Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
jeudi 2 juillet 2026
dimanche 28 juin 2026
Détonateur matinal
On versera le café avec d'infinies précautions.
Quant à le boire,
pour peu que l'on sucre les fraises,
danger !
(Trouvé sur Amstramgram)
samedi 16 mai 2026
Conseils pour un voyage en Italie
J'ai glané sur le tube cette vidéo édifiante intitulée
10 cose che NON FACCIAMO mai in Italia (10 choses que nous ne faisons jamais en Italie)
Francesco évoque les attitudes et le modo vivendi italiens.
Il recense les maladresses que le touriste lambda doit éviter pour mériter un accueil chaleureux sur la péninsule. Si vous coupez vos spaghetti au couteau, par exemple, vous déclencherez, à raison, les foudres des mânes de Jupiter.
Francesco met à bas, aussi, quelques idées reçues.
Bien qu'il s'exprime, exquise politesse, dans un rythme d'adagio, on peut activer les sous-titres français.
La chaîne de Francesco recèle une foule d'astuces.
Si vous voulez tester vos connaissances en vocabulaire italien, il existe une chaîne fort bien faite, avec des tests en plusieurs niveaux.
Ci-après, le niveau B1, que j'ai franchi sans difficulté : clic.
mardi 11 mai 2021
La Scala retrouvée : bravissimo !
Afin de respecter les normes de distanciation entre les musiciens, le parterre a été recouvert d'un plancher où a pris place l'orchestre, le public est cantonné aux balcons, l'entracte supprimé et les bars fermés : finis, pour le moment, les habituels tintements des flûtes à champagne et petits fours.
lundi 12 avril 2021
Rome, bien avant l'épreuve
Il est pratique de se donner rendez-vous sur la Piazza del Popolo au pied de la Scalinata del Pincio (escalier du Pincio) avant de monter jusqu'à la Villa Borghese, lieu privilégié de nos flâneries mais aussi de nos délires sur les Rosalies, t'en souviens-tu ?
La photo, prise par un touriste, date de juin 2006.
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| Nos délires sur les Rosalies |
L'Ami prodigieux est parti rejoindre les siens pour cette trop longue période.
Paris m'ennuie. Alors, pour fuir, j'écris.
samedi 6 février 2021
Je me souviens de ce matin d'hiver
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| Presley Gerber, réparateur de bicyclettes |
Hier matin, le jeune homme-Ami qui m'a régénéré, et parcourt Paris à vélo pour se rendre en ses multiples lieux d'activités, m'envoie un message sibyllin qui démontre qu'il a entièrement assimilé, l'humour Silvanesque : " Mauvaise journée : j'ai cassé mon frein."
Le soir, à l'heure de l'aperitivo, nous nous livrons à ces joutes verbales que permet la langue française, riche de termes à double-sens.
Et nous faisons des concours... de Twist (si !).
Régénéré, vous dis-je.
Merci la vie.
dimanche 23 août 2020
dimanche 26 juillet 2020
Le bel hirsute
vendredi 22 mai 2020
Top Chef-Pâtissier GC : le grand vainqueur
mardi 5 mai 2020
Merveilles confinées
Notre cher Jakub Józef Orliński en réclusion, Eva Zaïchik et l'ensemble The Consort nous offrent ici cette aria Ah mia cara extraite de Floridante de Haendel.
C'est un véritable cadeau, ah ça, oui !
Pour ses vidéos en geôle, on prendrait presque Jakub dans ses bras.
Suis-je le seul à en rêver ?
lundi 17 février 2020
Impressions d'hiver ; diverses, aussi
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| J. par mr.fink, Flickr. |
SPQR
Ce Julien Green, quel gros pédé !
J'ai commencé la lecture du pavé (1376 pages pour ce premier tome !) : le Journal intégral de Julien Green, que la commère Peyrefitte (Roger, pas Alain, le ministre abhorré de De Gaulle) avait "outé", comme on dit au jour d'aujourd'hui (parce qu'on dit aussi "au jour d'aujourd'hui, si !).
C'est très intéressant : on apprend plein de choses sur les contemporains de l'écrivain franco-américain, qui fréquenta tous les gens de lettre du siècle dernier, étant donnée sa notoriété qui n'était pas des moindres, son entregent et, le journal étant de ceux que l'on dit intimes, son entrejambes, lequel ne chôma guère, à une époque où l'on draguait dans les bus, en faisant du lèche-vitrines avant de passer à d'autres plaisirs des papilles... bref, bien avant qu'on programme ses coups ou ses amours par l'entremise des "applis" pour smartphones, c'étaient des pérégrinations dans Paris que l'écrivain appelait à juste titre "aventures", car cette quête, effrénée en ce qui le concernait, relevait de la chasse aux trésors ; et quel trésors leva-t-il si l'on en croit !
Je suis pour l'heure au cœur de ses années 30, où l'auteur confie à ce confessionnal (il était hyper-catho !) tous les plaisirs auxquels il s'adonnait, et ce avec force détails, au point que j'en suffoque, moi qui eus tant de scrupules quand je couchai (!) sur le papier virtuel les scènes érotiques de mon roman : mais de nos jours, où le pilori est de retour, on peut imaginer Green tenant blog et se retrouvant à la merci de la vindicte populaire, et enfin lynché à mort sous les vivats de la foule déchaînée.
Ce journal, outre qu'il est bien écrit, est suffisamment bandant pour faire couler beaucoup de sperme, mais dans le secret des chambres d'ados qui s'aventureraient - tiens, encore et heureusement l'aventure ! - à le lire sous la couette à la lueur de la torche de leur smartphone, comme nous le fîmes des Amitiés particulières, lesquelles étaient beaucoup moins évocatrices, un simple baiser sur la bouche suffisant à faire naître, entre les draps, ce que je nommerai pudiquement... des flots d'exaltation !
C'est bien rigolo, et, de page en page, entre deux rencontres avec Gide, Cocteau, et autres éminents pédés de l'époque, on est pris à témoins de joutes agréables avec des jeunes gens peu farouches, ce qui permet de mesurer à quel point notre époque, si elle a ses avantages, est tout de même celle d'un gigantesque pas en arrière en matière de mœurs, qui "permet" des avancées sociétales de mes deux, genre "ouais, c'est cool, now on peut se marier" juste avant de se faire casser la gueule au coin de la rue parce qu'on a tenu un mec par la main.
Une vision trop fugitive
J'ai souvent dénoncé ici la négligence vestimentaire qui fait l'ordinaire - c'est le cas de l'écrire - de nos concitoyens, jeunes et moins jeunes. J'avais relevé l'extrême élégance des Milanais de tous âges lors de mon dernier séjour dans la cité des Sforza (ou du risotto, c'est selon).
J'y notai que, même si l'on y croisait des modèles professionnels vêtus haute-couture, le quidam mettait un soin particulier à sa mise, sans pour cela se ruiner en marques de luxe (quoique...), mais qu'une tenue en prêt-à-porter choisie avec goût indiquait un respect de soi et des autres qui le distinguait du touriste de base, français notamment.
Arpentant l'autre après-midi la rue commerçante de mon quartier, j'avisai un jeune mec de seize ou dix-sept ans y cheminant au bras d'une jolie maman, un garçon pas plus beau qu'un autre, peut-être, mais vêtu de telle façon que j'en restai interdit : habillé "jeune", certes, mais avec recherche, et coiffé d'un feutre d'un coloris parfaitement assorti à sa tenue du moment.
Ça ne laisse pas de surprendre en ces temps uniformes, d'autant que, personnellement, je n'ai pas "une tête à chapeau" comme on dit.
Pour cette allure qui le sublimait, j'eus envie de dire merci à ce garçon.
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| De la tête aux pieds, tant qu'à faire. |
Vie violente
Sur l'affaire Griveaux, pour lequel je n'avais nulle intention de voter, au demeurant, c'est, en quelques mots, Raphaël Glucksmann qui, dans fesses book, traduit le mieux ma pensée.
Je le cite donc : " Peu importe ce qu’on pense de Benjamin Griveaux, cette histoire est profondément dégueulasse, et inquiétante pour la suite. On s’en fiche de la vie sexuelle (totalement légale) de nos adversaires, on doit combattre sur le terrain des idées et des projets.
La politique, cela ne doit pas, cela ne peut pas être ça. Ressaisissons-nous collectivement ou nous allons tous nous noyer dans la fange. "
vendredi 17 janvier 2020
Faisons le tour...
lundi 13 janvier 2020
D'hiver ( 2020 /1)
Le monde d'aujourd'hui
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| Stefan Zweig |
Un café, avant de retourner chez les fous ?
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| Vienne : le Café Central de nos jours |
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| Le même au temps de S.Zweig . Très masculin, non ? |
Les Viennois s'en distinguent, qui les gardent dans leur poche intérieure en mode silencieux ou vibreur et sortent pour prendre un appel important : la politesse, quoi ; encore une notion disparue.
On sourira tristement, pensant à nos cafés d'ici où "faut consommer !", de leur description par l'écrivain dans le livre évoqué plus haut :
« Le Kaffeehaus représente une institution d'un genre particulier, qui ne peut être comparée à aucune autre au monde. C’est en fait une sorte de club démocratique ouvert à tous pour le prix abordable d’une tasse de café où chacun peut s’asseoir pendant des heures, discuter, écrire, jouer aux cartes, s’occuper de son courrier et surtout consulter un nombre illimité de journaux et de magazines. Chaque jour, nous étions assis pendant des heures, et rien ne nous échappait. »
L'homme est un loup pour l'homme
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| À l'assaut ! |
Comme on le sait, ce sont les "parisiens-têtes-de-chiens, parigots-têtes-de-veaux" qui ont le plus à souffrir des grèves dans leur vie quotidienne.
Hormis les inconvénients subis par les usagers (qu'ils soutiennent ou non le mouvement actuel), ce sont les incivilités les plus crasses qu'ont à endurer ceux qui tentent d'emprunter un bus ou un métro, lesquels circulent rarement quand le trafic n'est pas carrément suspendu.
C'est la jungle, qui me fait penser à la catastrophe historique du "Bazar de la charité" dont on sait que la majeure partie des survivants furent des hommes qui piétinèrent sans vergogne femmes et enfants lors de l'embrasement.
Ces événements permettent de constater le piteux état de notre société, dont cette "médiocratisation" galopante (le vocabulaire, par exemple, c'est effrayant !), en contrepoids malheureux à l'extraordinaire progrès que devait permettre la révolution numérique et ce que l'on nomma autrefois "autoroutes de l'information" devenues pistes d'assaut en mode Mad Max virtuel tout aussi violent et néfaste... C'est à des pugilats qu'assistent à longueur de parcours les personnes qui ont choisi de se déplacer dans Paris à deux ou quatre roues (certains amis en font le compte quand ils me rejoignent à Vespa), c'est d'une mini-guerre civile que fut le spectateur cet ami devant absolument prendre un bus le jour de Noël, qui m'adressa en bout de parcours ces quelques mots clavés : "je suis en larmes de ce que j'ai vu".
Ainsi est, aujourd'hui, la "douce France" du poète, lequel, aujourd'hui, aurait droit au lynchage des réseaux "sociaux" pour cette affaire de prétendu mineur détourné qui lui valut quelques ennuis dans les années soixante...
Mais ce sera l'objet du prochain articulet.
Pour nous consoler quelque peu (tout n'est donc pas perdu ?), cet homme auquel on tendait un micro en région : "Non, ça va, les plus à plaindre, ce sont les Parisiens."
Sans ajouter "têtes de chiens".
Les moins de 16 ans
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| Une couverture des années 30. Inconcevable aujourd'hui. |
Lu hier dimanche
De plus, jolie couverture, objet agréable au toucher.
Note vers 14h45, lundi
J'ai fini ma lecture pour le dessert.
Je m'attendais quelque peu à cette fin.
Elle n'a rien cependant de convenu, et
confirme que Romance est un roman
exaltant, excitant voire, sur l'adolescence.
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dimanche 24 novembre 2019
Cacio e pepe* ?
samedi 12 octobre 2019
Navigli : les bonnes surprises de Milan(o)
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| Navigli, Milan(o) |
C'est le quartier animé de Milan(o), à la fois populaire et "bobo" (qu'est-ce qui ne l'est pas ?) où l'on peut profiter des terrasses pour des aperitivi consistants à prix modique, manger une pizza garnies de vraies tomates et non d'un coulis industriel, se promener au crépuscule, en saison, et croiser de jolis garçons qui ne font pas la gueule.
On peut, comme à Paris, mais en bien moins cher, faire une balade sur les canaux et même des "croisières" (j'adore l'emphase italienne ! ).
dimanche 15 septembre 2019
Vu à Pavia (Pavie)
Une ruelle de Pavie.
Dommage que son étroitesse
n'ait pas permis à mon objectif
d'embrasser l'intégralité de ce mur.
samedi 14 septembre 2019
mercredi 7 août 2019
Peut-on manger italien à Vienne ? Oui !
De mon séjour à Vienne, je n'ai pas encore dit que je n'avais guère apprécié la gastronomie locale (hormis la fameuse Sacher torte, à se damner !) ; affaire de goût. Certes, les saucisses que l'on engloutit à la volée sont très goûteuses, et le goulash de juillet, même d'excellente facture, n'est certes pas de saison. De même, les escalopes viennoises ("wiener schnitzel" sont des "stoufa gari"* comme on dit du côté de Nice, et j'ose préférer une bonne milanaise, on ne se refait pas.
Après avoir fait le tour de la cuisine locale, j'ai eu la surprise de découvrir un"vero" ristorante italiano qui s'étend sur une jolie place devant une belle église. Et, vous avouerai-je, ce fut un plaisir, de retrouver la langue italienne "à la fraîche" en dégustant des mets absolument respectueux des recettes transalpines.
* À Nice, on ne dit pas étouffe-chrétien, mais, en l'occurrence, "étouffe-rat".
Poste d'observation
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| Varese, Lombardie, It. |
mardi 6 août 2019
Péché d'été
L'ouzo est la boisson nationale grecque.
On le boit en apéritif allongé d'eau glacée, ou sur des glaçons après le repas, en digestif.
Un ami, originaire du Pirée, prétend qu'il s'agit de l'universelle panacée : oui, ça guérit tout !
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