Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


vendredi 7 août 2026

Beau et nu

Samuel, par Sasha Olsen

Un beau couple de cinéma

 

Elordi, Fouloulou d'honneur !

Diego Calva, tellement sensuel !

J'ai revu Les Indomptés (titre original On Swift Horses), ce film de Daniel Minahan, sorti en avril de l'année dernière, qui fit un bide monumental en nos contrées.
Ce flop, à la nouvelle vision, m'est apparu incompréhensible : un scénario qui tient la route (c'est l'adaptation d'un roman éponyme sorti en 2019), une très belle photo, une bande-son toute imprégnée de nostalgie et un casting imparable !
Après un premier rôle remarqué dans Babylon de Damien Chazelle (quel film de fou !), c'est la réapparition de Diego Calva, dont le personnage vit une torride histoire d'amour avec celui qu'incarne Jacob Elordi (Fouloulou d'honneur) qui ne semble pas détester les rôles gays (voir Euphoria ou Saltburn).
Film dont la teneur ferait hurler le zinzin de Washington (il y a, en contrepoint judicieux, une liaison saphique), Les Indomptés ne méritait pas l'injustice subie lors de sa brève sortie en salles. 
Il est heureusement visible, en location ou à l'achat, via les plateformes de VOD.
 

Une passion torride, vous dis-je !
En sus:
J'ai noté des références au grand Douglas Sirk, mais également, l'intrigue tournant beaucoup autour du jeu, au Casino de Martin Scorsese.
Saint Fouloulou, priez pour nous.

"La condition humaine"

De René Magritte, 1935

jeudi 6 août 2026

D'ébène

 Je maudis les blogueurs qui ne citent pas leurs sources.
J'ai pu remonter, heureusement, au fil de l'eau : c'est une photo d'Axel Joseph, prise en Guinée. 

Piano du matin : Pour "Furyo"


Ryuichi Sakamoto (1952-2023),
très grand musicien et compositeur,
nous a laissé de très belles musiques de films,
dont celle de Furyo, ci-dessus, dans lequel il
incarne le bel officier qui entretient un rapport ambigu
avec le personnage interprété par David Bowie.
On ne peut tout citer, mais je retiens
particulièrement celle, oscarisée, du Dernier Empereur de Bertolucci,
du Revenant d'Iñárritu, pour lequel il a aussi composé la B. O. de Babel
Sa dernière œuvre au cinéma est la musique du 
très beau film L'innocence, de Kore-eda.
Hors 7ᵉ art, une multitude de compositions, jouées lors de concerts et récitals à travers le monde.

On peut podcaster les deux émissions que France Musique lui consacra après son décès :
ici

L'innocence

L'innocence de Hirokazu Kore-eda (2023)
Je reverrais avec plaisir ce film qui m'avait grandement ému.
Musique de Ryuichi Sakamoto (voir billet suivant)

lundi 3 août 2026

Au sauna (au plus hot des cieux)

 

Josh O'Connor et Mike Faist dans
Challengers de Luca Guadagnino (2023)

Josh O'Connor dans Seule la terre
Jusqu'à présent, Guadagnino n'a jamais retrouvé la veine de Call Me by Your Name.
Challengers, romance mettant en scène un amour à trois dans les milieux du tennis,
est hautement dispensable, en effet. Il en est un peu différemment de Queer, qui a divisé critiques et spectateurs.
En revanche, l'acteur britannique Josh O'Connor n'arrête plus de tourner : remarqué dans deux ou trois séries, dont une adaptation très honorable des Misérables (il est Marius) et pour un petit rôle dans l'excellent Peaky Blinders, on le voit débuter pour le grand écran dans une histoire mêlant, c'est le mot, quatre jeunes gens en goguette (décidément !) : Hide and seek.
En 2017, il était l'un des protagonistes de Seule la terre, histoire d'amour gay et agricole de haut niveau.
En 2025, il nous a émus dans le très beau film La Chanson du souvenir.
O'Connor, à l'affiche du dernier Spielberg et dans trois films à venir cette année, ne semble pas sur le point de disparaître des écrans.

dimanche 2 août 2026

Le fruit de l'été

Stepan, par A. Yantyushev

Concert du dimanche : quel phénomène !

Des cinq concertos de Beethoven, c'est mon préféré.
Dans mes plus jeunes années (hier, quoi !), je l'avais découvert par Rubinstein.
Ici, l'incroyable Yunchan Lim, dont le répertoire va, déjà, à vingt-deux ans, de Bach à Ravel, en incluant Scriabine et l'injustement méconnu Mompou,
nous bluffe une fois de plus : il "comprend" tout ce qu'il joue !
La direction d'orchestre est assurée par le grand Myung Whun Chung.
Association de bienfaiteurs pour une heure de musique salvatrice.

samedi 1 août 2026

Tommaso fait son miel

 Notre adorable garçon à la voix de basse a de saines occupations estivales :


Un moment de détente bien mérité :



Perles

Jean de Beauséant, plombier-zingueur

vendredi 31 juillet 2026

Idyllique et frais

George Platt Lynes : Bathers at Stoneblossom (années 50)

Le petit monde de Christopher

L'écrivain Christopher Isherwood et un "ami"
sur l'île allemande de Rügen (mer Baltique) en 1931.
De ce séjour en Allemagne, Isherwood rapporta
la matière de son roman Adieu à Berlin,
qui inspira la comédie musicale et le film Cabaret.

Un été utile et agréable