Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


mercredi 12 juillet 2017

Just married

Photo Fernando Bracho Bracho

Ne trouvez-vous pas que cette photo
est vraiment très homosexuelle ?

Ange émouvant


Bon et mauvais exemple

Bien : le jeune homme de gauche se rase (opération consistant à faire disparaître les poils du visage).
Pas bien : le jeune homme de droite fume une cigarette.
Très bien : vous n'y vîtes que du feu, mais il s'agit d'une seule et même personne,  Gonçalo Reis photographié par Izack Morales.

Quand Gay Cultes...

pense à ses lecteurs en vacances :


mardi 11 juillet 2017

Mise en forme


Garçon de plage


Gael, joli chanteur doué


J'évite de mettre en évidence ici les garçons moustachus-barbus comme on en rencontre tant par nos rues depuis quelques mois.
Exception est faite pour ce chanteur, recommandé par Serge, visiteur régulier du blog : malgré l'envie qui me démange de lui appliquer une mousse onctueuse "pour nous les hommes" et le caresser des cinq lames d'une "perfection au masculin", je m'incline devant un talent qui ne demande qu'à éclore, même si Gael Faure (c'est son nom) a déjà eu les honneurs de l'émission des couche-tard de Môssieur Ruquier.

Sinon, les filles, je suis rentré à Paris et vous propose incessamment un petit récit de mon court séjour à Rome, où il faut éviter d'aller en plein été, sauf à être un fanatique des saunas - oh, j'en connais !
En août, j'irai sur les cimes chercher un peu de fraîcheur.

lundi 10 juillet 2017

Petit baigneur

Jakub Gulyas : Baigneur
Je suis en retard pour l'image de six heures du soir.
Mon aéroplane avait du retard.

Attends moi, je rentre ce soir !

Lewis Chesson Grieve par Krzysztof Wyzynski

Enfin un lundi sans texte !

Jayanta Basu




Comme vous le savez, j'écris Le chemin des contrebandiers de semaine en semaine et vous en fait livraison chaque lundi... si je le peux.
Mes 12 vrais lecteurs (guère plus : les centaines d'autres ne regardent que les photos) me pardonneront l'absence de leur feuilleton cette semaine.
Je pense pouvoir diffuser un nouvel extrait lundi prochain.

jeudi 6 juillet 2017

Beau bébé

Photo de James Ferringer

Martel en tête


Je m'absente jusqu'à mardi prochain, mais ne cesse pas les publications.
Je publierai vos commentaires en rentrant.

Dangers publics

Attention à ces nuisibles,
les collisions se multiplient sur nos trottoirs.
Résistance !

lundi 3 juillet 2017

Sens* dessus-dessous


Vous préférez celui qui est à l'endroit
ou celui qui est à l'envers, vous ?


* Dans les deux sens de sens.

Tombé du ciel

Cristiano Madureira : Ariel. 2017

Le chemin des contrebandiers (Tombe, Victor ! Livre 2) Extrait 10

Je dois à présent révéler au lecteur une part de moi-même, un petit morceau de vie – essentiel à mes yeux - que je n’avais pas voulu écrire jusque là. Il faut que je m’y résolve, pour que l’on comprenne à quel point je suis sensible à la perversité jusqu’à l’intransigeance. J’aimerais que, toute ma vie durant, mes amours revêtent un caractère aussi pur que celui, fugace, qui m’alerta, il y a longtemps déjà, sur ce que je suis.
Malgré tout l’amour que je porte à ma grand-mère, j’ai déjà dit combien les sempiternelles vacances d’août à la campagne me sont un pensum.
Il n’en fut pas toujours de même, et bien avant que la nature fasse de moi le jeune homme que je suis, bien avant Victor Panella, bien avant Angelo Bianchini, mes premiers amants, la vie me fit le cadeau des toutes premières émotions.
En ces périodes de vacances scolaires, aujourd’hui honnies, les quelques gamins de la petite bourgade de l’Héraut où vit la mère de ma mère, s'égaillaient sous d'autres cieux, en bord de mer à Palavas, à Carnon, ou, pour certains, au plus près des étoiles, sur les hauteurs du Mont Ventoux.
Parmi les garçons de mon âge – j’avais alors presque treize ans - Rémi, le fils de la postière, avait ma préférence.
Je l’avais repéré comme on jette son dévolu sur un objet de convoitise, mais ne savais pas, alors, quels penchants étaient les miens ou plutôt n’étais-je suffisamment aguerri de ces choses pour les définir.
Un été, par chance, Rémi n'avait pas quitté le village.
Par la grâce de se qu’on l’on nomme usuellement « affinités électives », nous ne nous quittions plus, partageant une oisiveté qui eût mené, en solitaire, à un funeste désœuvrement. De bon matin, Rémi faisait tinter la sonnette de sa bicyclette devant la petite maison de pierres ; je dévalais l'escalier grossièrement maçonné qui menait des chambres à la salle commune, lançais un "à t't'à l'heure" aux femmes déjà affairées au repas de midi et accompagnais mon camarade dans quelque folle randonnée à travers vignes et garrigue.
On remettait ça l'après-midi sous un soleil de plomb, mouchoirs noués sur le crâne en dérisoire protection, on "jouait au Tour de France" au fil des routes désertes truffées de nids-de-poules, l'asphalte chauffé à blanc au point de s'écouler en lave brûlante sous les assauts de l’impitoyable Phébus.
On était toujours Anquetil ou Merckx, mais pas Poulidor, éternel deuxième qui jamais ne parvint à remporter la Grande Boucle.
De temps à autre, nous nous installions sous un arbre et nous lancions dans de longues discussions sur le tout et le rien.
Rémi avait une voix bien spécifique de garçon en mue, rauque et chaude ; j’aimais la rugosité de cette voix au point qu’elle me revient aujourd’hui encore, de temps à autre, comme on entend de l'intérieur un vieil air qu'on croyait à jamais oublié.
Quand, toujours trop tôt, tombait le soir, avant de regagner nos maisons respectives, nous avions coutume de faire une dernière halte aux "amandiers", vaste espace planté d'arbres du même nom, où nous rugissions les chansons de ces chanteurs-vedettes qui, l'été, promenaient leur "show" de théâtres de verdure en préaux d'écoles aménagés en Olympia de fortune.
Comment oublier ta musique, Rémi, mêlée au chant des cigales, au parfum de ces pins qui, parfois, se mettent à brûler comme de vieux sarments dans l'âtre de la cheminée de la grand-mère ?
Comment oublier que j’aimai ce regard si clair, ces mèches presque blondes, ce visage sans défaut, que c'était vachement bien d'être en shorts, chemisettes ouvertes sur la peau soyeuse et élastique qui nous habille à l'âge tendre et que cela, je le sais à présent, fut à la source d'émotions plus accomplies, plus tard ?
Je me souviens avec précision de cette après-midi d’été : sous l'effet de quel filtre sorcier, mon Dieu, jetons-nous nos vélos dans cette vigne et nous enfouissons sous le pont de cette petite rivière asséchée, minuscule habitacle où seuls des gabarits de petits hommes peuvent se lover ?
Pourquoi nos deux visages se rapprochent-ils, pourquoi nos lèvres s’épousent-elles, d’où vient cet appétit soudain de l’autre, dont on ne sait pas encore qu’il se nomme désir ?
Il y eut à ce moment, me pétrifiant, un arc électrique foudroyant qui devait longtemps hanter mes pensées.
Ce fut tout.
Après les vacances, je ne cessai de penser à Rémi, à ce foudroiement partagé.
Quand, l’année suivante, je revins au village, sitôt les valises déposées, j’enfourchai ma bicyclette et m’en allai siffler sous les fenêtres de Rémi.
Je perçus, quand mon ami me rejoignit, qu’une ombre voilait son sourire.
Rémi m’annonça qu’il quittait le village à tout jamais, sa mère ayant fait l’objet d’une nouvelle affectation.
On ne nous laissait le moindre sursis : il partirait le lendemain. Il n’y aurait plus de cavalcades sur les petites routes rapiécées, de cow-boy attaché à un chêne, terrifié par la danse du scalp du Comanche, de hurlements perçants au crépuscule – de ceux qui font fuir les moustiques les plus assoiffés -, plus de « Même si tu revenais » de Clo Clo, d’orchestre et de bravos imaginaires. Il n’y aurait plus jamais la pudique union de nos lèvres rouges de ces mûres, prestement arrachées aux ronces, que la nature, toujours généreuse avec les anges, offre aux enfants en vagabondages. Notre communion d’un trop bref instant était destinée à demeurer unique et inoubliable, éternelle.
Rémi s’en alla un sale mardi d’août, par la navette de dix heures et demie.
J’ai agité la main en direction du vert autocar des "Courriers du Midi", puis me suis mis à courir comme je n’avais jamais couru.
Le nez écrasé contre la vitre arrière, Rémi me fixait, pâle comme un linceul.
À bout de souffle, la main sur mon côté endolori, impuissant, ivre de rage, j’ai vu la diligence gravir la côte des Aspres, avant de disparaître, sans doute, - du moins m’en effrayai-je - pour basculer à jamais dans le vide, comme dans un film de John Ford, emportant avec elle mon premier amour.
Claudiquant, je m’en retournai vers le village. En chemin, je trouvai refuge sous un amandier pour y abriter ma douleur. Personne ne devait savoir.
A travers les temps, combien d'étés ont vu naître et mourir les premières tendresses ?
(À suivre)
(c) Louis Arjaillès - Gay Cultes 2017
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Vouloir lire

Photo Bruce Weber
On remarquera Jean Genet et Stephen Spender : ce garçon a bon goût.

dimanche 2 juillet 2017

Tout doux


Je ne sais pas si vous le ressentez comme moi,
mais ce garçon semble doux et gentil.

Aujourd'hui, tout le monde à l'eau !

Fouloulou !








Et devant Maud restée de marbre, je me suis mis à laper avec frénésie cette peau à la texture lisse et ferme où perlaient les gouttes iodées.*










Avec un ami fidèle

Il y a d'autres choix que la mer.

















                                                                                                                                                                  
Pour prévenir l'insolation : chapeau !





Ne rien faire...
ou se rendre utile.

Mais toujours en toute liberté

*Texte à venir pour ceux qui me suivent le lundi
et qui lisent aussi les tout petits caractères.

Bon dimanche !

Petit jeu, la soluce


Bravo à ceux qui ont reconnu le Stade des marbres (Stadio dei marmi) du Foro Italico de Rome et ses viriles statues de la période fasciste, massives, sans grâce, pendant italien aux sculptures de l'allemand Arno Breker pour le régime nazi, symbole de l'opposition à "l'art dégénéré" exécré par Hitler et ses complices.
Outre les manifestations sportives, le stade accueille de nombreux concerts, dont celui, jeudi, du chanteur-star Renato Zero.
L'interprète de Cerca mi, chanson sublime au demeurant (reprise par la Diva Mina Mazzini, que je vénère), est le spécialiste des spectacles grandiloquents et tumultueux auxquels je préfère, pour ma part, les thèmes immortels d'Ennio Morricone, lequel, du haut de ses 89 ans, entreprend une nouvelle tournée européenne, dont le concert auquel j'assisterai vendredi.

Le stade en configuration "concert".

Une belle chanson interprétée (presque) sobrement.

Madame Veil et les homos

Un commentateur, très apprécié au demeurant, semblait accorder quelque importance à un présumé assentiment de Madame Veil à la "manif pour tous". Il n'est pas le seul : les réseaux dits "sociaux" véhiculent rumeurs, incompréhension, calomnies, assertions non vérifiées, faits exposés sans le moindre recul (c'est le cas, en l'occurrence) ; c'est l'une des plaies de notre monde moderne.
Mon lecteur ne m'en voudra pas de n'avoir pas publié son commentaire sous la photo de cette femme d'exception : c'eût été une tache indécente, sur elle... et sur lui, surtout. Il m'arrive, voyez-vous, d'écarter certains commentaires, simplement parce qu'ils déprécient des lecteurs fidèles pour lesquels j'ai de l'estime. Je pourrais me dire qu'après tout, sous leurs pseudonymes, ce ne sont que personnages virtuels. Mais non, je me fais d'eux une image - vraie ou fausse - et je veux respecter l'idée que j'en ai.
Pour revenir à Simone Veil, le simple fait qu'une attitude soit ainsi jugée par certains dénote le peu de respect et d'empathie pour des personnes âgées que d'autres se permettent de manipuler, car elles n'ont plus la présence d'esprit - au vrai sens du terme -  qui leur permettrait de réagir comme elles le firent en d'autres temps.
Je cite, pour étayer mon propos, ce témoignage de Catherine Clément :
"Puis-je témoigner l'avoir vue brutalement frappée d'une maladie neurovégétative ? 14 octobre 2012, aux obsèques de mon compagnon. "Simone ! C'est Catherine, embrasse -la " lui disait Antoine en la poussant devant lui. J'ai appris ensuite que ce mal avait succédé très rapidement à son entrée à l'Académie française. Peut-être, qui sait, un trop grand effort à la fin de sa vie. Ce n'était pas elle à la Manif pour tous. Son âme était déjà partie."

Enfin, quelques années auparavant :



samedi 1 juillet 2017

Maman, les p'tits bateaux


Incivilités

Il y a des cas où l'on est plus indulgent. 
C'est fou, non ?

Cycliste pile et face








Un lecteur fidèle réagissait, hier, par courrier, à mon billet sur le "cycliste-éphèbe" d'Aristide Maillol, en m'envoyant la photo d'une séance de travail de l'artiste que j'ai, d'ailleurs, diffusée ici (et dans la GC Gazette tumblr) il y a quelque temps.
Comme Chris le dit plaisamment, il est vrai qu'en l'occurrence l'envers vaut l'endroit.


L'été aux pieds


Pour oublier la "mode" ridicule des chaussettes dans les claquettes ou les sempiternelles tongs pas toujours bien portées et tellement inconfortables, rien de tel qu'une bonne paire d'espadrilles à semelle de corde (dans ce cas, ce sont des vraies).

La France humaniste pleure

Simone Veil n'est plus.

Note 16h45
Céléos, dans Véhèmes, rappelle aujourd'hui l'essentiel du combat pour le droit de chaque être humain à disposer de son propre corps. Tout est dit dans ce billet que l'on peut lire ici : j'y vais !