Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


dimanche 23 janvier 2022

Bon dimanche !


Hélas, depuis ces photos prises il y a 4 ou 5 ans,
Chase (assieds-toi) Stobbe a bien changé :
il est désormais bodybuildé et barbu...
Merci à Antoine pour l'envoi.

Ne me demandez pas l'adresse de son dentiste !

Qui prétend que la jeunesse actuelle... (?)


Polonaise de Concert pour violoncelle et orchestre à cordes op. 14 de David Popper

Le talent et la fougue dont font preuve les jeunes musiciens du LGT (sans B)
Young Soloist de Munich démontrent que toute cette génération n'est pas obnubilée par des exhibitions sur "TikTok" ou l'affichage de son narcissisme sur Instagram.
Les jeunes gens qui évoluent autour de moi sont de la même eau, dans leurs domaines artistiques respectifs.
C'est un beau pied-de-nez au "déclinisme". Je n'ai pas le souvenir que "c'était mieux avant".
Le tout-jeune soliste s'appelle Philipp Schupelius : à suivre !

Dérapage

31 décembre, minuit

samedi 22 janvier 2022

Narcissisme exacerbé

Stefan Stojanov par Luka Boskovic

Bacri, le meilleur copain trop tôt disparu

Guido joue l'indifférence face au beau mec de Mes meilleurs copains.

 On pleure toujours l'absence de Jean-Pierre Bacri, décédé le 18 janvier 2021.
France Télévisions a diffusé un excellent documentaire à lui consacré, que l'on peut revoir à loisir sur le site ou sur les box en section "replay".
Pour le personnage gay qu'il interprète dans l'excellent film de Jean-Marie Poiré Mes meilleurs copains (1989), l'acteur a choisi de camper un homme à mille lieues de la caricature jusqu'alors véhiculée par le cinéma hexagonal.
Ci-dessus (capture d'écran), Guido (Bacri) évite de craquer pour le bellâtre qu'il a surpris sous la douche, vision dévastatrice !
Hanté par la crainte d'attraper le SIDA, il fait abstinence depuis six ans et compense sa frustration par une pratique effrénée de la bicyclette.
À voir et à revoir.

Sur le site de France Tv, on peut voir le dernier opus du couple Jaoui/Bacri, Place publique, où il apparaît déjà atteint par la maladie.
Critique acerbe des bobos en résidences secondaires à la campagne, focale ouverte sur la société numérique, la "téloche" à sensation et les influenceurs sans talent de YouTube et leurs millions d'adeptes, réflexion plus amère que dans les précédents films du couple sur le sentiment ou plutôt l'absence de vrai sentiment amoureux, Place publique, snobé en son temps par un milieu lassé de tant de talent, est une vraie perle rare tragi-comique.
Dans une filmographie où rien n'est à ignorer, abondent de véritables bijoux qui nous rendent douloureuse l'absence de cet artiste doublé d'un être humain qui était tout sauf un "méchant".

Avec postiche (et Agnès Jaoui) dans Place Publique, dernier opus du tandem

La mauvaise réputation

 Un médecin a décidé de vacciner un Anglais, un Allemand, un Américain et un Français.

Il dit à l’Anglais :

– C’est par ici votre vaccin s’il vous plaît.

– Je ne veux pas !

– Allez ! Un gentleman se ferait vacciner.

Et l’Anglais s’est fait vacciner.

Le médecin s’adresse à l’Allemand :

– Maintenant, c'est ton tour.

– Non merci !

– C’est un ordre !

Et l’Allemand s’est fait vacciner.

Le médecin s’adresse à l’Américain :

– Maintenant, c’est à votre tour.

– En aucun cas !

– Mais vous savez, votre voisin s’est fait vacciner.

Et l’Américain s’est fait vacciner.

Le médecin s’adresse au Français :

– À vous maintenant !

– Je ne me ferai pas vacciner !

– Allez, un gentleman se ferait vacciner.

– En aucune façon !

– C’est un ordre !

– Non !

– Vous savez, votre voisin s’est fait vacciner…

– Je m’en fous !

– Mais d’où venez-vous ?

– De France.

– Ah, un Français ! De toute façon, vous n’avez pas droit au vaccin.

– COMMENT ÇA, JE N’Y AI PAS DROIT ???!!!

Et le Français se fit vacciner.

jeudi 20 janvier 2022

Comme un nouveau Flandrin


Que les jeunes gens un tantinet esthètes cultivés
qui ne possèdent pas une reproduction 
du Jeune homme nu d'Hippolyte Flandrin (Musée du Louvre)
lèvent le doigt !

mercredi 19 janvier 2022

Libé : hommage ravélien à Gaspard Ulliel


En d'autres temps, Libération mit en "une" de très beaux titres.
Le journal renoue avec la tradition avec cette belle référence à l'une des plus belles pages de l'œuvre de Maurice Ravel.
La grande classe pour pleurer Gaspard Ulliel, tragiquement disparu hier.
Je ne suis pas sûr que ce titre soit vraiment compris par le chaland.
Félicitations, d'autant plus, au directeur de la publication qui a validé ce "chapeau".


Lucas Debargue interprète Gaspard de la nuit de Maurice Ravel.

Gaspard Ulliel, mort à 37 ans

Premier César à 20 ans pour Un long dimanche de fiançailles

 


Nous avons tant aimé Gaspard Ulliel,
mort aujourd'hui mercredi 19 janvier
d'un accident de ski.
Sensualité, charisme, sensibilité.
Tristesse.





Les Égarés d'André Téchiné (2003)

Un long dimanche de fiançailles de J.P Jeunet (2004)

La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier (2010)

Saint Laurent, de Bertrand Bonello (2014)

Juste la fin du monde, de Xavier Dolan (2016)

Un ange s'en est allé.


The Vinter's Luck (2009)


Quelle journée !

Valentin Humbroich | Photo Yann Faucher

Quelle nuit !

On ne me la fait pas.
À certains détails, j'ai 
parfaitement reconnu 
le mannequin Cameron Smith.

mardi 18 janvier 2022

Bien croqué

De John MacConnell

Avis aux (a)mateurs

 


Au parc Lachine de Montréal dans les années 50,
on mettait en garde de façon déguisée les promeneurs
qui venaient admirer, et parfois plus, les jeunes gens
qui le peuplaient, comme ces deux scouts en plein exercice de secourisme.




Les deux photos sont d'Alan B. Stone,
ainsi que celle-ci qui a pour sujet un certain Mike
en 1962 :



GC Déco : papier peint de bon goût

Pour rafraîchir une pièce de vie, ce papier peint est idéal.
Déconseillé toutefois si vous n'avez pas encore fait votre coming-out. 

Atelier MVM

matthias vriens, design d'intérieur, céramique, verre, bronze // los angeles ca.
D'autres zolies zidées sur leur page : clic

lundi 17 janvier 2022

"Mon amant de Saint-Jean" | Episode 11 : Le refuge

Ah, s'aimer dans un vrai lit !
Résumé
1937 : Dans ce village de l'Aveyron, deux adolescents de quinze ans, Jean Goupil et Claude Bertrand, le narrateur, amis d'enfance, conscients d'être épris l'un de l'autre deviennent peu à peu amants. Claude a surpris l'étreinte passionnée de deux jeunes montpelliérains en vacances, hébergés par M. Jacob, un vieil excentrique ostracisé par les villageois. Ils se découvrent un allié en la personne de Clément Chaumard, autre exclu, lequel est affligé d'une maladie de peau que l'on nomme au village "peau de serpent". Un soir, Jeannot, bravache, a lié conversation avec Jacob, lequel a invité les deux garçons à lui rendre visite dans sa maison des Aspres. L'homme les reçoit dans une maison plus cossue que prévue et répond à leurs questionnements. Il évoque le "chat" qui évolue à l'étage pendant la conversation, lequel n'est autre que Clément Chaumard.

**

  J’ai quelque peine à reconstituer avec précision l’image de Jean Goupil dans la mansarde qui fleurait bon l’encaustique, mais si j’essore ma mémoire, je peux redessiner son visage qui se métamorphosait au moment de l’extase sans être jamais disgracieux. Je me souviens tout autant qu’il infligeait à ses lèvres une morsure presque sanglante, plongeait ses yeux mi-clos dans les miens jusqu’à la délivrance, disait « je vais jouir, mon Claude » comme s’il me suppliait de l’accompagner au ciel. Les spasmes jaillissaient en soubresauts, qui le traversaient de pied en cap, l’irradiaient, le dévastaient, le submergeaient. Il émettait un cri sourd, ne cessait de s’agiter pour que je le rejoigne et aussitôt, je venais à sa rencontre pour un moment d’éternité. Sous l’emprise d’une mutuelle gratitude, on s’embrassait avec frénésie, on s’allongeait côte à côte, on se taisait un instant, on riait. Nous aimions la vie.

***

  Ainsi donc, on pouvait maintenant percer le mystère des disparitions de Chaumard, lequel, chez cet homme que l’on présumait d’une réelle bonté, trouvait un refuge, un espace de liberté à cent lieues des railleries ordinaires. Dans l’antre du vieil homme, il se mouvait avec aisance de la salle à manger à la cuisine, se posait pour ronronner ou feuilleter un livre, limant sa matière grise à des textes qu’il ne comprenait pas toujours, encouragé par son hôte à persévérer. Le cancre de la communale avait trouvé un eldorado où cultiver une intelligence qui ne demandait qu’à s’épanouir. Par la suite, Jacob nous apprit que l’affection dont souffrait Chaumard portait le nom savant de psoriasis, qu’on ne savait pas bien la soigner et qu’elle n’était pas contagieuse. Cette maladie de peau avait de tout temps suscité la répulsion et l’on n’hésitait pas à en faire un avatar de la lèpre. Notre compassion pour Clément s’amplifia de la colère qui saisit toute âme que l’ignorance crasse exaspère. Quand, à l’étage, nous fûmes repus de nos corps emmêlés – ah, s’aimer dans un vrai lit ! – Jeannot, rassasié, plaisanta à demi, se demandant si ça excitait le vieux de nous savoir unis par la chair au-dessus de sa tête comme il l’était peut-être quand les deux Montpelliérains s’adonnaient au plaisir dans la petite chambre.

— Il se tape pas Chaumard, quand même ? Ce serait dégueu !

  Étonnés encore de cet accueil, nous laissions libre cours à toutes supputations.
Je calmai cependant l’ironie de mon ami et tranchai : « Le vieux a trouvé un remède à sa solitude, c’est tout ! »
Notre désir assouvi, l’inquiétude d’être découverts vint nous tourmenter. Par bonheur, le nid d’aigle de « cheveux de neige », comme nous l’avions surnommé d’un commun accord, se situait à de telles hauteurs qu’il était fort rare d’y croiser un villageois, si ce n’était Delmas dont je connaissais par cœur les horaires.
C'était compter sans "La Gleizes".   
(À suivre) 
©  Louis Arjaillès - Gay Cultes 2021

Les yeux de River Phoenix

Photo John Huba 1992

dimanche 16 janvier 2022

Bon dimanche !

Sam Dezz par Brian Jamie
Ce garçon a un métier passionnant : il est "influenceur".

Un si doux dimanche


Raphaela Gromes, violoncelle
Julian Riem, piano
Paul Juon est un compositeur russe né en 1872 à Moscou, mort en 1940 à Vevey (Suisse)
Ce musicien, surnommé "le Brahms russe" a fui le régime soviétique puis l'Allemagne nazie.

Ni vu...



ni connu !