Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


vendredi 30 juillet 2021

Beau(x) ballon(s)


Bien sûr, d'Abercrombie, je me contrefitche.
Mais cette publicité déjà ancienne, signée Bruce Weber
est absolument charmante, ne trouvez-vous pas ?

Cicchetti, cicchetti, aïe aïe aïe

Connus seulement des Vénitiens jusqu'à une période récente,  les "cicchetti", ces délicatesses peu onéreuses que l'on déguste au comptoir dans les meilleurs "bacari" (bars avec bonne chère sur-le-pouce) ont subi les envolées dithyrambiques des critiques gastronomiques et des blogs (dont celui-ci, mea culpa !) d'amoureux de la Sérénissime.
Si bien (si mal, devrais-je dire) que des margoulins de toute espèce se sont rués sur le phénomène, et que l'on en trouve au premier bar piège-à-touriste venu : les accroches "cicchetti", voire "cicchetteria" font florès, le pire étant devenu inévitable : je te mets une tranche de baguette avec une rondelle de pancetta de grande surface, et l'affaire est faite !
Confier les bonnes adresses relève d'un privilège qu'on n'accordera qu'à ses meilleur(e)s ami(e)s, la vulgarisation de ces "tapas" lagunaires revêtant pleinement son double-sens.
Ci-contre, une photo des meilleurs cicchetti dégustés dans la Cité des Doges, mais chut.
Si vous allez à Venise, envoyez-moi un mail. S'il est rédigé dans un français acceptable et courtoisement, je vous donnerai l'adresse.

À partir du 9 août :

jeudi 29 juillet 2021

Homme libre...*


*Mon lectorat saura remplacer les points de suspension.

Le ténor et l'enfant


À Treviso/Trévise (Silvano)

Sa mère emmena un soir l'enfant à l'Opéra de Nice.
Dans les décors baignés d'une lumière éblouissante surgit un être surnaturel vêtu d'un costume scintillant.
L'homme, campé sur ses jambes, comme il le demeure à jamais grâce à l'hommage que lui rend la ville de Treviso (Trévise), se mit à chanter, et c'était mieux qu'un chant.
C'était tour à tour une caresse, le tonnerre, l'amour, la rage, la vie.
Il se souviendra toujours de la voix de Mario del Monaco.
Cette nuit-là, l'enfant sut que la musique était entrée pour toujours dans sa vie.

De retour

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mercredi 28 juillet 2021

Pace

Photo Peter de Potter 

Ah, la "pub" !

Il y a cinq ou six ans, je m'irritai de l'écran géant masquant les travaux du Duomo de Milan pour vanter une marque coréenne de téléviseurs et autres vecteurs de médias.
Cette vieille photo des années 40 du siècle précédent démontre que le démon de la publicité sévit depuis fort longtemps. 

Les petits pois sont bleus

?

 

lundi 26 juillet 2021

Comme quoi, quand c'est bien porté,


un bandana,
c'est tout à fait bancharmant.

Sal tout propre


Sal Mineo, acteur (né en 1939, mort assassiné en 1976)

J'ai publié pas mal de billets sur lui.
En se donnant un peu de mal (mais ça le vaut bien), on trouvera, dans la colonne de droite, un petit anglais onglet permettant de "Rechercher dans ce blog" : on tape, par exemple, "Fouloulou !" ou, en l'occurrence "Sal Mineo" et il y a des chances pour que vos désirs soient exaucés.

Péripéties

J'ai eu beaucoup de mal à publier aujourd'hui, la cause en étant des problèmes de connexion.
Je suis obligé de rester à Venise un jour de plus, suite à une mystérieuse annulation de mon vol.
Il y a pire en termes de punition, me direz-vous.

Ne craignez rien, je reste sur mes gardes.
Je ferai attention ce soir en rentrant.

Rose

PINK par Leon Mark

dimanche 25 juillet 2021

Ren-ver-sant !

Stefan Pollmann 📸Marco Strunz

 Bon
dimanche !

Mendelssohn toujours deux fois

Perahia + Barenboim : il y a pire !
Notez que la première de ces deux Romances sans paroles a pour titre Chanson du gondolier vénitien.
Le faire, exprès, moi ?

Veniseries

Ernst Haas : Gondoles | Palais des Doges, Venise

vendredi 23 juillet 2021

J'ai failli oublier


 que nous étions vendredi.

Venise : instantanés

Fondamenta Nani : tu prends le livre qui te plaît, et tu donnes l'un des tiens.


Une galerie rend hommage à Igor Mitoraj en exposant, entre autres, cet Aphrodisios de 1987

Allez donc savoir pourquoi je l'ai suivi ?
Ce jeune homme n'est pas de cire,
qui se prête à une séance-photos
non loin du Palais des Doges.
Vous cherchiez un vêtement de demi-saison ?

Qu'elle est triste, Venise

Un "bacaro" lors de l'acqua alta" de 2019

L'impression que j'ai eue de ce retour à Venise, pour peu de temps cette fois, est que la Sérénissime semble s'étioler dans un climat délétère : les inondations répétées et la pandémie ont gravement nui au moral des Vénitiens.
La Sérénissime se prête aisément à la gaieté, façon Goldoni, tout autant qu'à l'accablement qui suinte des Lugubres Gondoles d'un Franz Liszt
Certes, la Covid-19 n'est pas le choléra ; ni la peste. Mais son impact aura des répercussions de nature à bouleverser le "système" touristique tel qu'il fut jusqu'en 2020. Le temps du baroque Disneyland que je dénonçai ici voilà quelques années, aurait-il vécu ?
Enfin actée, comme disent les technocrates, l'interdiction faite aux navires gratte-ciel de venir narguer l'Histoire jusque dans le bassin de St Marc aura-t-elle pour corollaire la fin de l'irrespect dont fait preuve le touriste d'un jour ?
Le mal est fait hélas. Il suffit pour s'en convaincre d'ouvrir les yeux sans passer par l'écran de son "smartphone" : en témoigne la décrépitude de nombreux "palazzi" rongés par le sel et jamais ravaudés, faute de subsides. Ils ont subi le flux en coups de boutoir de ces mastodontes des mers pendant des décennies. Ils se meurent.
L'ambiance n'est donc pas à la fête en cet été 2021, malgré l'afflux de visiteurs (beaucoup de Français, ai-je noté) censé mettre un peu de baume au cœur après des mois d'affliction. On ressent la peur du provisoire. Il faut toujours être prêt à "indossare" un masque, qui, aujourd'hui, n'est pas de carnaval.