Grâce à Gay Cultes, j'ai noué avec l'écrivain helvétique Alexandre Glikine* des liens amicaux qui nous ont amenés à nous rencontrer à Paris. Nous correspondons régulièrement et Alexandre me fait part de ses travaux en cours et de ses découvertes artistiques. Ainsi m'a-t-il envoyé ces photographies prises lors d'un voyage à Lugano. "Ce sont, m'écrit-il, des détails d'une grande fresque peinte en 1529 par Bernardo Luini. D'abord, un St. Sébastien, un peu notre icône. Ensuite, un très beau jeune homme qui porte un bouclier sur lequel figure un scorpion. D'après les explications fournies sur place, il symboliserait le diable...
Diable qu'il est beau !
Ensuite, puisqu'on en est à ce chapitre, un autre détail, photographié dans l'église de S. Pellegrino à Giornico (TI) : c'est plutôt un gag – ils avaient déjà des drones, à l'époque... Détail d'un Jugement Dernier de Giovanni Battista Tarilli et Domenico Caresana , de 1589."
[Un homme confie à son journal intime les étranges phénomènes qui s’emparent de lui. En écoutant un morceau de musique de Jean-Baptiste Miroglio, compositeur italien obscur du XVIIIe siècle, il voit soudain avec intensité du jaune et du vert. Intrigué par la correspondance des notes et des couleurs, il enquête alors sur l’identité de ce Miroglio, pour percer le mystère. Le secret résiderait-il dans un traité de musique disparu ? Cette recherche l’emmène de la Provence à l’Italie, de Londres à Amsterdam, à la poursuite d’anciennes partitions. Au cours de ses périples, il est la proie de visions qui se superposent à ses perceptions colorées : le voici claveciniste du XVIIIe siècle, attiré et tétanisé par l’amour d’un chevalier qui l’introduit dans sa maison et dans sa vie. Au terme du voyage, l’homme se révèle à lui-même.]
Dans son œuvre, on s'intéressera aussi à Alypios, qui narre la relation amoureuse, au cours d'une cavale, entre un chevalier et son esclave en 267 après J.-C. et au recueil de nouvelles Richter 6.5, dans lequel il poursuit ses interrogations sur la quête de soi et l’indétermination du désir.
Bonus
qui me semble en phase avec L'inconnu d'Aix :
L'inconnu d'Aix et Alypios ont été édités à La Différence : cette maison n'existant plus, ces deux ouvrages vont être réédités prochainement.
Richter 6.5 est édité par Éditions Presse Inverse
5 commentaires:
Très beau dans ce lieu improbable pour un tel instrument
Merci pour les références des romans. Et pour la chaconne !
Pivoine.
un bel art et une belle pièce musicale. bon dimanche !
Il y a quand même des barbus très fréquentables !
Ludovic
La tignasse a tendance à invisibiliser la barbe :)
Le talent aussi.
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