Le blog quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


Tombe, Victor !

Tombe, Victor !
" Tendre, émouvant, ensoleillé, universel "

dimanche 23 juin 2019

Cheng en Thaïlande







Cheng. 成 @Chengchangfan | via Yooying



Cadeau : Lucas et Arthur chez Franz



Il y a longtemps que les frères Jussen n'étaient venus nous charmer dans ces pages dominicales.
L'enregistrement est de 2014.
Ce sont des vieillards à présent.
Ne trouvez-vous pas qu'elle tient bien le coup, la Fantaisie en Fa mineur pour piano à quatre mains de ce Monsieur Schubert qui eut une chienne de vie ?

Élégant quoi qu'il arrive


Surtout ne pas abîmer ses chaussures.
Photo prise à Londres autour de 1930.
Les temps changent.

samedi 22 juin 2019

Planant

Floating Away par Stephen Beadles

Mon Benjaminounet chez les Grecs (ou presque...)

Benjamin Pavard à Mykonos


Merci à Arrow, fidèle lecteur, qui m'a signalé que le sémillant (mot adorable et signifiant tombé en désuétude) Benjamin Pavard passait ses vacances à Mykonos, réputé nid de gaypes où l'on s'attend davantage à croiser des habitants du Marais parisien en tongs que des footballeurs étoilés.
On nous dit que notre superbe et gentil (semble-t-il) sportif y coule des jours heureux en compagnie d'une de ces bimbos qui aiment tant à mettre le grappin sur les vedettes de la balle-au-pied : haïssons-les, d'autant que nous nous contenterions d'un câlin sans être le moins du monde intéressés par le compte en banque de ce genre de garçon !


Couvre-chefs bien portés

Leonard Mushiete par Scandebergs - Hercules Universal

vendredi 21 juin 2019

À quand la fête du silence ? *

Musique, que de crimes commettra-t-on en ton nom au cours des heures à venir !
Certes, en quelques lieux on pourra entendre autre chose que de la "musak", mais, ailleurs, combien de sonos vociférantes installées à même l'espace public pour dégueuler leurs belliqueux décibels ? On croisera sans doute dans les rues de la ville quelque quidam affolé cherchant à fuir l'insulte faite à la raison mélomane, on trouvera, dans certains appartements, quelque citoyen terrassé cherchant désespérément à remettre la main sur ces boules Quiès qu'il avait achetées autrefois pendant les travaux de réfection de la cage d'escalier.
L'autre jour, l'on m'adressa un "c'est, marrant, hein, il paraît que les musiciens n'aiment pas la fête de la musique !". 
Ah bon ? 

* Je cite là le commentateur d'un post précédent


Un sofa suffit


Allegro vivace*


* N'oublions pas
que la Fête de la Musique
se déroule aujourd'hui.
Dans la plupart des cas,
tympans fragiles, fuyez !

jeudi 20 juin 2019

Pour chavirer


Mains tendues

Instagram @saype_artiste
C'est aujourd'hui la journée mondiale des réfugiés.
Avec pour partenaires SOS Méditerranée et la Mairie de Paris, l'artiste Saype a réalisé une immense fresque de 600 mètre de mains s'entrelaçant au pied de le Tour Eiffel.
Cette fresque géante a été réalisée avec de la peinture biodégradable dont le pigment est composé de craie, de charbon, et de caséine.
Ce n'est que la première étape du projet Beyond Walls qui enverra l'artiste aux quatre coins du monde pour y réaliser des fresques de même type.

Instagram @saype_artiste

Mon éventail, vite !


Charlie Taylor, sportif et acteur australien

mercredi 19 juin 2019

Ange au bain en réflexion

Photo Alessia Laudoni

Amoureux



Images extraites de la série thaïlandaise Bad Romance The Séries :



Livre "culte"







«Plus tard je devais penser à l’Amérique comme à une immense Cité de la Nuit étalant sa kermesse criarde de Times Square à Hollywood Boulevard - appel de juke-boxes, gémissements du rock-n-roll : l’Amérique nocturne dont les villes noires se fondent dans la forme inévitable de la solitude. Souvenir de Pershing Square et de ses palmiers apathiques. Central Park et ses ombres frénétiques. Cinémas aux heures moroses du matin. Rues éventrées de Chicago…» 
Premier roman de John Rechy, en grande partie autobiographique, Cité de la Nuit est devenu un best-seller international en dévoilant la face interdite d’une jeunesse américaine en détresse au tournant des années soixante.

Cité de la nuit, de John Rechy
En poche  : L'imaginaire - Gallimard

J'y reviendrai.

mardi 18 juin 2019

Dernières nouvelles du golfe



Anges en goguette à Napoli

Jordan Barrett & Parker Van Noord : exercice de secourisme ? (Ph. Brett Lloyd)
Comme moi, vous devez pensez 
qu'il y a des moments où il faut savoir perdre pieds.

Glané, hier et glané aujourd'hui*


* J'avais bêtement copié puis collé une légende de tumblr qui faisait sonner l'Angelus dans l'indifférence totale de ces pov' paysannes.

Bac


Soutien à nos plus
jeunes lecteurs en cours
d'épreuves !

dimanche 16 juin 2019

Franco Zeffirelli, mort d'un esthète

Janvier 2000. Franco Zeffirelli sur la scène de l'Opéra de Rome, © AFP / Leemage
Tout d'abord assistant de Luchino Visconti puis à son tour metteur en scène d'opéra de premier plan, ami de Maria Callas avec laquelle il collabora à maintes reprises (La Traviata, Tosca, Norma...), Franco Zeffirelli fit quelques incursions au cinéma, avec notamment un Roméo et Juliette qui connut un triomphe international.
En 1996 Zeffirelli a fait sa "sortie du placard" ("coming out", pour les anglophones) ; contrairement à son maître Visconti, il fut un homme de droite, sénateur du groupe Forza Italia de Berlusconi.
Il est mort samedi 15 juin à l'âge vénérable de 96 ans.


Note du 19 juin :
la teneur de ce billet est purement informative ; j'ai pris quelques précautions en le rédigeant, me contentant de citer les éléments saillants de la vie de Zeffirelli, dont j'ai revu, tout récemment La mégère apprivoisée qui ne vaut que par la beauté de Liz Taylor, à son apogée, et de son époux (et adversaire !) Richard Burton.
On s'informera davantage sur le personnage, lequel ne m'a jamais inspiré la moindre sympathie, comme je l'écris à Enguerrand, l'un des commentateurs de cet article, qui signale les positions ultra-réactionnaires de l'homme sur l'IVG et autres questions de société. Paradoxal ou pas, finalement, de la part de ces gens que l'on peut classer à l'extrême droite et qui ont, dans le privé, des pratiques peu compatibles avec les droits humains : ainsi, Enguerrand, toujours, renvoie vers un article du Hollywood Reporter qui nous en apprend de belles sur le comportement du réalisateur envers ses jeunes acteurs : clic (en anglais, mais la traduction Google est, pour un fois, correcte).

Dormir jusqu'à midi



Krystian Zimerman à Paris : quand le piano est d'or




La salle Pierre Boulez de la Philharmonie de Paris était comble pour le récital qu'y donnait le vendredi 7 juin dernier le grand pianiste polonais Krystian Zimerman, l'un des meilleurs interprètes vivants au monde.
C'était un cadeau d'anniversaire à retardement que m'offrait un ami très cher, comédien et mélomane, en remplacement d'un Radu Lupu en nouvelle annulation il y a peu.
Nous ne perdîmes rien au change, jouissant d'une performance pianistique hors du commun, le Maître ayant choisi d'inscrire à son programme l'impressionnante Sonate n° 3 de Brahms et les quatre Scherzos de Frédéric Chopin, le tout agrémenté de quatre mazurkas pour alléger ce qui, de prime abord, pourrait apparaître sportif, mais l'incroyable éventail sonore dont dispose ce musicien eut maintes fois l'occasion d'être mis en relief.
Virtuosité, certes, et technique incroyable, mais aussi et surtout une sensibilité que le Steinway apporté par le pianiste lui-même, permettait d'exprimer, touchant  droit au cœur l'auditoire, subjugué  par l'immense talent en démonstration ici.
L'extraordinaire clameur et l'ovation-debout en fin de concert étaient largement méritées que Krystian Zimerman reçut à son tour en plein cœur, ému aux larmes.
Vue partielle de la salle Pierre Boulez | Philharmonie de Paris
Ce fut l'occasion d'apprécier une nouvelle fois l'acoustique de cette salle et son architecture que certains, à la mode française bien connue, critiquèrent négativement lors des premiers concerts - y sont-ils réellement allés ? - mais que Paris, enfin dotée d'une salle à la hauteur de ses plus belles sœurs internationales, peut être fière de posséder, comme elle est fière aujourd'hui de la Pyramide de Pei et autres monuments autrefois tant décriés.
En conclusion de ce billet rédigé avec quelque fébrilité, un document INA d'un intérêt particulier : ce deuxième Scherzo de Chopin, joué ici par un Zimerman "jeune", qui, aujourd'hui, s'est encore bonifié ; une oeuvre étudiée autrefois, jamais oubliée, toujours dans mon cœur, et, miraculeusement, dans mes doigts.

Fin de concert, je suis ému : la photo est floue.




Krystian Zimerman dans Wikipédia : clic