Le blog quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


Tombe, Victor !

Tombe, Victor !
" Tendre, émouvant, ensoleillé, universel "

dimanche 30 septembre 2018

Art de vivre dominical

Photo Jon Gasca

 

 

 

Je les aime

rôties au miel
avec une branche de
romarin et une boule
de glace à la (vraie) vanille.








 

 

 

J'apprécierais

de les déguster
dans un tel cadre
à l'issue d'un savoureux
déjeuner d'automne










 

en bonne compagnie, bien sûr.

On ferait ensuite une balade en forêt
et je lui tendrais le pull-over
que j'aurais prudemment emporté
en prévision des fraîcheurs de saison. 










Bon
dimanche !

Cadeau : moi, Vivaldi + Cencic, je kiffe !



Sovente il sole
risplende in cielo
più bello e vago
se oscura nube
giá l'offuscò

E il mar tranquillo
quasi senza onda
talor si scorge,
si ria procella
pria lo turbò.

Humide

Simon Nessman par Bruno Staub

samedi 29 septembre 2018

Bi-joues


GC Déco : un grand classique du design


Vous aurez reconnu, bien sûr, la fameuse table "Tulipe" dessinée pour Knoll en 1956 par Eero Saarinen. À l'origine, c'est un plateau de marbre porté "à bout de bras" par un piètement central. 
Cette table a été amplement copiée et manufacturée en différents matériaux dont la fibre de verre.
Vous noterez la présentation soignée par un vendeur épuisé mais avenant. Et non, ce n'est pas un billet-prétexte (ou si peu) !

Système pileux

Entendu je ne sais plus où récemment :
" Quand la barbe ne sera plus à la mode,
ce sera le grand retour des moches. "

J'
a
d
o
r
e
!

vendredi 28 septembre 2018

Salles de bains

Edvinas Petra
Par Michael Descendre
'sais pas
non plus

idem

Certains d'entre vous
trouvaient que je m'intéressais trop aux cuisines...
Voici donc cinq salles-de-bains de styles différents.
Je veux bien prêter main aux travaux indispensables dans celle de la quatrième photo.

Ce qu'a vu le vent d'ouest


jeudi 27 septembre 2018

mardi 25 septembre 2018

Fraser

Fraser Buchanan,
l'ange de dimanche dernier,
est un modèle et "queer dancer" 
vivant à Londres.
Les photos sont de Asafe Ghalib
qui les a publiées sous le titre Fraser Gets Naked.

Série complète ici

"Elle est belle, elle est belle ma momie !"

Photo Félix Bonfils 1875
C'est un vendeur de momies au Caire.
Qui me fait penser à ce que je vis tout
récemment au "Musée de l’Égypte ancienne" de Turin :

T'sais que t'es encore pas mal, pour ton âge ?! - Ph Silvano



lundi 24 septembre 2018

Comme sur des roulettes


À pleines voix : le réveil ?

Photo Radio France

En France, l’Éducation Nationale se décide à fournir enfin un effort particulier sur la pratique vocale, tentant de combler un vide abyssal en la matière. Le pays de Rameau et de Ravel, entre autres génies musicaux, est certainement l'un des moins musiciens qui soient. 
Il faut donc saluer les initiatives qui permettent d'inclure le chant en chœurs dès l'école primaire et la résurrection des chorales de collèges et de lycées. 
Il était temps.
De son côté, Radio France, dont la fameuse maîtrise a créé des antennes en banlieues défavorisées, vient de lancer une formidable plateforme, le portail Vox, dédiée à la pratique du chant choral. 
Avouez qu'on a très envie de rejoindre le groupe de la photo, non ?

Le portail Vox s'ouvre ici : clic

Danois nus


Jeunes Danois fêtant de belle manière la fin d'une année d'études.
La photo date de juin 2011 et fut prise à Copenhague par un passant amusé (ou intéressé ?).
On nous dit qu'habituellement les policiers savent se montrer conciliants avec les étudiants à cette période de l'année.

dimanche 23 septembre 2018

Bon dimanche !

Fraser Buchanan par Asafe Ghalib

Cadeau (posthume) : Prince, un piano, une voix



Sorti vendredi 21 septembre, l'album posthume Piano & a microphone 1983 de l'immense petit bonhomme renferme, dit-on, quelques pépites en piano-voix dont quatre inédits et des improvisations de travail sur des thèmes appelés à devenir par la suite de très grands succès.

Miam : la socca en majesté


À base de farine de pois chiche, la socca est emblématique du pays niçois : c'est le casse-croûte favori du travailleur matinal ; autrefois, des vendeurs transportaient la socca d'un chantier à l'autre dans des roulottes spécialement équipées pour tenir au chaud la précieuse substance sortie au préalable du four à bois.
J'ai eu la surprise, cet été, de rencontrer des préparations voisines, à Lucques tout d'abord sous le nom de "cecina", puis à Turin où on la nomme "farinata".
Ce plat "pauvre" a d'antiques origines gréco-romaines, et il semblerait que ce soit les Ligures qui l'aient popularisé dans l'Italie du Nord.
Si j'étais ravi de retrouver le goût de la socca en terres toscane puis piémontaise, force est de reconnaître que, préparée d'avance et simplement maintenue au chaud, elle n'avait pas la saveur de sa concurrente niçoise qui se déguste brûlante et copieusement poivrée, accompagnée d'un très bon vin rosé (un Bandol, c'est l'idéal).
Je vous en livre la recette ci-dessous, sachant toutefois que rien ne remplacera le plat en cuivre et le four à bois niçois d'origine.
Je n'ai pu à ce jour parvenir à réussir ma socca telle que je la rêve : je pense que mon four domestique n'est pas assez puissant ou, peut-être, que je ne le préchauffe pas suffisamment. D'ailleurs, dans le livre de référence La bonne cuisine du Comté de Nice,  J. Médecin* conseille 1 heure de préchauffage !
Si vous essayez, faites-moi retour de vos résultats, merci !


Recette :

Pour 4 personnes
Temps de préparation : 5 min
Temps de cuisson : 5 à 7 min

Ingrédients :
250 g de farine de pois chiches
50 cl d’eau
3 cuillères à soupe d’huile d’olive très fruitée
1 cuillère à café de sel
Poivre
Préparation :
Mélangez intimement la farine, le sel et l’huile d’olive et ajoutez l’eau petit à petit pour ne pas former des grumeaux.

Si l'on dispose de cet ustensile, il sera bien venu de passer la préparation au "chinois".
Versez cette pâte sur une plaque bien huilée ou, plus commun dans nos cuisines, dans un simple plat à bords hauts. 

L’épaisseur ne doit pas dépasser 3mm.

Cuisson :
Préchauffez votre four à 275°C – au maximum !
Placez le plat dans le haut du four, comptez 2 min avant de changer de position en « mode Grill ».
Laisse environs 7 minutes de cuisson.
Sortez le plat du four puis servez aussitôt en coupant des portions et en les saupoudrant de poivre.


Se sert à l'apéritif, ou à table avec (vive les mélanges inter-régionaux !) une bonne salade de mâche (huile d'olive et citron, pas de vinaigre, peuchère !).
Bon appétit ! 

*Jacques Médecin fut un Maire de Nice autoritaire, interventionniste et clientéliste (c'est Wikipédia qui le dit à juste titre !)  de 1965 à 1990. Son dernier mandat s'interrompit par une mise en accusation pour ingérence ; il finit ses jours en Uruguay en 1998.
Cet homme peu sympathique que les Niçois élurent triomphalement à 3 reprises (!) laisse néanmoins ce livre de recettes (héritées de sa mère-grand) qui fait toujours autorité en la matière. 
C'est toujours ça.
 

samedi 22 septembre 2018

Kevin Mayer élu Sportif Fouloulou (!) 2018






On sait combien je me passionne pour les sports, le décathlon en particulier...
quand son champion se nomme Kevin Mayer.
Le jeune athlète de 26 ans vient d'établir (c'était le 16 septembre) le record du monde dans cette discipline.
Vu incidemment à la télévision, ce garçon s'est révélé intelligent, humble, souriant, et d'un physique tel que Gay Cultes lui décerne, à l'unanimité, le titre de Sportif Fouloulou 2018 !









jeudi 20 septembre 2018

Arnaud avant et après les barbares


Arnaud Gagnoud est un jeune comédien parisien victime tout récemment d'une agression homophobe en plein Paris.
Je publie ci-après le texte qu'il a fait paraître sur sa page facebook.
Je pense à des jeunes de ma connaissance qui s'épanchaient en public cet été à proximité d'un public des moins tolérants (c'était à Naples !).
On croit que les temps ont changé.
Il est hélas recommandé d'être prudents.

Le texte d'Arnaud


Je savais qu'un jour ça m'arriverait. Une agression homophobe violente en pleine rue. Je savais qu'un jour je devrais faire ce choix : prendre une photo et la publier ou ne pas la publier. Avec les conséquences que cela aura dans les deux cas. Je ne savais juste pas quand cela aurait lieu. C'est donc aujourd'hui.
--
Hier soir, avec mon copain, nous sommes allés voir jouer une amie et collègue comédienne dans un petit théâtre du 20ème arrondissement de Paris. Alors que nous sortions prendre l'air et attendre notre amie, nous avons eu le malheur, en discutant, de nous serrer dans les bras. Un câlin. Juste un câlin. Il était 22h00.
Un groupe de trois jeunes, postés à une vingtaine de mètres, nous a vus. Ils nous ont interpellés. Comme nous les avons ignorés, ils se sont rapprochés. Un flot d'insultes homophobes sortait de leurs bouches. Ils exigeaient que nous quittions "leur quartier" où "y a pas de PD ici". Comme nous avons refusé de partir, les insultes sont devenues plus graves, plus haineuses. Puis un quatrième les a rejoints. Un gamin qui paraît avoir douze ans. Et c'est lui qui a appelé des renforts. Un scooter avec notre cinquième et sixième agresseurs. Insultes, bousculades, menaces. On ne cède pas. Le chauffeur du scooter détache son casque, le retire, et me frappe avec. Deux coups portés à la tête. Tout va très vite. Les spectateurs du théâtre voient la scène, arrivent en courrant, les font partir et nous mettent à l'abri.
Mon copain n'a rien, fort heureusement.
Pour moi un traumatisme facial, avec ecchymose et oedeme periorbitaire. 7 points de sutures et plusieurs jours d'ITT.
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Voilà. Nous avons fait le choix de partager cette photo et notre histoire. Nous avons fait le choix de porter plainte.
Pour que ces violences cessent enfin, même si nous ne nous faisons pas d'illusions...


mercredi 19 septembre 2018

Torino-Turin : chagrin

Larmes au bord du fleuve - Photo Silvano

Turin/Torino : Martha et ses petits


J'avais repéré la veille, dans le centre de Turin, des petits groupes de jeunes gens revêtus d'un t shirt orange marqué "Bahia" qui aurait pu donner à penser qu'il s'agissait de supporteurs d'une équipe de football et beaucoup moins à des membres d'un orchestre symphonique.
C'était pourtant le cas : dans l'esprit du "Sistema" qui prit son origine au Vénézuela en des temps moins troublés, le Neojiba Orchestra est composé de musiciens (l'aîné a tout juste trente ans) issus des milieux les plus défavorisés de cette région du Brésil, qui ont l'occasion, actuellement de tourner en Europe et, notamment, ici, dans le cadre du MITO (Milano-Torino), ce festival dédié principalement à la musique dite classique, chaque mois de septembre dans ces deux villes du nord de l'Italie : concerts dans de vastes salles à prix plus qu'abordables, mais aussi pléthore de représentations gratuites dans les églises et autres lieux de cultes des deux cités, ainsi que dans leurs conservatoires, font le bonheur d'avoir franchi les Alpes !
Le Neojiba Orchestra (orchestre des jeunes de l'état de Bahia), donc, se produisait le mercredi 5 septembre dans le magnifique Teatro Regio de Turin, haut-lieu s'il en est de la diffusion de l'art lyrique dans l'ex-éphémère capitale de l'Italie.
Concert mémorable s'il en fut, et pas dans le sens auquel je m'attendais : certes, la grande Martha (ou petite Martita pour certains en mode affectueux) Argerich en tête d'affiche était suffisamment attractive pour que la très grande salle du Regio affiche complet, et même, sans doute, nécessaire pour cela. Mais la grande pianiste, dans le célèbre Concerto en la mineur de Schumann, joué sans la moindre bavure, au cordeau, ne fit à aucun moment passer la moindre émotion, faisant - remarquablement, certes ! - "le job", comme on dit trivialement, soucieuse, peut-être, aussi, de ne pas donner de sueurs aux jeunes musiciens, lesquels semblaient suffisamment stressés de jouer avec pareille concertiste de classe internationale !
Orchestre un peu à la peine, donc, auquel l'on eût aimé que la grande pianiste apporte un peu plus de soutien complice, de mon point de vue.
Car ses jeunes en ont sous l'archet et ailleurs, comme ils le prouvèrent après l'entracte, libérés de la présence de la "statue de la commanderesse", enfin "chez eux" sur l'immense scène où ils donnèrent toute la mesure de leur enthousiasme et de leur énergie communicative.
Ce n'est pas à des gosses des favelas qu'on apprendra à faire claquer les percussions, à bouger en rythme sur leur chaise, à faire virevolter en rythme violoncelles et contrebasses, bref à enflammer un lieu vénérable et à toucher au cœur un public transalpin exigeant mais généreux en réciprocité !
Ouverture de West side story en hommage à Bernstein, Ouverture cubaine de Gershwin, Danzon de Marquez, création en Italie de Sonhos percutidos de Wellington Gomes et, en bis, un Brazil et un Tico-Tico offerts par ces gamins apparemment stupéfaits de l'ovation qui saluait chaque œuvre jouée !
J'étais venu à Turin pour entendre Martha Argerich : j'avais, en sortant du Regio, presque oublié la première partie.