Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


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jeudi 30 avril 2026

Beau boutis (*)

 


(*) Le boutis est un dessus de lit matelassé composé de deux couches de tissu garnies de ouate. Il se distingue par ses motifs piqués, souvent floraux ou géométriques, qui lui confèrent un côté chaleureux et authentique.

lundi 30 mars 2026

Déboussolé

 L'heure d'été, ça perturbe : ce garçon ne s'est toujours pas réveillé.

dimanche 8 mars 2026

Rareté

 J'ai retrouvé cette vidéo dans les archives de Gay Cultes.
En ce temps-là, je pouvais enregistrer les vidéos de YouTube.
Ce n'est plus possible aujourd'hui.
Ce court-métrage n'est plus visible sur le fameux support. Vous comprendrez aisément pourquoi, bien que certaines limites ne soient pas franchies.
Bon visionnage, malgré la qualité de ces images retrouvées.

dimanche 15 février 2026

Le petit déjeuner au lit



Cette photographie fleure bon le passé.
Seuls quelques vieux messieurs connaissent le charme désuet des petits-déjeuners au lit, de la dernière livraison d'un journal du jour qu'on parcourt pour être au fait de l'actualité.
Nos anciens ne se ruent pas, sitôt levés, sur leur computer ou leur smartphone, sauf à prendre connaissance des dernières divagations de votre serviteur.
Ici, pourtant, on devine un homme jeune. Je ne veux pas croire (ou voir ?) qu'il s'agit d'une mise en scène. Je préfère penser que ce garçon a pour ligne de conduite la recherche de raffinements oubliés.

lundi 1 décembre 2025

Premier baiser | Déjà un "classique"

Ému par ce vidéo-clip, je l'avais inséré dans GC dès sa sortie.
C'est toujours aussi émouvant :

lundi 17 novembre 2025

Il venait d'avoir 18 ans

 Mine de rien, Gay Cultes fête son dix-huitième anniversaire aujourd'hui .
Le premier billet était consacré au film Maurice, de James Ivory (ici).
La première photo d'ange était signée Anthony Gayton :

Franz Schubert. So crazy in love ? *

Article paru dans Gay Cultes le 20 novembre 2007, légèrement modifié.


Génie musical fauché par le typhus à l'âge de 31 ans, Franz Schubert ( 1797-1828) fut l'émule de Haydn et surtout de Mozart, qu'il vénérait.
Contemporain de Beethoven (1770-1827), il vouait au compositeur allemand une admiration sans limite.
Après des études musicales poussées, notamment avec Salieri, son cher professeur, victime d'une réputation injustifiée selon les meilleurs historiens, Franz Schubert composa ses premières œuvres pour piano à l'âge de 13 ans et sa première symphonie à 16 ans.
Ce sont particulièrement ses "lieder" ("Marguerite au rouet", "Le roi des aulnes" ou "La belle meunière") qui lui vaudront la notoriété.
En sa courte vie, le musicien autrichien produira une œuvre très importante, abordant tous les genres musicaux avec un égal bonheur : opéras, symphonies, musique de chambre, chant, piano, musique sacrée et chorale...
Sa "Sérénade", son "Ave Maria", sa "8ᵉ symphonie dite "inachevée", son "trio avec piano" ressuscité par Kubrick pour son "Barry Lyndon" et le quintette "La truite" traversent le temps et la mémoire de l'humanité.

Schubert jeune, sans lunettes.
Mignon, non ?

On a beaucoup glosé sur la sexualité du musicien viennois.
Aujourd'hui demeurent peu de doutes à ce sujet : amoureux passionné d'une seule femme, Thérèse Grob qu'une loi incongrue l'empêcha d'épouser, Schubert n'en était pas moins attiré par les garçons. Selon certaines sources, les soirées appelées "Schubertiades" permettaient à de jeunes hommes de faire connaissance.
Certaines lettres de Franz, en "langage crypté", tendent à corroborer ces assertions, mais l'on imagine combien l'affirmation de la différence était difficile à assumer en ce début de 19ᵉ siècle.
Mais peu importe que l'immense compositeur ait préféré les "jeunes paons" aux "corneilles" selon le langage codé de Benvenuto Cellini si cela nous vaut la mélancolie et les sourdes colères contenues que laissent poindre les impromptus magnifiés par le grand "schubertien" Alfred Brendel. La Sonate D960 par Richter est à découvrir ou redécouvrir absolument.
Ci-après, un extrait du fameux trio avec piano emprunté par Kubrick pour l'un des plus beaux films de l'histoire du cinéma :

 
* "So crazy in love" : cette phrase figure sur un autocollant que j'acquis à la "maison de la musique" de Vienne.