Le blog quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


Tombe, Victor !

Tombe, Victor !
" Tendre, émouvant, ensoleillé, universel "

mardi 21 août 2018

Le bonheur est dans le pré



Troy Pes et Zander Hodgson, couple de modèles et "youtubeurs" facétieux

(J'ai intitulé bonheur plutôt qu'amour : je préfère faire référence au film de Chatiliez qu'à l'abêtissante nullité télévisée, bien sûr.)

Un piano allemand


J'aime le son de velours des pianos allemands.

lundi 20 août 2018

Bum badabum


Saine occupation


J'espère seulement
qu'il ne lit pas
La vie passionnante de Donald Trump.

Morte Venise

Lugubre gondole
Je me souviens qu'un après-midi, comme je me laissais guider par le  hasard dans la Sérénissime, mon oreille fut aimantée par les sonorités, échappées des fenêtres d'un palazzo, de la Sonate en si mineur de Franz Liszt.
C'était un disque.
Richter ou Horowitz : je ne m'étais pas encore penché suffisamment sur cette oeuvre que je considère désormais comme majeure pour en déterminer l'interprète.
Je me souviens de mon émoi la première fois que je passai en vaporetto devant le Palazzo Vendramin où mourut Richard Wagner, le gendre de Liszt, et que je m'étais dit bêtement que mourir à Venise, c'est la classe !
J'ai découvert Venise sur le tard, en 2005, avec une amie cinéaste qui s'y rendait pour la Mostra. La cité des Doges n'était pas encore devenue ce parc d'attractions qui l'a transformée à une allure vertigineuse, en quinze ans, les bateaux de croisière et les vols à bas coût ayant permis d'y charrier les foules irrespectueuses qui la polluent aujourd'hui (exemple ici).
Je me souviens de la banderole qui ornait la façade de la Fenice ressuscitée, littéralement renaissante de ses cendres.
On peut renaître d'un incendie.
Mais de l'ignorance ?

La Fenice en 2005 - Photo Silvano Mangana

Rien de mieux


Hayden Christensen par Mark Seliger


dimanche 19 août 2018

Est-ce bien raisonnable ?


Bon dimanche...

Andris photographié par Anett Posalaki pour Fucking Young!
et songez
à tout ce
que l'on peut
faire avec des tomates !

Par exemple, pour l'apéritif, frotter d'ail quelques tranches de pain préalablement grillées ; puis renouvelez l'opération avec une tomate bien mûre et parsemez de fleur de sel. 

Cadeau : Bach nous soigne



Jouir de jouer : très grande interprétation d'un David Fray très bien entouré.


[Je ne sais plus quand Jean-Sébastien Bach est entré dans ma vie. Mon père m’avait fait découvrir un peu Schubert, beaucoup Chopin, et puis les modernes, mon tiercé gagnant, Debussy, Ravel, Satie, que j’écoute passionnément depuis l’adolescence. Mais Bach, non. Trop sacré, il m’était étranger. Pire, il m’impressionnait de loin, ça fait ça parfois, les génies. 
Et puis un jour, j’ai vu Glenn Gould à la télé. Il avait l’air d’un vieil étudiant en pull qui bouloche. Il était tout voûté sur son piano et il chantonnait. Oui, il chantonnait sur Les Variations Goldberg et j’ai trouvé ça tellement sidérant, tellement dingo, que la distance s’est évanouie. J’ai cessé d’avoir peur de Bach. 
Depuis, Jean-Seb et moi, on ne se quitte plus. Il ne se passe quasiment pas une journée sans que j’écoute ses Variations. C’est ce qui joue dans mon casque quand j’écris, ça crée comme une bulle, une zone coupée du monde. Je les chantonne aussi, sans me sentir ignorant devant la musique savante. 
Mieux, j’ai réalisé que quand je désespère de l’humanité, c’est Bach qui nous rabiboche. A chaque tweet de Donald Trump, par exemple, je me dis « Oui, mais il y a eu Bach ». Quand je juge hâtivement que l’espèce humaine mérite son sort, Jean-Seb me tape fraternellement sur l’épaule et me rappelle à moi, l’athée convaincue, qu’on n’est pas condamnés à la médiocrité. Qu’il y a une lueur, une grandeur en nous. Ça fait ça aussi, parfois, les génies.]
Philippe Lançon in Le Lambeau (Gallimard)

À podcaster, l'édition du 13 août de l'émission de Marie Sauvion Une bonne tasse d'été  sur France Inter : Pourquoi Bach nous rabiboche avec l'humanité ?  malgré la faute de Français dans ce titre. (De plus, le point d'interrogation est superflu.)

Le dimanche, je suis en pleine forme


samedi 18 août 2018

Smile


Beau sauvage

Photo Joey Lawrence

Les invasions barbares

Cette photo de Philippe Apatie, photographe habitant Venise est ainsi légendée :
"Chers visiteurs, voudriez-vous trouver la même situation à votre porte ?
( Dear visitors, would you appreciate to find the same situation at your own door ?)"

Photo Philippe Apatie

Cadeau : Adieu, mon bien aimé



Addio, mio caro bene
Addio, dolce mia vita
Io parto
Or vanne
Addio
Parto ma parto in pene che teco resta ognor questo mio cor.
Breve sia la partita poi farò pago allor il tuo desio.
Addio...

vendredi 17 août 2018

Vendredi*


* C'est à double sens :
certes, nous sommes vendredi,
mais je pense surtout à Daniel Defoe
et à Michel Tournier.

Les anges, trop souvent,


se nourrissent mal.

Quand Aretha chantait Leonard Cohen



"Queen of soul", certes, mais Aretha Franklin, qui nous a quittés hier matin à l'âge de 76 ans, a été aussi, à ses débuts, une formidable chanteuse de jazz.
C'est cet aspect de sa carrière que l'émission Retour de plage de France Musique nous a fait découvrir, hier après-midi, en soixante minutes très improvisées mais réactives consacrées aux débuts de la grande chanteuse américaine.
J'y découvris cette splendide Suzanne que je tiens à partager aujourd'hui en hommage à deux immenses artistes.

Chez nos voisins de l'ultra droite

Un Afghan homosexuel se voit refuser l'asile en Autriche parce qu'il "n'agit pas comme un gay".

Dans un rapport rempli de stéréotypes, le fonctionnaire a estimé que cet Afghan de 18 ans n'encourait pas de représailles dans son pays en raison de son orientation sexuelle.
(Via france info, détails : cliquer )

Vous comprenez, un homosexuel, c'est comme ça, et pas autrement : 


jeudi 16 août 2018

Chez le directeur, et vite !


Classieux


Hors des revues en papier glacé,
je me demande où sont les garçons
qui s'habillent de la sorte.
La classe.


Photos via The Young Gentleman's Jounal

Genova

C'est un drame qui m'afflige au plus haut point.
Je pleure toutes les victimes, quelle que soit leur nationalité ou leur origine.
J'ai assisté en ressentant un profond mépris au concours de moulinets des membres du gouvernement actuel de l'Italie.
J'ai noté, au fil des informations, que les représentants locaux du principal parti au pouvoir avaient, il y a quelques mois, considéré qu'il y avait plus urgent à faire que d'engager des travaux sur cet ouvrage.
Affligeant en tous points, oui.

Ouf !


mardi 14 août 2018

Érigé

Oui, je sais,
mais c'est
une bonne photo.
Apparemment, il
s'agit du modèle polonais
Adam Jakubowski, lequel n'hésite
pas à poser très souvent avec son petit copain.
Avec humour :

Andrew et Adam par Jack Pierson

.

À Trieste

Photo Silvano Mangana
Je retournerais bien à Trieste,
ville incomprise.
J'en garde le souvenir d'un étrange séjour.
Je croyais n'être pas satisfait, mais j'ai ressenti un pincement au cœur en la quittant.

Pelvis, etc.