu une belle destinée par la suite.
Enfin, je voulais signaler qu'ayant sollicité du peintre britannique Jonathan Wateridge les droits de reproduction de son œuvre Boy on Wall, celui-ci me les a immédiatement accordés après lecture d'un extrait du roman. Je perçois cela comme un encouragement et le signe que l'entreprise est viable. Dès publication, je vous donnerai tous les éléments utiles pour vous procurer Tombe Victor ! que je signe du nom d'auteur Louis Arjaillès.

Page Facebook : n'hésitez pas à vous rendre sur la page de Tombe, Victor ! pour suivre l'avancement du projet, à cliquer sur "J'aime" et à faire part de vos encouragements !
C'est ici : clic

Extrait :


Est-ce que je sais qui je suis ?
Toutes ces questions qui m'assaillent...
Je suis un extra-terrestre peut-être, dans un monde que je ne comprends pas.
Le crissement de la craie sur le tableau m'agresse ; craie, laisse-moi au creux de mes pensées s'il te plaît.
Je ne pense qu'à Victor ; il me hante la nuit dans mon sommeil ; parfois, je crie et me réveille en sursaut ; soubresauts ; frayeur.
Ma mère ne sait pas me consoler.
Je voudrais une voix douce, rassurante ; au lieu de cela, elle cède à la panique, hurlant presque :
- Qu'as-tu, mon fils ? Pourquoi as-tu crié ? Tout va bien, pourtant ! De quoi pourrais-tu te plaindre ?
Lui dire « Je pense à Victor qui m'ignore, qui fait comme si la boulette de papier mâché que je lui ai lancée avec mon stylo-sarbacane ne l'avait pas atteint » ?
Impossible, inavouable, hérésie. Serais-je un monstre ?
Victor m'ignore, ou il sait ; trop bien.
Mais alors, il me méprise, me hait peut-être ?
Je remarque tout, sa nouvelle chemise à petits carreaux verts, sa coupe de cheveux toute fraîche, la petite tâche sur le blazer, le lacet défait : attention, Victor, tu pourrais tomber !
Tombe Victor, oui tombe !
Ton genou saignera et moi je lècherai la plaie pour qu'elle ne s'infecte pas ; après, je soufflerai dessus pour que ça sèche et tu me souriras, et tu diras :
« Merci, comment je ferais si t'existais pas ? ».
Et alors tu m'embrasseras doucement sur la joue ; et il y aura une larme qui coulera ; et tu l'avaleras.
Craie, laisse-moi au creux de mes pensées, s'il te plaît.


(c) Louis Arjaillès 2016

Caravaggio (Le Caravage) : un original découvert en France ?

La version actuellement visible de l’œuvre en question. Un "original" bientôt révélé ? (Eric Vandeville / Abaca)

[D'après le Quotidien de l'art, une version originale du tableau Judith décapitant Holopherne du peintre italien pourrait bel et bien avoir été redécouverte en France. En attendant l'expertise, le ministère de la Culture a interdit sa sortie du territoire.]
Le Figaro (site Internet).
La suite ici : clic

Note à 12 heures, lundi 2 mai :
Celeos (Véhèmes) me signale que les experts se sont mis d'accord.
Il s'agit bien d'un authentique tableau de Michelangelo Merisi dit Le Caravage.
Mazette !

Note à 17 h 15, mardi 3 mai :
Selon un autre estimé commentateur, la bataille n'est pas terminée !
(Voir les commentaires)
À suivre. Avec intérêt, en ce qui me concerne.

dimanche 1 mai 2016

Galipettes

Photo de Paulo Madeira

Publicité gratuite

Epeda (!) multi-soupirs ?

Bon dimanche !

Premier mai

Leonard Freed - Naples 1956

Je n'avais pas de muguet sous la main

Agapes


Simple et revigorant plateau pour ce que les anglo-saxons (et les influencés) nomment "brunch".
On préfèrera évoquer une légère collation dominicale.
C'est juste ce qu'il faut pour rejoindre quelque cortège célébrant la Fête du Travail, laquelle, cette année, ne nous permet pas d'envisager l'un de ces ponts, dont nous autres, français, sommes si friands.

samedi 30 avril 2016

Garçon nu à sa fenêtre (n°2758)


C'est fou le nombre de photos mettant en scène des jeunes gens nus regardant par une fenêtre !
Ne boudons pas notre plaisir : les arguments mis en évidence par celui-ci sont convaincants.

Aussitôt blessé, aussitôt pansé

Mais pas par moi, et c'en est fort contrariant.

L'âme des poètes

Già mi parla l’autunno. Al davanzale
buio, tacendo, ascolto i miei pensieri
piegarsi sotto il vento occidentale
che scroscia sulle foglie dei miei neri
alberi solo vivi nella notte.
Poi mi chiudo nel letto. E mi saluta
il canto di un ragazzo che la notte,
immite, alleva : la vita non muta.


L’automne me parle déjà. 
À la fenêtre sombre j’écoute dans le silence mes pensées fléchir sous le vent d’ouest
qui ruisselle sur les feuilles de mes arbres
noires présences seules vivantes dans la nuit.
Puis je m’enferme dans mon lit. 

Salué par le chant d’un garçon que la nuit,
violente, amplifie : la vie ne change pas.

Sandro Penna (1906-1977) 



Sandro Penna et Pier Paolo Pasolini
Ph. ©  Mario Dondero
 

Colombie : légalisation !

JDD/SIPA


La Cour constitutionnelle de Colombie a définitivement légalisé jeudi le mariage entre personnes du même sexe, ce pays devenant ainsi le quatrième d'Amérique du sud à autoriser l'union homosexuelle.
"Les juges ont affirmé à la majorité que le mariage entre personnes du même sexe ne viole pas l'ordre constitutionnel en vigueur", a déclaré la présidente de l'institution Maria Victoria Calle.
(via L'Obs) 

 

Dessin de nu

De Pierre Souday

vendredi 29 avril 2016

Purification


Livre de poche

What is memory Duane Michals

Capri




Ce que j'écrivais, en 2008, sur le baron Fersen et la villa Lysis : clic

Visage

De Pierre Souday

" Educazione di amore "

C'est une toile d'Antonio Allegri, dit "Il Corregio"
J'en sais qui ne me démentiront pas : il y a toujours une bonne raison de retourner à Rome.
C'est aux écuries du Quirinal que ça se passe (jusqu'au 26 juin) :



jeudi 28 avril 2016

Contemplation

Photo Lucien Clergue pour J'ai tant contemplé de Constantin Cavafy*
*Éditions fata morgana : inabordable, hélas ; voulez la date de mon anniversaire ?

Hommage au poète


Photos de Duane Michals
Le poète est incarné par l'acteur Joël Grey, qui fut le meneur de revue du film Cabaret de Bob Fosse.

Cadeau : PIANO MAJUSCULE


Il y a quelques années, le jeune Evgeny Kissin enflammait le public des Prom's de Londres d'une impressionnante série de "bis", avec, notamment, cette étude de Scriabine dont je recommande aussi l'interprétation par son illustre aîné Vladimir Horowitz.
C'est court, mais cette fougue est communicative : la pêche pour la journée.

Bourgeoisement

Fillette - Louise Bourgeois 1968
Après tout, il faut bien, de temps à autre, justifier le bandeau d'avertissement qui précède votre visite de Gay Cultes.

Coucou !



Say or not say

Duane Michals, un Hamlet aux petits oignons
C'est extrêmement irritant d'entendre Augustin Trapenard, en charge d'un page culturelle du service public de radiodiffusion, dire "on commémore le quatre centième anniversaire de la mort de William Shakespeare".
Augustin, dites-nous, dans ce cas, quand a eu lieu ce quatre centième anniversaire !
Cette faute est, hélas, commise, par nombre de ses confrères auxquels il convient de signaler l'existence des verbes célébrer et fêter (selon le cas).
De même, Yann Barthès, avec lequel on sera toutefois plus indulgent (émission mêlant actualités et humour), n'hésitait pas, l'autre soir à nous informer qu'Obama s'était livré à divers "serrages" de mains.
De là à déduire, Yann, qu'il vous manque un boulon...

mardi 26 avril 2016

Il s'aime

Étrangement,
il y a des cas où
mon aversion pour les selfies
se dilue dans une brume d'indulgence coupable.

Saint Sébastien II, le retour

Le SAMU arrive.

Péril en la demeure


Je ne sais pas si c'est votre cas, mais il y a des périodes où les objets manifestent une incompréhensible hostilité à mon égard.
Un véritable festival : la manche du peignoir de bain accroche un verre en équilibre précaire sur le plan de travail de la cuisine et le verre choit, se fracassant sur le sol ; d'autres contenants de la même matière ont été oubliés à côté du lave-linge et subissent le même sort funeste lors de l'essorage. Les ampoules choisissent d'expirer l'une après l'autre, le parapluie s'étiole dans l'entrée pendant que des trombes d'eau s'abattent inopinément sur moi (il faisait grand soleil lorsque j'ai quitté ma demeure), et, évidemment, le bus me passe sous le nez quand j'ai un rendez-vous urgent...
Il y a des jours où l'on ferait mieux de rester couché.
Il faudra que je vérifie les fixations de la suspension qui se trouve au-dessus de mon lit...


Cadeau : le géant aux doigts de fée