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| « Phaethon perd le contrôle du char de son père, le dieu Soleil » (1558) |
C'est un détail de la Constellation d'Andromède, fresque du palais Chiericati, à Vicenza (Vicence).
Imaginez la surprise du visiteur qui a la bonne idée d'observer l'Œuvre de Domenico Rizzo (1516-1567) avec attention !
La visibilité des testicules et des fesses n'est ni accidentelle ni provocatrice : elle est historique et symbolique. Dans le vocabulaire classique, le nu masculin signifie force, puissance et énergie active, pas érotisme. L'écorce extrême est décisive : vue d'en dessous, la figure envahit l'espace du spectateur. Ce que vous voyez - cul et organes génitaux - est une conséquence optique et une affirmation du pouvoir visuel : qui regarde en bas ; le corps domine. En peinture flogique, le nu masculin est lourd, explicite et affirmant, contraste avec le nu féminin plus idéalisé. Il n'y a ni séduction ni ironie : il y a autorité physique et symbolique. Ce n'est pas le sexe, c'est le pouvoir. Ce n'est pas un scandale - c'est un langage classique appliqué au plafond.

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