Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


lundi 3 août 2026

Au sauna (au plus hot des cieux)

 

Josh O'Connor et Mike Faist dans
Challengers de Luca Guadagnino (2023)

Josh O'Connor dans Seule la terre
Jusqu'à présent, Guadagnino n'a jamais retrouvé la veine de Call Me by Your Name.
Challengers, romance mettant en scène un amour à trois dans les milieux du tennis,
est hautement dispensable, en effet. Il en est un peu différemment de Queer, qui a divisé critiques et spectateurs.
En revanche, l'acteur britannique Josh O'Connor n'arrête plus de tourner : remarqué dans deux ou trois séries, dont une adaptation très honorable des Misérables (il est Marius) et pour un petit rôle dans l'excellent Peaky Blinders, on le voit débuter pour le grand écran dans une histoire mêlant, c'est le mot, quatre jeunes gens en goguette (décidément !) : Hide and seek.
En 2017, il était l'un des protagonistes de Seule la terre, histoire d'amour gay et agricole de haut niveau.
En 2025, il nous a émus dans le très beau film La Chanson du souvenir.
O'Connor, à l'affiche du dernier Spielberg et dans trois films à venir cette année, ne semble pas sur le point de disparaître des écrans.

dimanche 2 août 2026

Le fruit de l'été

Stepan, par A. Yantyushev

Concert du dimanche : quel phénomène !

Des cinq concertos de Beethoven, c'est mon préféré.
Dans mes plus jeunes années (hier, quoi !), je l'avais découvert par Rubinstein.
Ici, l'incroyable Yunchan Lim, dont le répertoire va, déjà, à vingt-deux ans, de Bach à Ravel, en incluant Scriabine et l'injustement méconnu Mompou,
nous bluffe une fois de plus : il "comprend" tout ce qu'il joue !
La direction d'orchestre est assurée par le grand Myung Whun Chung.
Association de bienfaiteurs pour une heure de musique salvatrice.

samedi 1 août 2026

Tommaso fait son miel

 Notre adorable garçon à la voix de basse a de saines occupations estivales :


Un moment de détente bien mérité :



Perles

Jean de Beauséant, plombier-zingueur

vendredi 31 juillet 2026

Idyllique et frais

George Platt Lynes : Bathers at Stoneblossom (années 50)

Le petit monde de Christopher

L'écrivain Christopher Isherwood et un "ami"
sur l'île allemande de Rügen (mer Baltique) en 1931.
De ce séjour en Allemagne, Isherwood rapporta
la matière de son roman Adieu à Berlin,
qui inspira la comédie musicale et le film Cabaret.

Un été utile et agréable

jeudi 30 juillet 2026

Évanescent

Photo Michael Descendre

Reichenbach (2) et un cadeau royal !

 Reichenbach et son coréalisateur Gérard Patris obtinrent, en 1970, l'Oscar du documentaire pour L'amour de la vie – Arthur Rubinstein, film passionnant où l'on peut suivre, captés pendant quelques mois, des moments de vie et des extraits de concerts de l'immense pianiste. Ruby (surnom affectueux), bel être humain s'il en fut, n'était pas avare de paroles. Au point qu'il déclara, à propos du tournage :


« [N]ous avons fait ce début de dialogue l'année dernière [en1967], sans musique ; je crois que c'était peut-être mieux sans musique, cela m'a permis de parler tout le temps, ce que j'adore faire [...] J'avais tout le temps quelque chose sous mon nez, qui était un microphone, j'avais tout le temps quelques appareils qui m'attrapaient quelque part, je ne pouvais pas en échapper ! (rires) Donc j'étais absolument livré à ces deux démons et magiciens [les réalisateurs] qui ont eu le génie de pouvoir tirer quelque chose du pauvre moi, qui n'ai rien d'autre à faire que de jouer du piano pas [très] bien et de parler trop. »

Arthur Rubinstein, sur la Croisette le 10 mai 1968, à l'occasion de la présentation officielle du documentaire, devant le micro du journaliste Sélim Sasson.
(Via Wikipédia)

Voici donc ce film exceptionnel.
Le Maître s'exprimant en anglais et parfois en français, le film n'est pas sous-titré.
Mais bon, excusez du peu.
Il avait 82 ans lors du tournage.


Œuvres et extraits 
interprétés dans le film :

Chopin: Polonaise in A flat major, op 53 (Heroic) - more than once! J. Brahms: Piano Concerto 1 in D minor, op. 15 Beethoven: Piano Concerto n°3 in C minor, op. 37 Beethoven: Piano Concerto 5 in E flat major, op. 73 Artur Rubinstein: transcription of Beethoven's string quartet op. 59 1, slow movement. Artur Rubinstein: transcription of the beginning of the Adagio (second movement) of Schubert's String Quintet in C, D 956 F. Chopin: Nocturne op. 27 . 2 F. Chopin: Etude no. 23 in A minor, op. 25 11 H. Villa-Lobos: Polichinelle R. Schumann: Des Abends from the Fantasiestücke, op. 12 S. Prokofiev: March from "Love of Three Oranges" ballet Beethoven: Sonata n° 23 in F minor, op 57 (Appassionata) F. Liszt: Nocturne op 62 n° 3 F. Mendelssohn: Spinning song op 67 n° 4 M. de Falla: Ritual Fire Dance Grieg: Piano Concerto in A minor, op. 16 - finale

mercredi 29 juillet 2026

Ne pas bronzer idiot

 
Intercepté sur la page Instagram du talentueux architecte d'intérieur Jesús Manrique. Lequel, de plus, n'est pas vilain garçon :
Cassis, Bouches-du-Rhône

Reichenbach (1)



Le réalisateur François Reichenbach (1921-1993) aimait les garçons. On trouve sur YouTube (donnez-vous la peine de chercher) des images de ses jeunes amis, filmés, le plus souvent en costume d'Adam. On constate, ci-contre, qu'il savait choisir ses assistants.
Ce n'est pas mon propos du jour, éveillé par ces extraits de tournage du film L'Indiscret, que l'INA (saloperie de service public qui sert à rien !) vient de révéler. Voir ci-après.