Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
lundi 28 juillet 2025
Studio 54
La pub du club mythique proclamait que tout le monde était accueilli sans distinction dans le saint des saints du disco.
À Paris, sous la houlette de Fabrice Emaer, le Palace pratiquait la même politique de non-discrimination. Des célébrités venaient y chasser le beau voyou peu farouche.
mercredi 18 septembre 2024
Ça, c'était Palace !
pour le Palace (début des années 80).
Si vous avez connu, racontez-moi !
mardi 6 février 2024
Allez, bouge !
Les plus âgés d'entre nous ont certainement dansé sur cette chanson au Palace et au Queen (Paris), au Voom Voom de Juan-les-Pins, voire au Studio 54 de New-York, le club qui symbolise à lui seul l'ambiance de la période !
Quel que soit votre âge, je vous recommande l'excellent document en trois parties d'Arte, intitulé Disco - La bande-son du renouveau. Le phénomène "disco" a enflammé les pistes de danse de la planète au cours des années 70, jusqu'à l'apparition du fléau nommé SIDA. À cette époque, ce sont les gays et les noirs qui donnaient le ton. Les films d'Arte ne sont pas seulement un rappel de ce style musical. Ils mettent aussi en relief le contexte : une ère d'insouciance, de liberté pointant le bout de son nez (fin de la guerre du Vietnam. premières "gay pride"). Cette musique a connu, bien sûr, le pire et le meilleur. Les trois films n'en occultent rien, de l'apogée au déclin. Toujours est-il que nombre des tubes de l'époque font toujours le plein sur les dance-floor.
Disco - La bande-son du renouveau se regarde et s'écoute ici : clic
dimanche 12 juillet 2020
mardi 7 juin 2016
Les années-Champagne
On dit qu'à cette époque-là, les gens dansaient en souriant sur des musiques bulles-de-savon, et que les spectateurs des salles obscures ne trouvaient pas les films de Visconti "longs" et "ch....".
Ce dernier terme n'était employé, paraît-il, que par des personnes considérées comme vulgaires.
On notera les costumes improbables des danseuses.
Avouez que vous en rêveriez pour votre prochain "tea-dance" !
mercredi 16 mars 2016
mercredi 17 juin 2015
Sortez vos justaucorps rose-bonbon à pattes d'eph !
samedi 29 novembre 2014
samedi 11 janvier 2014
Mythologie gay
Hit de la fin des années 70, "Cherchez la femme", à l'heure où Patrick Juvet chantait (si l'on peut dire) "Où sont les femmes ?", fit les beaux soirs du Club 54 et du parisien Palace.
samedi 25 mai 2013
Chopin est vivant
De Frédéric Chopin (Prélude op.28 n° 20 ) à Donna Summer, itinéraire d'une belle suite harmonique. La version française du Could it be magic "créé" par Barry Manilow, dénichée au rayon vintage, due à Alain Chamfort alors en période de transition, a eu l'heur d'intéresser mon oreille par cette seule phrase qui suffit à la sauver : "le manque d'amour nous fait vieillir".
mercredi 27 mars 2013
L'absinthe
Oscar Wilde
vendredi 30 décembre 2011
Dans la légende : le Studio 54
Dans les années 70, le Studio 54 de New-York attirait chaque soir une foule de célébrités et de clubbers anonymes ; c'est du prestigieux club new-yorkais que s'inspira Fabrice Emaer pour créer Le Palace à Paris.
Temple des sexualités désinhibées où circulaient toutes les drogues, lieu décadent unique en son siècle, le Studio 54 reste un symbole de la frénésie des 70's à laquelle le SIDA allait mettre un coup d'arrêt définitif au début de la décennie suivante.
Le Studio 54 fut fermé par les autorités pour une grave affaire de fraude fiscale en 1979.
Après rachat, il ne réussit pas à retrouver le faste d'antan et ferma à jamais ses portes en 1986.
En 1998, un film réalisé par Mark Christopher avec le beau Ryan Philippe, Salma Hayek et Mike Myers rendait hommage à ce temple de la musique "disco" (DVD Tf1 Vidéo).
A travers images d'époque et photographies, le document ci-dessous donne une idée de ce que fut ce lieu "excessif" dédié à la fête.
mardi 21 décembre 2010
vendredi 4 avril 2008
Les années disco (2)
Devant l'accueil négatif des "majors", il pressa lui même son titre "Love in C minor" que les DJ français pouvaient se procurer chez "Champs Disques", boutique spécialisée... dans les importations !
Un nuage de fumée entourait ce produit (américain ?) qui le rendit tout de suite "culte" : les "clubber" lui firent immédiatement un accueil délirant.
Le titre revint ensuite dans les bacs, importé des USA (!) où il avait conquis la clientèle des clubs les plus "in" comme on le disait à l'époque.
Considéré comme l'un des hymnes fondateurs du disco, "Love in C minor" connut un destin planétaire et le petit batteur français devint une star incontestée pour de longues années.
Cerrone se produit encore à travers le monde dans des shows spectaculaires qui attirent les grandes foules... sentimentales.
Ce "clip" de l'époque est malheureusement amputé de la première partie, car, il faut le signaler, "Love in C minor", comme le "Love to love..." de Donna Summer, fut l'un des premiers titres "longs", annonçant la vogue des "maxi 45t".
jeudi 3 avril 2008
Les années "disco" : avant le virus.
La sortie sur les écrans français d'un film controversé - certains critiques déplorent le regard sans aménité posé sur le "français moyen" quand d'autres, dont nous sommes, s'en réjouissent - remet la période "disco" sur le devant de la scène.
Comme dans tout genre musical, il y eut à boire et à manger dans la production pléthorique de ces années-là : on peut situer l'origine du disco au Philadelphia Sound (The Spinners...) puis au "Love to love you baby" de Donna Summer et au "Love in C minor" du français Marc Cerrone.
Ce furent les clubs gay qui lancèrent la tendance, car il fut un temps où, notamment à Paris au "7" puis au "Palace", la follitude pouvait prétendre à l'innovation quand, aujourd'hui, les homos se déhanchent sur des scies débilitantes braillées par des chanteuses ébahies de se voir à nouveau adulées.
Aux USA, le fameux '54' reste la référence absolue en la matière.
On verra sur le sujet le film à demi-réussi de Mark Christopher (?) illuminé par un Ryan Philippe en pleine beauté post-adolescente.

Ce "sens de la fête" aujourd'hui oublié, tout au moins à Paris où ces "milieux" et "genres" restent calfeutrés dans leurs différents "ghettos", génère inévitablement une nostalgie qui permet de produire des films comme celui qui vient de s'afficher à la devanture des salles obscures.
Toute médaille ayant son revers, la période connut des excès, vulgarisant l'usage de drogues pas toujours douces qui aboutit à la fermeture de la plupart des lieux mythiques.
Mais il s'agit d'une autre époque, où le libéralisme économique sauvage actuel et son cortège d'exclusion et de précarité n'avait pas encore ravagé nos sociétés occidentales.
Après la guerre du Vietnam et les bouleversements de 1968, l'ère "disco" fit exploser des forces de joie jusqu'alors inhibées.
Mais vint le SIDA et l'on ne chanta plus.
Aux origines du disco, ce genre de chanson :
Mais surtout :
Pour les noctambules de l'époque, Love's Theme fut une véritable révolution : l'utilisation de l'orchestre symphonique sur une rythmique "dance" était une nouveauté.
Jusqu'alors, on dansait sur de la "pop music" ou du "Rythm and blues" (ne pas confondre avec le pitoyable ersatz actuel appelé "R&B").
* On ne reviendra pas, ici, sur "Saturday Night Fever" : on sait combien le film et sa b.o participèrent triomphalement au phénomène.