Le journal quotidien - non hétérophobe - de Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007. Photo en-tête Mina Nakamura "La gravité est le plaisir des sots"
Dans Fabricant de larmes en 2024. Navet dispensable.
Aperçu dans la série péplum Those About to Die (Prime), le jeune Alessandro Bedetti fait partie de la distribution du Son des souvenirs, film qui sort aujourd'hui dans nos salles obscures. Voyez, sur le sujet, mon billet d'hier.
Sur la photo, Alessandro porte un Teddy. Ce blouson est toujours très prisé des étudiants américains. J'en avais un quand j'avais sensiblement le même âge. Aujourd'hui, je serais ridicule avec ce vêtement, même si je m'habille plutôt "jeune". Passionnant, non ?
Aujourd'hui, dans une tenue moins juvénile, après deux années de maturation, Alessandro est éminemment italien :
Œuvre du sculpteurFrancesco Fabi Altini (1830-1906), la statue d'une beauté saisissante de Cesare Mancini se dresse sur sa dernière demeure au cimetière monumental de Campo Verano, à Rome. Elle représente le jeune homme nu, endormi. Réalisée de 1872 à 1875, elle est considérée comme l'un des chefs-d'œuvre d'Altini, commandée « en souvenir de la beauté du jeune homme », tragiquement interrompue à l'âge de vingt-neuf ans.
Nicolás Keenan et Rob Jetten, le nouveau premier ministre hollandais.
Hier, lundi, Rob Jetten, 38 ans, est devenu officiellement le plus jeune Premier Ministre (centriste) des Pays-Bas. Au début de la campagne électorale de l'automne 2025, les sondages le prévoyaient en cinquième position. Rob Jetten l'avait emporté de justesse sur l'extrême droite. Il gouvernera grâce à une coalition avec deux partis de droite, tenant néanmoins le spectre à distance. Ouvertement gay, Jetten a prévu d'épouser, l'été prochain, son amoureux, Nicolás Keenan, champion international de... hockey (décidément !) sur gazon.
Lionel, jeune chanteur talentueux originaire du Kentucky, grandit au son des chansons que son père chantait sur le perron de leur maison. En 1917, il quitte la ferme familiale pour intégrer le Conservatoire de Boston, où il fait la rencontre de David, un étudiant en composition aussi brillant que séduisant, mais leur lien naissant est brutalement interrompu lorsque David est mobilisé à la fin de la guerre. En 1920, réunis le temps d’un hiver, Lionel et David sillonnent les forêts et les îles du Maine pour collecter et préserver les chants folkloriques menacés d’oubli. Cette parenthèse marquera à jamais Lionel. Au cours des décennies suivantes, Lionel connaît la reconnaissance, la réussite, et d’autres histoires d’amour au fil de ses voyages à travers l’Europe. Mais ses souvenirs avec David le hantent encore, jusqu’au jour où une trace de leur œuvre commune ressurgit et lui révèle combien cette relation a résonné plus fort que toutes les autres...
Une histoire d'amour entre Josh O'Connor et Paul Mescal : mazette !
Fidel Castro et Ernesto Che Guevara (photo colorisée)
Fidel Castro (à gauche) et Ernesto « Che » Guevara à la prison Miguel Schultz de Mexico, en juin-juillet 1956 (ils furent arrêtés en juin par la police mexicaine alors qu'ils préparaient une expédition à Cuba). Cette photo est peut-être la première montrant Castro et Guevara ensemble.
Un peu après, dirait-on.
Il était bien choupinou, non, sans barbe ni moustache ?
Nota Je suis curieux de découvrir les chiffres d'audience de la finale "or" de Hockey sur glace, qui oppose cet après-midi le Cana aux USA pour les JO d'hiver 2026.
Il est avéré que la série Heatd Rivalry a engendré un afflux étonnant (?) sur les bancs et une hausse exponentielle des demandes de licences pour pratiquer ce sport où les corps à corps sont fréquents.
Le troisième épisode introduit, si je puis dire, de nouveaux partenaires de matelas Épédé. L'un est hockeyeur - dis donc, quel sport ! - forcément placardisé et l'autre est beaucoup plus libre d'être ce qu'il est. Quelque chose me dit que cette nouvelle situation va induire des bouleversements de nature à changer la vie des deux principaux personnages. Bref, je sens arriver le gros bordel. Sinon, je me demande si de beaux postérieurs n'étaient pas requis par les responsables de la distribution des rôles (du casting, pour nos amis anglosaxons). C'est à 14 h 10, vilains !
Cette Allemande, extraite des suites pour clavecin de Jean-Philippe Rameau est interprétée ici par Daniil Trifonov, l'un des plus grands pianistes actuels. Ces suites, jouées (chez Harmonia Mundi) par Alexandre Tharaud, ont longtemps accompagné mes débuts de journées. Grigori Sokolov est coutumier des "bis" consacrés à Rameau. Si vous ne connaissez pas sa Poule, allez l'écouter !
Le film qui raconte les dernières années de la vie de Frédéric Chopin sort le 26 de ce mois en Italie, sous le titre Chopin, Notturno a Parigi. Le compositeur est incarné par l'acteur polonais Eryk Kulm, son pote Franz Liszt par le mignon Victor Meutelet et ce cher Lambert Wilson est Louis Philippe, roi des Français. Aucune date de sortie n'est prévue, pour le moment, dans notre pays. C'est pourtant une coproduction francopolonaise.
Lambert Wilson en "roi citoyen".
Le Maître du piano n'a pas particulièrement attiré les foules au cinéma jusqu'à présent : il y eut un film polonais en 2002, qui n'est même pas parvenu jusqu'à nous, une coproduction anglo-franco-états-unienne en 1991 avec Hugh Grant en Fredo (si !), Emma Stone et Judy Davis, appelée Impromptu, plutôt dédiée à George Sand, qui n'a pas attiré les foules. Zulawki a commis, la même année, une Note bleue qui ne restera pas dans les annales, dans laquelle joue sa nana de l'époque (Sophie Marceau) qui narre la dernière journée de la liaison entre le couple célèbre. Je me souviens de la vision d'un film de Charles Vidor (réal du Bal des adieux, autour de Liszt) intitulé La Chanson du souvenir, diffusé par le précieux Ciné+Classic, film des années quarante. C'était plutôt correct. Patientons pour ce Chopin, Chopin ! Il y aura peut-être du mieux, grâce à cette superproduction. C'est la plus coûteuse, à ce jour, de celles tournées en Pologne. Craint-on le manque d'intérêt du public français ? Serait-ce un navet inprogrammable ?
Nota
Mon clavier est capricieux actuellement : frappe très lente, impossibilité
de corriger quelques coquilles. et autres embarras. Mon bienveillant correcteur « inconnu »,
qui passe son temps en embuscade, devrait pouvoir s’en donner à cœur joie. Je
contournerai l'obstacle en tapotant mes textes sur Word et en poursuivant ma rédaction en navigation privée.
La plus belle partie du corps d'un homme :Duane Michals (né en 1932) n'a pas photographié seulement des corps ; il a photographié des pensées rendues visibles. En un siècle défini par la précision formelle d'Avedon et de Penn, il a choisi l'incertitude : séquences narratives, réflexions manuscrites, images qui ressemblent à des confessions privées. Artiste ouvertement gay dans une Amérique encore rigide, il a transformé le regard masculin en un espace d'intimité et de conscience, où le désir apparaît sans bravade ni déguisement. Ses chiffres ne sont pas affichés mais examinés. La sensualité n'est ni spectacle ni provocation ; c'est une révélation : le moment de calme où le corps prend conscience d'être vu. C'est peut-être pour ça qu'il reste doucement en dehors du canon : trop littéraire pour les puristes photographiques, trop visuel pour les écrivains. Pourtant son travail porte une liberté rare : le courage d'aborder ce qui ne peut être fixé ou possédé : la mémoire, la pensée, l'absence. Michals n'a pas tenté d'arrêter le temps. Il a préféré lui parler avec douceur.
Je ne divulgâcherai pas en détaillant la trame du film de Josh Safdie qui fait, chose rarissime, l'unanimité de la critique - y compris, tout aussi rarissime, celle des Cahiers du Cinéma ! - et de l'immersion de laquelle, j'ai pu le voir, le public sort heureux, voire extatique. Le scénario est si dense que je devrais y consacrer les billets d'une semaine entière. Comment ce réalisateur inconnu du grand public a-t-il si bien pénétré le cœur de ce qui fait le Cinéma avec un grand C ? Comment son producteur et acteur principal a-t-il pu établir avec son metteur en scène cette complicité qui fait les grands couples de cinéma, comme celui formé par Leonardo DiCaprio et Martin Scorsese ?
Dans l'interview qu'il a accordée à Télérama (leur critique est dithyrambique), on comprend le sens du cinéma de ce monsieur, qui le définit ainsi : "On entre dans une salle à quatre heures de l'après-midi, on en ressort à six heures, la nuit est tombée et on a le sentiment d'avoir été complètement ailleurs. On a vécu une vie entière en deux heures et le monde sembla avoir changé. C'est une expérience existentielle." Oui, monsieur Safdie, c'est exactement ce que l'on vit grâce à vous deux et à tous ceux qui vous ont accompagnés dans cette aventure. Merci.
Nora Orlandi, née le 28 juin 1933 à Voghera et morte le 1ᵉʳ janvier 2025 à Rome, était une compositrice de musique de film, pianiste, impresaria, cheffe de chœur et musicienne de studio italienne. Elle est en outre connue en Italie pour avoir été chanteuse dans le groupe I 4 + 4 di Nora Orlandi. Elle chante ici une partition écrite… pour le violon.
Une déception, que ce Mage du Kremlin, malgré la participation à l'écriture d'Emmanuel Carrère. Comme souvent, l'adaptation pour l'écran d'une œuvre littéraire est un exercice périlleux, dont François Ozon, il y a peu, s'est sorti admirablement pour son Etranger, que Benjamin Voisin défend avec un talent peu commun.
Le "mage" est ici incarné par Paul Dano, acteur par ailleurs exceptionnel si l'on se souvient, entre autres réussites, de sa performance dans There Will Be Blood de
Paul Dano
Paul Thomas Anderson, en pasteur halluciné. L'acteur ne m'a nullement convaincu dans cette version ciné de l'ouvrage formidable de Giuliano Da Empoli dont ma lecture récente a peut-être influencé quelque peu mon ressenti du film. La réalisation d'Assayas est tout à fait correcte, qui ne parvient pas, toutefois, à nous sauver de l'ennui. L'œuvre parvient néanmoins, pour qui n'a lu le roman, à permettre de comprendre comment Poutine, obscur second couteau des services secrets soviétiques, puis russes, est parvenu à diriger cet immense territoire d'une main de fer. Dans le rôle du dictateur, l'excellent Jude Law fait correctement le boulot, en acteur chevronné qui nous a autrefois impressionnés dans Le talentueux Mr Ripley, et plus encore dans les séries The Young Pope et The New Pope. Bref, dispensable.
Jessie Buckley et Paul Mescal, Hamnet
Hamnet, de Chloé Zhao fait partie de ces films dont on ne sait trop quoi penser à l'issue d'une projection saluée par les applaudissements du public, auxquels je ne crus bon de joindre les miens, tant j'étais dans l'expectative. Digestion faite, j'ai trouvé au film moultes qualités : Paul Mescal, en William Shakespeare, y est infiniment plus à l'aise qu'en gladiateur chez Ridley Scott. Il retrouve ici l'intensité de son personnage de Sans jamais nous connaître, l'œuvre bouleversante d'Andrew Haigh sur l'acceptation de soi, mais pas seulement, tant le scénario est habile et les actrices et acteurs parfaits. Hamnet est un roman, puis film concept, qui évoque l'imaginaire gestation d'Hamlet, faisant fi de toutes les suppositions que les historiens ont pu faire sur les mœurs du grand dramaturge. On nous prive donc d'un William dont on peut penser - de nombreux historiens en tête - qu'il était plus homme à hommes que marié et père de famille. L'idée qui aboutit à ce scénario n'en est pas moins épatante, qui permet à Jessie Buckley, l'épouse, de faire la démonstration, plus encore que Mescal, que l'expression "crever l'écran" peut prendre tout son sens. Il y a une photographie admirable de Łukasz Żal et une fort belle musique de Max Richter.
Hockey sur glace brûlante
La finale homme de Hockey sur glace des Jeux Olympiques d'hiver 2026 aura lieu le 22 février et quelque chose me dit que cette discipline devrait connaître, cette année, un regain d'intérêt du public. Le succès de la série Heated Rivalry n'y est pas pour rien, que HBO distille, épisode par épisode, chaque vendredi. Le deuxième, la semaine dernière, m'a paru un décalque du premier. On a compris l'idée : les deux hommes vont-ils pouvoir baiser plus souvent ? Sont-ils sur le point de tomber amoureux, l'un des deux ayant pris une certaine avance dans le domaine des sentiments ? On le leur souhaite. Je l'écrivais dans un billet précédent, cette saga peu familiale a au moins le mérite de dire que l'homosexualité n'est pas l'apanage des modeux, des coiffeurs et autres vendeurs de boutiques de parfums. A quand un film sur une passion dévastatrice entre deux footballeurs internationaux ? Malgré une mise en scène très académique, très "à l'américaine", on reste étonné du succès mondial de la série, qui a le mérite, pour le moins, de pouvoir se glorifier d'un sous-titre qui pourrait être L'homosexualité pour les nuls, tant les choses du sexe sont suggérées, y compris dans le domaine des positions pour accomplir l'acte. Vous me rétorquerez que leur vision sur les sites porno permet de s'en informer, à la différence près qu'ici, c'est tout de même plus esthétique. Le deuxième épisode n'étant finalement qu'une resucée, si je puis dire, du premier, on attend un "twist" pour permettre une vision moins banale de l'histoire. Allez, un mariage, un meurtre, que sais-je, ou, au moins, un autoreverse dans les échanges charnels. C'est vrai, quoi, c'est toujours le même qui a le dessus ! Avec son fessier, c'est du gâchis, ma bonne dame !
N'est pas Camus qui veut
Rhaaa oui, submerge-moi !
Malgré l'homonymie, Renaud n'est pas Albert et c'est le moins que l'on puisse dire. Le Nouvel Obs consacrait un article au premier, dont on se demande pourquoi ce pseudo-écrivain homosexuel n'est pas homophobe ? C'est sans aucun doute le seul défaut qui lui manque dans l'abjection. L'individu peut se targuer, entre autres saloperies, de l'invention du concept de "grand remplacement"* qui fait le miel des Zemmour et consorts. Faut-il démontrer ici que sa théorie ne tient pas, de même que son révisionnisme des événements douloureux du siècle passé et que son racisme et son antisémitisme, qui en font l'ignoble acolyte d'un Soral, sont à vomir ?
À l'exact opposé de l'humanisme de son prestigieux homonyme, cet homme qui a la haine de "l'étranger" chevillée à l'âme, si tant est qu'il en ait une, est l'un des plus sinistres personnages de la société actuelle. Tiens, je ne mets pas sa photo ici, ça polluerait mes pages.
* Le ou les fascistes qui laissent des commentaires anonymes non publiés emploient désormais le terme de "submersion"
Statistik pas en tok
Ce blog connaît un net regain d'affluence depuis quelques jours. Par le passé, me penchant sur le détail des statistiques, je déplorais que les billets de fond arrivent bien après les images taguées "nudités". Étonnamment, il y a foule depuis la Chine populaire ! Les principaux pays demeurent la France et les États-Unis. Ce qui me désole, c'est que l'Italie est dans les limbes ! Cela dit, me répétant, je me réjouis que les "vrais sujets" soient pris en considération. En presque 20 ans de présence, c'est rassurant. À titre d'exemple, capturant mon écran dans mes filets, voici, dans l'ordre, ce qui a suscité l'intérêt lors des 7 derniers jours :