Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


jeudi 8 novembre 2012

Un oiseau sur la branche


Triompher de l'obscurantisme

A l'heure où, en France, se manifestent les tenants d'un prétendu "ordre moral", où un marchand d'armes forcément "humaniste" proclame que l'homosexualité rime avec décadence, déclarant, sans rire, que si le mariage de personnes de même sexe est validé par la loi, la France entière deviendra "homosexuelle", où s'y joint, au mépris d'un choix démocratique exprimé en mai dernier, la voix de la hiérarchie religieuse, les Etats Unis d'Amérique reconduisent à leur tête un homme qui défend le droit à la différence et ne voit, à l'union de deux hommes ou de deux femmes, que légitime aspiration.
Je n'ai guère l'habitude, ici, de m'engager, mais soutiens fermement, sur le sujet, notre président élu et son gouvernement soucieux de respecter les engagements pris en toutes lettres lors de la campagne électorale du printemps dernier.
Silvano


Livres, livres, livres...


Pom pom pom pommes

Photo X (?)

Un rien mélancolique


Des livres et des notes


Maxence était beau



Dieu que Jacques Perrin (Maxence) était beau !
Et que Michel Legrand (le compositeur) était grand !

mercredi 7 novembre 2012

Fusion, effusions


Revue de blogs

Ce sont des images appréciées dans les journaux amis.
Les liens vers ces blogs, vous les trouverez dans la colonne de droite : visitez-les !

Un beau balafré ches Loco Lukes Luscious...
Photo sauvage de Lukas Sowada dans Complex Insaniti
Chez Laurent, sur Red Mug, Blue Linen
Another Country : je suis atrocement jaloux !

Venise assoupie

Je me souviens qu'un jour de février 2006, G. s'était levé à l'aube, délaissant le confort douillet de notre chambre d'hôtel pour faire des photos de la Sérénissime encore endormie. J'ai maugréé "tu es complètement dingue !". Il avait raison.

Reflets dans l'eau



Claude Debussy : Reflets dans l'eau (Images) |Arturo Benedetti Michelangeli, piano.



CinemaScope

Autoportrait de Xiangk - Flickr

mardi 6 novembre 2012

Rouge obsédant

Boxer rouge avec bicyclette, feuillage et lambris. Auteur et modèle inconnus.

Gentleman

Ryan Philippe dans "Gosford Park" de Robert Altman (2002)

Deux hommes parfaits*


*Les plus fidèles d'entre vous, verront là une référence à un roman récemment chroniqué ici.
Lequel ?

Jeunes et élégants

 












 Le soin
de soi
est
une
vertu
très
appréciable.

On croise
à
Paris
des jeunes
hommes 
soucieux de
leur
apparence : une
forme de
respect d'autrui
et,
au premier chef,
de soi-même.





Bowie en majesté

Une certaine distinction

Source : Thomas Fleming


l'Alcazar

Séville, Espagne | Photo Stephen Candle

lundi 5 novembre 2012

Je trouve...

... cette photo -déjà diffusée ici, je crois- furieusement érotique.

On croise, au détour des blogs, des images qui ravivent les souvenirs.
Stefano, voyou cendré, avait e-xac-te-ment, au réveil, le même regard, la même posture -cette manière de s'appuyer, nu, encore tiède des ébats de la nuit, sur son côté droit, cette naïve invitation au stupre.


Lacenaire, assassin et poète

Marcel Herrand, inoubliable Lacenaire dans "Les enfants du paradis"
Il est l'un des personnages (le plus énigmatique) des "Enfants du paradis" (1945), le chef-d'oeuvre de Marcel Carné qui vient de bénéficier d'une restauration en haute définition qui permet à ceux qui n'ont jamais eu la chance de voir l'un des plus beaux films du monde de le découvrir enfin au cinéma ou sur supports Blu-ray et DVD.
Personnalité sulfureuse, Pierre-François Lacenaire, né à Lyon en 1803 et mort sur l'échafaud en 1836, fut poète et écrivain de talent, mais aussi voleur, escroc, assassin et... sodomite !
Qualifié par Michel Foucault de "premier criminel romantique bourgeois" (!), Lacenaire, à la fois maudit et adulé, inspira entre autres Stendahl (Lamiel), Dostoïevski (le crime de Raskolnikov), Baudelaire et Lautréamont, pas moins !
Avant que la lame de la guillotine ne vienne mettre un terme à son existence aventureuse, il prononça  la phrase suivante : "J'arrive à la mort par une mauvaise route, j'y monte par un escalier."
Au cinéma, Pierre-François Lacenaire fut incarné par Marcel Herrand (photo) et par Daniel Auteuil dans un film de Francis Girod ("Lacenaire", 1990) où il n'est pas fait mystère de ses penchants homosexuels (j'y reviendrai ultérieurement).
On peut consulter la page que lui consacre Wikipedia qui semble, cette fois, assez fiable.


Daniel Auteuil dans "Lacenaire" de Francis Girod

C'est à vous qu'ici je dédie
Ces vers, enfants de mon loisir.
Déjà ma bouteille est finie
Et ma raison va revenir.
Ne craignez pas que la sagesse
Change votre image à mes yeux ;
Je n'ai pas besoin de l'ivresse
Pour vous voir bon et vertueux.

P.François Lacenaire | "Lettre à M.B..., mon défenseur"

Un commentaire intelligent

Hier, dimanche 4 novembre (billet "Vos courriers" :

"Cher Silvano
Pensez à remercier aussi ceux qui, n'ayant rien d'intelligent à dire, vous rendent le service de ne rien vous écrire.
Signé : Quelqu'un"

Jubilatoire, merci !

Amour triomphant

Caravaggio : Amor Vincit Omnia
Après un passage remarqué aux écuries du Quirinal, à Rome, où je pus l'admirer il y a trois ans, cet "Amour" a rejoint sa maison berlinoise.
Le travail sur l'ombre et la lumière est stupéfiant, ne trouvez-vous pas ?

Sous la neige - Arte, 3 novembre 2012 (streaming)



Hautement recommandable : voyez-le vite avant qu'il ne disparaisse !

dimanche 4 novembre 2012

Dors-tu ?


Jeune Leo


Dimanche matin, calins félins


Bon dimanche !


Là où les âmes se reposent

Phil H. Flickr

J'aime parcourir, flânant, les allées du cimetière du Père Lachaise où tant d'amis reposent, amis célèbres ou peu connus, musiciens et poètes, chanteuses de goualantes, acteurs encore honorés, injustement oubliés parfois, des images tremblotantes de ces vieux films que l'on ne projette plus.
Devant une sépulture, découvrant leur nom sur une plaque que plus personne ne vient polir, ressurgissent des visages rangés dans le grenier de la mémoire, et l'on dit : "mais oui, il me remplit de joie ou de tristesse, un jour de pluie, en enfance, virevoltant ou gémissant sur l'écran du téléviseur du salon familial".
A l'heure où revivent les "Enfants du paradis", restaurés par la grâce du numérique, enfin visible comme le découvrirent nos aïeux, lumineux et tragiques, j'aime partir à la rencontre des fantômes du passé.

A la réflexion...


Cadeau : Paganini-Liszt | François-René Duchable, piano



"Tube" récurrent de la musique romantique, cette Campanella-ci est prodigieusement inspirée.
Lassé du "système" (des concerts traditionnels), F.René Duchable a mis fin à sa carrière en 2002. Désormais, il préfère jouer dans les prisons, les hôpitaux, les écoles et autres lieux moins convenus.
On a pu le voir notamment à Paris pour un hommage "musico-pyrotechnique" à Franz Liszt de nature à amener à la musique classique un public plus vaste.
Pour lui, fini l'habit de cérémonial, le halo de lumière blanche et... les visons des premiers rangs à 100 € la place.
Un grand missionnaire !


Vos courriers

Je reçois peu de mails, au regard du nombre toujours croissant de visiteurs, mais la qualité de ces courriers me remplit d'aise.
Au détour des images et billets, je veux simplement remercier aujourd'hui (encore, parce que je mets un point d'honneur à répondre) Michel L. et Pierre S. pour leurs beaux messages, ainsi que Brad qui m'envoie fréquemment des signes de fidélité.

Plume avec manche en bois et pointe en métal, papier, encre, livre...

jeudi 1 novembre 2012

J'ai hâte...


d'écouter
ces
deux
disques.

Oh "When the saints go marching In" !

Source : wahlee

A damner un saint




Saint Marcel

Si vous aimez les anges, ici vous ne serez pas déchus.*


* M'accorderez-vous l'absolution pour ce pitoyable jeu de mots ?

Tous mes visiteurs sont des saints !

Bonne fête à tous !

C’est pendant la période de la Toussaint que l'on rend visite à nos disparus. Une confusion s'est installée entre le jour des morts et la Toussaint, laquelle est une célébration de tous les saints, comme son nom l'indique. Je me souviens qu'enfant, je fus moi-même victime de cette confusion : peu pratiquants, ma mère et moi, parés de nos habits du dimanche, avons pris place dans la cathédrale, persuadés d'assister à une joyeuse cérémonie. Las, il y régnait une ambiance lugubre autour d'un catafalque disposé près de l'autel. C'était un 2 novembre. Nous avions 24 heures de retard ! Nous détalâmes, peu disposés à entendre le De Profundis. Pour oublier l'atmosphère funèbre, nous nous ruâmes sur les babas-au-rhum et autres mille-feuilles de la meilleure pâtisserie locale.
Le jour des morts, donc, pour information, c'est demain.

Tiens, pour marquer le coup, j'insère ce tableau représentant une sainte que j'aime bien (allez savoir pourquoi...), cette Marie-Madeleine du Caravaggio de 1606. Le peintre, lui, ne fut pas un... saint !


(très beau) Cadeau : Rachmaninov | Horowitz