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| Paul Dubois 1866 |
Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)
samedi 17 mai 2014
vendredi 16 mai 2014
GC Déco : ce qu'il faut absolument éviter
La chambre doit-être le lieu le plus paisible de la maison ; évitez les couleurs criardes, les oriflammes et les peintures naïves surchargées comme ici. Ce pauvre jeune homme doit avoir bien du mal à trouver le sommeil, la nuit venue.
Et voyez, même en noir et blanc, ce n'est pas mieux :
Na !
c'est le titre-argument de la journée de la jupe, organisée aujourd'hui par les élèves du Lycée Clémenceau de Nantes (d'autres ont suivi, ailleurs). Les tenants de la "manif pour tous" n'étant pas à un ridicule près, ont tenté, hier, de s'y opposer, ressassant leur antienne d'une "théorie du genre" fantasmée. Y voir un quelconque rapport avec cette aimable façon de dénoncer le sexisme à l'école franchit les limites du grotesque.
Les filles ont beaucoup apprécié, na !
Photos AFP
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Cadeau : stupéfiant Pogo !
Il ne suffit pas d'interpréter un texte musical périlleux, il faut aussi le comprendre.
Ivo Pogorelich l'a fait.
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jeudi 15 mai 2014
"Lorsque
je cherche un autre mot pour exprimer le mot "musique", je ne trouve
jamais que le mot "Venise".
Ecce
Homo, F.Nietzsche.
| Photo Silvano 2013 |
Un grand "garçon"
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| Photo Renato Morselli |
En cadeau, un beau film danois d'Iben Ravn où le garçon, la nuit venue prend vie ; il doit retrouver sa forme et son emplacement d'origine avant l'aube. Dans le musée, il croise les personnages sortis tout droit des œuvres exposées. Réflexion sur la mort et... l'immortalité de l'art. L'expo en cours célèbre Edvard Munch. Ce n'est certes pas un hasard :
mercredi 14 mai 2014
"L'armée du salut", c'est à voir
Synopsis :
Dans un quartier populaire de Casablanca, Abdellah, adolescent homosexuel, essaie de se construire au sein d'une famille nombreuse, entre une mère autoritaire et un frère aîné qu'il aime passionnément.
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| Comme un refuge |
Il y a une vraie poésie dans le film d'Abdellah Taïa, que ma petite enfance marocaine me permet de déceler en toute subjectivité. Des rues avoisinant la bicoque des protagonistes, me parviennent des senteurs et des sensations jamais oubliées. Ce n'est pas le moindre mérite du film que d'arriver à titiller l'olfactif, prouesse cinématographique en soi. C'en est un autre d'appréhender avec justesse les émotions d'une adolescence mal vécue, celle d'un gamin marocain qui ne peut vivre sa sexualité qu'en dérisoires palliatifs. Là-bas, en terre de non-dits, d'homosexualité jamais assumée, ou seulement sous le couvert de prétextes déculpabilisants ("si je t'encule, je ne suis pas un pédé" dont le pendant est "je fais ça pour le pèze"), le mioche se débrouille comme il peut avec ce système de pensée, se donnant pour une pastèque ou (on ne nous le dit pas) quelques dirhams.
Pour être objectif, le film d'Abdellah Taïa n'est pas exempt de quelques incohérences, d'ellipses qui rendent le parcours du principal personnage quelque peu opaque. 1 heure et 24 minutes, c'est peu, et je reste un peu sur ma faim d'en savoir plus, de comprendre comment le garçon pauvre a accédé au savoir, à l'accomplissement en littérature (c'est pour le moins autobiographique), la relation avec le "protecteur" helvétique n'étant pas assez explicitée : selon le critique de Libération, " A ce titre, et parmi d’autres audaces, une ellipse de dix ans, en plein milieu, laisse le spectateur spéculer tant qu’il peut sur la manière dont cet ado fragile est devenu ce jeune adulte sûr de lui."
À mon avis, qui ne vaut que ce qu'il vaut, la clé de l'intrigue réside dans la relation vécue avec le frère aîné, hétéro coureur de jupons qui n'en lit pas moins Kazantzakis en français, auquel notre adolescent voue une admiration qui va au-delà de la simple fraternité.
C'est lui, sans doute, qui va l'inciter à se cultiver, à quitter un monde sans espoir pour se réaliser enfin à l'âge adulte.
En fin de course, au début d'une nouvelle vie, Abdellah rejettera un passé qu'il juge indigne de ses aspirations.
C'est la leçon que je veux retirer d'un film inabouti, mais sincère (ce qui n'est pas peu), dont on regrettera cependant qu'il n'aborde pas vraiment ce sujet crucial : la difficulté d'être homosexuel au Maroc (et, hélas, dans beaucoup d'autres pays !).
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| Une famille nombreuse |
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| Amour, où es-tu ? |
On lira le roman du même titre, mais aussi "Le jour du roi" (tous deux au Seuil)
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Cadeau : un Mozart spectaculaire !
Complices de toujours, Martha et Nelson donnent ici une version virevoltante de cette Sonate de Wolfgang !
mardi 13 mai 2014
Eux
En attendant samedi
Bon article du Huffington Post sur la recrudescence des actes et paroles homophobes dans notre douce France. On observera que les commentaires des lecteurs sont (pour le moment) rassurants.
C'est ici : clic
C'est ici : clic
Nous nous sommes tant aimés
lundi 12 mai 2014
Au fil de la toile, du talent
Le jeune Edvard Badoyan se met joliment en scène dans sa page Flickr.
Si j'ai bien compris, il vit à Tbilissi (Tiflis) en Géorgie.
Plus de photos ici : clic
dimanche 11 mai 2014
Pied-de-nez
Cadeau : Arthur savait jouer Frédéric mieux que personne
Frédéric Chopin - Piano Concerto Nº 2 Op. 21en Fa mineur, 1829.
London Symphony Orchestra dirigé par André Previn
Arthur Rubinstein, pianiste, 1975.
L'une de ces œuvres vers lesquelles, croyant s'en être lassé, on revient toujours.
Et Rubinstein marmoréen, joue sans pathos, sans l'affèterie affichée en posture par certains pianistes que la simple évocation du romantisme égare.
La romance du premier concerto est plus connue ; je lui préfère ce "larghetto", plus tortueux, moins "chopinien", mais tellement Chopin.
La qualité de l'enregistrement de 1975 est remarquable.
L'intégralité du concerto ici : clic
33 minutes de bonheur dans les oreilles pour parcourir un blog, par exemple.
samedi 10 mai 2014
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