Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


jeudi 20 août 2026

Craquant (et fondant)

Photo Ioannis Fourkiotis

Quelques mots d'amour

 "Mon amour, je voudrais être vierge de corps et d’âme pour toi. Je voudrais connaître une langue jamais usée auparavant, pour te parler. Je voudrais pouvoir mettre toute mon âme dans mes yeux et te regarder indéfiniment."

Maria Casarès à Albert Camus

Petit programme

 









C'est à cette époque qu'un certain Franz Liszt inventa le récital : un soliste, et basta !
Les cachets devinrent ainsi plus importants pour l'artiste, supposé je.
Pas con, le Hongrois !

mercredi 19 août 2026

Sublime Penélope

Penélope Cruz dans L'immensità

L'affiche de Volver m'accueille à chaque instant dans ma cuisine, conçue dans le style "almodovarien". Entre elle et Audrey Hepburn, mon cœur balance. Voici deux extraits du beau film d'Emanuele Crialese L'immensità qui donnent des fourmis dans les jambes. La reprise de la célèbre chanson d'Adriano Celentano et le Rumore de Raffaella Carrà m'ont rendu le film inoubliable.


Rumore


Prisencolinensinainciusol

mardi 18 août 2026

Ce qui m'émeut

Photo de l'indispensable Winter Vandenbrik

Piano du matin : le fiston de J.S.B, toujours moderne

 Le Solfeggietto de Carl Philipp Emanuel Bach est l'un des passages obligés de l'apprentissage du piano.
Toute ma gratitude à Luca Sestak et à ses deux complices, qui en donnent ici une version rajeunie qui nous éloigne de l'atmosphère compassée des concours de piano, lesquels mettent trop souvent cette œuvre à leur programme.

La sieste

 

Huile sur toile d'Antonin Ivanovitch Soungouroff (1945)

lundi 17 août 2026

Pas gagné

Touchant, oui, mais c'est une attitude qui devrait être normale, mais qui peut vous attirer de gros ennuis. Gentils amoureux, soyez prudents !

J'enrage : tout leur va.

Photo Marty Korn pour Blu French

 Même ça :

dimanche 16 août 2026

Quelle gourde ! (1)

 

(1) Moi, jaloux ? Mais enfin...

Forty Love nous met l'eau à la bouche

Romeo Beckham et ce cher Paul Kircher
Paul Kircher, Romeo Beckham (fils de l'autre), Catherine Deneuve, Guillaume Canet et… Benjamin Voisin !
C'est la modeste distribution de Forty Love, de Pierre-Ange Carlotti, que l'on pourra découvrir en salles le 25 novembre.
Beaucoup de mystères autour de ce film, dont on sait pourtant qu'il met en scène une histoire d'amour et de sexe entre les deux premiers de la liste ci-dessus.
Voyez plutôt le synopsis :

Sacha Gallo a 21 ans et ne sait faire qu’une chose : jouer au tennis. Entraîné depuis toujours par son père, ils rêvent ensemble de décrocher leur premier grand titre à Paris. L’arrivée d’un nouveau rival va bouleverser ses certitudes. Sacha devra faire face à un autre défi : l’amour. Un adversaire inattendu, aussi puissant que redoutable.

Je salive !

Poussez les meubles, le nouveau JUNGLE est là !

 Le groupe Jungle (souvenez-vous du concert dans le métro d'Arte) livre, cette année, un album qui devrait embraser les pistes de danse. Cette troupe fait montre, sur scène, de vrais talents de musiciens multi-instruments confondants. 
Un savant melting-pot de disco, de jazz, de rhythm and blues, de funk où la joie de vivre domine : le besoin s'en faisait ressentir, non ? !
Quant aux vidéoclips, ils mettent en mouvement des danseurs exceptionnels.

Apprenons les chorégraphies et bougeons !

samedi 15 août 2026

Pour le quinze août, un cadeau somptueux !

J'ai bien pesé mes mots !
c'est, filmé et restauré en 4K, avec le son adéquat,

l'intégralité du Lac des cygnes de Tchaïkovski
à l'Opéra de Vienne en 1966, avec, retenez vos spasmes, Margot Fonteyn
et 
Rudolf Nureyev !
Orchestre symphonique de Vienne dirigé par John Lanchbery.
Chorégraphie et mise en scène de Rudolf Nureyev.
Historique.


Nota
J'ai la chance :
d'avoir un abonnement YouTube Premium (pas de pubs intempestives),
un grand écran et une installation Haute Fidélité pour un son tel que les restaurateurs l'auront souhaité.
Pour ce genre de production, c'est indispensable, pensè-je.

vendredi 14 août 2026

Tourisme : les beautés de Casoli

Un visiteur du photographe Will McBride à Casoli, Abruzzes (It.) en 1981


Qui a dit qu'il n'y a pas grand-chose à visiter à Casoli ?
Si un garçon de même envergure veut visiter Paris, j'accueille.

Piano du matin : Bill Evans et la révolte des esclaves

Je ne mourrai pas complètement idiot :
je croyais bien connaître le répertoire de Bill Evans et voici que l'algorithme de YouTube me permet de découvrir cette perle : le grand pianiste avait enregistré le thème principal, composé par Alex North, du film Spartacus, de Stanley Kubrick.
C'est chaud.
J'adore.



Le ragù de Tommaso

 Les spaghettis à la bolognaise, ça n'existe que dans nos lieux communs, d'autant que ce plat populaire ne se conçoit qu'avec des tagliatelles
La recette vient assurément de Bologne et se nomme pasta al ragù. Le moins italianophile d'entre nous comprendra sans le moindre doute le dernier mot. Un ragoût, oui, longuement mijoté, dont notre jeune ami Tommaso nous donne aujourd'hui un aperçu de la recette originale. Il promet d'entrer dans le détail (mon dieu !) tout prochainement.

mercredi 12 août 2026

Affalé

Photo Peter Depotter

Qu'est-ce qu'une grande chanson ?

 C'est la chanson préférée de mon grand frère, qui m'a appris à l'aimer.
La version originale est composée et interprétée par Maurice Fanon  :



À mon grand étonnement, j'en ai trouvé une belle version piano-voix par Hervé Vilard, qui l'interpréta lors d'un concert "à thème" de France Musique en 2019, et que voici :



Si je porte à mon cou En souvenir de toi Ce souvenir de soie Qui se souvient de nous Ce n'est pas qu'il fasse froid Le fond de l'air est doux C'est qu'encore une fois J'ai voulu comme un fou Me souvenir de toi De tes doigts sur mon cou Me souvenir de nous Quand on se disait vous Si je porte à mon cou En souvenir de toi Ce sourire de soie Qui sourit comme nous Sourions autrefois Quand on se disait vous En regardant le soir Tomber sur nos genoux C'est qu'encore une fois J'ai voulu revoir Comment tombe le soir Quand on s'aime à genoux Si je porte à mon cou En souvenir de toi Ce soupir de soie Qui soupire après nous Ce n'est pas pour que tu voies Comme je m'ennuie sans toi C'est qu'il y a toujours L'empreinte sur mon cou L'empreinte de tes doigts De tes doigts qui se nouent L'empreinte de ce jour Où les doigts se dénouent Si je porte à mon cou En souvenir de toi Cette écharpe de soie Que tu portais chez nous Ce n'est pas pour que tu voies Comme je m'ennuie sans toi Ce n'est pas qu'il fasse froid Le fond de l'air est doux

Il existe, notamment, une belle version "latino" par Jairo :

mardi 11 août 2026

L'ange à travers les âges

 

L'intelligence artificielle, bien utilisée, a parfois du bon.
Souhaitons qu'elle ne pallie pas la bêtise universelle.
(Via VGraphs)

lundi 10 août 2026

Pierre et Gilles, toujours créatifs

Les films de ma vie (3)

Le talentueux Mr Ripley, d'Anthony Minghella (1999) d'après Patricia Highsmith; sorti 40 ans après Plein Soleil de René Clément, avec Alain Delon, Maurice Ronet et Marie Laforêt. Cette version dissipe toutes les ambiguïtés de la première.
Je suis tombé amoureux de Matt Damon quand je l'ai vu.
Je suis même prêt à aller voir L'Odyssée, c'est dire.


Leurs jours heureux

 

Une autre vignette extraite de Playing House
de la réalisatrice britannique Lydia Garnett.

dimanche 9 août 2026

Quand on s'éclatait en boîte

1993 | Photo de Gerard Wessel

Concert : deux très grands au service d'un géant | Historique

Jean-Sébastien Bach : Concerto pour deux violons et orchestre  
Yehudi Menuhin et David Oistrakh.
Enregistrement de 1958, salle Pleyel, Paris
Orchestre de la RTF, direction Philippe Capdevielle, réalisé par Philippe Truffaut :
Deux des plus grands musiciens du XXᵉ siècle
dans une œuvre immortelle de Bach, mais qu'est-ce qui n'est pas immortel chez JSB ?
Évidemment, l'enregistrement est "d'époque" et les orchestres d'aujourd'hui sonnent différemment. Quelle merveille, cependant !

Les cantuccini, quel régal ! Un regalo, anche !*

Les cantuccini, ce sont ces biscuits, d'amandes incrustés, que l'on déguste à Florence, trempés dans un verre de "vino santo". À Paris, n'ayant trouvé ce breuvage, j'ai tenté avec du Banyuls blanc, qui ne m'a pas téléporté en Toscane, mais qui fut néanmoins une agréable compensation.
L'indispensable Alessandra Pierini en a fait son goûter, accompagné d'une "zuppa al limone" :


On trouve des cantuccini chez Carr.... 
On les fabrique également en Corse.
* Un cadeau, aussi !

Lui, soleil, mer, lui

 
Playing House de la réalisatrice britannique Lydia Garnett, c'est le luxe de ne rien faire. Tout en remettant en question la notion de rôles traditionnels des sexes, les vignettes mettent en valeur l'intimité entre les êtres.

samedi 8 août 2026

Jeunesse noire sur sable blanc

Plage de Malindi, Kenya | Photo d'Axel Jozeph

Troye Sivan - HEAVEN

J'aime ce clip de la "popstar" gay Troye Sivan.
Les images anciennes des moments douloureux de notre histoire commune devraient "nous parler" à toutes et tous.

vendredi 7 août 2026

Beau et nu

Samuel, par Sasha Olsen

Un beau couple de cinéma

 

Elordi, Fouloulou d'honneur !

Diego Calva, tellement sensuel !

J'ai revu Les Indomptés (titre original On Swift Horses), ce film de Daniel Minahan, sorti en avril de l'année dernière, qui fit un bide monumental en nos contrées.
Ce flop, à la nouvelle vision, m'est apparu incompréhensible : un scénario qui tient la route (c'est l'adaptation d'un roman éponyme sorti en 2019), une très belle photo, une bande-son toute imprégnée de nostalgie et un casting imparable !
Après un premier rôle remarqué dans Babylon de Damien Chazelle (quel film de fou !), c'est la réapparition de Diego Calva, dont le personnage vit une torride histoire d'amour avec celui qu'incarne Jacob Elordi (Fouloulou d'honneur) qui ne semble pas détester les rôles gays (voir Euphoria ou Saltburn).
Film dont la teneur ferait hurler le zinzin de Washington (il y a, en contrepoint judicieux, une liaison saphique), Les Indomptés ne méritait pas l'injustice subie lors de sa brève sortie en salles. 
Il est heureusement visible, en location ou à l'achat, via les plateformes de VOD.
 

Une passion torride, vous dis-je !
En sus:
J'ai noté des références au grand Douglas Sirk, mais également, l'intrigue tournant beaucoup autour du jeu, au Casino de Martin Scorsese.
Saint Fouloulou, priez pour nous.

"La condition humaine"

De René Magritte, 1935

jeudi 6 août 2026

D'ébène

 Je maudis les blogueurs qui ne citent pas leurs sources.
J'ai pu remonter, heureusement, au fil de l'eau : c'est une photo d'Axel Joseph, prise en Guinée. 

Piano du matin : Pour "Furyo"


Ryuichi Sakamoto (1952-2023),
très grand musicien et compositeur,
nous a laissé de très belles musiques de films,
dont celle de Furyo, ci-dessus, dans lequel il
incarne le bel officier qui entretient un rapport ambigu
avec le personnage interprété par David Bowie.
On ne peut tout citer, mais je retiens
particulièrement celle, oscarisée, du Dernier Empereur de Bertolucci,
du Revenant d'Iñárritu, pour lequel il a aussi composé la B. O. de Babel
Sa dernière œuvre au cinéma est la musique du 
très beau film L'innocence, de Kore-eda.
Hors 7ᵉ art, une multitude de compositions, jouées lors de concerts et récitals à travers le monde.

On peut podcaster les deux émissions que France Musique lui consacra après son décès :
ici

L'innocence

L'innocence de Hirokazu Kore-eda (2023)
Je reverrais avec plaisir ce film qui m'avait grandement ému.
Musique de Ryuichi Sakamoto (voir billet suivant)

lundi 3 août 2026

Au sauna (au plus hot des cieux)

 

Josh O'Connor et Mike Faist dans
Challengers de Luca Guadagnino (2023)

Josh O'Connor dans Seule la terre
Jusqu'à présent, Guadagnino n'a jamais retrouvé la veine de Call Me by Your Name.
Challengers, romance mettant en scène un amour à trois dans les milieux du tennis,
est hautement dispensable, en effet. Il en est un peu différemment de Queer, qui a divisé critiques et spectateurs.
En revanche, l'acteur britannique Josh O'Connor n'arrête plus de tourner : remarqué dans deux ou trois séries, dont une adaptation très honorable des Misérables (il est Marius) et pour un petit rôle dans l'excellent Peaky Blinders, on le voit débuter pour le grand écran dans une histoire mêlant, c'est le mot, quatre jeunes gens en goguette (décidément !) : Hide and seek.
En 2017, il était l'un des protagonistes de Seule la terre, histoire d'amour gay et agricole de haut niveau.
En 2025, il nous a émus dans le très beau film La Chanson du souvenir.
O'Connor, à l'affiche du dernier Spielberg et dans trois films à venir cette année, ne semble pas sur le point de disparaître des écrans.

dimanche 2 août 2026

Le fruit de l'été

Stepan, par A. Yantyushev

Concert du dimanche : quel phénomène !

Des cinq concertos de Beethoven, c'est mon préféré.
Dans mes plus jeunes années (hier, quoi !), je l'avais découvert par Rubinstein.
Ici, l'incroyable Yunchan Lim, dont le répertoire va, déjà, à vingt-deux ans, de Bach à Ravel, en incluant Scriabine et l'injustement méconnu Mompou,
nous bluffe une fois de plus : il "comprend" tout ce qu'il joue !
La direction d'orchestre est assurée par le grand Myung Whun Chung.
Association de bienfaiteurs pour une heure de musique salvatrice.

samedi 1 août 2026

Tommaso fait son miel

 Notre adorable garçon à la voix de basse a de saines occupations estivales :


Un moment de détente bien mérité :



Perles

Jean de Beauséant, plombier-zingueur