Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


jeudi 2 avril 2026

La pêche miraculeuse

À Ciénaga, Colombie | Photo d'Igor Mattio

Je ne sais si les farces du 1ᵉʳ avril, ces poissons que l'on fait malicieusement avaler, sont de tradition dans tous les pays d'où proviennent de nombreux lecteurs de ce blogue.
Si ce n'est pas le cas, je pressens que mes billets d'hier auront un effet désastreux sur l'image (c'est le cas de le dire) de ce journal réputé sérieux ou presque.

I don't know if April Fools' Day pranks - those fish that people mischievously try to pass off as reality-are a tradition in all the countries from which many of this blog's readers come.
Otherwise, I'm afraid my articles yesterday will have a disastrous effect on the image (and that's an understatement) of this supposedly serious newspaper.

Bologne : un Neptune scandaleux


Conçue en 1563, la fontaine de Neptune est l'une des principales attractions de la ville de Bologne (au même titre que les fameux « tortellini al brodo » et autres mets locaux, tels que la « pasta al ragù », qui est connue sous le nom de « à la bolognaise » en d'autres contrées). C'
est à l'architecte palermitain Tommaso Laureti que l'on en doit la conception. En 1565, la fontaine fut surmontée par la statue que l'on doit au sculpteur Giambologna.


Neptune mis… à l'index !

Ce dernier souhaitait représenter Neptune avec des organes génitaux plus imposants, mais l'Église s'y opposa. Le sculpteur ne se découragea pas pour autant ; il conçut en effet la statue de telle sorte que, sous un certain angle (se placer devant la bibliothèque), l'index de la main gauche tendue de Neptune semble directement émerger de son bas-ventre, évoquant un pénis en érection. À l'époque, les femmes de Bologne furent si choquées par la vue de Neptune que l'Église dut revêtir la statue d'un pantalon de bronze, ôté depuis, par bonheur. La fontaine tout entière, cependant, possède une forte connotation érotique ; par exemple, les nymphes qui l'entourent projettent de l'eau de leurs seins.

Des poires pour la soif (oui, je sais).

Photos 1-3-4 Silvano (Tous droits réservés y compris pour la Principauté de Monaco)
Photo 2 Wikipédé come on.

mardi 31 mars 2026

Découvre toi d'un fil, voire de plusieurs

Ce beau clair-obscur est dû au photographe Matias Montenegro (Madrid)

Piano du matin : de tendresse et de larmes

Jan Lisiecki joue admirablement ce célèbre Nocturne en do dièse mineur de Chopin.

Chopin a écrit ce Nocturne (le n°20, op. posthume) en 1830 comme un simple cadeau pour sa sœur Ludwika. Sur la partition, il a noté : « À ma sœur Ludwika, comme exercice avant de commencer l’étude de mon second concerto ». Il ne l’a jamais publié de son vivant.
Si vous vous demandez dans quel film vous avez entendu cette pièce ô combien émouvante, voici une triste anecdote qui vous le remémorera instantanément si vous l'avez vu :

Le 23 septembre 1939, pendant le siège de Varsovie, le pianiste Władysław Szpilman jouait ce Nocturne en direct à la radio quand une bombe a coupé le signal. Le silence a duré 6 ans.
À la réouverture de la radio en 1945, Szpilman est revenu au studio. Il s’est assis et a repris le morceau exactement là où il s’était arrêté.
La preuve que l’art est la seule chose que la guerre ne peut pas briser et que l’IA ne pourra jamais copier.

Vous y êtes : cette histoire vraie est le point de départ du très beau film Le pianiste, de Roman Polanski.
Voici — vous l'avez méritée — cette fameuse ouverture :

Je crois me souvenir que l'excellent acteur Adrian Brody joue lui-même.
À preuve, les doigtés quelque peu hasardeux.
C'est en soi un exploit que l'on peut saluer.

lundi 30 mars 2026

Déboussolé

 L'heure d'été, ça perturbe : ce garçon ne s'est toujours pas réveillé.

Nicholas : un oubli réparé

 

Titre français : Un beau petit diable. Pas faux.

Un aimable commentateur me rappelle que Nicholas Galitzine, auquel j'ai consacré un billet tout récemment, a fait ses débuts dans un film de John Butler intitulé Handsome Devil (2019) dans lequel il interprète le champion de rugby de son lycée, qui finit par entretenir une liaison avec son voisin de chambre, un gay assumé. Ce "teen movie" est très agréable à regarder, dans lequel Andrew Scott (gay dans la vraie vie), que l'on a vu dans Sans jamais nous connaître et dans Ripley, joue un rôle déterminant. Le beau Nicholas doit effectivement beaucoup à la LGBT attitude.
Le film se loue ou s'achète sur diverses plateformes de VOD, dont l'excellent Univers Ciné.

dimanche 29 mars 2026

Ange de la semaine (6) : Winston Verdult, un demi-dieu !

 





Concert dominical : Martha, Daniel et Ludwig au top !


Concert enregistré au Teatro Colon de Buenos Aires en 2015.
Le "Colon" est l'une des plus prestigieuses salles au monde :
elle est réputée pour sa splendeur et pour son acoustique exceptionnelle.
Martha retrouve à la fois sa ville natale
et son vieil ami et compatriote Barenboim,
Le bis, ou "encore", joué par eux deux, est Ballecito,
du compositeur argentin Carlos Guastavino.
Quelle pianiste, quel chef !




samedi 28 mars 2026

Ange de la semaine (5) : Winston Verdult, un demi-dieu !

 




Il faut donner !

"Après des décennies de progrès scientifiques et de mobilisation collective, la lutte contre le VIH/sida entre dans une période d’incertitude majeure. Partout dans le monde, les financements dédiés à la solidarité internationale reculent fortement, mettant en péril la prévention et l’accès aux soins des personnes vivant avec le VIH. Dans ce contexte de fragilisation de la solidarité internationale, une reprise de l’épidémie est réelle et pourrait entraîner jusqu’à 4 millions de décès supplémentaires liés au sida d’ici 2030. Chaque don est un soutien vital pour celles et ceux qui se battent, qui cherchent, qui soignent et qui protègent."

Pour faire un don à Sidaction :

  • En ligne sur www.sidaction.org
  • Don par SMS : envoyez le mot DON au 92 110. Un don de 10 euros sera reversé à Sidaction.

Vos dons en faveur de Sidaction sont déductibles à 66 % de votre impôt, dans la limite de 20 % de vos revenus, si vous êtes un particulier.

vendredi 27 mars 2026

Non, ce n'est pas fini

 




Ange de la semaine (4) : Winston Verdult, un demi-dieu !

 


Alors lui, n'est-ce pas ?


 
Nicholas Galitzine, acteur. Il s'est notamment distingué dans deux rôles gays :Mary and George, série dans laquelle, accédant au titre de duc de Buckingham
(celui des Trois Mousquetaires, oui
 !),
il est l'amant du roi d'Angleterre Jacques Iᵉʳ et My Dear F***ing Prince (Prime Video),
série dans laquelle, dans le rôle d'Henri, prince de Grande-Bretagne,
il vit une romance passionnée avec Alex, fils de la présidente des États-Unis !
 l'opposé de ces deux incarnations, il sera Musclor dans le "blockbuster"
Les Maîtres de l'univers, franchise Mattel.
Nicholas dans Free Dance (pas vu, mais, fouloulou !!!!)

Aux côtés de la grande Julianne Moore dans Mary and George

Métamorphosé en Musclor
La transformation : on peut préférer la photo de gauche.

Nota
On peut regarder l'excellente mini-série Mary and George via Canal Vod.

L'austère qui aimait chanter

 Il se trouve que lui et moi avions des amis communs, avec lesquels, lors d'un bel été sur les rives du lac d'Annecy, nous passions des soirées autour d'un vénérable Pleyel.
Ces mêmes amis possédaient un volumineux recueil de textes de chansons françaises que nous chantions ensemble jusqu'à une heure avancée de la nuit.
Ils me confièrent que ce précieux florilège faisait d'ordinaire l'objet de joyeuses soirées parisiennes avec leur ami Lionel Jospin.
L'homme politique réputé austère adorait chanter en cercle convivial.
Il ne relève pas du hasard que l'hommage d'hier aux Invalides se soit conclu par la version orchestrale des Feuilles mortes de Prévert et Kosma.
Cet incontesté grand homme d'État se définissait lui-même comme un "austère qui se marre". Preuve qu'il sut protéger sa vie privée des appétits médiatiques.
De gauche à droite, aujourd'hui, on cherchera en vain une personnalité de cette envergure, de cette intégrité, de cette honnêteté. Son décès symbolise la fin d'une époque.

Nota
Je ne publierai pas de commentaires, négatifs ou positifs, sous ce billet qui relève davantage de ma vie personnelle que de la politique "politicienne".