À la fin du mois de janvier 1939, l'issue de la guerre civile en Espagne semble inéluctable. La chute de Barcelone face aux insurgés franquistes déclenche un exode d'une ampleur sans précédent. Près de 500 000 hommes, femmes et enfants (1) prennent les routes des Pyrénées, espérant trouver refuge en France. Cette grande retraite entrera dans l'histoire sous le nom de la "Retirada". Parmi cette foule épuisée, le photographe catalan Agustí Centelles consigne dans un journal intime le désespoir d'un peuple qui avait choisi de défendre la République. Interné des mois durant, comme des centaines de milliers d'autres Espagnols, dans des camps du sud de la France, il y prendra des centaines de photographies.
Le film diffusé dimanche dernier sur France 5 (2) est poignant.
Les conditions inhumaines dans lesquelles furent accueillis
les "réfugiés", dont des milliers de femmes et d'enfants,
sont une tache indélébile sur notre Histoire.
On peut, on doit voir le film sur france.tv
Les conditions inhumaines dans lesquelles furent accueillis
les "réfugiés", dont des milliers de femmes et d'enfants,
sont une tache indélébile sur notre Histoire.
On peut, on doit voir le film sur france.tv
(1) Dans son impéritie, le gouvernement de Daladier avait calculé à 15 000 le nombre d'arrivants !
On comprend les conséquences.
(2) On verra, sur le même support, l'excellent film Franco, le dernier dictateur.



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