Le blog quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


Tombe, Victor !

Tombe, Victor !
" Tendre, émouvant, ensoleillé, universel "

jeudi 23 mai 2019

Reconstitution


C'est à Crema (Lombardie, Italie).
Et ainsi naissent les mythes.
Je ne vous fais pas l'injure de vous demander de quoi il s'agit.



Prora


Un film de Stéphane Riethauser (Suisse 2012)
avec Tom Gramenz and Swen Gippa.

Dans l'ancien ancien de vacances nazi de Prora, sur la Baltique, abandonné, Jan et Matthieu, adolescents allemands et français, se lancent dans une aventure qui confronte leur identité et met en danger leur amitié. Un voyage d'exploration de soi, une odyssée de l'adolescence masculine, Prora est une histoire passionnante et tendre d'amour et d'amitié.

Beau film.
En HD qui plus est.

mercredi 22 mai 2019

Bon, alors, "charmante créature" en 4 lettres...

L'acteur Ryan Phillippe photographié par David LaChapelle

"Agostino", dans "l'enfer" des cinémathèques


Inceste, homosexualité, pédérastie (et aujourd'hui, on emploierait plutôt le terme "pédophilie" !)...
On ne manquait pas d'air dans l'Italie des années 60.
Témoin ce film de Mauro Bolognini, d'après Alberto Moravia, où l'on assiste au passage de l'enfance à l'adolescence du jeune Agostino qui donne son titre au film.
La production et la diffusion de ce genre de film serait impossible de nos jours, ou, tout au plus, vouée aux circuits parallèles.
On sent d'ailleurs que Bolognini, qui n'était pas un "petit" cinéaste, est mal à l'aise avec son scénario. Évoquer la sexualité adolescente est très casse-gueule, et il faut l'adresse d'un Téchiné, chez nous, pour éviter les embûches inhérentes à l'exercice : à quel âge commence la sexualité, et à quel âge est-il acceptable de la montrer sur un écran ? Ces questions habitent l'auteur d'Agostino, auxquelles il est bien incapable de répondre ; en toute logique.
On appréciera le lieu de tournage, Venise et son Lido, admirablement photographiés en noir et blanc, que Visconti magnifiera quelques années plus tard.
Dans le rôle de la mère, Ingrid Thulin, que l'on retrouvera dans Les damnés, chez Visconti également.
Curieux film, en tout cas, où l'on oscille entre Luchino V. (le Palace où résident le garçon et sa mère, le Florian de San Marco) et Pier Paolo Pasolini pour la peinture des ragazzi perdus de la lagune, le tout sur la première Gymnopédie de Satie allègrement pompée par Rustichelli, et sans mention du compositeur original au générique.
Un ofni (objet filmé non identifié), donc, donné ici en version originale d'après une cassette VHS, d'où la qualité relative : le film n'est pas disponible sur un autre support.
Si l'on comprend quelque peu la langue de Dante, et si l'on n'est pas rebuté par le sujet, on passera 82 minutes pas inintéressantes : 



Synopsis :
Agostino, jeune garçon de 12 ans, éprouve une passion à la limite de l'inceste envers sa mère. Ils passent ensemble un mois de vacances à Venise. Renzo, l'amant de circonstance de sa mère, bouleverse la vie affective du jeune garçon qui la pensait inaccessible au désir et toute à lui. Le garçon, par défi, se lie avec une bande de ragazzi, gamins de la lagune, livrés à eux-mêmes, et qui ont pour chef Saro, un homme qui est attiré par Agostino. Cela provoque une forte jalousie du jeune amant de l'homme et entraîne les moqueries des garçons de la bande. Cet été sera pour Agostino un passage de l'enfance à l'adolescence et une perte de ses illusions.


Recrutement


Engagez-vous, rengagez-vous, qu'ils disaient !
Il est vrai que s'ils arrêtent tous les barbus, nos rues seront bientôt un "no man's land".

mardi 21 mai 2019

Te regarder lire, ne pas te déranger


Douleur et gloire (Dolor y gloria) : Pedro de nos amours

Faut-il vous recommander, lecteurs et visiteurs, d'aller découvrir le nouvel opus de 
Pedro Almodovar ?
Je suis sûr que beaucoup d'entre vous, déjà, s'y sont précipités ; à raison.
Outre les deux scènes "homo" bouleversantes, cette simili-autobiographie où Antonio Banderas assume parfaitement de n'être plus l'objet contondant de la Loi du désir, le cinéaste espagnol le plus important depuis que Luis Bunuel a quitté ce monde trop réaliste pour lui, nous offre une nouvelle tranche de comédie humaine traitée cinématographiquement avec l'immense talent qu'on lui connaît, qui nous le rend depuis longtemps déjà indispensable.


Cet enfant confondant d'intelligence, de lucidité, d'un talent précoce en domaines artistiques, prenant conscience si tôt, comme toi, comme moi, nous, de ce qu'il est, de la nature de son désir, c'est aussi lui, Pedro Almodovar, qui, plus tard, sera l'enfant terrible d'un cinéma espagnol ravivé à la faveur de la "movida".
Une vie balayée du regard - et quel regard ! - en quelques 2 heures - même pas, pas assez ? -, au terme desquelles on a tant de mal à s'arracher à cet univers dont on se sent une nouvelle fois si proche.
Après le très réussi Julieta, le grand Pedro signe un chef-d’œuvre. 
"Son" chef d’œuvre ?


Pedro, Penelope, Antonio : trio gagnant.
... prenant conscience de la nature de son désir... De dos (et quel dos !), César Vicente
Argument :

Une série de retrouvailles après plusieurs décennies, certaines en chair et en os, d’autres par le souvenir, dans la vie d’un réalisateur en souffrance. Premières amours, les suivantes, la mère, la mort, des acteurs avec qui il a travaillé, les années 60, les années 80 et le présent. L’impossibilité de séparer création et vie privée. Et le vide, l’insondable vide face à l’incapacité de continuer à tourner.

samedi 18 mai 2019

Beaux gosses très stylés*

Tobias Brahmst & Ross Dowler par Ratih Asmarani

* Que ne ferait-on pas pour rajeunir son lectorat !

Eurovision anti-cons

Je n'aime ni son look, ni son attitude, ni sa voix, ni sa chanson, ni ce concours.
Mais j'apprécie que Bilal, le jeune mec "différent" qui représente la France soit accompagné de deux danseuses hors-banalité, dont l'une est "grosse", et l'autre sourde.


J'espère que ça provoque une bonne rage de dents chez tous les homophobes, grossophobes, excluant... : bref chez les cons de toutes espèces.

Donc, sans chauvinisme aucun, je souhaite la victoire des Français, juste pour le ramdam* que ça ferait.

* "buzz".

Ares

Mars (Ares) de la Villa Adriana, Tivoli -Lazio, It.)
On
peut
le préférer
de chair et d'os :


Si je ne m'abuse, c'est le mignon Tobias Brahmst que l'on retrouvera 
un peu plus avant en costume moderne.

Mon trésor (2)

In Skam France (saison 3)

vendredi 17 mai 2019

Journée mondiale : Taïwan nique l'homophobie

(SAM YEH / AFP)
Quel beau symbole : en cette journée mondiale de lutte contre l'homophobie et la transphobie, Taïwan est le premier pays d'Asie à légaliser le mariage entre personnes du même sexe !
Sur la photo, des centaines de partisans du mariage homo, massés à l'extérieur du parlement, manifestent leur joie sous une pluie diluvienne.
Un pas de plus est franchi.
En demeurent hélas beaucoup d'autres à faire - y compris chez nous - pour que l'homosexualité devienne un comportement banalisé.

Drôle de zèbre




Joufflus




Photo 1 : Julian Jiamachello
Photo 2 : Apollon Pothos 
Jardin du miroir, Château de Versailles.
Photo 3 : me rappelle quelqu'un, mais qui ?

jeudi 16 mai 2019

Très bonne idée...


de 
n'avoir 
pas mis
de ceinture.

Le garçon s'appelle Joland Novaj, originaire du Kosovo.
J'ai préparé un billet à lui consacré, que je publierai lundi 20.

Quelques nouvelles d'un "Victor" qui vit (bien) sa vie

Tombe, Victor !, mon premier et unique (pour l'heure) roman continue sa vie, grâce à ce blog, à un bouche-à-oreille favorable, aux commentaires flatteurs sur les différents sites et  au soutien des "Mots à la bouche".
La page Facebook joue son rôle, également, qui maintient un lien entre les lecteurs qui ont aimé ce livre : j'y publie dès aujourd'hui les commentaires qui m'ont le plus touché.
À ce propos, merci "d'aimer" les publications, mais pensez aussi à "aimer la page" (le "J'aime" avec le pouce bleu sous le bandeau principal, en haut).
Pour y accéder, c'est ici : clic
Si ce n'est déjà fait, ne vous interdisez pas de donner votre avis sur les différents sites dédiés (FNAC, AMAZON, BABELIO, CULTURA...).

Enfin, je réfléchis à la création d'un vrai blog d'auteur où je pourrais publier de courts textes ou démarrer un "feuilleton" comme ce fut le cas pour Tombe, Victor !.
Je pense que ça éviterait le mélange des genres et attirerait un lectorat différent.

Photo : Mattias Crowe par Paola Vivas

Mon trésor


Druck (Skam Allemagne), Saison 3 (2019)