Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


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mardi 26 août 2025

La Bretagne, ça me gagne !

 Mon hôte me répète que, chez lui, il fait beau trois fois par jour !
J'ai été bien content de fuir la canicule parisienne, qui était encore présente lors de mon départ.

Trois fois par jour, et plus : vendredi dernier. Ma photographie. 

vendredi 25 juillet 2025

Beau début d'été

Petits bonheurs en faits d'été

Trois jeunes élèves ont obtenu le bac avec mention Très Bien, dont l'un avec félicitations du jury. Qui a dit que la pratique quotidienne de la musique n'était pas compatible avec les études ?

Un autre élève, (un vieux de 19 ans) a été admis dans la très convoitée "classe libre" du cours Florent, réputée pour être la mise en orbite des nouveaux talents.
Comédien et musicien, c'est mieux que bien.

Nous avons fêté ma retraite en fin d'année scolaire avec le "staff" de l'école de musique, des élus et des confrères et sœurs. On m'a remis un très beau diplôme et offert mon prochain voyage... en Italie.

Beau cinéma du nord

Le personnage de Tor, à gauche, est bouleversant d'Humanité.

Je n'ai vu, à cette heure, qu'Amour, le deuxième volet de la Trilogie d'Oslo de Dag Johan Haugerud. Outre une peinture très juste de la diversité des relations gays, le film est une étonnante leçon de bienveillance qui vous étreint et donne envie de se regarder dans un miroir pour y déceler quelque bonté et tenter de lui donner sa chance. Il est intéressant que Le nouvel Obs ait consacré une large part de son avant-dernière livraison à la gentillesse, qualité trop souvent méprisée dans notre monde en perte de valeurs morales. Il est un cinéma qui vous rend meilleur.
Rêves, Amour et Désir, les trois films de la trilogie peuvent se voir dans l'ordre ou le désordre.

lundi 2 juin 2025

En (ré)écoutant les Variations Goldberg

Photo d'Alexandre Chagnon

Je "poste" tardivement, aujourd'hui
Non que j'aie trop célébré la victoire du Qatari Saint-Germain, mais je me suis accordé une très grasse matinée, bercé par ces "Godberg" interprétées par le jeune Lim, celles-là même que j'avais inséré ici mardi dernier. (clic). En conclusion de mon billet, j'écrivais : c'est parfait, le matin, pour écrire, lire ou tout simplement méditer. C'est ça.
J'ai déjeuné, hier, avec un jeune élève à fort potentiel pianistique qui ne sera pour autant pianiste. Fou de cinéma, il regarde pas moins de... vingt films par mois, en salles, s'il vous plaît ! C'est un littéraire qui s'orienterait volontiers vers l'écriture de scénarios.
Après le déjeuner, nous avons regardé Habemus Papam, le film de Nani Moretti où Michel Piccoli crevait l'écran une fois de plus. Ensuite, longue discussion sur le cinéma italien, qu'il connaît peu. Nous avons prévu de voir quelques pépites, dont Affreux, sales et méchants d'Ettore Scola, L'argent de la vieille de Comencini, Une vie difficile de Dino Risi avec un immense Alberto Sordi, ou encore Nous nous sommes tant aimés de Scola. Ce jeune homme a déjà abordé Pasolini, avec Théorème, L'Évangile selon Saint Matthieu et Accatone. Tout juste dix-huit ans : rassurant.

Lea Massari et Alberto Sordi, Una vita difficile

mercredi 28 mai 2025

L'incroyable Monsieur Lim

 Combien de fois ai-je entendu le troisième Concerto de Rachmaninov ? En 2022, Yunchan Lim emportait haut les mains le prestigieux Concours Van Cliburn avec ce chef-d'œuvre réputé semé d'obstacles. J'ai diffusé récemment un extrait stupéfiant par Trinofonov. La prestation de Lim, au concours, a bénéficié d'une captation par les équipes de Decca qui vient de sortir en CD et sur les plateformes. La qualité de la prise de son permet de mesurer la performance exceptionnelle du jeune pianiste qui illustre bien l'expression "jouer dans la cour des grands". À écouter avec un matériel à la hauteur de l'enregistrement :

jeudi 24 avril 2025

Une absence

Malgré nos échanges en vidéo du dimanche matin, tu me manques.
Apprendre à devenir grand dans ce pays qui m'est ô combien étranger, quelle drôle d'idée !
Je te vois encore sur le balcon d'à côté, ce jour d'épidémie où nous ne pouvions que converser aimablement à distance. Ce fut de musique, une évidence. C'est elle qui nous a réunis quand ces nuages noirs se dissipèrent. Tu as dit "affinités électives". Oui. Sept cents jours à jamais gravés. Et puis, ta jeunesse t'a mené ailleurs. D'abord pas très loin, où nous pouvions nous rejoindre en quelques tours de locomotive. J'avais même fini par trouver à la gare d'Austerlitz, si laide, des airs de victoire sur l'attente de chaque nuit d'insomnie. Enfin, tu m'as dit "que me conseilles-tu ?"  et j'ai dit "vas-y, c'est ton avenir". Tu es parti. Tout se passe pour le mieux et tes succès me font paraître la vie plus douce. Douces, si douces, étaient ces attitudes quand, chez moi, tu prenais tout l'espace. Ta démarche de félin pour les simples gestes du quotidien : mettre la table, la débarrasser, servir un alcool, trinquer les yeux dans les yeux. Je guette le son agaçant de l'interphone. Tu avais fait un si beau dimanche le voyage et tu m'avais surpris, cachant ton visage derrière un énorme bouquet de fleurs d'été. C'est si loin, déjà. De savoir que j'ai ma place dans ton cœur embellit chaque heure que je vis. J'ai mille souvenirs de toi, que je sais partagés : le cinéma ; une collation au bord du canal ; un standard de jazz joué à deux ; un "je t'aime", une seule fois, mais pour l'éternité. Je t'ai dit l'autre matin : "tu ne me manques pas". Tu sais, comme Danielle Darrieux dans Madame De... hurlant doucement, sur le pas de la porte, après le départ de l'amant :
— Je ne vous aime pas, je ne vous aime pas, je ne vous aime pas.  
S.

Photo Richard Kranzin, 2023

dimanche 12 février 2023

Tranche de (ma) vie

Mes vingt ans (et un peu plus)

Pour mon anniversaire (en janvier), un garçon que j'aime et qui m'aime m'a offert ce beau livre. Les fameux écrits de Céleste Albaret, adaptés par Corinne Maier, sont devenus roman graphique grâce aux très beaux dessins de Stéphane Manel. C'est admirable. Et j'ai lu cent fois la dédicace. Et j'en ai pleuré de joie. Pour l'occasion - cette année, c'est un compte rond -, un ami essentiel a organisé, le 29, un dîner dans un restaurant de la Butte Montmartre : amis - gens du spectacle, dont un histrion adoré qui me manquait, et toute la "garde rapprochée" : mes indispensables, du plus âgé au plus jeune (celui du cadeau ci-contre), mon filleul-fils-ami-disciple, le jeune énarque "pas de droite", une comédienne d'exception, deux "vedettes" de la télé, une toute jeune amie belle à se convertir qui aime que j'aime celui qu'elle aime. Nous n'étions que deux "gays" - j'en fréquente si peu ! - et j'ai fait le zouave. Boissons sans excès, en ce qui me concerne, et fin de soirée chez moi, pour s'attendrir avant de se quitter. En cadeau commun, un beau voyage à venir. Devinez où ?