Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


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jeudi 8 septembre 2022

Allez hop, tout le monde à la campagne !

Tero Puha, photographe  -  Otto (fouloulou, non ?) à Fiskars (Finlande), 2021

 C'est en Finlande que l'on peut encore se tenir éloigné des hordes de touristes. Le pays semble cool, ouvert, tolérant.
Idéal. Si on n'est pas frileux.

jeudi 10 septembre 2020

Venise encore : un jardin dans la lagune


On peut faire de jolies photographies du haut du campanile de San Giorgio Maggiore, l'île qui fait face au Palais des Doges, et, de là, rejoindre la Giudecca qui fait face aux Zattere.
Il faut explorer cette île pour s'éloigner des boutiques de luxe qui se serrent autour de San Marco : avec le sestiere Castello, c'est une Venise populaire qui s'offre au visiteur désireux de s'écarter des chemins balisés, battus et rebattus.
Quand, comme moi, on vient pour la énième fois, il y a toujours à découvrir : la Sérénissime et ses abords ont beaucoup à offrir pour peu qu'on soit curieux.

lundi 7 septembre 2020

Venise m'euphorise

Comme prévu, la Sérénissime, à cause de la pandémie (grâce à elle ?) m' est apparue telle que je ne l'avais jamais vue.
Et ce n'était que la quinzième fois que je l'aimais.
Comme dans notre pays, où les Français ont choisi, dans leur majorité, de passer leurs vacances, Venise a attiré une foule d'Italiens ravis de découvrir la cité des Doges rendue à elle même, sans ces touristes d'un jour irrespectueux de sa beauté : pas de bains de pieds dans la lagune, pas de beaufs ingurgitant leur pizza "al volo" assis sur les marches de San Marco ou sur celles des multiples "pontile", pas de grands bateaux de croisière déversant leurs foules d'un jour armées de perches-à-selfies, transformant cette ville éminemment baroque en parc d'attractions  au parcours balisé.
On entend donc essentiellement la langue-musique de Dante ; s'y égarent parfois, minoritaires, celles de Goethe ou de Molière.
Dans le vaporetto, qui, il y a peu, éveillait le souvenir du métro parisien aux heures de pointe, on entend râler, en toute logique, un couple de jeunes français se plaignant que les "bâtiments" (!) ne sont pas assez éclairés (on est au crépuscule) pendant que je jouis de la quiétude qui règne enfin sur le Grand Canal dont les eaux ont quasiment retrouvé leur pureté originelle.
Le soir, les places, les venelles, la "plage" qui jouxte le "Rialto mercato", où l'on déguste l'ultime "grappa" avant de rentrer au couvent (l'hôtel fut en des temps reculés un monastère), laissent entendre le silence que trouble à peine le clapotis des eaux du canal ou, parfois, le toussotement d'un vaporetto fatigué d'avoir subi tous les assauts.

Quant aux vrais Vénitiens - il en reste quelques uns ! - on sait, l'expérience aidant, où les trouver, en population lassée des diverses invasions barbares d'hier et d'aujourd'hui ; on apprécie leur discrétion et l'orgueil qui se manifeste par leur refus de consommer, désormais, cet "Aperol Spritz" vendu à prix d'or sur les terrasses parisiennes : leurs spritz à eux sont maintenant rouges de Campari, signe de résistance au marketing de la maison Barbieri devenue, grâce à son breuvage orangé, firme internationale florissante.
Autour des "cicheti"  - ah, parmi ceux-ci, cette sorte de brandade de morue sur toasts ! - ils se retrouvent dans d'obscurs "bacari" connus d'eux-seuls, quand le visiteur lambda se laisse gruger par des "aperitivi" sans générosité sur l'artère principale du Cannaregio, celle où le touriste harcèle l'autochtone de "San Marco, please ?". Excédés, mais non sans humour, des petits malins ont tracé à la craie des indications fantaisistes destinées à égarer le passant qui tourne et vire sans jamais aboutir à la fameuse place aux pigeons (dans les deux sens du terme).
Je pense, ayant relu Taine à la faveur de ce séjour, à l'émerveillement qui le saisit lors de sa découverte de la Sérénissime lors de l'avant-dernier siècle (comme le temps passe), et, comme lui et tant d'autres visiteurs sachant la regarder, en savourer toute splendeur, j'ai, à chaque fois, le cœur serré quand il me faut la quitter.

Je vous le promets : ce sera mon seul coucher de soleil. Mais, reconnaissez que ce n'est pas laid.

En guise de carnet de voyage, j'ai choisi de publier, ci-dessous, des photos (avec ou sans légende) qui, à mes yeux, racontent ce bref séjour.
Je ne vous apprendrai sans doute rien, internautes chevronnés, en rappelant qu'il suffit de cliquer sur les photos pour les afficher en très très grand :



















mardi 1 septembre 2020

Aujourd'hui


Parcourir une Sérénissime
tranquille, débarrassée
des foules grouillantes
des années précédentes :
le séjour prévu en juillet
avait été reporté.
J'ai hâte !

Nota
J'hésite à emporter mon Panama :
ma fine moustache et mes
cheveux teints peuvent prêter
à confusion.

samedi 8 août 2020

Loch, lac, lago... solo

Photo Bruno Fernandes


"Une seule chose est nécessaire : la solitude.La grande solitude intérieure.
Aller en soi-même et ne rencontrer pendant des heures personne,
c'est à cela qu'il faut parvenir. Être seul, comme l'enfant est seul."

Prose (édition 1966) Rainer Maria Rilke

mercredi 22 juillet 2020

Sobre

Palazzo Reale (Palais royal), Torino (Turin) Photo de Massimo Benenti

lundi 6 juillet 2020

Le garçon près de la rivière*

Alejandro Manzano Tomás par Adri Cuerdo

* Non, ce n'est pas un  hasard :
ce titre vous rappelle quelque chose ?

lundi 29 juin 2020

Vie à Venise

Dans l'excellent journal ou magazine (on ne dira plus blog, OK men ?) de Lorenzo intitulé TramezziniMag, du nom de ces sandwiches au pain de mie que l'on peut reproduire à loisir sous la pâtisserie dénommée "Sacré Cœur", mais n'auront jamais ce goût inimitable sans doute imprégné de l'humidité saline de la Sérénissime,  Lorenzo cite le bel article d'Arièle Butaux, confinée à Venise pendant la période dramatique, bien plus dure que la nôtre, que vient de vivre l'Italie, la région Veneto (Vénétie) ayant été miraculeusement préservée jusqu'aux confins de la Lombardie, laquelle est encore sanguinolente des plaies infligées à Brescia, Bergame, et autres joyaux qui me sont si précieux, devenus indispensables à mon équilibre.
L'article d'Arièle Butaux, sans doute l'une de ces françaises tombées en amour de Venezia, titre et sous-titre :

"À Venise, le bonheur du dimanche et notre solitude apprivoisée

Ce que ce confinement nous prend de liberté et d’insouciance, il nous le rend en acuité. Nous n’avons plus cinq sens mais six ou sept, en éveil."

Il est daté du 10 avril, date où nous étions nous-mêmes reclus.
Je vous mettrai le lien en fin de billet, rassurez-vous, mais je voulais vous dire mon ressenti à sa lecture : j'en ai reçu un désir irrépressible de retourner très vite là-bas où je n'ai pas mis les pieds depuis 2013, ce qui n'est guère dans mon rythme vénitien. Je veux te revoir, ville aussi éternelle que Rome, sans le vrombissement des sirènes des bateaux de croisières gratte-ciel, sans les "jeunes mariés" d'Asie en quête de la photo idéale pour Instagram, sans les hordes se gavant de bouffe importée sur les marches de San Marco devant le Museo Correr !
Oh, je vous en prie, n'ébruitez pas que Venise s'offrira, dans les prochaines semaines, plus sereine, plus saine, plus rare, moins maladivement fébrile qu'elle le fut ces dernières années - d'où mon absence ? - qu'elle va trouver une autre manière d'accueillir ses amoureux ! J'y crois : je vois l'énergie que déploient les associations qui s'époumonent à dénoncer les atteintes à l'intégrité de l'ancienne République, et je veux aller les soutenir en visiteur responsable, en véritable amoureux d'une ville qui doit redevenir la plus belle du monde.

Le beau texte "en confinement" d'Arièle Butaux : ici

Le Grand Canal pendant le confinement



dimanche 21 juin 2020

Chambre avec vue

Francisco Henriques, modèle portugais, par Olivier Yoan

On ne nous dit pas s'il s'agit d'une vue imprenable.


lundi 15 juin 2020

De l'air !

Je pars jusqu'à vendredi chercher de l'amitié, de la fraîcheur, de la chlorophylle, du silence, des vaches, des moutons et des chèvres, des ânes, de l'eau vive, du soleil ou de la pluie - peu me chaut ! - après ces éprouvantes dernières semaines.
Meurtri par les pollutions de toute nature en résurgence depuis la fin du confinement, j'ai besoin de reprendre mon souffle.
Je ne sauterai pas à l'élastique, mais je boirai aux sources du Vercors.

Gorges d'Omblèze, la Gervanne | Photo Nicolas "Niko" Bernard, Flickr
Je continuerai à venir vous voir chaque jour, car on peut programmer les billets.
Un ange par jour, voire plus, ça ira ?
Je publierai vos commentaires si j'ai une connexion, sinon en rentrant.


samedi 13 juin 2020

Il y a un an...

Ce garçon est un chanteur britannique gay qui se nomme Ronan Parke, me souffle-t-on.

Des milliers de personnes
de tous âges envahissaient les
rues de Vienne (Autriche) pour
recueillir des fonds et sensibiliser
le grand public à la persistance du VIH.
Ce fléau rôde toujours autour de nous ; les plus jeunes,
souvent inconscients, doivent en tenir compte et se protéger.
Tous les autres aussi, bien sûr !

jeudi 11 juin 2020

Ironique

Photo Xavier Samre

Le "casque colonial"
n'a jamais été si bien porté.

dimanche 24 mai 2020

Un dimanche à Loreo, Veneto

Photo de Mario Cattane

Non, ce n'est pas un jeune confiné de la période actuelle :
ce Domenica a Loreo, Interio date de 1954.

La région Veneto, "Vénétie" en français, a été relativement épargnée lors de la propagation du coronavirus Covid-19. Elle jouxte pourtant la Lombardie où le fléau a frappé très fort.


Loreo, Veneto (Province de Rovigo)



lundi 18 mai 2020

Poser sa serviette...


est quelque peu malaisé en ce moment.
Mais sans doute existe-t-il des points d'eau
privilégiés loin de la foule déchaînée.

jeudi 30 avril 2020