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| Photo Alex La Cruz |
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
jeudi 19 février 2026
Surprenant, non ?
Nora Orlandi, née le 28 juin 1933 à Voghera et morte le 1ᵉʳ janvier 2025 à Rome, était une compositrice de musique de film, pianiste, impresaria, cheffe de chœur et musicienne de studio italienne. Elle est en outre connue en Italie pour avoir été chanteuse dans le groupe I 4 + 4 di Nora Orlandi.
Elle chante ici une partition écrite… pour le violon.
mercredi 18 février 2026
Hivernales
Cinoche
Une déception, que ce Mage du Kremlin, malgré la participation à l'écriture d'Emmanuel Carrère. Comme souvent, l'adaptation pour l'écran d'une œuvre littéraire est un exercice périlleux, dont François Ozon, il y a peu, s'est sorti admirablement pour son Etranger, que Benjamin Voisin défend avec un talent peu commun.Le "mage" est ici incarné par Paul Dano, acteur par ailleurs exceptionnel si l'on se souvient, entre autres réussites, de sa performance dans There Will Be Blood de
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| Paul Dano |
L'acteur ne m'a nullement convaincu dans cette version ciné de l'ouvrage formidable de Giuliano Da Empoli dont ma lecture récente a peut-être influencé quelque peu mon ressenti du film. La réalisation d'Assayas est tout à fait correcte, qui ne parvient pas, toutefois, à nous sauver de l'ennui. L'œuvre parvient néanmoins, pour qui n'a lu le roman, à permettre de comprendre comment Poutine, obscur second couteau des services secrets soviétiques, puis russes, est parvenu à diriger cet immense territoire d'une main de fer. Dans le rôle du dictateur, l'excellent Jude Law fait correctement le boulot, en acteur chevronné qui nous a autrefois impressionnés dans Le talentueux Mr Ripley, et plus encore dans les séries The Young Pope et The New Pope.
Bref, dispensable.
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| Jessie Buckley et Paul Mescal, Hamnet |
Hamnet, de Chloé Zhao fait partie de ces films dont on ne sait trop quoi penser à l'issue d'une projection saluée par les applaudissements du public, auxquels je ne crus bon de joindre les miens, tant j'étais dans l'expectative. Digestion faite, j'ai trouvé au film moultes qualités : Paul Mescal, en William Shakespeare, y est infiniment plus à l'aise qu'en gladiateur chez Ridley Scott. Il retrouve ici l'intensité de son personnage de Sans jamais nous connaître, l'œuvre bouleversante d'Andrew Haigh sur l'acceptation de soi, mais pas seulement, tant le scénario est habile et les actrices et acteurs parfaits.
Hamnet est un roman, puis film concept, qui évoque l'imaginaire gestation d'Hamlet, faisant fi de toutes les suppositions que les historiens ont pu faire sur les mœurs du grand dramaturge. On nous prive donc d'un William dont on peut penser - de nombreux historiens en tête - qu'il était plus homme à hommes que marié et père de famille.
L'idée qui aboutit à ce scénario n'en est pas moins épatante, qui permet à Jessie Buckley, l'épouse, de faire la démonstration, plus encore que Mescal, que l'expression "crever l'écran" peut prendre tout son sens.
Il y a une photographie admirable de Łukasz Żal et une fort belle musique de Max Richter.
Hockey sur glace brûlante
La finale homme de Hockey sur glace des Jeux Olympiques d'hiver 2026 aura lieu le 22 février et quelque chose me dit que cette discipline devrait connaître, cette année, un regain d'intérêt du public.Le succès de la série Heated Rivalry n'y est pas pour rien, que HBO distille, épisode par épisode, chaque vendredi.
Le deuxième, la semaine dernière, m'a paru un décalque du premier. On a compris l'idée : les deux hommes vont-ils pouvoir baiser plus souvent ? Sont-ils sur le point de tomber amoureux, l'un des deux ayant pris une certaine avance dans le domaine des sentiments ? On le leur souhaite. Je l'écrivais dans un billet précédent, cette saga peu familiale a au moins le mérite de dire que l'homosexualité n'est pas l'apanage des modeux, des coiffeurs et autres vendeurs de boutiques de parfums. A quand un film sur une passion dévastatrice entre deux footballeurs internationaux ?
Malgré une mise en scène très académique, très "à l'américaine", on reste étonné du succès mondial de la série, qui a le mérite, pour le moins, de pouvoir se glorifier d'un sous-titre qui pourrait être L'homosexualité pour les nuls, tant les choses du sexe sont suggérées, y compris dans le domaine des positions pour accomplir l'acte. Vous me rétorquerez que leur vision sur les sites porno permet de s'en informer, à la différence près qu'ici, c'est tout de même plus esthétique. Le deuxième épisode n'étant finalement qu'une resucée, si je puis dire, du premier, on attend un "twist" pour permettre une vision moins banale de l'histoire. Allez, un mariage, un meurtre, que sais-je, ou, au moins, un autoreverse dans les échanges charnels. C'est vrai, quoi, c'est toujours le même qui a le dessus ! Avec son fessier, c'est du gâchis, ma bonne dame !
N'est pas Camus qui veut
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| Rhaaa oui, submerge-moi ! |
Tiens, je ne mets pas sa photo ici, ça polluerait mes pages.
Statistik pas en tok
Ce blog connaît un net regain d'affluence depuis quelques jours. Par le passé, me penchant sur le détail des statistiques, je déplorais que les billets de fond arrivent bien après les images taguées "nudités". Étonnamment, il y a foule depuis la Chine populaire ! Les principaux pays demeurent la France et les États-Unis. Ce qui me désole, c'est que l'Italie est dans les limbes !Cela dit, me répétant, je me réjouis que les "vrais sujets" soient pris en considération. En presque 20 ans de présence, c'est rassurant.
À titre d'exemple, capturant mon écran dans mes filets, voici, dans l'ordre, ce qui a suscité l'intérêt lors des 7 derniers jours :
Sinon, vivement le printemps !
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| Photo Alex La Cruz |
mardi 17 février 2026
Que j'aime cet acteur !
C'est l'excellent Benjamin Lavernhe qui présentera la prochaine Cérémonie des César :
L'homophobie en Afrique
lundi 16 février 2026
Etienne, élève pianiste aveugle prometteur
Étienne, non-voyant, est l'élève de Marie-Josèphe Jude au CNSM. Seul "avantage" : il bénéficie de l'oreille absolue. Je lui ai fait part de mes plus vifs encouragements.
Écoutez donc ce court entretien à France Musique :
dimanche 15 février 2026
Allez Yuja !
C'est enregistré à Verbier en 2015.
Yuja Wang est au piano et Kurt Masur dirige.
Du nanan pour les gourmets !
J'irai : le prince et son amant
Royaume de Prusse, 1730. Au palais de Potsdam, le roi soldat Frédéric-Guillaume surprend l’impensable : une complicité interdite entre son fils Frédéric, le prince héritier, et l’officier Hans Hermann von Katte.
En 1730, dans le tout nouveau royaume de Prusse et sa nouvelle capitale Berlin, le roi Guillaume impose sa démesure martiale à tout l'État et fait régner la terreur dans sa propre famille. Les choses ne pouvaient que mal aller entre un père qui ne s’intéressait qu’à la guerre et à la chasse, et un fils qui ne voulait que jouer de la flûte et lire des poètes français.
Confronté à la brutalité croissante du roi, le jeune prince Frédéric trouve comme allié, en plus de sa sœur aînée Mine, sa confidente de toujours, un fringant officier de la garde royale, Hans-Hermann von Katte, dont il tombe amoureux. Un jour où Frédéric a été battu et humilié publiquement par son père, il décide de s’enfuir vers la France, avec la complicité de Katte. Or le roi fait rattraper les fugitifs, l’ire du souverain est terrible. Des têtes tomberont. Malgré les supplications de la Reine, de la princesse Mine, et de toutes les cours d’Europe, il fait décapiter Katte sous les yeux horrifiés de Frédéric.
Tel est l’argument de l’histoire dont Besset s’est inspiré pour renouer avec la grande tradition française d’une tragédie en alexandrins.
Le petit déjeuner au lit
Cette photographie fleure bon le passé.
Seuls quelques vieux messieurs connaissent le charme désuet des petits-déjeuners au lit, de la dernière livraison d'un journal du jour qu'on parcourt pour être au fait de l'actualité.
Nos anciens ne se ruent pas, sitôt levés, sur leur computer ou leur smartphone, sauf à prendre connaissance des dernières divagations de votre serviteur.
Ici, pourtant, on devine un homme jeune. Je ne veux pas croire (ou voir ?) qu'il s'agit d'une mise en scène. Je préfère penser que ce garçon a pour ligne de conduite la recherche de raffinements oubliés.
samedi 14 février 2026
Saint Valentin
Drone de paix
Cette vidéo a douze ans.
La façade de San Marco était en réfection.
L'utilisation d'un drone est ici bienvenue.
Ailleurs...
vendredi 13 février 2026
Flagrant délit ?
(Film encore visible sur Netflix)
J'ai ajouté un point d'interrogation au titre après avoir vu le film
Totò : la vis comica
Totò (1898-1967) est toujours célébré avec ferveur en Italie et notamment à Naples, dont cet homme "de sang bleu" (il était prince !) était originaire. Roi de la pantomime aux expressions du visage très personnelles, comparé à Chaplin et à Buster Keaton, il fit une carrière triomphale au cinéma : il joua dans 97 films !
Comparé en France à Fernandel, il tourna avec ce dernier La loi, c'est la loi, de Christian-Jaque, qu'on qualifiera d'honorable. Tout chauvinisme bu, on reconnaîtra que l'Italien, dans ce film, surpasse quelque peu notre comique national.
Infatigable, malgré quelques accidents de santé, Totò arpenta toutes les scènes de la botte, pour des pièces de théâtre pas uniquement comiques et des revues à la mode de l'époque.
Après une prise de position pour la monarchie qui l'éloigne des écrans, il tourne tout de même le formidable film de Monicelli Le Pigeon, aux côtés de la Cardinale, de Vittorio Gassman et de Marcello Mastroianni et quelques autres films plus ou moins réussis.
Au bout du compte, le comédien a côtoyé à l'écran les plus grandes stars internationales.
L'hommage suprême fut celui de Pier Paolo Pasolini qui en fit la vedette d'Uccellacci e uccellini.
La mort de Totò, en 1967, suscita un quasi-deuil national.
comparé à Chaplin et à Buster Keaton, il fit une carrière triomphale au cinéma.
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| Avec Ninetto Davoli dans Uccellacci e uccellini, de Pasolini |
















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