Le blog quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


Tombe, Victor !

Tombe, Victor !
" Tendre, émouvant, ensoleillé, universel "

vendredi 22 juin 2018

Ardente solitude


Come è bello seguirti
o giovine che ondeggi
calmo nella città notturna.
Se ti fermi in un angolo, lontano
io restero', lontano
dalla tua pace, - o ardente
solitudine mia.

Qu'il est beau de te suivre
ô jeune homme qui ondoies
sans hâte dans la ville nocturne.
Si tu t'arrêtes au coin d'une rue,
loin je resterai, loin
de ta paix - ô mon ardente solitude.

Sandro Penna (1906-1977) : 
Une ardente solitude, poèmes

jeudi 21 juin 2018

Simon en blanc, Simon en noir

Simon Van Meervenne photographié par Emre Guven

Cadeau : kiffant !



Mine de rien, David Tayler, avec ce Prélude, a autant de "vues", voire plus, que pas mal de "youtubeurs" à la noix.
Comme quoi, faut pas désespérer tout à fait.

Aujourd'hui, fête de la musique.
De la musak, aussi, hélas : prenez soin de vos oreilles.

mercredi 20 juin 2018

Fou...


lou
lou,
un point,
c'est tout.

Mes fins limiers confirmeront, 
je pense, qu'il s'agit de Corentin Huard.

Sur le toit

Pepe Carretero : Niños en la azotea ( Huile sur toile, 1995)

Cloaque






Je ne sais pas comment vous le sentez, mais nous sommes quasiment cernés, non ?

mardi 19 juin 2018

Kris du cœur*





Kris Koslop photographié par Joseph Lally

* J'avais aussi Kris, on t'aime !, mais ce n'est pas de saison.

Deux garçons...



que tout oppose.
On se sent néanmoins disposé,
selon l'humeur du jour, à aimer l'un ou l'autre.

Photo du haut : le modèle Joe Martinez par Marco Ovando pour LoveSexo Magazine.
Photo du bas :le modèle biélorusse Yan Pakapovitch par le photographe sud-coréen Sanghun Lee.

Merci à Ugo pour le référencement.

lundi 18 juin 2018

La beauté pure

Maxim Steklyanov par Nicholas Efimcev

Fin de printemps

Y viva España





Oui, je sais,
cher toi, qui viens uniquement pour
les jolies photos d'anges et mes humeurs
de dilettante polymorphe, que veux-tu, ça ne passe pas.
(Il y a beaucoup de talent dans ce dessin.)








Culture


Michel a perdu le doudou de sa fille à l’aéroport de Roissy. Il dépose un avis de recherche avec une récompense. Sofiane, employé à l’aéroport, y voit l’occasion de se faire un peu d’argent et prétend avoir retrouvé la peluche. Le mensonge révélé, Michel et Sofiane se lancent malgré tout sur les traces du doudou. Une mission plus compliquée que prévu... 

Edward Hopper, Intermission


C'est, sans déconner, l'argument (!) du film dont la bande-annonce était présentée dimanche dernier dans la rubrique "culture" du journal de 13 heures de France 2, service public de télévision.
L'illustration n'a rien à voir, c'est pour relever le niveau.









Fiertés


En l'honneur de la "quinzaine des fiertés LGBT+" (du 15 juin au 1er juillet), la mairie de Paris a décoré aux couleurs de l'arc-en-ciel certains passages pour piétons de la capitale et orné le mobilier urbain d'autocollants de même tonalité.
On ose espérer que des quartiers moins branchés "gay" que le Marais bénéficient également de cette jolie mise en couleurs. Je pense notamment à ces arrondissements (19ème  par exemple) où l'on casse allègrement du pédé. S'il est vrai qu'aucun fait-divers  de ce type n'est venu défrayer la chronique ces derniers temps, on notera qu'un attentat terroriste récemment déjoué visait la "communauté homosexuelle".
Bravo tout de même à Madame Hidalgo, actuellement cernée de toutes parts, pour cette initiative.

Anges craquants








 

dimanche 17 juin 2018

Prendre soin de lui


Un peu de panem...

et beaucoup
de circenses.

Avec un bel ouvrage...

Photo Michael Andrew in Boys of Saint Petersburg
Bruno Gmunder éd.

Bon dimanche !

Cadeau : connaissez-vous Dino Ciani ?

Mort à 33 ans dans un accident de voiture, le pianiste italien Dino Ciani (1941-1974) n'était qu'au début d'une carrière qui s'annonçait brillante.
Grâce au disque, on peut l'écouter dans un répertoire qui s'étend de Haydn et Mozart à Debussy (superbes Préludes).
Dans Schumann, c'est également exceptionnel :

Petit-déjeuner

Avec toi ?
Oh oui !

samedi 16 juin 2018

Si tu me trouves...


So foot


Avec des joueurs de cet acabit, je regarderais tous les jours !
Pour l'heure, je fais l'inventaire des films non vus et des livres que n'ai pas lus pour préparer ces quatre semaines (au maximum) de passion cocardière irraisonnée.


Pierre Clémenti : une vie violente



Porcherie, de Pier Paolo Pasolini
[Paris, 28 septembre 1942 : pendant l’occupation allemande, Rose Clémenti, concierge au 19, rue de Babylone, donne naissance à son deuxième enfant, Pierre, avant de quitter sa charge pour s’installer rue Saint-Placide. Seule face aux difficultés matérielles et au « qu’en dira-t-on ? », elle fait le ménage chez les bourgeois, livre des chapeaux, se lève à l’aube et rentre à la nuit tombée, disparaît mystérieusement à la fin de la guerre puis revient, ignorante du destin qui attend ce bébé qu’elle ne souhaitait pas et dont la vie restera à jamais marquée par « le secret de Rose ».
La singularité, la beauté, le talent d’un « enfant de misère » qui devint acteur et dont tous s’accordent à dire qu’il fut, ange ou démon, un être d’exception, naît certainement là. Car qui était Pierre Clémenti ?
Partie à la recherche de celui « qui jamais ne trahit ses rêves », l’auteur nous entraîne à travers Paris occupé, derrière les murs des bagnes pour enfants et dans les milieux underground des années 70. Des trottoirs de Saint-Germain-des-Prés, à la Factory d’Andy Warhol, des milieux artistiques et littéraires aux hôpitaux psychiatriques, on croise Jean Genet, Roger Blin, Maurice Béjart, Philippe Garel, Bernardo Bertolucci, François-Marie Banier, Dominique Isserman ainsi que Jean-Pierre Kalfon et tous ceux qui firent les belles heures d’une époque trop séduisante pour n’avoir pas été dangereuse. Ce récit très personnel est aussi celui d’une belle amitié entre le peintre et son modèle, décédé à 57 ans d’un cancer du foie.]

Ces lignes en argument du très bel ouvrage consacré par Jeanne Hoffstetter à ce comédien incandescent dont la vie fut un véritable roman.
Clementi reste à jamais dans les mémoires cinéphiles comme l'acteur d'une époque marquée par la rébellion d'une jeunesse assoiffée de justice et de liberté.
C'est bien de ça qu'il s'agit : Pierre Clémenti fut avant tout un homme libre.
Sans compromissions jamais.


Dans Belle de jour de Luis Buñuel avec, ci-dessous, Catherine Deneuve.


 Le Guépard de Luchino Visconti
On lira avec intérêt Pierre Clémenti, roman (!) de Jeanne Hoffstetter (Denoël éd.).
Filmographie : clic

Signes de vie

“ A painter paints pictures on canvas, but musicians paint their pictures on silence. ” Leopold Stokowski

vendredi 15 juin 2018