Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)
dimanche 23 octobre 2011
samedi 22 octobre 2011
Simplement pour les yeux ?
On est parfois bardé de certitudes, de critères : âge, couleur de cheveux, morphologie...
Ceux-ci tombent d'eux-mêmes : on avait oublié qu'il y a la voix, le regard, la culture, l'écoute, la curiosité de l'autre pour sublimer qui pourrait paraître anodin au premier regard...
A regarder, à apprécier en incorrigibles esthètes que nous sommes, oui.
Mais faut-il vraiment goûter ?
Ceux-ci tombent d'eux-mêmes : on avait oublié qu'il y a la voix, le regard, la culture, l'écoute, la curiosité de l'autre pour sublimer qui pourrait paraître anodin au premier regard...
A regarder, à apprécier en incorrigibles esthètes que nous sommes, oui.
Mais faut-il vraiment goûter ?
vendredi 21 octobre 2011
Cadeau : Mozart | Vienna philarmonic Orchestra - Dir. James Levine
La clemenza di Tito - "Che del ciel"
jeudi 20 octobre 2011
mercredi 19 octobre 2011
Au milieu de nulle part
- Via photofrenzy91 -
mardi 18 octobre 2011
Réhabilitation
Autrefois élément incontournable du "costume 3 pièces", le gilet fait un retour en force depuis quelques mois.
Adepte depuis longtemps, je ne m'en plaindrai pas.
D'autant que, bien porté... :
Adepte depuis longtemps, je ne m'en plaindrai pas.
D'autant que, bien porté... :
lundi 17 octobre 2011
Tombe, Victor !
Est-ce-que je sais qui je suis ?
Toutes ces questions qui m'assaillent...
Je suis un extra-terrestre peut-être, dans un monde que je ne comprends pas.
Le crissement de la craie sur le tableau m'agresse ; craie, laisse-moi au creux de mes pensées s'il te plaît.
Je ne pense qu'à Victor ; il me hante la nuit dans mon sommeil ; parfois, je crie et me réveille en sursaut ; soubresauts ; frayeur.
Ma mère ne sait pas y faire.
Je voudrais une voix douce, rassurante ; au lieu de cela, elle cède à la panique, hurlant presque :
"Qu'as tu, mon fils ?
Pourquoi as-tu crié ?
Tout va bien, pourtant ; de quoi pourrais-tu te plaindre ?"
Lui dire "je pense à Victor qui m'ignore, qui fait comme si la boulette de papier mâché que je lui ai lancée avec mon stylo-sarbacane ne l'avait pas atteint" ?
Impossible, inavouable, hérésie.
Suis-je vraiment un monstre ?
Victor m'ignore ou sait trop bien.
Mais alors, il me méprise, me hait peut-être ?
Je remarque tout, sa nouvelle chemise à petits carreaux verts, sa coupe de cheveux toute fraîche, la petite tâche sur le blazer, le lacet défait : attention, Victor, tu pourrais tomber !
Tombe Victor, oui tombe !
Ton genou saignera et moi je lècherai la plaie pour qu'elle ne s'infecte pas ; après, je soufflerai dessus pour que ça sèche et tu me souriras, et tu diras :
"Merci, comment je ferais si t'existais pas ?".
Et alors tu m'embrasseras doucement sur la joue ; et il y aura une larme qui coulera ; et tu l'avaleras.
Craie, laisse-moi au creux de mes pensées, s'il te plaît.
Silvano/Gay Cultes 2011
Toutes ces questions qui m'assaillent...
Je suis un extra-terrestre peut-être, dans un monde que je ne comprends pas.
Le crissement de la craie sur le tableau m'agresse ; craie, laisse-moi au creux de mes pensées s'il te plaît.
Je ne pense qu'à Victor ; il me hante la nuit dans mon sommeil ; parfois, je crie et me réveille en sursaut ; soubresauts ; frayeur.
Ma mère ne sait pas y faire.
Je voudrais une voix douce, rassurante ; au lieu de cela, elle cède à la panique, hurlant presque :
"Qu'as tu, mon fils ?
Pourquoi as-tu crié ?
Tout va bien, pourtant ; de quoi pourrais-tu te plaindre ?"
Lui dire "je pense à Victor qui m'ignore, qui fait comme si la boulette de papier mâché que je lui ai lancée avec mon stylo-sarbacane ne l'avait pas atteint" ?
Impossible, inavouable, hérésie.
Suis-je vraiment un monstre ?
Victor m'ignore ou sait trop bien.
Mais alors, il me méprise, me hait peut-être ?
Je remarque tout, sa nouvelle chemise à petits carreaux verts, sa coupe de cheveux toute fraîche, la petite tâche sur le blazer, le lacet défait : attention, Victor, tu pourrais tomber !
Tombe Victor, oui tombe !
Ton genou saignera et moi je lècherai la plaie pour qu'elle ne s'infecte pas ; après, je soufflerai dessus pour que ça sèche et tu me souriras, et tu diras :
"Merci, comment je ferais si t'existais pas ?".
Et alors tu m'embrasseras doucement sur la joue ; et il y aura une larme qui coulera ; et tu l'avaleras.
Craie, laisse-moi au creux de mes pensées, s'il te plaît.
Silvano/Gay Cultes 2011
dimanche 16 octobre 2011
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