| Fellini Satyricon (1969) |
Parfum ?
Fleurs ?
Restaurant ?
Cette vidéo a douze ans.
La façade de San Marco était en réfection.
L'utilisation d'un drone est ici bienvenue.
Ailleurs...
Totò (1898-1967) est toujours célébré avec ferveur en Italie et notamment à Naples, dont cet homme "de sang bleu" (il était prince !) était originaire. Roi de la pantomime aux expressions du visage très personnelles, comparé à Chaplin et à Buster Keaton, il fit une carrière triomphale au cinéma : il joua dans 97 films !
Comparé en France à Fernandel, il tourna avec ce dernier La loi, c'est la loi, de Christian-Jaque, qu'on qualifiera d'honorable. Tout chauvinisme bu, on reconnaîtra que l'Italien, dans ce film, surpasse quelque peu notre comique national.
Infatigable, malgré quelques accidents de santé, Totò arpenta toutes les scènes de la botte, pour des pièces de théâtre pas uniquement comiques et des revues à la mode de l'époque.
Après une prise de position pour la monarchie qui l'éloigne des écrans, il tourne tout de même le formidable film de Monicelli Le Pigeon, aux côtés de la Cardinale, de Vittorio Gassman et de Marcello Mastroianni et quelques autres films plus ou moins réussis.
Au bout du compte, le comédien a côtoyé à l'écran les plus grandes stars internationales.
L'hommage suprême fut celui de Pier Paolo Pasolini qui en fit la vedette d'Uccellacci e uccellini.
La mort de Totò, en 1967, suscita un quasi-deuil national.
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| Avec Ninetto Davoli dans Uccellacci e uccellini, de Pasolini |
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| Connor Storrie, mondieu ! |
"Promo" exige, Timothée Chalamet est à Paris, où il se livre à un marathon, d'interviews en interviews, presse, radios, télés : Marty Supreme, le film qui le mènera peut-être à son premier Oscar, sort en effet en France mercredi 18 février.
Les trente minutes d'entretien, que France Inter a diffusées lundi dernier, révèlent les qualités mentionnées dans le titre.
J'évoquais, hier, le film La Pampa : si vous ne l'avez pas vu, Artus y est surprenant !
Son sketch Le Gaybécois, ci-dessus, est inénarrable.
Salut, en passant, à nos amis du Québec, nombreux à suivre Gay Cultes.
Il y a une vraie tendresse, ici, entre deux éclats de rire : chapeau !
Ne le répétez à personne : la Taverna Trilussa, dans le Trastevere, est un lieu magique. J'y ai dégusté des « carbonara » d'anthologie. J'ai donné l'adresse à Bob et à Paolo qui ont trouvé leur "cena"* inoubliable.
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| La déposition (1526-1528) de Pontormo, église Santa Felìcita, Florence |
« Je conclurai donc en disant que mon courant, en tant que contenu, commence au moins à l'origine du néoréalisme, mais en le contredisant d'un point de vue formel. J'ai donc créé un moyen de faire du cinéma un peu hors du cinéma italien typique, commun et actuel, ce qui est assez personnel. Et je dirais que c'est la qualité et la limite de mon cinéma".
(Tiré de « Mon sacre est ici », Interview 1970)
Pier Paolo Pasolini reconstruit l'un des 'tableaux vivants' sur le tournage de l'épisode La ricotta dans le film collectif ROGOPAG (1963) :
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| Pier Paolo Pasolini sur le tournage de La ricotta |
Il y a un peu plus de dix ans, le tout jeune Lucas Debargue devenait finaliste du prestigieux concours Tchaïkovski. S'ensuivirent les premiers concerts, en carrière enfin propulsée grâce à son succès dans cette redoutable compétition.
Ce Concerto n° 24 - mon préféré aujourd'hui - fut salué par une ovation étonnante de la part d'un public plus qu'exigeant :
C’est l’un des moments les plus stupéfiants jamais filmés sur une scène. La concertiste est arrivée prête à jouer le Concerto n° 21. Mais quelques secondes avant l’entrée du piano, elle se rend compte que l’orchestre a commencé le Concerto n° 20 — une œuvre totalement différente, qu’elle n’avait pas répétée pour ce soir‑là. La panique sur son visage est bien réelle.
Au centre de la scène, deux géants. D’un côté, la Portugaise Maria João Pires, célébrée dans le monde entier pour son toucher cristallin et sa sensibilité unique à Mozart. De l’autre, le chef italien Riccardo Chailly, à la tête du Royal Concertgebouw. d'Amsterdam. C’est Chailly qui, en voyant l’angoisse de la soliste, choisit de ne pas interrompre la musique, faisant confiance à la mémoire musicale de Pires pour la sauver.
La partition du K. 466 compte parmi les plus sombres de Mozart : écrite en ré mineur, pleine de tensions harmoniques et de dialogues intenses qui exigent un contrôle absolu de la dynamique. Ce n’est pas une pièce que l’on improvise. Chaque phrase doit s’emboîter avec une précision millimétrique dans le tissu orchestral que Chailly façonne avec rigueur.
Et l’impossible se produit. Maria João Pires joue. Par cœur. L’entrée du piano coule comme si elle avait répété pendant des semaines. La clarté des notes et la construction des phrases fonctionnent parfaitement. Ce qui aurait pu être un effondrement. en public devient un témoignage du génie d’une pianiste qui porte la musique gravée au plus profond d’elle‑même.