Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


samedi 19 novembre 2011

Norbert Bisky expose à Paris

 - Abschnitt -

Dans un univers fantasmagorique, le peintre allemand Norbert Bisky exalte la beauté d'adolescents comme projetés dans l'espace par un souffle d'apocalypse.
Il expose à la Galerie Templon, 30 rue Beaubourg jusqu'au 31 décembre.
C'est à voir ; en tout cas, ça m'intrigue...
S.

 - Save our souls -

 - Solaris -

- Bonfire -

 - Nefasto -

Si tu n'es pas gentil...

Pierre Mignard (1612-1695)  : le Temps écrêtant les ailes de Cupidon (1694)
(Merci à JL qui a permis d'identifier l'oeuvre)

mercredi 16 novembre 2011

Je te vois

Benetton ose !

Boulevard Hausmann, Paris
Envoyée par un ami
Le péché est la seule chose qui rende la vie digne d'être vécue.
Oscar Wilde

Les choses de la vie...

Noir ou blanc ?


Pourquoi faudrait-il
toujours
choisir ?

Longs et gracieux




Piotr, piètre destin

Immense compositeur romantique russe, Piotr Illitch Tchaikovski (1840-1893) eut tout au long de sa vie à souffrir de son homosexualité, qu'il tenta même de "guérir" en épousant Antonia, l'une de ses élèves.
Bien qu'on l'ait dit "torturé" par sa sexualité différente, certainement peu tolérée en Russie tsariste (doit-on dire plus généralement "en Russie", tant les choses semblent avoir peu évolué ?), il semble que le musicien ait pu s'y adonner sans trop de problèmes, un scandale venant toutefois perturber le cours de sa vie (une relation amoureuse avec le neveu, mineur, d'un haut dignitaire de l'Empire) au point qu'une rumeur tenace veut que le compositeur se soit suicidé : on attribue également sa mort au choléra qu'il aurait contracté en buvant une eau polluée.
C'est déjà plus probable, si l'on tient compte que le musicien pratiquait avec ferveur la religion orthodoxe qui condamne sévèrement le suicide.
On sait aussi que Tchaïkovski avait un penchant pour l'alcool et le tabac qui auraient pu entraîner une mort précoce.
Le mystère demeure, dont on sait qu'il construit les légendes.
La musique de Tchaïkovski reste immortelle.

Pjotr Illitch jeune homme : pas vilain, n'est-il-pas ?



Le deuxième mouvement du 1er concerto pour piano et orchestre est ici interprété par Martha Argerich sous la direction de Charles Dutoit : une interprétation prodigieuse.
La version de référence, pour beaucoup, étant celle de Richter/Karajan chez Deutsche Grammophon.
Et bien moi, pour une fois (pardon, ô Maestro Richter !), je préfère celle de Martha en "live" avec Kondrashin (chez Philips) !

A écouter, bien sûr, parmi les œuvres du grand russe, la 6ème Symphonie dite "Pathétique" qui retranscrit, selon moi, les aléas de la vie de l'artiste liés à ses "tendances" : je fantasme, peut-être...

lundi 14 novembre 2011

Lisez, les gars, lisez ! (3)

C'est tellement reposant...

Tu viens te recoucher tout de suite !

et ce n'est pas la peine de prendre ton air enjôleur !

Crédit photo : River Viiperi photographié par Arnaldo Anaya-Lucca

dimanche 13 novembre 2011

Box-office

Amusant, quand on est, comme moi, à mille lieues de la galaxie gay, de se retrouver en bonne place d'un site U.S. du genre "Top 100 Blog Chart" !
Un commentateur du site en question me semble en tout cas d'une lucidité certaine, en écrivant de GC :
"Best blog! full of ironie!"
 En voilà un qui a tout compris.
S.

Variante

C'est votre téléphone portable dans la poche de votre pantalon, 
ou vous êtes content de me voir ?

Sans issue ?

- Photo Eric Albee -

Respirez !


P.I. Tchaikovsky - Chanson d'automne.
Malheureusement, ils ne donnent pas le nom du (ou de la) pianiste.
Il faudra que je rédige un article sur le grand compositeur russe qui vécut son homosexualité comme un véritable chemin de croix.

Te regarder dormir...

Le dimanche, c'est mieux à deux ....





... ou plus :


samedi 12 novembre 2011

Rachid O


 « Juste, avant de continuer, je voudrais remettre quelque chose en place : je construis malgré moi mon image à vos yeux, ne soyez dupes d'aucun de mes livres. Je me suis résigné depuis longtemps à laisser mes sentiments précéder mon esprit. Je me vois, spectateur complice, guider mes désespoirs et mes euphories comme un peintre compose un portrait. Si je ne sais pas vivre, je sais au moins en donner l'illusion et afficher une apparence qui a quelque chose de celle d'un personnage de roman. » (Rachid O.)


Parce que j'ai vécu ma petite enfance au Maroc, les livres de Rachid O me touchent tout particulièrement.
Etre homosexuel, au Maroc, pour un jeune garçon, ce n'est pas facile à vivre.
Rachid 0 raconte cette période de sa vie dans "L'enfant ébloui", par lequel je l'avais découvert.
Depuis, il a publié 3 romans : "Plusieurs vies", "Chocolat chaud" et "Ce qui reste".
Ce dernier roman est sorti en 2003.
Et depuis ?
...
Je ne sais pas pourquoi j'ai pensé à lui et à Rabat Salé quand j'ai vu l'image ci-dessous :


« On marchait lentement, ou plutôt au rythme de l'aveugle, je rêvais de tout et surtout de ce lieu que Youssr se réjouissait de nous faire découvrir, qu'il aimait tant et qu'il nommait "la plus belle piscine du monde". Pendant cette marche, je ressentais aussi pour la première fois la sensation que ma mère m'accompagnait, qu'elle était présente. J'en étais tellement heureux que je l'ai murmuré en m'appuyant sur la pointe des pieds dans un bout d'oreille de Youssr. "Je suis accompagné", dis-je. "Par qui ?" dit-il. "Ma mère". Et Youssr ne m'a plus posé de questions, se contentant de me regarder d'une expression que je ne prenais pas la peine de définir. Je sentais l'âme de ma mère sans une goutte de sang, je me voyais naître et puis ensuite enfant avec tous les droits, un père, une mère, une patrie, et le bonheur aussi de marcher aux côtés de deux personnes que j'aimais spécialement et qui m'initiaient au monde. » 
"Chocolat chaud", extrait.
Citation en tête de billet via Biblio Monde

Tu as la flemme...

d'aller
à la
laverie,
toi,
ce matin !

Un peu jaune, non ?