Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


mardi 22 juin 2021

J'ai toujours peur qu'il tombe

Aiden Ricklef par Charis Cheung

Estate (été)



Rien n'est plus exaltant que la vie au grand air !

Ayant beaucoup travaillé, hier, je n'ai que ces images à vous offrir aujourd'hui.
Vous me pardonnez ?

lundi 21 juin 2021

Gay chantant



Ryan Beatty écrit des chansons sur les garçons.
Normal : il les aime.

Ambigu ? Pensez-vous !


Soyez "relax" avec Wolfie



En ce jour de Fête de la musique, je vous offre... rien de moins que six heures de Mozart.
Beaucoup d'interprètes italiens dans ce méli-mélo mozartien.
Il y a du bon et du moins bon, mais rien de tel pour travailler, écrire, méditer.
Quoi de neuf ?
Mozart !

C'est lundi et Ton donne le ton

Ton Heukel

 

dimanche 20 juin 2021

Toute la journée au lit, est-ce bien raisonnable ?


Bon dimanche, ami(e)s !

À deux, c'est mieux. Ph. David-Simon Dayan

"Oblivion" : à cœurs battants


Les versions de cette œuvre magnifique d'Astor Piazzola ne manquent pas.
En voici deux
J'ai choisi la première pour sa simplicité : le piano d'Ana Carro et le violon d'Alberto Reguera suffisent à honorer le beau texte musical du maître argentin.
Mais on pourra préférer la suivante, plus proche de l'original, jouée, en janvier dernier par le grand Richard Galiano pour France Musique, ondes nécessaires.

Votons !

En 1939, un "migrant", cueilleur de fraises itinérant USA - Ph. Russel Lee

Abonné à Mediapart, je ne suis pas toujours d'accord avec les éditoriaux de son fondateur, Edwy Plenel, grand journaliste néanmoins.
Ainsi, dans l'un de ses derniers "éditos", Plenel attribuait - malhonnêtement, selon moi - l'entière responsabilité de la montée en puissance du Front National (qui prétend être "rassemblement") à l'actuel président, lequel, en stratège manipulateur, ferait son miel de la situation politique hautement anxiogène à laquelle nous assistons.
C'est oublier, à mon sens - sans vouloir dédouaner Macron de toutes arrière-pensées - notre responsabilité collective et celle, au plus haut niveau, des précédents hôtes du palais : Mitterrand, avec ce qu'il appelait "instillation" de la proportionnelle, favorisa ainsi l'entrée à l'assemblée de 35 députés FN - pas moins ! - en 1986. Par la suite, tous les pouvoirs, ou quasiment, jouèrent le jeu dangereux de la politique de l'autruche, dans un premier temps, puis utilisèrent le repoussoir du fascisme pour asseoir leur autorité à la faveur d'un "front républicain" qui n'a cessé de s'émietter depuis.
Les sourires de la fille Le Pen, sa "cool-attitude" actuelle, dans l'optique de la présidentielle à venir, ne sont que postures destinées à dédiaboliser un mouvement qui compte parmi ses membres et ses élus, des "identitaires", des nazillons avérés et autres nostalgiques du pétainisme.
Est-ce jouer les Cassandre que de prévoir, l'abstention étant pour elle le plus précieux des renforts, l'accession au sommet d'une Marine qui n'a, du bleu, que le prénom ?
Ainsi, je pense que la moindre  élection doit nous fournir l'occasion de manifester notre totale opposition à ces gens qui, masqués, veulent faire oublier à un peuple désarçonné, ce qu'ils sont : des fascistes partisans d'un état autoritaire, déshumanisé, ultra-sécuritaire, raciste et xénophobe.
Beaucoup se sont plaint de la "privation de libertés" imposé par l'état d'urgence sanitaire, observé par la plupart des pays, à l'exception des moins démocratiques. Une petite leçon d'histoire sur ce qu'est réellement une "dictature" semblerait nécessaire.
Pour remettre les choses à leur vrai niveau, pour continuer à vivre en liberté, même si des entorses à celle-ci sont naturellement condamnables - votons pour que nos régions ne tombent dans l'escarcelle de cette fange.
Le choix est vaste pour ce premier tour : si des gens que j'aime ne votent pas comme moi, mais contre le fascisme rampant tel un insecte répugnant, je salue - ils se reconnaîtront - leur conscience politique.
Bisous,
Silvano


NB : à la suite d'un précédent billet où j'appelais de mes vœux une candidature de Christiane Taubira à l'élection présidentielle de 2022, des commentaires non publiés (j'avais pourtant prévenu !) désapprouvaient ma prise de position, arguant que la politique n'avait rien à faire ici. C'est mon blog, j'y écris ce que je veux (on adhère ou pas). Si on n'approuve pas, on retourne voir les anges et les jolis culs, et on s'abstient de déblatérer.

Bonjour

Dizzy Charlie Gillespie, acteur et chanteur canadien

samedi 19 juin 2021

Ça m'émeut

 Tony par Steve.
Je n'en sais pas plus.
Si vous identifiez, merci d'avance.

vendredi 18 juin 2021

jeudi 17 juin 2021

Munch (le peintre)

Edvard Munch | Baigneurs (1918)

Feu ! Chatterton : Cristaux liquides


Cette chanson me donne des frissons.

Moi, je caresse ton visage
Sur mon écran tactile
Que reste-t-il de sauvage ?
Dis-moi que reste-t-il ?
Ouais, je caresse ton visage
Sur mon écran tactile
Que reste-t-il du paysage ?
Dis-moi que reste-t-il ?
Adieu vieux monde adoré
Adieu vieux monde adoré
Une image oubliée sur un bout de papier
Un "quoi ?" si punk, iroquois, crypto-chat, bikini turquoise
Où suis-je sur la toile ? Ah ouais
J'appelle à l'aide mais je ne sais ni qui, ni pourquoi
Bikini turquoise, ni qui, ni pourquoi, bikini turquoise
Où suis-je sur la toile ? Ah ouais
Moi, je caresse ton visage
Sur mon écran tactile
Que reste-t-il du paysage ?
Dis-moi que reste-t-il ?
Que reste-t-il ?
La petite fille téléguide un vol d'étourneaux
Cette plaie assoiffée de cristaux liquides
Devine combien de vues ça lui fait
Ok Google, quel est-il celui auquel on sacrifie
Certains disent qu'il est un fils
Quant à moi, je n'y crois pas
Non moi, je caresse ton visage
Sur mon écran tactile
Que reste-t-il du paysage ?
Dis-moi que reste-t-il ?
Adieu vieux monde adoré
Une image oubliée sur un bout de papier
Un "quoi ?" si punk, iroquois, crypto-chat, bikini turquoise
Où suis-je sur la toile ? Ah ouais
J'appelle à l'aide mais je ne sais ni, qui ni pourquoi
Bikini turquoise, ni qui, ni pourquoi, bikini turquoise
Ni qui, ni pourquoi
J'appelle à l'aide
Ni qui, ni pourquoi
J'appelle à l'aide
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 Texte : Antoine Wilson / Arthur Teboul / Raphael De Pressigny / Sebastien Wolf / Clement Doumic

La "ville blanche"

Ostuni, Puglia (Pouilles), It.

mercredi 16 juin 2021

Ego portrait


 J'ai peu d'estime pour ce que les anglophiles (des millions, en France) nomment "selfie".
Ici, j'avoue...

Allez-y !



Que dire après tant d'émotion ? Une actrice en état de grâce, les "non pros", ces "salauds de pauvres ", bouleversants... et tout le reste. Indispensable.

Frances McDormand, habitée : un Oscar amplement mérité !

mardi 15 juin 2021

La première fois que j'ai embrassé un garçon



On n'est pas obligé d'apprécier la chanson.
Mais la vidéo est bien belle.
Vue près de 15 millions de fois : on peut espérer qu'elle soit utile.

dimanche 13 juin 2021

Oh qu'elle est grasse, ma matinée !


Bon dimanche !

Chopin, c'est chaud comme le bon pain !


Cette interprétation récente de l'encore tout jeune Benjamin Grosvenor avec l'Orchestre National d'Ecosse néanmoins "Royal" (vive l'Écosse libre !) est assez voisine de celle enregistrée en 1999 par le grand Kristian Zimerman.
L'orchestre assure grave (je parle le jeune couramment), qui donne toute leur place aux cuivres, comme dans la version précédemment citée.
Quant à Grosvenor, il fait preuve d'une fougue et d'une délicatesse bien venues : c'est bien du Chopin, donc !

samedi 12 juin 2021

Sombre héros


Ceux qui ne regardent pas uniquement les zimages,
conviendront que je me donne du mal pour trouver les titres de billets.

J'aurais aimé...


 être "soigneur".

Yeux de velours

Abel van Oeveren
Contrairement à ce que l'on pourrait penser,
le bel Abel n'est pas de Cadix.

jeudi 10 juin 2021

Nous étions flous l'un de l'autre

Le baroque, c'est beau !

Francesco Furini (1603 - 1646) portrait de jeune homme

Francesco Furini, peintre florentin qui revêtit soutane à Mugello avant de retourner à Florence pour y mourir, exécuta ce portrait et laissa, entre autres œuvres, ce beau Saint Sébastien :

- Getty Image -

Minghella en Italie


Dans son film Le talentueux Mr Ripley, que j'évoquais ici il y a peu,
feu Anthony Minghella, reproduisit fugacement (il faut le voir au ralenti)
cette photo fameuse d'un (présumé) couple des années 60, prise à Naples.

lundi 7 juin 2021

 

Bonheurs

Un regain de jeunesse
J'avais fait part ici, l'été dernier, des calamités qui s'étaient abattues sur mon petit être fragile.
La roue a tourné depuis.
Le confinement de novembre me fut paradoxalement favorable où naquit cette amitié amoureuse qui me lie dorénavant à ce jeune voisin talentueux, prévenant, affectueux, en cette immédiate proximité qui fait dire à un vieil ami que nos appartements contigus ne pourraient en faire qu'un seul.
Quand ce garçon, très mûr pour son jeune âge, fut "cas contact", nous avons pallié ses journées d'isolement par des apéritifs... sur le palier, ne rompant jamais, ainsi, un lien qui se renforçait de jour en jour.
Un autre ami de longue date, l'ayant rencontré à plusieurs reprises, avait décelé ses qualités, balayant mes prudences, mes questionnements inquiets, d'un "c'est un mec bien" qui se vérifia par la suite.
Dans une société où le "jeunisme" est trop souvent de mise, ce garçon me présente ses véritables ami(e)s, prié(e)s tacitement de valider cette relation hors normes : son indéniable charisme a pour effet de faire admettre dans son cercle, sans la moindre difficulté, le vieil adolescent que je suis.
Il y a de prudentes étreintes (situation sanitaire oblige) qu'il nomme câlins s'il pressent en moi une quelconque tristesse : grâce à lui, à ses attentions quotidiennes - quand il s'éloigne de Paris, il sait être près de moi -  ces moments de mélancolie ont disparu : au contraire, mon énergie, mes enthousiasmes, ont retrouvé leur plénitude, comme s'il avait insufflé dans mes veines un regain de jeunesse. Quand d'autres auraient quelques scrupules à sortir accompagnés d'un "vieux", il a manifesté son envie, dès les premiers beaux jours, de sortir avec moi, enfin, du cadre de l'immeuble, suscitant ma gratitude pour cette preuve d'amitié.
Nous échangeons nos livres, nos musiques, nos films, frottant l'une contre l'autre nos cultures générationnelles, chacun ayant à apprendre de l'autre.
Cette amitié merveilleuse (prodigieuse !) m'arrive, inespérée, en cadeau de la vie.


C'était la première séance

Première sortie au cinéma avec celui qui dit "quand on s'est connus, on s'est reconnus" : Falling, de Viggo Mortensen, qui a remué en moi de douloureux souvenirs, heureusement adoucis par sa présence à mes côtés, lui qui a la chance d'avoir une famille aimante.

Synopsis
John vit en Californie avec son compagnon Eric et leur fille adoptive Mónica, loin de la vie rurale conservatrice qu’il a quittée voilà des années. Son père, Willis, un homme obstiné issu d’une époque révolue, vit désormais seul dans la ferme isolée où a grandi John. L’esprit de Willis déclinant, John l’emmène avec lui dans l’Ouest, dans l’espoir que sa sœur Sarah et lui pourront trouver au vieil homme un foyer plus proche de chez eux. Mais leurs bonnes intentions se heurtent au refus absolu de Willis, qui ne veut rien changer à son mode de vie...


John (V. Mortensen) et son mari (Terry Cheng, très bon)
C'est le premier long métrage en tant que réalisateur de l'excellent acteur Viggo Mortensen et c'est une vraie réussite : Willis, le vieux réac en fin de parcours gagné par la démence, qui fut un père tyrannique, violent, ne sachant aimer, attaché à des valeurs d'un autre temps, se cramponne à son univers en délitement, dissimule son désarroi par un comportement colérique, tient des propos homophobes à l'encontre de son fils, méprisant ou feignant d'ignorer l'amour qui unit ce dernier à son mari. Le rôle difficile de ce père que le spectateur aimera haïr ou sur lequel, par la qualité du scénario, il pourra s'apitoyer, est joué par le formidable 
Lance Henriksen, acteur que l'on vit dans maints films "à pop-corn", en véritable révélation dans ce Falling 
L'homme a perdu ses repères, sa santé mentale se fait de jour en jour plus déficiente.
John, lui, souffre encore et toujours du comportement d'un père qu'il s'efforce pourtant d'aimer, magnifique personnage interprété par Mortensen lui-même.
Willis, le père, joué par Lance Henriksen, impressionnant
Le film fait appel à de multiples retours en arrière qui permettent d'apprécier, si l'on peut dire, l'évolution du père, joué dans la force de l'âge par Sverrir Gudnason, acteur suédois apprécié en 2016 dans A serious game de la tout aussi suédoise Pernilla August. Les deux comédiens interprètent le personnage de Willis en deux époques différentes avec une vraisemblance indéniable.
Dans une distribution sans erreur, on notera la présence du "maître" de Mortensen, David Cronenberg en personne en médecin profondément humain, attentif.
Malgré quelques traits un peu épais et le côté "bavard" qu'on peut lui reprocher, Falling, s'il n'est pas un coup de maître, est en tout cas un joli coup d'essai. 



Après la projection, premier déjeuner depuis des lustres, au bord d'un canal scintillant sous le soleil du premier jour de juin. Nous avons fait une photo de nous deux, heureux.

Eddy de Pretto est gentil

Par l'un de ces heureux hasards de la vie (encore un !), le très talentueux Eddy habite dans la même copropriété que moi, à quelques pas de mon appartement.
Jeudi dernier, je le vis attablé à cette terrasse où nous avons apparemment les mêmes habitudes, où, en août dernier, je lui avais offert mon roman.
Lors de cette nouvelle rencontre, l'artiste m'a écrit des "bisous" sur la pochette de son nouvel album que je possède en vinyle et m'a dit avoir beaucoup aimé Tombe, Victor !
Rencontre brève, pour préserver son intimité, mais complicité immédiate.
Je lui ai dit que mon voisin, habitué à entendre du Bach ou du Schubert par-delà le balcon, savait, au vrombissement des basses, que j'écoutais "du de Pretto".
Sourires : d'autant que ses "groupies" sont d'évidence plus jeunes que moi.
Ce garçon, en mode détente-quartier, est fort aimable, au vrai sens du terme.
Quand je vous dis que tout va bien.