Ne pleure pas, Cristiano !
Un très estimé jeune homme de mon petit cercle d'amis, très footeux (il pratique avec aisance tous les mardi soirs avant de venir piller mon frigo !), me disait combien le milieu footballistique est homophobe, qu'on ne peut imaginer un instant qu'un joueur fasse son "coming-out" : la conséquence, selon lui, étant que sa vie devienne ensuite un enfer.
Ce jeune ami, non pratiquant de la chose homosexuelle, mais s'honorant d'en être un sympathisant
(il y un terme anglais en deux mots, qui m'échappe à l'instant, c'est ballot !), s'amuse à me citer des joueurs, et, si nécessaire, vu mon ignorance crasse en la matière, à me montrer leur photo, pour me demander si tel ou tel aurait l'heur de me plaire.
J'avais eu l'occasion de lui dire un jour que le joueur portugais Cristiano Ronaldo m'apparaissait séduisant, faisant de moi une midinette énamourée.
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" Silvano ne m'aime plus. " |
Mais voilà, c'était avant : aujourd'hui, le footballeur le plus bardé de récompenses de la planète, n'éveille en moi que de la sympathie, tout au plus.
- Oh, Silvano, je vais le lui faire savoir, il en sera fort marri.
Effectivement, comme le montre la photo ci-contre, ma désaffection est venue aux oreilles du joueur du Real Madrid, et l'a plongé dans un état d'affliction de nature à ébranler quelque peu mon intransigeance.
Bon, allez, Cristiano : si, après ton prochain match parisien, tu veux venir te reposer à la maison, pas de problème. À la condition que tu ne t'incrustes pas.
Et lui, là !
(Cristiano, prends garde, la relève est assurée !)
David Luiz console James Rodriguez :
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Homophobes, peut-être, mais garçons sensibles sûrement. |
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Le même James Rodriguez en tenue d'intérieur. |
Paris, terre de contrastes
L'Euro de la balle-aux-pieds se déroule dans une France en pleine crise de nerfs. Grèves dans les transports (notamment ceux censés acheminer les hordes de supporteurs), manifestations diverses, et, cerise sur le gâteau, arrêts de travail chez les éboueurs qui ont eu le bon goût de délaisser les ordures des quartiers les plus chics de la capitale où, nous dit on, les pigeons et les rats festoient joyeusement du reliquat des agapes des "happy few" de Saint-Germain des Prés ou de l'avenue Mozart.
Mais il s'est trouvé néanmoins de joyeux drilles pour organiser un pique-nique "en blanc" sur la très chic Place Vendôme, sous les fenêtres de la Chancellerie.
C'était mercredi dernier, avec la bénédiction de forces de l'ordre, qui n'ont pas eu affaire, au moment de la dispersion, à ces fâcheux casseurs qui vous transforment un quartier commerçant en paysage lunaire.
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" Nous, vous savez, la Loi Travail... " |
De toutes façons,
moi, je préfère
le basket !