Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


mardi 13 février 2018

Tellement chic

Avouons
qu'une fois
ôtés ces colifichets,
il n'y a (plus) rien à jeter.

lundi 12 février 2018

Indiscrétion


Victor, rebelle

Vittorio in Rebellion par Ursu

Anders als die andern/Différent des autres : un film historique


Avec, en vedette, Conrad Veidt, le grand acteur allemand qui devint la figure de proue des expressionnistes (dont Murnau et Robert Wiene) et qui, marié à une actrice d'origine juive, dut quitter l'Allemagne dès 1933 pour Londres puis Hollywood (Casablanca !), le film Anders als die Andern faisait partie de cette série d’œuvres d'éducation sexuelle dont les sociaux-démocrates de la République de Weimar  encouragèrent la production dès la fin de la guerre de 14/18.
C'est le premier film de l'histoire du cinéma à mettre en exergue l'homosexualité, et pour cause : réalisé par Richard Oswald il est co-écrit par le Dr Magnus Hirschfeld pour dénoncer le tristement fameux "paragraphe 175" qui pénalisait toute relation entre personnes de même sexe en Allemagne.
Grâce aux éléments sauvés de sa destruction par le régime nazi, le film a pu être en partie reconstitué, et on le trouve en DVD sous son titre original Anders als die andern. 



Synopsis :
Le violoniste virtuose Paul Körner (Conrad Veidt) est victime d'un chantage de la part du prostitué Franz Bollek. Körner refuse de continuer à payer toujours plus d'argent au maître-chanteur, Bollek le dénonce pour infraction au paragraphe 175. Au cours du procès qui s'ensuit, le docteur Magnus Hirschfeld (qui joue son propre rôle), prononce un ardent plaidoyer contre l'intolérance et la discrimination dont sont victimes les homosexuels. Bollek est condamné pour extorsion de fonds, mais Körner est néanmoins condamné pour avoir enfreint le paragraphe 175. Sa réputation est ruinée, il ne supporte pas l'opprobre public et finit par se suicider.


La fiche Wikipedia est très bien documentée, que vous pouvez consulter ici : clic 

Affiche allemande d'époque

dimanche 11 février 2018

À vos marques...


Bon dimanche !

So ends another day - Vishstudio

Cadeau : pour un sacré dimanche !

Le 30 janvier dernier, Raphaël Pichon et son ensemble Pygmalion donnaient, à la Philharmonie de Paris, 4 cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, dans le cadre du cycle de 7 concerts consacrés à ces pièces maîtresses du Kantor.
La "Culturebox" de France tv a eu la bonne idée de laisser sa captation en ligne et même - ô joie ! - de permettre l'insertion dans les différents sites et blogs mélomaniaques.
On appréciera la présence de la soprano Sabine Devieilhe, l'une des plus belles voix de notre jeune siècle.
Pour découvrir les cantates de ce cycle, c'est ici : clic

samedi 10 février 2018

Enfin au chaud !


Mister Schultz en noir et en couleurs*


Photos Lulu Delafalaise

* Il est follement
amusant, de bon matin,
de prononcer "en couleurs" comme
l'aurait fait Saint Johnny Hallyday.

Call me by your name/Appelle-moi par ton nom : les lieux du tournage

La Villa Albergoni, hauteurs de Moscazzano

Si le roman d'André Aciman se déroule non loin de l'Adriatique et à Rome, c'est en Lombardie que Luca Guadagnino a planté ses caméras , dans les environs de Crema, tout près de chez lui. La très belle Villa Albergoni (également Palazzo Griffoni), aujourd'hui inhabitée, a été entièrement meublée et aménagée par  la décoratrice Violante Visconti (une petite cousine, née en 1960,  du grand Luchino) pour les besoins du film.












Oh, une apparition !




Photos collectées via Lorenzo du TraMeZziniMag

Tournage à Moscazzano

Bonus :


Surprenant



Wonder bar est un film de Lloyd Bacon (1934) truffé de numéros musicaux réalisés par le spécialiste Busby Berkeley.
Cette production fut controversée en raison de ses stéréotypes raciaux et des allusions à l'homosexualité (c'était avant le fameux "code Hayes").

vendredi 9 février 2018

Gardons notre sang-froid

New York 2015 - Par Angel Ruiz

Analogies

Photo Sean P. Watters

Cadeau : Brahms par Du Pré, juste sublime !




Sonate pour violoncelle nº 1 Op. 38 (1865) de Johannes Brahms par Jacqueline du Pré, violoncelle, et Daniel Barenboim, piano.

I. Allegro non troppo (00:00) II. Allegretto quasi minuetto (12:23) III. Allegro (18:14)

Fin d'une époque

André Baudry (1922-2018) - GALLOCHER/AFP

D'une autre génération, je garde tout de même en mémoire qu'André Baudry, au même titre que Roger Peyrefitte, fut, de mon jeune temps, l'homosexuel de service des émissions télé et radio.
André Baudry fut un ardent défenseur de ce que l'on appelait alors "la cause" : il faut dire qu'à l'époque où furent créées la revue Arcadie (1954), puis l'association du même nom, sévissaient encore des lois promulguées sous Vichy, que vint renforcer en 1960 l'amendement du député Mirguet qui faisait de l'homosexualité un "fléau social" !
Après 1968, ce furent des organisations révolutionnaires d'obédiences variées (FHAR, puis GLH et enfin CUARH qui tinrent le haut du pavé (!), reléguant peu à peu le mouvement Arcadie au rang de secte bcbg. Du moins, est-ce ainsi que je perçus l'évolution des luttes. Arcadie fut finalement dissoute par ses fondateurs en 1982 après l'arrivée de la gauche socialiste et communiste au pouvoir : je me souviens de la dépénalisation de l'homosexualité, promesse (tenue) du candidat Mitterrand, mise en œuvre par les ministres Robert Badinter (justice) et Gaston Defferre (intérieur).
On constatera que ce fut donc un gouvernement de gauche qui donna satisfaction à des revendications initialement exprimées, via Arcadie en l'occurrence, par des personnalités marquées à droite, voire à l'extrême-droite (Jacques de Ricaumont, co-fondateur de la revue).
André Baudry est mort à l'âge de 95 ans à Naples : belle fin de parcours.

Dessin de Jean Cocteau pour le premier numéro de la revue Arcadie.
On peut lire, à l'envers, le mot "liberté" : ce que réclame le sujet principal.


* Une archive intéressante et édifiante : interview d'André Baudry pour la RTS en 1974 : clic

* Le blog voisin et ami Bibliothèque Gay a consacré un billet plus complet à cette personnalité dans sa livraison de mercredi dernier.
C'est ici : clic

jeudi 8 février 2018

Garçons nus d'autrefois



Camp de nudistes non loin de New York en 1932.
Follement amusant... au début.
Quelques jolis spécimens néanmoins.

Joyeux potaches

Les étudiants de l'université du Mans ont réalisé sur ce rond-point des plus ordinaires, ce bonhomme de neige new-look du meilleur effet.


Jumeaux cubains

Marlon et Andro par David W Jones

Pour les grands aussi