Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


mercredi 8 juin 2011

Les garçons chez Téchiné

On attend avec impatience le nouveau film d'André Téchiné "Impardonnables" (tourné à Venise !) qui sortira sur les écrans français le 11 août prochain.
Il y a sans nul doute beaucoup d'admirateurs de ce cinéaste parmi les lecteurs de Gay Cultes.
Pour les plus jeunes d'entre vous, on conseillera de découvrir son oeuvre où se retrouve une sensibilité qui nous est commune, à commencer par -évidemment !- ces "Roseaux sauvages" qui ne peuvent laisser de marbre...
Téchiné a eu l'oeil pour nous révéler quelques uns des jeunes acteurs les plus talentueux (et les plus agréables à regarder) du cinéma français de ces dernières années.
Florilège :
Gérard Depardieu - Barocco (1976)

Wadeck Stanczack - Rendez-vous et Le lieu du crime (1985 & 1986)

Simon de la Brosse - Les innocents (1987)

Manuel Blanc - J'embrasse pas (1991)

Stéphane Rideau - Les roseaux sauvages (1994)

Alexis Loret (avec A.Téchiné himself) - Alice et Martin (1998)

Grégoire Leprince Ringuet - Les égarés (2003)

Gaspard Ulliel - Les égarés

Johan Libéreau - Les témoins (2007)

Nicolas Duvauchelle - La fille du RER (2009)


Merci à "Kynseker" d'avoir indirectement provoqué ce billet.

"Impardonnables" : André Dussolier et Carole Bouquet (sortie 11 août 2011).
Le choix du lieu ne pouvait laisser Gay Cultes indifférent...


lundi 6 juin 2011

Lignes

Solaire

Près d'un lac, je me suis endormi

Toi, tu étais beau comme un italien...
L'auteur de ces pages aime découvrir, seul, de nouvelle contrées.
Il y reviendra en compagnie quand il en aura appréhendé la substance.
Ainsi de ces lacs italiens qu'il parcourut un été, où planent encore les âmes de personnages illustres pour lesquels, en d'autres temps, le pèlerinage en Italie était parcours obligé : Stendhal nous a laissé de ses séjours romains des carnets de voyage qu'aucun guide ne pourra jamais égaler.
Sur le lac de Como (Come, en français), face à la Villa Carlotta, Liszt, celui-là même dont on célèbre le bicentenaire en cet an 2011, a laissé des traces de son passage à Bellagio où sa relation avec Marie d'Agoult s'épanouit avant de sombrer dans d'autres eaux.
Quand l'auteur choisit cette façon de voyager, nul programme préétabli ne vient contrarier sa liberté.
Il avance au gré des vents locaux, embarque sur l'un de ces bateaux qui sillonnent le lac, s'arrête au hasard quand le profil d'un village ou, simplement, d'agréables senteurs l'attirent vers le rivage.
Ici, il contemple, rêve.
Parfois, dans ce demi-sommeil, une apparition vient l'extraire de sa torpeur.
De loin, chat, il épie l'objet de sa passion d'un instant.
Les temps modernes l'ont pourvu d'un appareil-photo qui lui permet d'approcher au plus près son sujet.
Il partage :




- Photos  Silvano Mangana - Gay Cultes -

Invincible !



Dédicace spéciale au porteur de la carte n° 0000001 du "Gay Cultes Fan Club"

vendredi 3 juin 2011

Marisa sera Mina

Marisa Parédès sera "Mina" dans le film du même nom que va tourner Pedro Almodovar (sortie prévue en 2012).
La chanteuse-star italienne Mina Mazzini (icône gay, et même Gay Cultes !), recluse depuis de longues années dans sa maison de Lugano, fut au coeur d'un "scandale" dans les années 60 (elle met au monde un fils né d'une liaison avec un homme non divorcé, ce qui, à l'époque, en Italie...) , qui déclencha les foudres des milieux politico-religieux italiens.
Ce furent ses milliers d'admirateurs qui firent pression pour qu'elle ait à nouveau droit d'expression sur la RAI.
Le scénario s'attacherait particulièrement à cette période de la vie de la Diva.
On attend avec impatience la sortie du nouveau film du grand cinéaste espagnol, "La piel que habito" (avec, entre autres, cette même Marisa Parédès) et encore plus ce "Mina" prometteur.

Marisa Parédès, ici à Cannes en mai, sera Mina.

Hasard ?
Mina chanta en espagnol cette chanson (française à l'origine) qui devait figurer, près de 30 ans après, dans la b.o. de "Talons aiguilles" de Pedro Almodovar, avec... Marisa Parédès !

Lignes

Jeune, mon ami (9)


Souvent désarmants,
parfois passionnés
ou passionnants,
fatigués, épuisants,
sombres sans raison...



PS3 cassée ou iphone perdu, le monde s'écroule !

Ils n'aiment pas la "beauté imposée".

Ils ont des raisons de vivre...

et des doutes existentiels,

ils aiment la solitude

ET la promiscuité des lendemains de fête.

Ils savent aussi être bouleversants.


On
sait
pourquoi
on
les aime
autant.