Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


dimanche 31 mai 2026

Savoir garder sa dignité

 


Pour lui, pas de problème de clavier (*)

 Concert du dimanche

Cette captation date de l'époque de la pandémie. Yunchan Lim était tout jeune, encore acnéique, mais déjà le grand interprète qui remplit les salles de concerts de nos jours.
Il est déjà phénoménal dans ce concerto de Beethoven : à 13 minutes vingt, la cadence (pour faire simple : le solo) dans le 1ᵉʳ mouvement est incroyable ! 
Jouer sous la direction du grand 
Myung-whun Chung a certainement contribué à galvaniser notre jeune et talentueux pianiste, lequel, la même année, remportait le prestigieux Concours Van Cliburn.
Yunchan Lim a eu 22 ans en mars dernier.


* Le clavier de mon ordinateur fait des siennes.
D'où cette publication tardive.

samedi 30 mai 2026

Un garçon méditant

Louis Oltmanns photographié par Richard Kranzin

Ceci n'est pas une musique d'ascenseur, quoique


Le film de Louis Malle repasse actuellement sur Arte.
De même qu'un formidable document autour de Miles Davis.
On sait que la musique d'Ascenseur pour l'échafaud fut quasiment improvisée.
Dans l'album, on entend les nombreuses versions que le grand Miles
enregistra autour du thème qu'il avait trouvé initialement.

jeudi 28 mai 2026

Seul sur le sable

Via Richard Stabbert

Albertine, c'est lui !

Il est hors de doute, aujourd'hui, qu'Alfred Agostinelli (1888-1914) est l'inspirateur du personnage d'Albertine, dans À la recherche du temps perdu.
En 1907, l'écrivain tomba éperdument amoureux de ce jeune et beau Monégasque, dont il fit son chauffeur puis son secrétaire particulier.
Après des mois d'une passion boulimique, le jeune Alfred, que le grand homme couvrit de cadeaux et entretint dans le luxe, éprouva le besoin de se libérer d'une emprise devenue suffocante.
Il décida de quitter le volant pour le manche à balai des avions et connut une fin tragique lors d'un vol d'essai à Antibes au terme duquel le fragile aéronef de bois et de toile s'abîma dans la Méditerranée.
Il repose au cimetière de Caucade, à Nice, où la société des amis de Marcel Proust a lancé une collecte pour la remise en état de la tombe de celui qui fut la muse du grand auteur. Proust dit de lui qu'il était, avec son père et sa mère, la personne qu'il avait le plus aimée. 

Une biographie lui a été consacrée par Jean-Marc Quaranta,
l'un des plus fervents admirateurs du grand Proust. 


Proust Marcel, la main dans le... sac

 11 janvier 1918 : descente de police à l’hôtel Marigny tenu par Le Cuziat (une connaissance de proust) sur dénoncition anonyme accusant l’établissement de “faciliter la réunion d’adeptes de la débauche anti-physique”, le bruit court qu’on y consomme de l’alcool après des heures règlementaires et que certains pensionnaires soient mineurs, le commissaire de la brigade des mœurs note la présence de “trois individus aux allures de pédérastes” en train de boire du champagne dans un salon du rez-de-chaussée, le propriétaire Albert Le Cuziat, deux jeunes militaires en convalescence (Léon Pernet et André Brouillet, 22 et 23 ans) et un certain “Proust Marcel, 46 ans, rentier, 102 bd Haussmann”, et dans les chambres plusieurs couples composés de messieurs de la bonne société et de garçons âgés de 17 à 19 ans (dont un jeune algérien pas mobilisable) ; à compter du 2 février 1918 aucun soldat n’a le droit de se rendre à l’hôtel Marigny, ce qui signifie sa ruine écrit Le Cuziat au préfet s’engaeant à modifier les choses, rien n’y fait le 5 mars 1918 Le Cuziat est condamné à 4 mois de prison et 200 francs d’amende pour “excitation habituelle de mineurs à la débauche et vente de boissons après l’heure réglementaire”, Proust n’est pas inquiété et son nom n’est pas diffusé dans la presse ; Le Cuziat fera intervenir des personnalités, Marcel Proust ausi vraissemblablement, le 12 décembre 1918 François Froment-Meurice, honorable membre du conseil municipal de Paris, appuyera la demande de levée de la consigne, celle-ci sera ordonnée le 20 janvier 1919 (Froment-Merurice est beau-frère du jeune et riche Constantin Ullmann, ancien secrétaire et amant de Proust) ; l’affaire ne s’est pas ébruitée, mais en 1919 Paul Morand rédigera une ode assassine, Lampes à arc, à laquelle Proust répondra avec toute l’énergie de la dénégation.

L'hôtel Marigny

mercredi 27 mai 2026

Long comme un jour sans toi

Un Steinway, sinon rien ?

 

Un Bösendorfer "design", vu chez Harrods, à Londres (Silvano)
  Un billet ancien donnait à voir un piano Bösendorfer de facture néoclassique. Mes commentateurs écrivaient combien cette marque prestigieuse était sans égale, les "Steinway" ne faisant pas le poids face à cette Rolls du piano. C'est parfaitement exact : avoir joué un Bösendorfer est une expérience inoubliable.
La suprématie de la marque américaine s'explique : les Steinway de concert sont des instruments de compétition que l'on peut faire régler aisément à convenance, d'une solidité telle que nul massacreur ne peut en venir à bout. Si les Japonais de Yamaha tentent, depuis des décennies, d'enfoncer une brèche dans l'empire Steinway, ils ne sont parvenus qu'à une entaille. Les Nippons ont pourtant mené une politique marketing agressive, allant, par exemple, jusqu'à offrir des pianos à de grands concertistes acceptant, par contrat, de ne jouer que sur des instruments de cette marque. Ce fut le cas, dans les années 60/70, de Georges Cziffra, seul exemple qu'il m'ait été donné de vérifier, mais il y en eut sans doute d'autres.
Choix du piano par Alexandre Tharaud (Silvano)
  Le Festival de piano de La Roque d'Anthéron, en Provence, offre aux pianistes invités la possibilité de jouer sur un piano de leur choix : chaque matin, le concertiste du jour, peut essayer, sur la scène-même du concert, plusieurs pianos. Sur les photos, prises en 2009, les pianistes (Alexandre Tharaud ou Christian Zacharias notamment) pouvaient choisir entre pas moins de sept instruments !
Il n'y avait pas de Bösendorfer (peut-être est-ce un piano trop "précieux" pour subir les assauts d'un virtuose ?), mais étaient représentées les maisons Yamaha, Bechstein (ce n'est pas rien, non plus) et l'inévitable Steinway.
J'écris inévitable, mais c'est "incontournable" qu'il faut dire. Parce que, à chaque fois, c'est le Steinway qu'ont choisi finalement les artistes, à l'issue d'une longue séance d'entraînement.
Certes, un Bösendorfer ou un Fazioli (plutôt bien, Fazioli !) sont des bijoux. Qu'on n'a peut-être pas envie de sortir en toutes circonstances…

Christian Zacharias choisira finalement un Steinway (Silvano)

La facture de piano, c'est du boulot !
Nota
La famille Steinweg était connue en Allemagne pour la qualité de ses pianos.
Les événements révolutionnaires qui soulèvent l’Europe en 1848 affectent le duché de Brunswick et l’un des membres de la famille de Steinweg participe aux mouvements de révolte. Afin d’échapper à l’instabilité politique en Basse-Saxe, Heinrich Steinweg décide d’émigrer avec sa famille vers le Nouveau Monde et s’installe à New York en 1850. Après trois années d’adaptations difficiles, Heinrich fonde sa fabrique de pianos à Manhattan et lui donne son nom anglicisé. "Steinway and Sons" est né.
La filiale européenne se situe à Hambourg.
Une partie de la famille Steinweg est restée en Allemagne et a continué la facture de pianos :
pour la toute petite histoire, je possède un petit piano de la marque Grotrian Steinweg (association de deux grands facteurs allemands) qui a subi mes assauts lorsque j'étudiais au conservatoire. Il a été entièrement restauré et sonne toujours admirablement.

Piano du matin : un bis de haute volée de Yuja Wang

C'est une étude brève de Sibelius
Envolons-nous avec Yuja !

lundi 25 mai 2026

Il fait si chaud

 

Photo Winter Vandenbrinck

Cannes : la joie d'Emmanuel et Valentin


Images France Télévisions

 
Coward est le troisième film du cinéaste belge Lukas Dhont, après les bouleversants Girl et Close, à voir absolument, actuellement sur Arte. J'ai revu Close hier : traiter la tragédie sans pathos est une qualité chez le cinéaste flamand, l'autre résidant dans le choix de ses interprètes. Cela semble être toujours le cas pour son troisième long métrage, dont les deux jeunes acteurs viennent de se voir décerner ex aequo le prix d'interprétation masculine lors du Festival de Cannes qui vient de s'achever. Leur jeu est, dit-on, exceptionnel dans le film qui a obtenu 13 minutes d'ovation debout à l'issue de sa projection au Palais. Emmanuel Macchia, l'introverti, dont c'est le premier rôle, et son partenaire Valentin Campagne, plus exacerbé, mais aussi plus aguerri (on l'a vu dans La venue de l'avenir, de Cédric Klapisch et dans Dossier 137, de Dominik Moll) ont réussi à tisser une complicité amicale pendant le tournage.

 
Il le fallait, puisque, selon Allo Ciné, "le film met en scène 
deux soldats de la Première Guerre mondiale secrètement liés par une passion amoureuse. Sur un champ de bataille ravagé par l'horreur, ils trouvent un espace de liberté qui leur permet d'être eux-mêmes. Avec Coward (Lâche, en français), le réalisateur belge signe son œuvre la plus ambitieuse et déjoue les codes du film de guerre, imposant de nouvelles figures héroïques, masculines, modernes et sensibles."




Voici le premier extrait visible du film, en attendant plus :


Sur YouTube, un extrait d'une émission de France 5, où l'on recevait l'équipe de Coward après la projection au Palais. On y entend un commentaire avisé de Pierre Lescure (regardez Beau Geste, le dimanche sur France 2 !) et une intervention de Thomas Jolly. Lukas Dhont évoque Émilie Dequenne, qui fut l'une des actrices de Close. 
C'est ici : clic.

samedi 23 mai 2026

"Différents des autres", film gay de 1927 presque entièrement sauvé

Voilà qui devrait abonder la thèse en gestation de notre lecteur dont le sujet est représentation de l'homosexualité au 20ᵉ siècle.
C'est un trésor réalisé sous l'égide de Magnus Hirschfeld et de son institut, celui-là même qui s'est battu pour l'abrogation de l'article 175 en Allemagne. Las, 6 ans après, les nazis parvenaient au pouvoir.

  

mercredi 20 mai 2026

Voisin, on l'aime aussi pour ça

L'étranger | François Ozon 2025

Piano du matin : douce vallée

Le Chilien Claudio Arrau fut l'un des plus grands pianistes du siècle dernier.
Dans Liszt, il demeure insurpassable.
Dans cette Vallée d'Obermann, qui fait partie des premières
Années de pèlerinage,
il tire de son piano des sonorités que nul n'a égalées depuis. 
Claudio Arrau

Chambre de rêves

mardi 19 mai 2026

Journée internationale contre l'homophobie du 17 mai


En Italie, ces quatre beaux gosses ont posé à l'occasion
de la journée internationale contre l'homophobie.
Hélas, tout reste à faire.
Nous n'avons pas cessé de lutter contre ce mal qui tue en Afrique, mais
aussi à quelques pas de nos lieux de résidence.


Bel endroit pour une rencontre

 


Les ailes collées | Thierry Binisti 2024

lundi 18 mai 2026

Quelqu'un derrière la porte

Photo par Felipe Romero Beltrán

Humour : vive les Belges !

 La France ne rit plus. Assurément, les perspectives ne se prêtent guère à la rigolade. Pourtant, il serait salutaire pour la santé mentale des Français qu'un média s'empare en dérision des grands sujets d'actualité en tous domaines. Le rire naît de l'observation des travers de la société, de tout ce qui nous insupporte ou nous indigne et contribue à la morosité ambiante. Parodier les politiciens, les stars, les émissions, comme le firent, en des temps reculés, Les Inconnus, Les Nuls ou les Guignols de l'Info. Aujourd'hui, le rire vient, quand il vient, du "stand-up" : plus de sketches et encore moins de revues de presse (et de médias) comme celles d'un Guy Bedos ou, de l'autre côté des opinions, d'un Le Luron en leur temps.
Cependant, depuis 2015, bien installée outre Quiévrain, une équipe exceptionnelle, menée par le surdoué Jérôme de Warzée, tire avec les boulets rouges de l'humour sur tout ce qui pollue nos cerveaux abrutis par le "scrolling" quotidien effréné et les fameux réseaux qui n'ont de "sociaux" que le nom. 
Ces femmes et ces hommes formidablement doués décryptent à leur manière l'actualité de la semaine, se livrant, entre autres, à des imitations d'une drôlerie irrésistible.
L'émission de la RTBF Le Grand Cactus a fort heureusement franchi la frontière grâce à TV5 Monde (vous savez, l'une de ces chaînes inutiles selon l'émule de Goebbels qui "rapporte" dans une certaine commission !) et grâce à sa chaîne YouTube, lui valant la reconnaissance infinie d'un public français de plus en plus nombreux. Les performances, c'est le mot, des différents intervenants sont très souvent du plus haut niveau comique.
L'imitateur noir Kody campe tour à tour des personnalités aussi diverses que Fabrice Luchini, Trump ou Sarkozy (accompagné d'une Carla Bruni d'une justesse sidérante) dans la période de son incarcération. 
Avec Kody, sous la houlette d'un De Warzée qui écrit la plupart des textes, se rejoignent pour nous défouler Tamara Payne, Damien Gillard, Martin Charlier, Fabien Le Castel, James Deano, Livia Dushkoff, Isabelle Hauben et j'en oublie certainement.
La chaîne YouTube (abonnez-vous !) : cliquer

Place à notre cher Pascal Praud (Damien Gillard et Kody) au moment des JO de 2024 :
  ⁣

L'incroyable Kody en Fabrice Luchini :


Abusez sans modération
et merci à eux !

dimanche 17 mai 2026

C'est tout d'même beau, un mec !

Photo hautement fouloulesque de Gerardo Vizmanos

Prononcez "Barr" ou "Bac" : ce n'est pas grave, puisque ça groove grave !

Ivan Podyomov (hautbois), Johannes Pramsohler (violon) et l'ensemble Diderot interprètent super bien le Concerto pour violon et hautbois en ut mineur BWV 1060 de Bach. Merci au service public !

Partout reviennent les barbares

 

Au Sénégal, un Français en détention pour « actes contre-nature » depuis le 14 février

Le Sénégal, pays majoritairement musulman, a voté début mars une nouvelle loi qui punit désormais de cinq à dix ans de prison les relations homosexuelles, considérées comme une déviance.
Le Monde, vendredi 16 mai.
Solidarité avec les victimes de cette régression inadmissible.
Silence assourdissant du gouvernement français !


Lire l'article en intégralité : ici
Un témoignage sur l'horreur, via BFM :

samedi 16 mai 2026

Nouveaux talents



Gay Cultes suit avec intérêt la carrière de Benoît Duvette, réalisateur (scénariste et compositeur) de courts métrages remarquables comme Le corps des anges ou Eden et Charlie. 
Si mes infos sont exactes, il s'attellerait actuellement à sa première série autour des thèmes qui ont fait son succès.
Le choix des acteurs ne peut que nous donner envie d'en voir plus.
Pour son premier rôle à l'écran, voici Léo Nadler, qui fait part ci-dessous de son plaisir de tourner pour la première fois.



Aux côtés de Léo, on retrouvera Amaury Foucher, remarqué, en amant d'Artus (oui !) dans le beau film d'Antoine Chevrollier La pampa sorti en février 2025.

Léo, le charme et la classe

Léo Nadler et Amaury Foucher

Bonus
D'or et de pluie est le tout dernier (trop) court de Benoît Duvette :

Conseils pour un voyage en Italie

 J'ai glané sur le tube cette vidéo édifiante intitulée 
10 cose che NON FACCIAMO mai in Italia (10 choses que nous ne faisons jamais en Italie)
Francesco évoque les attitudes et le modo vivendi italiens.
Il recense les maladresses que le touriste lambda doit éviter pour mériter un accueil chaleureux sur la péninsule. Si vous coupez vos spaghetti au couteau, par exemple, vous déclencherez, à raison, les foudres des mânes de Jupiter.
Francesco met à bas, aussi, quelques idées reçues.
Bien qu'il s'exprime, exquise politesse, dans un rythme d'adagio, on peut activer les sous-titres français.
La chaîne de Francesco recèle une foule d'astuces.


Je me rengorge, fier de certifier que ces "dix choses" sont exclues de mon comportement depuis fort longtemps.

Nota
Si vous voulez tester vos connaissances en vocabulaire italien, il existe une chaîne fort bien faite, avec des tests en plusieurs niveaux.
Ci-après, le niveau B1, que j'ai franchi sans difficulté : clic.

vendredi 15 mai 2026

Petite mort

Belle grasse matinée de "pont" : j'ai failli ne pas publier aujourd'hui.
"uvdp" est allé déposer plainte au commissariat le plus proche.

jeudi 14 mai 2026

Deux œuvres d'art

Maksim Grisin | Photo d'Esa Kapila

Belle ascension, non ?

Mina : encore une couche, si je puis dire

 Un événement essentiel dans la biographie de la chanteuse :

En 1963, son fils Massimiliano est né d'une liaison extraconjugale. La RAI de l'époque n'a pas renouvelé son contrat car elle était mécontente. Il faut savoir que l'Italie catholique n'a autorisé le divorce qu'en… 1970. Alors, un adultère, pensez donc ! Cependant, les Italiens ont eu un impact là-dessus. La télévision d'État a été inondée de lettres affirmant que la nouvelle maman devait y chanter !
De nombreuses femmes italiennes ont donc tricoté et envoyé des centaines de tenues pour le garçon à Mina.
 Par acclamation populaire, le "Tigre de Crémone" (surnom de la star) est revenu à la RAI.


Au centre, l'une des dernières photos publiées.
Les paparazzi sont toujours sur les dents. Sans succès.

Aujourd'hui, je prends la hauteur

Napoli, 1950; photo de Guido Giannini

mercredi 13 mai 2026

Extatique

Cody Vanallen
Tellement extatique qu'il en a oublié d'enlever ses vêtements pour prendre sa douche.
Peut-être fait-il un deux en un : lavage corps et lessive simultanément…

Piano du matin (ou du soir) : Liszt nous console des aléas de l'existence

L'excellentissime Seong-Jin Cho interprète en bis, lors d'un concert.
au Gewandhaus de Leipzig, ce "tube" de Liszt, qu'Horowitz offrait très souvent
à la fin de ses récitals.
Un digne héritier du grand Vladimir !

Photo Silvano
Lors d'une visite à la Scala de Milan, j'ai photographié le magnifique piano du compositeur hongrois, don de sa fille Cosima.

Simple comme bonjour

Très bon p'tit déj', hier matin, dans le rade du rez-de-chaussée.

lundi 11 mai 2026

Souriceaux des champs

Divine Mina


La grande chanteuse italienne Mina Mazzini, célèbre par son seul prénom,
a cette année 86 ans.
Son album le plus récent n'a que deux ans :
la voix, admirée en leur temps par Louis Armstrong et Liza Minnelli, entre autres
(1), 
s'est adoucie avec l'âge, mais l'émotion est toujours au rendez-vous.
Le cinéaste italo-turc, connu pour ses films très LGBT+, voue, comme Pedro Almodóvar, un véritable culte à la Diva : la première vidéo est illustrée de scènes de Nuovo Olimpo, visible sur Netflix.
Le film se termine sur cette chanson, laissant quelques larmes aux yeux des garçons sensibles. La seconde propose des extraits de Diamanti, sorti il y a peu, qui a souffert de critiques très négatives.

(1) Mais admirée aussi par Frank Sinatra, Céline Dion, Sarah Vaughan, Plácido Domingo et autres Luciano Pavarotti !

Les visuels des albums de Mina sont toujours très travaillés.

Un article du Hollywood Reporter de novembre 2024 :

[Reine incontestée de la pop italienne, Mina a vendu plus de 150 millions de disques à travers le monde et demeure une légende de la musique qui captive ses fans depuis les années 60. Son nouvel album, Gassa d'Amante , sort le 22 novembre et son titre – inspiré d'un nœud marin essentiel – symbolise la nature à la fois solide et fragile de l'amour. À l'image de ce nœud, l'album explore les méandres de l'amour dans toute sa beauté et sa complexité. À 84 ans, Mina est toujours au sommet de sa forme et reste une icône incontestée.

Mina, née Mina Anna Mazzini, est l'une des chanteuses pop les plus adulées d'Italie. Figure culte, comparable à Liza Minnelli et Bette Midler, elle est une véritable diva, une superstar aussi populaire en Italie que Lady Gaga ou Taylor Swift aujourd'hui. Telle une Greta Garbo du XXIᵉ siècle, elle vit en exil à Lugano, en Suisse, où elle s'est installée en 1966. Elle n'a pas donné de concert depuis 1978, bien qu'elle continue d'enregistrer des albums.]
Nota
L'article comporte une erreur : la chanteuse réside à nouveau en Italie dans sa région d'origine, aux environs de Brescia, en Lombardie, où elle est née.
Sa maison de disques, elle, a toujours son siège à Lugano.