Le blog quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


Tombe, Victor !

Tombe, Victor !
" Tendre, émouvant, ensoleillé, universel "

dimanche 18 août 2019

Aujourd'hui à Paris :


ne
rien 
faire.
Par Robert Spangle


Artaserse au plus haut : exceptionnel !



C'est l'un des airs (Vo solcando un mar crudde l'opéra Artaserse de Leonardo Vinci (ne pas confondre, Vinci est un compositeur baroque napolitain - 1690/1730) enregistré à Nancy en octobre 2012 par l'immense Franco Fagioli, que vient rejoindre, ci-dessous (cadeau, parce que c'est vous, hein ?!) l'excellentissime Max-Emanuel Cencic pour le duo  Tu vuoi ch'io viva o cara.
Cool, non ?



Au cours de ce spectacle présenté en Lorraine, intervient également Philippe Jaroussky. On peut voir l'opéra dans son intégralité ici : clic où l'on notera l'omission impardonnable de Fagioli dans la distribution par le présentateur.

Et bien, bravo !

On vous laisse la maison
pour une soirée "sympa entre potes",
disiez-vous, et voilà le résultat !


samedi 17 août 2019

Nonchalance

Mehdi Douache & Eliott Tipp par Emma Picq – TÊTU n°218

Public school

Harrow (Royaume uni) : étudiant au piano.

Tarantino, ça c'est du cinoche !


Comme d'hab', les québécois traduisent le titre, bravo !
Vu hier dans la seule salle parisienne
qui le projette en 35 mm : de la vraie pellicule, quoi...
et c'est étourdissant, c'est éblouissant, c'est ébouriffant.
C'est du Ci-né-ma !

Le neuvième film de Quentin Tarantino

Amûr tûjûr



Dylan Geick & Jackson Krecioch
Malgré ces deux noms,
on ne coucherait
pas dehors. 

vendredi 16 août 2019

Échoué

C'est Florian Macek
Un ange
qui s'échoue,
c'est chou !

Torride



Phénix Brossard et Alex Lawther dans “Departure”
C'est un bon film.

jeudi 15 août 2019

Ron






Ron Levi est un modèle israélien qui fait une carrière internationale.
Il est joli, et met des chemises (parfois) : 'aime bien.

Piero Tosi : décès d'un grand

Piero Tosi lors de l'exposition romaine (Musée des expositions)


Medea (Pier Paolo Pasolini 1969) | Même en noir et blanc...
Le grand créateur de costumes du cinéma italien Piero Tosi, 92 ans, est mort samedi dernier à Rome où j'avais eu a chance d'apprécier, il y a quelques mois, l'exposition où étaient présentés quelques uns des nombreux costumes qu'il créa pour nombre de chefs-d'oeuvre du 7ème art.
Ce sont évidemment les films pour lesquels il apporta son talent à Luchino Visconti qui sont dans toutes les mémoires : on se souvient de la robe de bal de Claudia Cardinale dans Le guépard, du maillot de bains à rayures de Björn Andresen dans Mort à Venise et des toilettes de Silvana Mangano dans le même film ou des costumes de Romy Schneider et d'Helmut Berger dans Ludwig. C'est avec Visconti qu'il débuta pour Bellissima, avec lui qu'il travailla également pour l'opéra, dont, notamment La Somnambule de Bellini avec Maria Callas, à la Scala de Milan en 1955.
Isabelle Huppert | La storia vera della signora dalle camelie (La dame aux camélias)
Bien sûr, Tosi, qui reçut un Oscar d'honneur en 2014, travailla pour d'autres grands du cinéma dont Bolognini pour lequel il habilla somptueusement la Dame aux camélias, jouée par Isabelle Huppert.

Au premier plan Romy Schneider dans Ludwig (L.Visconti 1972)
Dirk Bogarde et Björn Andresen dans Mort à Venise (Visconti, 1971)
Claudia, évidemment : Le Guépard 

La filmographie de Piero Tosi ici : cliquer



Rome : pose tes fesses ailleurs !

Avant le décret
Beaucoup d'habitants dénoncent l'incompétence crasse "du"maire de Rome (la signora Raggi a refusé qu'on féminise son titre) en maints domaines : propreté, transports, alimentation de la ville en eau potable sont les points les plus contestés de son (in)action, marquant les limites du mouvement "5 étoiles en matière de gestion communale ; au plan national, les effets de ces inconséquences sont dramatiques qui vont faire le jeu de l'extrême droite personnifiée par Salvini, allié aux fascistes de l'ex-MSI.
Par miracle, la mairesse (tiens !) de la ville éternelle a pris - un peu tard, selon moi - une décision qui permettra de préserver l'un des plus beaux sites de la capitale italienne : restaurés il y a quelques mois, les escaliers qui mènent de la Piazza di Spagna à la Trinità dei Monti, et, de fait, à la Villa Borghese et au Pincio, sont désormais protégés des foules sans égards pour les lieux historiques : auparavant, il n'est pas exagéré de dire que les gens bivouaquaient quasiment sur les marches, y dévorant leurs hamburgers et buvant leurs canettes, souillant visuellement la très belle perspective architecturale ; il est désormais interdit de s'asseoir ici sous peine d'amende, les sanctions étant appliquées sans faillir par les "carabinieri" chargés de faire respecter l'arrêté communal.
Le comportement de certains touristes et sans doute d'autochtones a donc pour effet une interdiction qu'on eût préféré voir s'appliquer au fait de pique-niquer sur les lieux sans aller jusqu'à sanctionner le simple fait de s'asseoir.
Reste à la signora Raggi, après ces mesures très médiatiques, à faire les efforts nécessaires pour débarrasser les rues de Rome des ordures qui s'accumulent et à s'occuper sérieusement du problème de transports en commun indignes d'une des plus belles villes du monde.





mercredi 14 août 2019

Angelot

Alex Hansenn avant le premier tatouage...
et les séances de musculation acharnée.

Musique classique et cinéma : du meilleur au pire

Scène finale du Parrain 3
Entendant pour la énième fois l'Intermezzo de Cavalleria rusticana de Mascagni, lors de la diffusion de l'opéra depuis Matera, sur Arte, je pensai à l'utilisation à bon ou mauvais escient de la musique dite "grande" dans les œuvres cinématographiques.
Dans le bon, on trouve évidemment Pasolini pour l'Evangile selon St Mathieu qu'illustrent musicalement des œuvres de Bach, de Prokofiev ou de Mozart.
Dans le pire, je rangerai personnellement l'emploi, anachronique au demeurant, du célèbre mouvement lent du 23è Concerto pour piano et orchestre de Mozart par Terrence Malick dans un  Nouveau monde déjà bien oublié.
Pour l'Intermezzo de Mascagni, il nous fut donné avec justesse par deux cinéastes d'origine italienne (ce n'est pas un hasard) : Martin Scorsese dans Raging Bull et Francis Coppola dans la scène finale (ci-dessous) du troisième Parrain qui se déroule au "Teatro Massimo" de Palerme.


Plus insolite, l'utilisation par les frères Taviani du célèbre et galvaudé Concerto pour clarinette et orchestre de Mozart dans leur inoubliable Padre padrone : la scène où les auteurs font entrer ce thème si souvent entendu est l'une des plus belles d'un chef d'oeuvre absolu du cinéma italien injustement ignoré des éditeurs, les copies DVD en circulation étant d'une qualité plus que médiocre.
Une restauration serait bien venue.
En attendant, voir sur l'excellente CINETEK ici : clic 

Et vous...


faites-vous le pont ?



Je sais que je l'ai déjà faite, celle-là, mais pas avec cette photo.
Cela dit, m'est avis que certains doivent travailler vendredi.
Pardon à eux.

mardi 13 août 2019

Jordy






Rien à voir avec le sale gosse qui nous vrilla les tympans avec ses niaiseries dans les années 90.

D'aucuns préféreront le Jordy (Gerritsma) ci-dessus en mode voyou à cheveux ras, d'autres l'aimeront juvénile et bien blond.
Le garçon sait, en tout cas, se métamorphoser à la demande des photographes.
Un métier, quoi.


S'il n'est gay (je n'en sais rien), Jordy est, pour le moins, sympathisant de la "cause", comme l'illustrent les photos ci-après, prises lors de la marche madrilène, dite "world pride", de 2017 :

Photos ci-dessus (Madrid) par Diego Villareal


lundi 12 août 2019

Après Palerme (2016)


[Je n'ai pas retrouvé, ici, trace de ce texte écrit à la fin de l'été 2016. Peut-être avais-je omis de le publier. Dans le cas contraire, on pourra passer à la suite.]

Après Palerme

On voudrait n'être jamais rentré de Palerme.
Après une semaine de pédestres pérégrinations sous un soleil dont on avait oublié qu'il pût être si implacable et bénéfique à la fois sous les chants galvanisants du jeune compère jamais éreinté, après les dégustations extasiées de pasta al ricci (oursins) où la Méditerranée toute entière submerge le palais, après la grappa nocturne obligatoire, après le constat que la misère la plus noire jouxte la magnificence des palazzi baroques où Luchino Visconti tourna les scènes mémorables de son Guépard, vieillard désabusé assistant à la fin d'un monde qui n’en finira jamais, après nos rires que l'on croyait inextinguibles quand nous rivalisions de pitreries, de salacités qui faisaient voler en éclats les frontières homo-hétéro à la con, après les tendres moqueries déclenchées par mes dérisoires souffrances - " allez, Maître, ne restent que cinq ou six kilomètres, tu peux le faire ! " - après cette semaine où les entêtantes, les abrutissantes salves d’informations qui rythment nos vie trop connectées, se sont  tues, miraculeuse parenthèse, juste une bouffée de chaleur, mais aussi d'oxygène, on reprend pied de la manière la plus brutale. On essaie d'encaisser le choc de l'horreur qui se répète, on apprend - c'est inévitable - l'Allemagne, Munich, et ce crime abominable en paisible Normandie : et l'on comprend que la paix, désormais, n'a plus de village où se réfugier.
Abasourdi, on entend, on lit, les déclarations de ces politiciens sans scrupules qui soufflent sur les braises, avec pour seul honneur, épinglé au  revers de leur veston, l’insigne de la seule chose qui les fasse bander : le pouvoir.
Il faut garder à l'esprit égoïstement pour ne pas s’effondrer le soleil qui part tranquillement se coucher dans la mer, à Cefalù, mais aussi l'image des ragazzi siciliens sur la piazzetta, qui jettent leurs canettes, leurs mégots, leurs gobelets en plastoc sur le bitume, quand on a étouffé une réaction très con de Français qui ne sait pas son bonheur : "c'est beau, mais qu'est-ce- que c'est sale !", qu'on expie les larmes aux yeux, troué jusqu'au tréfonds de l'âme - et c'est bien de redécouvrir qu'on en a une - par cette énergie du désespoir qui se traduit en cris, en apostrophes, en rires sonores, en virées à trois ou quatre sur une Vespa volée peut-être, comme des tours de manèges, car on ne sait pas vraiment où aller ; mais on y va : 
il faut vivre.

Ph. Silvano



Je me souviens de Titta

Bruno Zanin (photo Melcarth/Shantimar), le Titta de Amarcord en 1971

Federico dirige Bruno-Titta-Federico | Photo Shantimar

Je me souviens d'Amarcord.
Je me souviens de Titta, le jeune garçon du film qu'interprétait Bruno Zanin* dans la tragi-comédie de Federico Fellini, personnage clé avec lequel nous voyageons dans les souvenirs du cinéaste qui livre, en 1973 son seul film "politique".
Je me souviens que j'attendais les apparitions de Titta, le "double" du jeune Fellini. Bruno Zanin, teint en blond, fut rajeuni pour le rôle, qui avait plus de vingt ans lors du tournage (il est né en 1951).
La magie fellinienne opère de bout en bout, dans cette chronique d'un village romagnol au temps du fascisme triomphant.
Je me souviens que je fus amoureux de Titta.
Combien de fois vais-je revoir Amarcord, dont la musique (de Nino Rota) me revient souvent à l'oreille, comme pour m'alerter : " tu te souviens ? "






La musique de Nino Rota : inoubliable.

* Bruno Zanin ne s'est guère signalé à l'attention des cinéphiles après le film de Fellini, la fiche IMDB le concernant ne comportant aucun film notable. Wikipédia nous apprend qu'il est un acteur (cinéma, théâtre et télévision) et écrivain (?) italien, sans donner plus de précisions, si ce n'est la maigre filmographie déjà compilée chez IMDB.
La photo de 2009, à 58 ans, laisse pressentir un homme sympathique. Je préfère toutefois garder à jamais l'image de Titta.

Serait-ce vraiment lundi ?


dimanche 11 août 2019

Provocation

Vérifie qui veut, mais je crois bien que c'est Ron Levi.


Cadeau : Amadeus joue Ludwig et trois "grands" jouent Amadeus



C'est l'une des versions de référence de ce quatuor avec piano du génie de Bonn.
Les membres du Quatuor Amadeus l'interprétaient en 1970 avec, au piano, Christoph Eschenbach. Avant d'être un grand chef, ce dernier fut un pianiste d'exception : c'est lors de l'un de ses récitals que j'eus, tout jeune, la révélation de Schubert.

Eschenbach et le Quatuor Amadeus en 1968 (enr. Quintette de Brahms)
BONUS

En guise de cadeau de Noël, le 25 décembre 1972, les téléspectateurs de la première chaîne purent assister à la diffusion en direct du "Concerto n°7 en fa", le seul concerto de Mozart pour trois pianos, interprété par Herbert Von KARAJAN, Christoph ESCHENBACH, Justus FRANTZ et l'Orchestre de Paris dirigé par Herbert Von KARAJAN, dont voici un extrait d'anthologie :



Vous souvenez-vous des programmes télé des principales chaînes pour Noël dernier ?

Promotion estivale

"Éblouissant, vous dis-je !"

Ce bouquin me
coûte bien plus
qu'il ne m'a rapporté...

"Bof, moi, j'ai trop de trucs à lire"
"Quel avion ? D'façon, j'lis jamais, moi !"