Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


samedi 7 février 2026

Chuuuut !


 

Stupéfaite et stupéfiante, la pianiste !

 C’est l’un des moments les plus stupéfiants jamais filmés sur une scène. La concertiste est arrivée prête à jouer le Concerto n° 21. Mais quelques secondes avant l’entrée du piano, elle se rend compte que l’orchestre a commencé le Concerto n° 20 — une œuvre totalement différente, qu’elle n’avait pas répétée pour ce soir‑là. La panique sur son visage est bien réelle.
  Au centre de la scène, deux géants. D’un côté, la Portugaise Maria João Pires, célébrée dans le monde entier pour son toucher cristallin et sa sensibilité unique à Mozart. De l’autre, le chef italien Riccardo Chailly, à la tête du Royal Concertgebouw. d'Amsterdam. C’est Chailly qui, en voyant l’angoisse de la soliste, choisit de ne pas interrompre la musique, faisant confiance à la mémoire musicale de Pires pour la sauver.
  La partition du K. 466 compte parmi les plus sombres de Mozart : écrite en ré mineur, pleine de tensions harmoniques et de dialogues intenses qui exigent un contrôle absolu de la dynamique. Ce n’est pas une pièce que l’on improvise. Chaque phrase doit s’emboîter avec une précision millimétrique dans le tissu orchestral que Chailly façonne avec rigueur.
Et l’impossible se produit. Maria João Pires joue. Par cœur. L’entrée du piano coule comme si elle avait répété pendant des semaines. La clarté des notes et la construction des phrases fonctionnent parfaitement. Ce qui aurait pu être un effondrement. en public devient un témoignage du génie d’une pianiste qui porte la musique gravée au plus profond d’elle‑même.

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L'anecdote est connue des mélomanes.
La confusion viendrait du fait qu'on l'a prévenue au téléphone qu'elle devait remplacer le pianiste qui s'est désisté au dernier moment. Elle aurait mal compris au téléphone et cru cru que cetait le concerto K488 (n°23) de Mozart alors que c'était le K466 (n°20).
Il doit exister bien d'autres versions...

Rendez-vous en terre inconnue : Bruno Gaccio à Rachida Land

vendredi 6 février 2026

Joli couvre-chef

 

Elliot Oomen

Comment dit-on "Fouloulou !" en péruvien ?

"Heated Rivalry" : ça commence aujourd'hui !



La diffusion française de la série phénomène  qui fait vibrer le monde - et pas seulement les gays - arrive aujourd'hui sur HBO MAX. 
Hockey ?

Un document : le 1er mars 1978 s'ouvrait au public le temple de la fête

Inventé par Fabrice Emaer et Claude Aurensan, le Palace connut immédiatement un succès triomphal.
Haut lieu des fêtes parisiennes de l'époque, fréquenté par un public de toutes origines sociales,
dans lequel les VIP côtoyaient des loulous et des midinettes, consituant un mélange des genres inédit, l'immense discothèque avait inauguré des après-midi baptisées "Gay tea dance" plus particulièrement orientées. Sur scène vinrent se produire des stars internationales ; parmi elles l'étonnant Klaus Nomi, Sylvester, Grace Jones et notre "Gainsbarre"
Une folle aventure à laquelle la tragédie du SIDA mit un terme quelques années plus tard,
emportant le créateur lui-même et nombre de ses clients et artistes.

jeudi 5 février 2026

Sayyid


César 2026 : comment t'es devenu dep' ?

 


La Pampa d'Antoine Chevrollier est nommé dans la catégorie "Meilleur premier film".
Sayyid El Alami est nommé dans la catégorie "Meilleur espoir masculin".
Oussekine, La Pampa, Leurs enfants après eux :
qui dit mieux pour un début de carrière ?

Sayyid était déjà remarquable dans la série Oussekine (2022)
Avec Amaury Foucher dans La Pampa
Leurs enfants après eux - De dos, Paul Kircher



Piano du matin : Sa Majesté Martha

 



Faut-il encore s'en convaincre ?
À un ange avancé, l'extraordinaire vélocité de Madame Argerich ne faillit jamais.
Ce n'est pas un pupitre superflu qui l'arrêtera, non mais !
C'est un bis offert lors d'un concert à Bucarest en septembre 2025.
84 ans et tous ses doigts, chapeau !

mercredi 4 février 2026

Tommaso hors cuisine


Les recettes de cuisine italienne de Tommaso sont toujours appréciées de mes lecteurs.
Le voici en extérieurs, toujours aussi charmant.
 

Ange chanteur enchanteur

 

Depuis cette compétition, Jonah Hoskins mène une carrière internationale.
Voyez ce moderne Ernesto, dans le Don Pasquale de Donizetti :


Devant le Lincoln Center, NY

Toi aussi, deviens un Fouloulou !

 

Couleur adaptée à votre teint.

Finis les complexes sur les plages de l'été,
finis les abonnements ruineux aux salles de sport,
finies les courses épuisantes dans les remugles de gaz d'échappement : 
les torses estampillés "Fouloulou !" font un malheur.


Existe en plusieurs tailles.
NB : je n'ai pas trouvé de modèle avec tatouages.


mardi 3 février 2026

Le coup de la panne

Une grande voix + un grand compositeur + un grand film =


Extrait d'un concert de Sarah Vaughan dans la pinède de Juan-les-Pins
le 24 juillet  1982.
En invité, Michel Legrand, pour un duo légendaire.
L'intégrale du concert (en deux parties) ici : clic

Mais, dites-moi : de quel film est-ce le thème principal ?

Une lueur d'espoir

 L'arbitre de foot allemand Pascal Kaiser a demandé son conjoint en mariage pendant une pause lors d'un match du FC Koln à Cologne.


Un vrai bonheur, mais n'oublions pas qu'en France, notamment,
les "chants" homophobes continuent de résonner dans les stades.

À bas les élites ?

 La parole des artistes a-t-elle encore du poids ? Très intéressant débat quoique un peu court sur France Inter, hier matin. Non seulement les artistes, mais aussi les intellectuels, philosophes,chercheurs, scientifiques et politiques irréprochables et dévoués (il y en a) ne sont plus écoutés. La détestation des élites conduit au populisme dont certains partis font leur miel. À écouter en podcast (c'est passionnant), ici :

dimanche 1 février 2026

Palais de Tokyo, Paris

Création de Mathias Rota


 

Poulpe "alla luciana" : saveurs napolitaines

 Recette pauvre et somptueuse à la fois, le « polpo alla luciana » raconte une Naples qui n’existe presque plus, celle du Borgo di Santa Lucia, quartier de pêcheurs au pied du Castel dell’Ovo, où les poulpes arrivaient vivants, encore gorgés du goût de la mer.

La recette d'Alessandra Pierini pour 4 personnes

1,2 kg de poulpe (ou petits poulpes)

500 g de tomates datterini (en conserve : saison oblige.)
1–2 gousses d’ail
80 g d’olives noires dénoyautées
2 c. à soupe de câpres dessalées
Persil frais, piment, poivre, huile d’olive extra vierge
Couper le poulpe, le déposer à cru dans une cocotte avec un filet d’huile d’olive, l’ail écrasé, le piment et un peu de poivre.
Couvrir et faire cuire à feu doux, sans ajouter d’eau : le poulpe va rendre son jus et y cuire doucement.
Laisser frémir 20–25 minutes, jusqu’à ce qu’il soit presque tendre.

Faire revenir un peu d’ail dans une autre casserole avec de l’huile d’olive, ajouter les tomates, saler légèrement, poivrer et laisser mijoter 15–20 minutes.

Quand le poulpe est souple sous la pointe d’un couteau, ajouter dans la cocotte les olives, les câpres et le persil, puis verser la sauce tomate.
Laisser encore mijoter 20–25 minutes à feu doux, sans couvercle, jusqu’à obtenir une sauce dense.

Servir avec du pain pour saucer.
Toujours.