Le blog quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


Tombe, Victor !

Tombe, Victor !
" Tendre, émouvant, ensoleillé, universel "

lundi 15 juillet 2019

Tim e plais beaucoup

Tim Schuhmacher, photo Willy Vanderperre

Je suis en villégiature
en Bourgogne- Franche Comté.
Je publie néanmoins : ne zappez pas !

Si c'était ton fils (à Matteo et aux autres)



Si c'était ton fils
Tu remplirais la mer de navires
Et de n'importe quel drapeau.
Tu voudrais que tous ensemble
À des millions
Ils fassent un pont.
Pour le faire passer.
Attentionné,
Tu ne le laisserais jamais seul.
Tu ferais de l'ombre
Si c'était ton fils...
Si c'était ton fils
Tu remplirais la mer de navires
Et de n'importe quel drapeau.
Tu voudrais que tous ensemble
À des millions
Ils fassent un pont.
Pour le faire passer.
Attentionné,
Tu ne le laisserais jamais seul.
Tu ferais de l'ombre
Pour ne pas que brûlent ses yeux,
Le couvrir
Pour ne pas qu'il se mouille,
Des éclaboussures d'eau salée.
Si c'était ton fils, tu te jetterais à la mer,
Tu tuerais le pêcheur qui ne prête pas le bateau,
Crierais pour demander de l'aide,
Aux portes des gouvernements qui se ferment
Pour revendiquer la vie.
Si c'était ton fils aujourd'hui, tu serais en deuil,
Tu détesterais le monde, tu détesterais les ports.
Pleins de ces vaisseaux immobiles.
Tu détesterais ceux qui les gardent inaccessibles.
A cause de qui les cris
ont toujours le goût l'eau de mer.
Si c'était ton fils, tu les appellerais.
Lâches inhumains, parce qu'ils le sont.
Ils devraient t'arrêter, te garder, te bloquer,
Tu voudrais leur casser la gueule,
Car nous sommes tous dans la même mer.
Mais ne t'inquiète pas, dans ta maison tiède.
Ce n'est pas ton fils, ce n'est pas ton fils.
Tu peux dormir tranquille
Et surtout serein.
Ce n'est pas ton fils.
Ce n'est qu'un fils de l'humanité perdue,
De l'humanité sale, qui ne fait pas de bruit.
Ce n'est pas ton fils, ce n'est pas ton fils.
Dors bien, bien sûr.
Ce n'est pas le tien.
Sergio Guttilla



En si ou en mi, c'est lundi !

A Song For Andrew par Dylan Walker

dimanche 14 juillet 2019

C'est la fête nationale* !



* Egalement "Saint Tagada TsoinTsoin"

Engel von Österreich, anges d'Autriche


Croisés dimanche dernier à Vienne devant la Hofburg (immense résidence impériale au temps de la splendeur des Habsbourg), ces jeunes gens se rendaient à quelque manifestation folklorique telles que les autochtones et les touristes les apprécient quand je les ai abordés.
Ils se sont prêtés fort aimablement à mes desiderata... photographiques.
L'une de leurs amies a malencontreusement disparu des clichés.
Pas de chance...



Ne trouvez-vous pas que ces gentils damoiseaux semblent nous souhaiter un...


Vienne, musicienne !

Ce pauvre Franz, qu'un beau jeune homme, très ému, photographie en même temps que moi.


Le musicien parcourant le Ring est comblé, qu'aimantent les monuments et autres traces du passage des génies d'une époque qui en compta autant. On passe, ému, devant le siège du Wiener Philharmoniker que les plus grands chefs dirigèrent, de Toscanini à Karajan en passant par Furtwangler qui conduisit en décembre 1944 une Eroica (troisième Symphonie de Dieu Beethoven) d'anthologie, sans aucun doute la meilleure version enregistrée à ce jour*.
Plus loin, on s'inclinera, dans cette partie du Ring qui porte son nom, devant la statue de Schubert, autre génie qui eut une vie de merde (sans doute "en était-il" comme on le persiflait autrefois) et mourut d'une sale maladie à l'âge de 31 ans.
Les étoiles, au sol, se succèdent tout au long des trottoirs, où l'on peut lire les noms des grands musiciens, dont celui de Pierre Boulez (demandez de qui il s'agit au premier citoyen français lambda venu, et vous vous effondrerez !) dont, heureusement, la très belle grande salle de notre Philharmonie parisienne porte le nom.



Entre autres...




Gustav Mahler en 1909, bronze  par Auguste Rodin (1911)
au Palais du Belvédère.



* Il existe deux CD de cet enregistrement historique à plusieurs titres : celui que je possède, devenu onéreux, est un disque hybride (CD/SACD) chez Tahra (distribué par Harmonia Mundi en 2008), et l'on trouve également un CD (Tahra également) comprenant trois versions : deux avec le "Vienna" (dont la fameuse de décembre 44 et l'autre de 1947) ainsi que la version de 1952 avec le Berlin Philharmoniker.
Buste authentique de Beethoven à la Maison de la Musique (à visiter absolument !)
En ce qui concerne le premier (photo de jaquette ci-dessous), il faut souligner l'exceptionnelle qualité de la prise de son d'époque, admirablement restituée, surtout si vous avez la change de posséder un lecteur SACD : là, c'est époustouflant, avec, notamment la meilleure Marche Funèbre (deuxième mouvement adagio assai) qu'il m'ait été donné d'entendre.


La version "définitive", selon moi.
Toutes les photos (sauf la dernière, qui est un boitier de CD, en fait) sont de Silvano Mangana.
Tous droits réservés pour tous pays y compris la Principauté de Monaco.

samedi 13 juillet 2019

Vienne : flagrant délit


J'ai surpris ces garnements
tentant de voir ce qui se cache
sous la feuille de vigne du Jeune athlète de bronze de Josef Müllner (1921)
et apparemment déçus par les proportions d'icelui !


Le temple grec dédié à Thésée dont on aperçoit les colonnades est une installation éphémère (du 25 avril au 6 octobre2019) de Maurizio Catellan.
Les oiseaux sont des faux que rejoignent parfois d'authentiques volatiles, comme me l'a expliqué le sympathique hôte de ce lieu.


Oiseaux trompeurs

vendredi 12 juillet 2019

jeudi 11 juillet 2019

Fraiment vrais


De Steinweg à Steinway



La très discrète Steinway-Haus, sur le Ring viennois
Je possède encore le piano droit de mes études au conservatoire. Maintes fois labouré, il n'a eu à subir qu'une coûteuse révision il y a quelques temps, et sonne toujours puissamment malgré sa faible hauteur.
C'est un "Grotrian Steinweg", le même modèle que celui du pape retraité Ratzinger (Benoît seize), comme j'ai pu le constater avec amusement sur une photo que je ne retrouve pas.
La famille Steinweg fabriquait d'excellents pianos en Allemagne dès le milieu du 19e  siècle. La révolution et des difficultés d'ordre économiques virent une partie de la famille, menée par Heinrich, le père fondateur, émigrer vers les Etats-Unis dès 1850, "américanisant" leur nom de famille en "Steinway", tandis que l'un des fils choisit de rester en Allemagne pour perpétuer la marque et la façon Steinweg.
Steinway & Sons devinrent ainsi les facteurs des pianos de concert les plus utilisés par les grands noms du piano, classique ou jazz.
Ayant assisté plusieurs fois au choix du piano sur la scène du festival de La Roque d'Anthéron par les plus grands pianistes, je constatai qu'entre les Bechstein et autres Yamaha de concert proposés, ils finissaient immanquablement par choisir un Steinway pour leur concert du soir.
Malgré les sonorités chatoyantes d'un Bösendorfer, réputé "meilleur piano du monde" ou la puissance (trop, à mon goût) d'un Fazioli, Steinway reste le piano de concert le plus fiable, celui que l'on peut faire régler (par un maître-artisan) de manière à lui permettre d'exprimer tout ce qu'il possède au tréfonds de lui-même, ces qualités qui l'ont rendu incontournable.
Ce long préambule pour dire combien j'ai été heureux d'entrer dans la "boutique" viennoise de la marque prestigieuse, où, à première vue, sont exposées les "sous-marques" de la firme, comme "Boston" ; il faut montrer patte blanche pour accéder au saint des saints où attendent les joyaux de la collection à des prix inaccessibles au commun des mortels.

Pour faire des emplettes...
J'ai choisi celui-ci.

Cadeau : un p'tit Bach d'après Vivaldi, ça s'refuse pas !



C'est joué par Cyprien Katsaris : et j'aime bien ce pianiste-là.

On en est là

Sylvie-BROT-@SylvieBrot-Twitter
À l'entrée du village cévenol Saint-André-de-Valborgne (Gard)

mercredi 10 juillet 2019

Vienne trottine aussi, mais...


les trotteurs-sur-roues n'empruntent chaussée et trottoirs qu'en dernier recours : la ville dispose de très larges pistes cyclables où ils coexistent avec les pédaleurs.
Ceux-ci rabrouent néanmoins vertement les piétons qui, admirant les édifices historiques le nez en l'air, n'ont pas conscience qu'ils sont en zone réservée.
Pour en avoir entendu un, vitupérant en langue germanique, je peux vous assurer que c'est effrayant. Peut-être ai-je vu trop de films sur l'occupation...
En revanche, on notera que le jeune trotteur-sur-roues photographié lundi matin est d'un aspect très différent de nos barbus geeks ou pseudo geeks parisiens, non ?


O tempora...


Boudiou !


mardi 9 juillet 2019

et que bien vite...


je revienne
à Vienne.
Je vous en conterai plus
quand mon cerveau aura
vraiment atterri en France.


L'EuroPride 2019 a eu lieu à Vienne du 1er au 16 juin derniers.
Il en subsiste quelques souvenirs.