Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


dimanche 5 avril 2026

Cadeau pascal

Pour Pâques, c'est Bach* (et Pier Paolo, poète et martyr)

C'est l'une des œuvres les plus célèbres du génie absolu.
L'adagio (deuxième mouvement) était l'une des pièces préférées de Pier Paolo Pasolini
qui vénérait Bach et habilla de la musique du cantor de Leipzig les images de ses films,
dont Accatone ou L'Évangile selon Saint Matthieu.
La musique chez Pasolini a fait l'objet d'une excellente émission de Fip, que
l'on gagnera à réécouter en "podcast" ici : clic



* Normalement, on prononce "Bar", mais, à la française, ça sonne mieux dans ce contexte.
De plus, la prononciation à l'allemande vous fera passer pour un cuistre.

Madeleine

 

Ma grand-mère avait transmis à ma mère sa recette du chou farci, dont, hélas je n'eus pas le temps d'hériter. Je n'en ai nulle part retrouvé la saveur et le fondant.
La photo représente celui du Quincy, l'une des dernières auberges parisiennes, qui se trouve dans le douzième arrondissement. Il me faudra faire le voyage.

samedi 4 avril 2026

Florilège

Mark, que l'on voit se mouvoir un peu plus bas

Il y a toujours des fleurs dans mon salon.
J'ai mis du temps à convaincre mes amis de m'en offrir, en lieu et place de la sempiternelle bouteille de vin.
Dans l'état d'esprit qui perdure du patriarcat, on n'offre pas de fleurs à un homme.
Fort heureusement, j'ai fini par mettre à bas cette idée reçue.

Photos Archie à Saint-Pétersbourg et Madrid

Quand Lucien arrive à Paris (jeu)

Dans quel film entend-on cette "ritournelle" du génial Rameau ?

Effeuillage de printemps

 
Mark (Saint Petersbourg)

vendredi 3 avril 2026

jeudi 2 avril 2026

La pêche miraculeuse

À Ciénaga, Colombie | Photo d'Igor Mattio

Je ne sais si les farces du 1ᵉʳ avril, ces poissons que l'on fait malicieusement avaler, sont de tradition dans tous les pays d'où proviennent de nombreux lecteurs de ce blogue.
Si ce n'est pas le cas, je pressens que mes billets d'hier auront un effet désastreux sur l'image (c'est le cas de le dire) de ce journal réputé sérieux ou presque.

I don't know if April Fools' Day pranks - those fish that people mischievously try to pass off as reality-are a tradition in all the countries from which many of this blog's readers come.
Otherwise, I'm afraid my articles yesterday will have a disastrous effect on the image (and that's an understatement) of this supposedly serious newspaper.

Bologne : un Neptune scandaleux


Conçue en 1563, la fontaine de Neptune est l'une des principales attractions de la ville de Bologne (au même titre que les fameux « tortellini in brodo » et autres mets locaux, tels que la « pasta al ragù », qui est connue sous le nom de « à la bolognaise » en d'autres contrées). C'
est à l'architecte palermitain Tommaso Laureti que l'on en doit la conception. En 1565, la fontaine fut surmontée par la statue que l'on doit au sculpteur Giambologna.


Neptune mis… à l'index !

Ce dernier souhaitait représenter Neptune avec des organes génitaux plus imposants, mais l'Église s'y opposa. Le sculpteur ne se découragea pas pour autant ; il conçut en effet la statue de telle sorte que, sous un certain angle (se placer devant la bibliothèque), l'index de la main gauche tendue de Neptune semble directement émerger de son bas-ventre, évoquant un pénis en érection. À l'époque, les femmes de Bologne furent si choquées par la vue de Neptune que l'Église dut revêtir la statue d'un pantalon de bronze, ôté depuis, par bonheur. La fontaine tout entière, cependant, possède une forte connotation érotique ; par exemple, les nymphes qui l'entourent projettent de l'eau de leurs seins.

Des poires pour la soif (oui, je sais).

Photos 1-3-4 Silvano (Tous droits réservés y compris pour la Principauté de Monaco)
Photo 2 Wikipédé come on.

mardi 31 mars 2026

Découvre toi d'un fil, voire de plusieurs

Ce beau clair-obscur est dû au photographe Matias Montenegro (Madrid)

Piano du matin : de tendresse et de larmes

Jan Lisiecki joue admirablement ce célèbre Nocturne en do dièse mineur de Chopin.

Chopin a écrit ce Nocturne (le n°20, op. posthume) en 1830 comme un simple cadeau pour sa sœur Ludwika. Sur la partition, il a noté : « À ma sœur Ludwika, comme exercice avant de commencer l’étude de mon second concerto ». Il ne l’a jamais publié de son vivant.
Si vous vous demandez dans quel film vous avez entendu cette pièce ô combien émouvante, voici une triste anecdote qui vous le remémorera instantanément si vous l'avez vu :

Le 23 septembre 1939, pendant le siège de Varsovie, le pianiste Władysław Szpilman jouait ce Nocturne en direct à la radio quand une bombe a coupé le signal. Le silence a duré 6 ans.
À la réouverture de la radio en 1945, Szpilman est revenu au studio. Il s’est assis et a repris le morceau exactement là où il s’était arrêté.
La preuve que l’art est la seule chose que la guerre ne peut pas briser et que l’IA ne pourra jamais copier.

Vous y êtes : cette histoire vraie est le point de départ du très beau film Le pianiste, de Roman Polanski.
Voici — vous l'avez méritée — cette fameuse ouverture :

Je crois me souvenir que l'excellent acteur Adrian Brody joue lui-même.
À preuve, les doigtés quelque peu hasardeux.
C'est en soi un exploit que l'on peut saluer.

lundi 30 mars 2026

Déboussolé

 L'heure d'été, ça perturbe : ce garçon ne s'est toujours pas réveillé.

Nicholas : un oubli réparé

 

Titre français : Un beau petit diable. Pas faux.

Un aimable commentateur me rappelle que Nicholas Galitzine, auquel j'ai consacré un billet tout récemment, a fait ses débuts dans un film de John Butler intitulé Handsome Devil (2019) dans lequel il interprète le champion de rugby de son lycée, qui finit par entretenir une liaison avec son voisin de chambre, un gay assumé. Ce "teen movie" est très agréable à regarder, dans lequel Andrew Scott (gay dans la vraie vie), que l'on a vu dans Sans jamais nous connaître et dans Ripley, joue un rôle déterminant. Le beau Nicholas doit effectivement beaucoup à la LGBT attitude.
Le film se loue ou s'achète sur diverses plateformes de VOD, dont l'excellent Univers Ciné.

dimanche 29 mars 2026

Ange de la semaine (6) : Winston Verdult, un demi-dieu !

 





Concert dominical : Martha, Daniel et Ludwig au top !


Concert enregistré au Teatro Colon de Buenos Aires en 2015.
Le "Colon" est l'une des plus prestigieuses salles au monde :
elle est réputée pour sa splendeur et pour son acoustique exceptionnelle.
Martha retrouve à la fois sa ville natale
et son vieil ami et compatriote Barenboim,
Le bis, ou "encore", joué par eux deux, est Ballecito,
du compositeur argentin Carlos Guastavino.
Quelle pianiste, quel chef !