parcourir le terrain en tous sens pour faire lever le gibier.
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
vendredi 25 septembre 2026
Souriceau des champs
parcourir le terrain en tous sens pour faire lever le gibier.
Piano du matin : formidable Sacha !
Alexander Malofeev joue Adieu à Saint-Pétersbourg de Glinka
Extrait de son album Forgotten Melodies (Sony Classicals)
jeudi 24 septembre 2026
Chanceux, les Parisiens !
C'est l'une des dernières bandes originales du Maestro Ennio Morricone, auquel le Max Linder a eu la bonne idée de consacrer un cycle.
Petit-déjeuner offert à 10 h 30, film à 11 heures.
Étonnant, non ?
Pour l'heure, l'article publié lundi dernier sous le titre Les jeunes gays et le RN : ça craint ! ne m'a valu aucun commentaire insultant. J'en reçois parfois : anonymes, bien sûr.
Sinon, le très gracieux Jean-Philippe Tanguy n'en rate pas une :
"Le travail rend libre."
Le lieutenant de Marine Le Pen a prononcé cette phrase lors d'un événement à Vierzon (Cher) samedi. Ce slogan, "Arbeit macht frei" en allemand, figurait à l'entrée de camps de concentration et d'extermination nazis.
La cheffe du parti allemand AFD, copine de Sarah Knafo, a déclaré qu'Adolf Hitler avait conduit une politique d'extrême gauche.
Je suis pro-féministe, mais il y a des meufs qui craignent, actuellement.
Faisons gaffe, ils sont toutes et tous en train de fourbir leurs armes pour un avenir radieux.
mercredi 23 septembre 2026
Un coming-out raté
C'est un extrait du film Toni en famille de Nathan Ambrosioni (2023) (Netflix ou plateformes de VOD)
mardi 22 septembre 2026
lundi 21 septembre 2026
Les jeunes gays et le RN : ça craint
C'est avéré, hélas : nombre de jeunes, gays en particulier, votent pour le Rassemblement national. J'ai tenté de convaincre, en vain, l'un de ces garçons, dont beaucoup se rendront aux urnes pour la première fois en 2027. J'ai même eu droit à un panégyrique de la meuf d'Eric Z ! Les explications sont fort simples, pour ne pas dire simplistes, mais parfois compréhensibles. Certains (mon interlocuteur, en l'occurrence) ont eu maille à partir avec des jeunes issus de l'immigration, pour affirmer que les agressions homophobes sont le fait de cette partie de la population, abrutie par les discours religieux et une interprétation biaisée du Coran, ce qui n'est pas faux. D'autres, rencontrés lors de soirées festives, disent "avoir peur" pour expliquer leur adhésion. Ils signalent que ce parti compte dans son staff de nombreux homosexuels que je ne nommerai pas : on les connaît tant ils sont les invités récurrents des chaînes d'info. Ces homos visibles ne sauraient dissimuler ce que le mouvement compte d'enragés dans ses militants et dans ses électeurs, une masse animée de la foi du charbonnier, que ni la condamnation de la candidate pour des faits d'une extrême gravité, ni l'attitude si peu "près du peuple" de son coéquipier, ne convainquent pas. Jamais ils ne diront que des agressions peuvent être le fait de l'ultra-droite : les fafs, sans euphémisme. Quant à l'Histoire, ils l'ignorent, croyant avoir affaire à un parti prétendument démocratique.
Je colle ici, pour réflexion, un texte d'un Montpelliérain, François Villette, qui réagit à un article paru dans Le Parisien (voir ci-dessus).
Ce qui m’inquiète peut-être le plus, c’est ce qui se passe dans les établissements scolaires, parfois très tôt. Des discours masculinistes et virilistes peuvent y rencontrer des conceptions religieuses radicales et les prêches de prédicateurs islamistes. Le problème n’est plus alors seulement celui de quelques insultes ou de quelques individus, c’est celui de la transmission d’une vision du monde qui conteste progressivement nos libertés.
Il y a une dizaine d’années, une scène de The Handmaid’s Tale m’avait profondément marqué. Une professeure homosexuelle montre sur son téléphone la photo de sa femme et de son enfant. Son doyen, lui-même homosexuel, lui explique que « par les temps qui courent », ce n’est plus très prudent. Il a lui-même retiré les photos de son compagnon.
Quelques jours plus tard, on le voit pendu dans l’enceinte de l’université avec une pancarte oû est écrit "PIG". Et les étudiants passent devant lui, indifférents ou presque, a part une jeune fille effondrée
À l’époque, cela semblait être une dystopie.
Mais depuis, un professeur a déjà été décapité en France par un fanatique pour avoir simplement fait son métier. Et certaines scènes de fiction commencent dangereusement à ressembler à des avertissements.
Le « plus jamais ça » ne suffit pas face à ceux qui prétendent tirer d’une injonction divine le droit de décider qui peut vivre librement, ni face aux idéologies qui prospèrent sur nos renoncements. Ce qui est en train de se jouer mérite mieux que des indignations rituelles. Les forces qui s’agitent contre notre mode de vie profitent de nos faiblesses et de notre naïve tolérance. Elles profitent aussi de la peur qui commence à monter, à force de ne pas avoir voulu regarder la réalité en face.] François Villette
Flippant, tout ça.
dimanche 20 septembre 2026
Musique du dimanche : musiciens de notre temps
Arvo Pärt, né en 1935, a été joué par les meilleurs instrumentistes :
j'ai un faible pour Tabula Rasa, interprété par Keith Jarrett et Gidon Kremer chez ECM
et pour Alina, par Vladimir Spikakov et Alexander Malter (ECM)
Pärt s'est essayé sans succès à la musique de film.
En revanche ses œuvres ont séduit de nombreux cinéastes :
elles ont illustré plus de cent cinquante longs métrages !
Comme celle que j'ai choisie ce dimanche.
C'est Fratres pour violoncelle et piano,
interprétée par Noam Ginsparg et Michael Salmirs (piano).
Le choix du violoncelliste n'est pas fortuit :
pourquoi ne pas joindre le beau à l'agréable ?
vendredi 18 septembre 2026
jeudi 17 septembre 2026
Une guitare, une voix, un amour
enrobe de ses compositions (Bridge to Your Love, en l'occurrence),
les films et séries gays qui l'ont inspiré
Ici, les images sont extraites de la série colombienne Faux Profil (Netflix).









