Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


mercredi 12 août 2026

Affalé

Photo Peter Depotter

Qu'est-ce qu'une grande chanson ?

 C'est la chanson préférée de mon grand frère, qui m'a appris à l'aimer.
La version originale est composée et interprétée par Maurice Fanon  :



À mon grand étonnement, j'en ai trouvé une belle version piano-voix par Hervé Vilard, qui l'interpréta lors d'un concert "à thème" de France Musique en 2019, et que voici :



Si je porte à mon cou En souvenir de toi Ce souvenir de soie Qui se souvient de nous Ce n'est pas qu'il fasse froid Le fond de l'air est doux C'est qu'encore une fois J'ai voulu comme un fou Me souvenir de toi De tes doigts sur mon cou Me souvenir de nous Quand on se disait vous Si je porte à mon cou En souvenir de toi Ce sourire de soie Qui sourit comme nous Sourions autrefois Quand on se disait vous En regardant le soir Tomber sur nos genoux C'est qu'encore une fois J'ai voulu revoir Comment tombe le soir Quand on s'aime à genoux Si je porte à mon cou En souvenir de toi Ce soupir de soie Qui soupire après nous Ce n'est pas pour que tu voies Comme je m'ennuie sans toi C'est qu'il y a toujours L'empreinte sur mon cou L'empreinte de tes doigts De tes doigts qui se nouent L'empreinte de ce jour Où les doigts se dénouent Si je porte à mon cou En souvenir de toi Cette écharpe de soie Que tu portais chez nous Ce n'est pas pour que tu voies Comme je m'ennuie sans toi Ce n'est pas qu'il fasse froid Le fond de l'air est doux

Il existe, notamment, une belle version "latino" par Jairo :

mardi 11 août 2026

L'ange à travers les âges

 

L'intelligence artificielle, bien utilisée, a parfois du bon.
Souhaitons qu'elle ne pallie pas la bêtise universelle.
(Via VGraphs)

lundi 10 août 2026

Pierre et Gilles, toujours créatifs

Les films de ma vie (3)

Le talentueux Mr Ripley, d'Anthony Minghella (1999) d'après Patricia Highsmith; sorti 40 ans après Plein Soleil de René Clément, avec Alain Delon, Maurice Ronet et Marie Laforêt. Cette version dissipe toutes les ambiguïtés de la première.
Je suis tombé amoureux de Matt Damon quand je l'ai vu.
Je suis même prêt à aller voir L'Odyssée, c'est dire.


Leurs jours heureux

 

Une autre vignette extraite de Playing House
de la réalisatrice britannique Lydia Garnett.

dimanche 9 août 2026

Quand on s'éclatait en boîte

1993 | Photo de Gerard Wessel

Concert : deux très grands au service d'un géant | Historique

Jean-Sébastien Bach : Concerto pour deux violons et orchestre  
Yehudi Menuhin et David Oistrakh.
Enregistrement de 1958, salle Pleyel, Paris
Orchestre de la RTF, direction Philippe Capdevielle, réalisé par Philippe Truffaut :
Deux des plus grands musiciens du XXᵉ siècle
dans une œuvre immortelle de Bach, mais qu'est-ce qui n'est pas immortel chez JSB ?
Évidemment, l'enregistrement est "d'époque" et les orchestres d'aujourd'hui sonnent différemment. Quelle merveille, cependant !

Les cantuccini, quel régal ! Un regalo, anche !*

Les cantuccini, ce sont ces biscuits, d'amandes incrustés, que l'on déguste à Florence, trempés dans un verre de "vino santo". À Paris, n'ayant trouvé ce breuvage, j'ai tenté avec du Banyuls blanc, qui ne m'a pas téléporté en Toscane, mais qui fut néanmoins une agréable compensation.
L'indispensable Alessandra Pierini en a fait son goûter, accompagné d'une "zuppa al limone" :


On trouve des cantuccini chez Carr.... 
On les fabrique également en Corse.
* Un cadeau, aussi !

Lui, soleil, mer, lui

 
Playing House de la réalisatrice britannique Lydia Garnett, c'est le luxe de ne rien faire. Tout en remettant en question la notion de rôles traditionnels des sexes, les vignettes mettent en valeur l'intimité entre les êtres.

samedi 8 août 2026

Jeunesse noire sur sable blanc

Plage de Malindi, Kenya | Photo d'Axel Jozeph

Troye Sivan - HEAVEN

J'aime ce clip de la "popstar" gay Troye Sivan.
Les images anciennes des moments douloureux de notre histoire commune devraient "nous parler" à toutes et tous.

vendredi 7 août 2026

Beau et nu

Samuel, par Sasha Olsen

Un beau couple de cinéma

 

Elordi, Fouloulou d'honneur !

Diego Calva, tellement sensuel !

J'ai revu Les Indomptés (titre original On Swift Horses), ce film de Daniel Minahan, sorti en avril de l'année dernière, qui fit un bide monumental en nos contrées.
Ce flop, à la nouvelle vision, m'est apparu incompréhensible : un scénario qui tient la route (c'est l'adaptation d'un roman éponyme sorti en 2019), une très belle photo, une bande-son toute imprégnée de nostalgie et un casting imparable !
Après un premier rôle remarqué dans Babylon de Damien Chazelle (quel film de fou !), c'est la réapparition de Diego Calva, dont le personnage vit une torride histoire d'amour avec celui qu'incarne Jacob Elordi (Fouloulou d'honneur) qui ne semble pas détester les rôles gays (voir Euphoria ou Saltburn).
Film dont la teneur ferait hurler le zinzin de Washington (il y a, en contrepoint judicieux, une liaison saphique), Les Indomptés ne méritait pas l'injustice subie lors de sa brève sortie en salles. 
Il est heureusement visible, en location ou à l'achat, via les plateformes de VOD.
 

Une passion torride, vous dis-je !
En sus:
J'ai noté des références au grand Douglas Sirk, mais également, l'intrigue tournant beaucoup autour du jeu, au Casino de Martin Scorsese.
Saint Fouloulou, priez pour nous.

"La condition humaine"

De René Magritte, 1935

jeudi 6 août 2026

D'ébène

 Je maudis les blogueurs qui ne citent pas leurs sources.
J'ai pu remonter, heureusement, au fil de l'eau : c'est une photo d'Axel Joseph, prise en Guinée. 

Piano du matin : Pour "Furyo"


Ryuichi Sakamoto (1952-2023),
très grand musicien et compositeur,
nous a laissé de très belles musiques de films,
dont celle de Furyo, ci-dessus, dans lequel il
incarne le bel officier qui entretient un rapport ambigu
avec le personnage interprété par David Bowie.
On ne peut tout citer, mais je retiens
particulièrement celle, oscarisée, du Dernier Empereur de Bertolucci,
du Revenant d'Iñárritu, pour lequel il a aussi composé la B. O. de Babel
Sa dernière œuvre au cinéma est la musique du 
très beau film L'innocence, de Kore-eda.
Hors 7ᵉ art, une multitude de compositions, jouées lors de concerts et récitals à travers le monde.

On peut podcaster les deux émissions que France Musique lui consacra après son décès :
ici

L'innocence

L'innocence de Hirokazu Kore-eda (2023)
Je reverrais avec plaisir ce film qui m'avait grandement ému.
Musique de Ryuichi Sakamoto (voir billet suivant)