Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


mercredi 31 décembre 2025

Sur son 31

Via Fucking Young (si !)








Ce soir,
pourquoi pas
un joli "dos-nu" ?

Ce soir, on bouffe et on boit !

L'excellent Paul Meurisse et Robert Dalban, grand « second rôle ».
C'est un extrait du film
Le cri du cormoran le soir au-dessus des jonques
de Michel Audiard (1970).
Le film, succédané des "Tontons" et autres "Barbouzes", vaut surtout
par ses acteurs : Blier, Serrault, Meurisse, Carmet et le jeune Depardieu.

Bon bout d'an !

Je danse presque comme Fred



Enfin, presque

Pas content, Clovis !




Désormais, un fort pourcentage de personnes revend les cadeaux de Noël qui leur déplaisent.
Dans certaines familles, c'est hors de question.
Surtout si les cadeaux proviennent de leurs propres géniteurs.
C'est le cas du jeune Clovis de V., membre d'une famille ultraconservatrice, qui ne pourra se séparer de son cadeau, une… machine à écrire !
Recevra-t-il, l'an prochain, une plume d'oie ?
Philippe, son grand-père, a déjà évoqué cette idée.

lundi 29 décembre 2025

Timothée a 30 ans

 Timothée Chalamet a eu trente ans le 27 décembre.
Je lui souhaite de poursuivre une carrière
sans erreur notable à ce jour.

Rondins

Photo Igor Mattio

 

Panayotis à l'Odéon : magistral !

 


Assister à un cours de philosophie tout en se tenant les côtes, ce n'est pas donné à tout le monde. Avec ce spectacle dans lequel il aborde une foultitude de thèmes, dont beaucoup "nous" touchent particulièrement — la vie à deux entre mecs, les projets de GPA –, et par ailleurs la dépression, le suicide, en autodérision, le jeune Pascot (27 ans) égale les plus grands du stand-up d'outre Atlantique. Le tout est assorti d'une luxueuse revue, Entre les deux, que je m'en vais dévorer cet après-midi.
Il reste deux ou trois places pour l'Olympia de janvier : foncez !
En tournée à partir du 15 janvier : attention, beaucoup de lieux affichent "complet".


La revue, en vente dans toutes les bonnes pharmacies.

Fée du logis

 

Sempé pour Paris Match - 1960

BB est morte, savez-vous ?

Dithyrambe : « La France est orpheline de la plus grande actrice de toute son histoire.»
C'est la réaction du sympathique Éric Ciotti à la mort de Brigitte Bardot.
Avec un minimum de bagage culturel, on appréciera.

L'absolue représentation de la femme objet
De la carrière de BB, absolue représentation de la femme objet, je retiens Le mépris (Godard), Vie privée (Louis Malle) et, du même, Viva Maria (film dans lequel elle côtoie une "petite actrice" du nom de Jeanne Moreau) ainsi que La vérité (Clouzot). C'est peu, en définitive.
Son combat pour la cause animale demeure exemplaire, que l'on peut saluer avec le plus grand respect.
Par ailleurs, malgré le respect dû à la mort, on ne peut occulter ses propos racistes, homophobes et contre les féministes, pas plus que ses soutiens à la famille Le Pen ou à Zemmour, qu'elle lâcha, finalement, à cause des propos de ce dernier sur la chasse.

Réaction du chanteur Hugues Aufray, en bémol au concert de louanges de dimanche : "Elle était malheureusement entourée d'ordures."
Pourquoi donc ?

La photo est extraite du film de Roger Vadim Et Dieu créa la femme.

Compagnon de virée

 Tout ça, assis :

Ce monsieur s'appelle Carlo Celotti.
Les Italiens et le bel canto, n'est-ce pas ?!

dimanche 28 décembre 2025

Le Noël de Finny

 



Le très choupinou Finny Tap a passé un très beau Noël.
Bien au chaud, semble-t-il.

Venise blanche

 

Piazza San Marco, Winston Vargas, 1963

Une maison très bien organisée

 


L'épouvantail (1920)
On admirera la précision de la mise en scène.
Et puis, l'immense Buster Keaton, n'est-il pas ?

samedi 27 décembre 2025

Réfléchissons un peu

 


Pensons par nous-mêmes.
Faisons fi des algorithmes.

" Même acheter du pain est cinématographique. "

 

Dans un hôtel parisien

La citation du titre est de Cole Fawcett, photographe qui partage son temps entre Paris et Toronto. Amoureux de notre capitale jusqu'à vibrer dans nos boulangeries comme nous vibrons en découvrant son travail et ses très beaux modèles.


Panayotis Pascot : un talent rare !

 Ce clip promotionnel reflète l'intelligence, l'esprit et le sens de l'auto-dérision d'un humoriste de très haut niveau.
En cadeau de Noël, ce soir, j'irai l'applaudir au Théâtre de l'Odéon qui accueille, pour la première fois de son histoire prestigieuse, un "seul en scène" d'humour.





À noter
 : 
la pièce tirée du livre de Panayotis La prochaine fois que tu mordras la poussière, avec Vassili Schneider, Molière de la révélation masculine 2025, fait l'objet de représentations supplémentaires au Théâtre Montparnasse du 31 mars au 17 avril 2026

vendredi 26 décembre 2025

Athlète émérite et fouloulou


Kristóf Gál

 Kristof fait partie de l'équipe de gymnastique nationale hongroise et s'entraîne pour les prochaines Olympiades.

Fiertés

 

On peut revoir actuellement la minisérie Fiertés,
réalisée en 2018 par Philippe Faucon,
avec, ci-dessus, Benjamin Voisin et Sami Outalbali.

Synopsis
De la veille de l’arrivée de François Mitterrand au pouvoir le 10 mai 1981 à l’adoption de la loi Taubira sur le mariage, promulguée le 18 mai 2013 et votée le 23 avril, Fiertés s'intéresse à une histoire d’amour, et plus largement, la vie d’une famille et des combats menés par les homosexuels autour du Pacs, du mariage et de l’adoption.

Pour regarder sur arte.tv : clic

jeudi 25 décembre 2025

Hier soir, tu as fait sensation.

Par David Macke Studio
Le bon goût ne se perd pas.

Je vais me recoucher et vous souhaite un
JOYEUX
NOËL !

Noël Grand Breton


La série Vicious (2013) met en vedette
Ian McKellen et Derek Jacobi dans les rôles de Freddie et Stuart,
un couple âgé qui est ensemble depuis 50 ans
mais entretient une relation d'amour-haine.
J'adore l'humour britiche !

Piano du matin... de Noël : à quatre mains, c'est mieux !


Bravo à Shumpei Wakabayashi (若林隼平) L'original pour petits et grands :

mercredi 24 décembre 2025

On attend papa Noël avec impatience

 

Autoportrait de Joey Gore
J'ai été très sage : me laissera-t-il son bonnet, son pantalon et son caleçon avant de repartir ?

Rendons à César ce qui n'est pas à Jules

 L'interlocuteur de Pascal Praud, dans l'extrait de l'émission de CNiouze diffusé ici-même hier, mardi, est un brillant universitaire, le sociologue Michel Maffesoli.

Michel Maffesoli est né le 14 novembre 1944 à Graissessac dans l’Hérault. Ancien élève de Gilbert Durand et de Julien Freund, il enseigne la sociologie à la Sorbonne Paris V-René Descartes. En 1982 il crée avec Georges Ballandier le CEAQ, Centre d'études sur l'actuel et le quotidien qui étudie les nouvelles formes de socialité et d'imaginaire. Michel Maffesoli dirige la revue Sociétés et des Cahiers européens de l’imaginaire. Il travaille, entre autres, sur le postmodernisme, l’espace et le nomadisme. Il s’interroge sur le rapport de nos sociétés avec la temporalité, l'apparence comme creuset de la socialité. Il observe la place du culte du corps, la mise en scène spectaculaire du politique, l'exacerbation du sensible dans les médias, le renouveau des pratiques festives. Il met en regard l'individualisme avec les résurgences tribales, nomades et communautaires contemporaines. Michel Maffesoli a été l'objet de controverses scientifiques, notamment pour avoir dirigé et soutenu la thèse de l'astrologue Élizabeth Teissier. En 1992, il reçoit le grand prix des Sciences humaines de l’Académie française pour son livre La Transfiguration du politique . En 2008, il est nommé membre de l'Institut universitaire de France, IUF.

(Source Radio France)
Précision : l'émission date du 4 octobre dernier.

mardi 23 décembre 2025

Corps fou... loulou ! *

Theodor Burak | Photo Jörg Brücker

* Je ne peux garantir
que cette photo fut prise
à Corfou.

L'heure de trop

 Dialogue entre Praud (taclé !) et un professeur d'université :

« Professeur, les médias font leur boulot en démocratie… »
« Votre boulot ?! Vous avez transformé l’info en arène de gladiateurs ! Buzz, clash, petites phrases pour faire grimper les audiences, pendant que la vérité crève sous vos simplismes idiots : bon vs méchant, sans cerveau, sans fond ! Vous lobotomisez les Français pour vendre de la haine en prime time ! »
« On débat, c’est notre rôle… »
« Débattre ? Vous lynchez en direct ceux qui osent penser différemment ! Vos plateaux sont des chambres à gaz intellectuelles où la nuance meurt asphyxiée. Résultat : une France divisée, manipulée, qui vote avec la rage au ventre ! »
Le professeur, voix tonnante : « Vous n’êtes plus des journalistes. Vous êtes les bourreaux de la pensée libre. Honte à vous ! »
Praud et chroniqueurs KO, plateau en choc total .
Régie paniquée : « Coupez, coupez tout ! ».

À bas les jus de fruits !

 


lundi 22 décembre 2025

Timo rêve d'ailleurs

 


Le jeune néerlandais Timo Schniering aime lire, écouter du piano et chanter. Photos Jörg Brücker


L'aile gauche de l'oiseau de feu

 

Arnold Newman | Igor Stravinsky, fin 1946


Grande photo d'un grand maître.

dimanche 21 décembre 2025

Lecteur heureux

Photographe : Jörg Brücker

Allumez le feu... du baroque !

On a trouvé de la pissaladière, "en vrai" (ou presque), à New York !

 Des petits "frenchies" ont investi une boulangerie de la Grosse Pomme pour préparer une pissaladière selon la tradition niçoise.
Je leur ai toutefois objecté que les anchois doivent s'intégrer aux oignons pendant la cuisson. Leur disposition sur le produit fini n'est nullement indispensable : certains autochtones au palais sensible pourraient les rejeter. Intégrés à la préparation, ni vu ni connu : ils trouveront cela délicieux.
Dans la vraie de vraie pissaladière, on incorpore du pissala (alevins d'anchois), d'où son nom. On ne trouvera pas cet ingrédient dans les eaux avoisinantes. 

"En vrai", dit-il.
Je me gausse !

Anecdotiquement,
m'en allant quérir de la pâte à pain chez mon boulanger parisien pour confectionner une recette dont, sans me vanter, mes ami(e)s se délectent, je dis à la vendeuse : « c'est pour faire de la pissaladière. »
De l'arrière-boutique, j'entends : : "y'a un monsieur qui veut en faire de la pisse à la bière."
Je vous jure que c'est authentique !

samedi 20 décembre 2025

Nights in brown satin

Il y a des caresses qui se perdent !

Manu Rios : bon anniversaire !


Manu Rios, acteur et chanteur, vient de fêter ses 27 ans.
Cette photo de 2022 est signée Bruce La Bruce.
(La fourrure est synthétique, bien sûr.)

vendredi 19 décembre 2025

Mathis

 


Photos de Jörg Brücker



Ce soir, grand moment de cinéma sur France 5

Delphine Seyrig (1932-1990)

France 5 a la bonne idée de diffuser ce soir, en début de soirée*, et en version restaurée, le film de Jacques Demy Peau d'Âne. Dans la distribution**, on trouve entre autres Catherine Deneuve, Jean Marais, Micheline Presles et une grande comédienne, belle, dotée d'une voix incroyable, et évidemment déjà oubliée du plus grand nombre, Delphine Seyrig en fée délicieusement perverse.
Le film n'a pas pris l'ombre d'une ride, la musique de Michel Legrand est formidable, les couleurs ravivées somptueuses, et l'on comprend que certain(e)s aient pu se pâmer sur un Jacques Perrin (le Prince charmant) qui portait le collant pourpre comme personne.
Un régal.

Ah, la voix de Delphine Seyrig !



Jacques Perrin (le Prince charmant) portait le collant pourpre comme personne.


* "prime"
** "casting"
C'est agaçant, à la fin, de devoir traduire du français à certains compatriotes !

mardi 16 décembre 2025

Le garçon qui t'attend

 

Lawrence d'Arabie : et au début, il meurt

Lawrence-Peter éveilla en moi un trouble non identifié alors.


C’était le cinéma de mon enfance, une grande et belle salle où l’on voyait sur écran géant les films tournés en 70 mm, superproductions chamarrées que l’on projetait en roadshow à l’américaine : les lumières s’éteignaient en diminuendo, puis, sous l’écran, jaillissaient des jets d’eaux éclairés par des spots multicolores pendant l’ouverture ; car il y avait une ouverture musicale, comme à l’Opéra, qui permettait d’entrer doucement dans le rêve en technicolor. Il y avait un entracte, puis, à nouveau la musique et l’on s’emmitouflait à nouveau dans l’irréel.
Le cinéma était alors un spectacle total.
La belle partition de Maurice Jarre, à jamais gravée dans la mémoire des amoureux du 7ème art, déroulait ses harmonies dès le pré-générique. Lui succédait, avec les images cette fois, le ronronnement du moteur de la motocyclette du colonel Lawrence. D’emblée, on entrait dans le drame : la machine sur la petite route de campagne, l’obstacle, l’embardée, la mort. David Lean et son scénariste, Robert Bolt, avaient choisi de commencer ainsi leur narration, par la mort du héros, dont on découvrirait l’épopée par un flashback qui nous transporterait là-bas, dans une Arabie au bord de l’explosion, exsangue, divisée en tribus que Lawrence parviendrait à fédérer pour faire refluer l’envahisseur ottoman.
 Lawrence était beau
 Lawrence était beau, vaillant, et quelque peu torturé de nature. A l’écran, on lui donna les traits de Peter O’Toole, et, plus jamais, Lawrence n’aura d’autre visage. De mes icônes d’adolescent, je garde une infinie tendresse pour Peter O’Toole et pour Audrey Heburn, que William Wyler réunirait plus tard dans une comédie assez moyenne (Comment voler un million de dollars). Au sortir de l’enfance, quand on ne s’est pas encore trouvé, Lawrence-Peter éveilla en moi un trouble non identifié alors.


... l'un de ces deux petits mendiants...
Je me surpris à désirer ardemment entrer dans la peau de l’un de ces deux petits mendiants qui se mettent au service de l’homme blond.
Une scène m’a marqué à jamais, celle où Lawrence et son petit compagnon, en haillons, exténués de leur long périple, entrent, au Caire, dans le mess des officiers sous le regard méprisant des gradés : Lawrence , agrippant la manche du barman, exige deux limonades pour lui et ce « sauvage » que l’on ne saurait accueillir dans ce cercle (We want two large glasses of lemonade !).

Avec le jeune Michel de Carvalho
C’est à ce moment précis, plus qu’ailleurs dans le film, que Lawrence devint mon héros pour toujours et O’Toole avec lui, que l’on ne doit surtout pas réduire à cette seule interprétation. On le revit dans un très honorable « Lord Jim » réalisé par l’excellent Richard Brooks, dans cette comédie de Wyler (voir plus haut) avec ma chère Audrey, dans une comédie musicale improbable (Goodbye, Mr Chips), dans « La nuit des généraux » d’Anatole Litvak où il retrouvait Omar Sharif, en ange dans « La Bible » de John Huston et , pour faire bonne mesure, en pervers Tibère dans le porno-chic « Caligula » de Tinto Brass ( !) puis, en précepteur du « Dernier empereur » de Bernardo Bertolucci.
À la fin, le 14 décembre 2013,  Peter O’Toole est mort. Le cinéma permet le plus beau des flashbacks : je serai de nouveau, ce soir, le petit traîne-savates des sables émouvants. Et je boirai un grand verre de limonade en l’honneur de mon cher disparu.
Silvano Mangana


Le vrai Thomas Edward Lawrence à Damas
 
Une passion fatale pour les motocyclettes

« Je t’aimais, c’est pourquoi, tirant de mes mains ces marées d’hommes,
j’ai tracé en étoiles ma volonté dans le ciel. »
(T.E Lawrence)
La photo à Damas et cette citation m'ont été envoyées par Roger B., lecteur fidèle

Quelques passages du film.
En fond sonore la musique d'ouverture de Maurice Jarre :