Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


vendredi 20 février 2026

Marty Supreme : ébouriffant !


Je ne divulgâcherai pas en détaillant la trame du film de Josh Safdie qui fait, chose rarissime, l'unanimité de la critique - y compris, tout aussi rarissime, celle des Cahiers du Cinéma ! - et de l'immersion de laquelle, j'ai pu le voir, le public sort heureux, voire extatique.
Le scénario est si dense que je devrais y consacrer les billets d'une semaine entière.
Comment ce réalisateur inconnu du grand public a-t-il si bien pénétré le cœur de ce qui fait le Cinéma avec un grand C ? Comment son producteur et acteur principal a-t-il pu établir avec son metteur en scène cette complicité qui fait les grands couples de cinéma, comme celui formé par Leonardo DiCaprio et Martin Scorsese ?
Dans l'interview qu'il a accordée à Télérama (leur critique est dithyrambique), on comprend le sens du cinéma de ce monsieur, qui le définit ainsi :
"On entre dans une salle à quatre heures de l'après-midi, on en ressort à six heures, la nuit est tombée et on a le sentiment d'avoir été complètement ailleurs. On a vécu une vie entière en deux heures et le monde sembla avoir changé. C'est une expérience existentielle."
Oui, monsieur Safdie, c'est exactement ce que l'on vit grâce à vous deux et à tous ceux qui vous ont accompagnés dans cette aventure.
Merci.

Chalamet ne fut jamais meilleur.

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