Il est hors de doute, aujourd'hui, qu'Alfred Agostinelli (1888-1914) est l'inspirateur du personnage d'Albertine, dans À la recherche du temps perdu.
En 1907, l'écrivain tomba éperdument amoureux de ce jeune et beau Monégasque, dont il fit son chauffeur puis son secrétaire particulier.
Après des mois d'une passion boulimique, le jeune Alfred, que le grand homme couvrit de cadeaux et entretint dans le luxe, éprouva le besoin de se libérer d'une emprise devenue suffocante.
Il décida de quitter le volant pour le manche à balai des avions et connut une fin tragique lors d'un vol d'essai à Antibes au terme duquel le fragile aéronef de bois et de toile s'abîma dans la Méditerranée.
Il repose au cimetière de Caucade, à Nice, où la société des amis de Marcel Proust a lancé une collecte pour la remise en état de la tombe de celui qui fut la muse du grand auteur. Proust dit de lui qu'il était, avec son père et sa mère, la personne qu'il avait le plus aimée.
l'un des plus fervents admirateurs du grand Proust.


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