Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


mercredi 31 octobre 2018

Le regard de Guy Gilles


Ce sont deux photos de Guy Gilles (1938-1996), cinéaste "maudit" qui ne connut jamais le succès (à l'exception de Le clair de terre en 1970) mais auquel beaucoup rendent un véritable culte. Il réalisa en 1974 un documentaire sur Jean Genet, Saint, poète et martyr, dont la première projection fut perturbée par des fachos qui frappèrent le cinéaste.
Guy Gilles eut une liaison avec Jeanne Moreau, et mourut du Sida.
Les deux photos ici, permettent d'apprécier, à mon sens, la qualité du regard qu'il porta sur les garçons.
La caméra du Pan coupé, dans le court extrait ci-dessous caresse Patrick Jouané, qui jouera dans tous les films de Guy Gilles




5 commentaires:

Xersex a dit…

Contribution de Xersex, apres wikipedia

Guy Chiche, dit Guy Gilles, né à Alger le 25 août 1938 et mort à Paris le 3 février 1996, est un réalisateur et scénariste français.

Il est le frère du journaliste et réalisateur Luc Bernard et le cousin du compositeur Jean-Pierre Stora.

L'héritage maternel lui permet de réaliser son premier court-métrage, Soleil éteint, en 1958. Il s'inspire du prénom de sa mère (Gilette) pour créer son pseudonyme. Après des études aux Beaux-Arts, il part pour Paris, où il travaille comme assistant auprès de François Reichenbach en 1964.

Son premier long-métrage, L'Amour à la mer (1962), dans lequel Juliette Gréco, Jean-Claude Brialy et Jean-Pierre Léaud font de brèves apparitions, sort sans distributeur en 1965. On y voit déjà son futur acteur fétiche Patrick Jouané. Il travaille pour la télévision (sur les émissions Dim, Dam, Dom, Pour le plaisir…) et tourne des « ciné-reportages » (Ciné Bijou, Pop'âge).

Au pan coupé recueille les éloges de Marguerite Duras, puis Le Clair de Terre, avec Edwige Feuillère, reçoit ceux de Jean-Louis Bory (1970). Il tourne Côté cour côté champ, un court-métrage destiné à accompagner Le Voyou de Claude Lelouch.

Sa relation amoureuse avec Jeanne Moreau semble inspirer le long-métrage Absences répétées dont l'actrice interprète la chanson, film qui reçoit le prix Jean-Vigo en 1973.

Hélène Martin lui propose de réaliser un documentaire sur Jean Genet, Saint, poète et martyr. Il est diffusé lors d'un festival de films gays organisé par Lionel Soukaz en 1978, mais la projection est perturbée par un groupe d'extrême droite qui frappe le réalisateur.

Malgré un bon accueil critique, ses films sont boudés par le public, à l'exception du Clair de Terre. Le Crime d'amour, avec Richard Berry et Jacques Penot, sorti en 1982 après sept ans d'absence du grand écran, passe inaperçu. Cinq ans plus tard, Nuit docile ne remporte pas davantage de succès et se heurte à une critique indifférente ou hostile. Il s'agit de ses deux derniers longs-métrages sortis au cinéma1.

Atteint du sida, rencontrant des difficultés avec la production, il peine à achever Néfertiti, la fille du soleil en 1994.

Silvano a dit…

Merci Xersex, j'avais lu cette fiche, bien sûr.

Marc a dit…

Le jardin qui bascule reste un de mes beaux souvenirs de cinéma, ce film est à l'image du titre, d'une intense poésie.

Jacques a dit…

Cette évocation de guy Gilles m'a fait ressortir un double DVD de2008, éditions Montparnasse. Il y a "l'amour à la mer","au pan coupé", "le clair de terre"; et puis 20 minutes de Guy Gilles photographe, et encore 52 minutes d'hommage de Luc Bernard à son frère Guy Gilles, avec photos de famille et témoignages de comédiens tels que JC Brialy, Roger Hanin, Guy Bedos, Juliette Gréco.

Quelle sensualité !

Silvano a dit…

Oui Jacques : ce DVD sera mien en début de semaine.