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| Maksim Grisin | Photo d'Esa Kapila |
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
jeudi 14 mai 2026
Mina : encore une couche, si je puis dire
Un événement essentiel dans la biographie de la chanteuse :
En 1963, son fils Massimiliano est né d'une liaison extraconjugale. La RAI de l'époque n'a pas renouvelé son contrat car elle était mécontente. Il faut savoir que l'Italie catholique n'a autorisé le divorce qu'en… 1970. Alors, un adultère, pensez donc ! Cependant, les Italiens ont eu un impact là-dessus. La télévision d'État a été inondée de lettres affirmant que la nouvelle maman devait y chanter !
De nombreuses femmes italiennes ont donc tricoté et envoyé des centaines de tenues pour le garçon à Mina.
Par acclamation populaire, le "Tigre de Crémone" (surnom de la star) est revenu à la RAI.

Au centre, l'une des dernières photos publiées.
Les paparazzi sont toujours sur les dents. Sans succès.
mercredi 13 mai 2026
Extatique
Piano du matin (ou du soir) : Liszt nous console des aléas de l'existence
au Gewandhaus de Leipzig, ce "tube" de Liszt, qu'Horowitz offrait très souvent
à la fin de ses récitals.
Un digne héritier du grand Vladimir !
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| Photo Silvano |
mardi 12 mai 2026
lundi 11 mai 2026
Divine Mina
La grande chanteuse italienne Mina Mazzini, célèbre par son seul prénom,
a cette année 86 ans.
Son album le plus récent n'a que deux ans :
la voix, admirée en leur temps par Louis Armstrong et Liza Minnelli, entre autres(1),
s'est adoucie avec l'âge, mais l'émotion est toujours au rendez-vous.
Le cinéaste italo-turc, connu pour ses films très LGBT+, voue, comme Pedro Almodóvar, un véritable culte à la Diva : la première vidéo est illustrée de scènes de Nuovo Olimpo, visible sur Netflix.
Le film se termine sur cette chanson, laissant quelques larmes aux yeux des garçons sensibles. La seconde propose des extraits de Diamanti, sorti il y a peu, qui a souffert de critiques très négatives.
(1) Mais admirée aussi par Frank Sinatra, Céline Dion, Sarah Vaughan, Plácido Domingo et autres Luciano Pavarotti !
[Reine incontestée de la pop italienne, Mina a vendu plus de 150 millions de disques à travers le monde et demeure une légende de la musique qui captive ses fans depuis les années 60. Son nouvel album, Gassa d'Amante , sort le 22 novembre et son titre – inspiré d'un nœud marin essentiel – symbolise la nature à la fois solide et fragile de l'amour. À l'image de ce nœud, l'album explore les méandres de l'amour dans toute sa beauté et sa complexité. À 84 ans, Mina est toujours au sommet de sa forme et reste une icône incontestée.
Mina, née Mina Anna Mazzini, est l'une des chanteuses pop les plus adulées d'Italie. Figure culte, comparable à Liza Minnelli et Bette Midler, elle est une véritable diva, une superstar aussi populaire en Italie que Lady Gaga ou Taylor Swift aujourd'hui. Telle une Greta Garbo du XXIᵉ siècle, elle vit en exil à Lugano, en Suisse, où elle s'est installée en 1966. Elle n'a pas donné de concert depuis 1978, bien qu'elle continue d'enregistrer des albums.]
Nota
L'article comporte une erreur : la chanteuse réside à nouveau en Italie dans sa région d'origine, aux environs de Brescia, en Lombardie, où elle est née.
Sa maison de disques, elle, a toujours son siège à Lugano.
dimanche 10 mai 2026
samedi 9 mai 2026
Un fouloulou d'Italie
vendredi 8 mai 2026
jeudi 7 mai 2026
Pogo était à Paris
Martha Argerich et son ami Ivo Pogorelich, deux "stars" du piano, devaient se produire ensemble à la Philharmonie. Las, la merveilleuse "Martita" fit défection, victime d'un incident de santé. Que les dieux de la musique la protègent !
Pogorelich se produisit donc en solo et, comme souvent, obtint un véritable triomphe. Ce musicien atypique a un public de fans, dont je suis.
Le court reportage qui suit date de sa précédente prestation, en 2024. À défaut de cerner cette personnalité complexe, il permet de comprendre pourquoi il suscite tant de ferveur.
Après la vidéo, je reproduis le compte rendu du tout dernier concert par Philippe M., professeur.
Ce rituel immuable assure la continuité des concerts. Pour le reste, impossible de savoir d’avance à quoi s’attendre : si on reconnaitra les morceaux annoncés, quel tempo il adoptera, par quelles humeurs il passera, quels rubatos équilibristes il risquera. Hier, pour un programme Chopin, la deuxième sonate était à pleurer : pas un froufrou de robe romantique sur le plancher, mais un drame indatable, jusqu’à faire gronder le piano comme un synthétiseur au quatrième mouvement, après une marche funèbre tellement méthodique qu’elle fout les jetons.
Là, Pogorelich était sublime. Il ne l’est pas toujours, c’est le jeu. Au début du concert, un prélude et une berceuse sous Lexomil. On s’est réveillé pour le concerto nᵒ 2, version chambriste, avec le quatuor à cordes de la Staatskapelle Berlin. Alors on a pu oublier qu’on avait acheté des billets pour voir deux grands fauves ensemble, pour savoir s’ils pourraient aujourd’hui s’accorder. Argerich a fait défection. Pas grave : c’était tout de même l’un des grands concerts de l’année.]


















