Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


lundi 25 mai 2026

Il fait si chaud

 

Photo Winter Vandenbrinck

Cannes : la joie d'Emmanuel et Valentin


Images France Télévisions

 
Coward est le troisième film du cinéaste belge Lukas Dhont, après les bouleversants Girl et Close, à voir absolument, actuellement sur Arte. J'ai revu Close hier : traiter la tragédie sans pathos est une qualité chez le cinéaste flamand, l'autre résidant dans le choix de ses interprètes. Cela semble être toujours le cas pour son troisième long métrage, dont les deux jeunes acteurs viennent de se voir décerner ex aequo le prix d'interprétation masculine lors du Festival de Cannes qui vient de s'achever. Leur jeu est, dit-on, exceptionnel dans le film qui a obtenu 13 minutes d'ovation debout à l'issue de sa projection au Palais. Emmanuel Macchia, l'introverti, dont c'est le premier rôle, et son partenaire Valentin Campagne, plus exacerbé, mais aussi plus aguerri (on l'a vu dans La venue de l'avenir, de Cédric Klapisch et dans Dossier 137, de Dominik Moll) ont réussi à tisser une complicité amicale pendant le tournage.

 
Il le fallait, puisque, selon Allo Ciné, "le film met en scène 
deux soldats de la Première Guerre mondiale secrètement liés par une passion amoureuse. Sur un champ de bataille ravagé par l'horreur, ils trouvent un espace de liberté qui leur permet d'être eux-mêmes. Avec Coward (Lâche, en français), le réalisateur belge signe son œuvre la plus ambitieuse et déjoue les codes du film de guerre, imposant de nouvelles figures héroïques, masculines, modernes et sensibles."




Voici le premier extrait visible du film, en attendant plus :


Sur YouTube, un extrait d'une émission de France 5, où l'on recevait l'équipe de Coward après la projection au Palais. On y entend un commentaire avisé de Pierre Lescure (regardez Beau Geste, le dimanche sur France 2 !) et une intervention de Thomas Jolly. Lukas Dhont évoque Émilie Dequenne, qui fut l'une des actrices de Close. 
C'est ici : clic.

samedi 23 mai 2026

"Différents des autres", film gay de 1927 presque entièrement sauvé

Voilà qui devrait abonder la thèse en gestation de notre lecteur dont le sujet est représentation de l'homosexualité au 20ᵉ siècle.
C'est un trésor réalisé sous l'égide de Magnus Hirschfeld et de son institut, celui-là même qui s'est battu pour l'abrogation de l'article 175 en Allemagne. Las, 6 ans après, les nazis parvenaient au pouvoir.

  

mercredi 20 mai 2026

Voisin, on l'aime aussi pour ça

L'étranger | François Ozon 2025

Piano du matin : douce vallée

Le Chilien Claudio Arrau fut l'un des plus grands pianistes du siècle dernier.
Dans Liszt, il demeure insurpassable.
Dans cette Vallée d'Obermann, qui fait partie des premières
Années de pèlerinage,
il tire de son piano des sonorités que nul n'a égalées depuis. 
Claudio Arrau

Chambre de rêves

mardi 19 mai 2026

Journée internationale contre l'homophobie du 17 mai


En Italie, ces quatre beaux gosses ont posé à l'occasion
de la journée internationale contre l'homophobie.
Hélas, tout reste à faire.
Nous n'avons pas cessé de lutter contre ce mal qui tue en Afrique, mais
aussi à quelques pas de nos lieux de résidence.


Bel endroit pour une rencontre

 


Les ailes collées | Thierry Binisti 2024

lundi 18 mai 2026

Quelqu'un derrière la porte

Photo par Felipe Romero Beltrán

Humour : vive les Belges !

 La France ne rit plus. Assurément, les perspectives ne se prêtent guère à la rigolade. Pourtant, il serait salutaire pour la santé mentale des Français qu'un média s'empare en dérision des grands sujets d'actualité en tous domaines. Le rire naît de l'observation des travers de la société, de tout ce qui nous insupporte ou nous indigne et contribue à la morosité ambiante. Parodier les politiciens, les stars, les émissions, comme le firent, en des temps reculés, Les Inconnus, Les Nuls ou les Guignols de l'Info. Aujourd'hui, le rire vient, quand il vient, du "stand-up" : plus de sketches et encore moins de revues de presse (et de médias) comme celles d'un Guy Bedos ou, de l'autre côté des opinions, d'un Le Luron en leur temps.
Cependant, depuis 2015, bien installée outre Quiévrain, une équipe exceptionnelle, menée par le surdoué Jérôme de Warzée, tire avec les boulets rouges de l'humour sur tout ce qui pollue nos cerveaux abrutis par le "scrolling" quotidien effréné et les fameux réseaux qui n'ont de "sociaux" que le nom. 
Ces femmes et ces hommes formidablement doués décryptent à leur manière l'actualité de la semaine, se livrant, entre autres, à des imitations d'une drôlerie irrésistible.
L'émission de la RTBF Le Grand Cactus a fort heureusement franchi la frontière grâce à TV5 Monde (vous savez, l'une de ces chaînes inutiles selon l'émule de Goebbels qui "rapporte" dans une certaine commission !) et grâce à sa chaîne YouTube, lui valant la reconnaissance infinie d'un public français de plus en plus nombreux. Les performances, c'est le mot, des différents intervenants sont très souvent du plus haut niveau comique.
L'imitateur noir Kody campe tour à tour des personnalités aussi diverses que Fabrice Luchini, Trump ou Sarkozy (accompagné d'une Carla Bruni d'une justesse sidérante) dans la période de son incarcération. 
Avec Kody, sous la houlette d'un De Warzée qui écrit la plupart des textes, se rejoignent pour nous défouler Tamara Payne, Damien Gillard, Martin Charlier, Fabien Le Castel, James Deano, Livia Dushkoff, Isabelle Hauben et j'en oublie certainement.
La chaîne YouTube (abonnez-vous !) : cliquer

Place à notre cher Pascal Praud (Damien Gillard et Kody) au moment des JO de 2024 :
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L'incroyable Kody en Fabrice Luchini :


Abusez sans modération
et merci à eux !