Le blog quotidien superfétatoire et sporadique de
Silvano Mangana. Maison de confiance depuis 2007.

jeudi 3 avril 2008

Les années "disco" : avant le virus.


La sortie sur les écrans français d'un film controversé - certains critiques déplorent le regard sans aménité posé sur le "français moyen" quand d'autres, dont nous sommes, s'en réjouissent - remet la période "disco" sur le devant de la scène.
Comme dans tout genre musical, il y eut à boire et à manger dans la production pléthorique de ces années-là : on peut situer l'origine du disco au Philadelphia Sound (The Spinners...) puis au "Love to love you baby" de Donna Summer et au "Love in C minor" du français Marc Cerrone.
Ce furent les clubs gay qui lancèrent la tendance, car il fut un temps où, notamment à Paris au "7" puis au "Palace", la follitude pouvait prétendre à l'innovation quand, aujourd'hui, les homos se déhanchent sur des scies débilitantes braillées par des chanteuses ébahies de se voir à nouveau adulées.
Aux USA, le fameux '54' reste la référence absolue en la matière.
On verra sur le sujet le film à demi-réussi de Mark Christopher (?) illuminé par un Ryan Philippe en pleine beauté post-adolescente.

Le disco fut un véritable phénomène de société éminemment "gay" qui se transmit à toutes les couches de la population : le savant mélange des genres pratiqué au "studio 54" et au "Palace" permit à des individus issus de tous les milieux sociaux de se côtoyer pour une fête-happening libératrice tellement significative de ces années-là qu'elle fait encore l'objet, de nos jours, de films documentaires d'inégale qualité.
Ce "sens de la fête" aujourd'hui oublié, tout au moins à Paris où ces "milieux" et "genres" restent calfeutrés dans leurs différents "ghettos", génère inévitablement une nostalgie qui permet de produire des films comme celui qui vient de s'afficher à la devanture des salles obscures.
Toute médaille ayant son revers, la période connut des excès, vulgarisant l'usage de drogues pas toujours douces qui aboutit à la fermeture de la plupart des lieux mythiques.
Mais il s'agit d'une autre époque, où le libéralisme économique sauvage actuel et son cortège d'exclusion et de précarité n'avait pas encore ravagé nos sociétés occidentales.
Après la guerre du Vietnam et les bouleversements de 1968, l'ère "disco" fit exploser des forces de joie jusqu'alors inhibées.
Mais vint le SIDA et l'on ne chanta plus.

Aux origines du disco, ce genre de chanson :


Mais surtout :


Pour les noctambules de l'époque, Love's Theme fut une véritable révolution : l'utilisation de l'orchestre symphonique sur une rythmique "dance" était une nouveauté.
Jusqu'alors, on dansait sur de la "pop music" ou du "Rythm and blues" (ne pas confondre avec le pitoyable ersatz actuel appelé "R&B").

* On ne reviendra pas, ici, sur "Saturday Night Fever" : on sait combien le film et sa b.o participèrent triomphalement au phénomène.


1 commentaire:

Daniel a dit…

En effet , on ne reviendra plus sur les années Guy Lux , si c'est une référence , ni le rythm and Blues , mais un certain Michel Jonasz a voulu réinventer celui-ci ou le swing mais celà n'a pas eu un effet escompté parce que pour ma part il avait quelque chose d'assez dansant dans son style , ce n'est pas tout jeune non plus certe et ne parlons pas non plus de : 69 année érotique de Gainsbourg avec Birkin ou encore Gaby oh Gaby de Bashung et de Salut les copains , même à cette époque Johnny ne chantait pas si mal et alors arriva la vague de jean-Michel Jarre qui commença une ère planante qui a été aussitôt remplacée pour faire apparaître aujourd'hui l'électro " c2 " pour ne siter qu'eux mais le palpable n'est plus de mise puisque ce fameux " c2c " s'est connu sur des réseaux soçiaux et sont donc hors de la vie ... Ni Benjamin Biolay , ni M , ni Lescop , ni Rover -> ( vu l'année dernière au festival Art Rock 2012 Juin ) , ni Raphaël dont j'ai leur CDs n'ont d'impact parce qu'ils sont presque dépassés et dépassés d'ailleurs , avant d'avoir commencé , par la Tech ... La Tech n'est pas une bonne chose pour les esprits et risque si ce n'est déjà fait d'éteindre les studio 54 ( c'est fait ) et les autres et ce qui reste de ce qu'on appelle la musique car 4 victoires de la musique pour un groupe ridicule à souhait des c2c 4 mecs qui changent de platines pour scratché dfféremment avec des lasers , hum : il faut quand même le faire !!!!!! Il reste les Victoires de la Musique classique , là , j'attends de voir les virtuoses cette année 2013 , je l'espère ...