Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


dimanche 23 août 2015

samedi 22 août 2015

Nu sylvestre



Impressions napolitaines

Je ne peux résister au plaisir de "coller" ici le très beau texte de Pierre, lecteur assidu, en commentaire de l'un des billets publiés sur mon séjour à Naples.
Ce texte rejoint pleinement mes impressions napolitaines :

" On peut comprendre que cette ville hors normes à tant de points de vues puisse répugner à certains et en étourdir d'autres. C'est une question d'état d'esprit.
J'ai eu le profond plaisir de m'y promener aussi, seul, un peu partout, tous les sens en alerte, pour en prendre au maximum, de sensations. J'ai été gâté, et m'y suis senti vivant avec une intensité rare.
C'est le cas quand on adopte une position d'esthète : non pas en n'étant sensible qu'à la beauté frappante, mais en percevant ce qu'il y a de beau en tout, même quand (parfois) ça pue ou que c'est sale.
La vie, la liberté, l'instant. "


Ici, on accède au ciel
Un pianiste et pédagogue connu écrivait, lui, en commentaire sur mon journal facebook ces quelques mots dans le même esprit :
"J'en suis un inconditionnel c'est une question d'hygiène psychique ou plus simplement de besoin de rêver ..."

À l'appui de ces lignes, ces photos prise dans la Sanità, quartier "populaire" où l'on ne croise, à peu d'exceptions, que les vrais napolitains.
Pas très chromo, certes, mais voilà : ici, on accède au ciel.


À Naples, comme en Sicile (voir mon escapade à Catania, en juillet), tags à profusion et édifices baroques non entretenus.
Quand ils le sont, exceptionnellement, je ne suis pas sûr de préférer le "ravalé" à celui qui finit tant bien que mal son existence.
Voyez plutôt :


 Même époque, même architecture ; contraste.




Des tags partout, même sur les pierres du port.
J'ai envie de dire : et alors ?


Celui-là est partout chez lui en Italie.
Mais il fut un excellent agent touristique.
D'où la gratitude éternelle :


Capelli :

Dernière considération, sur les "ragazzi", cette fois : comme en Sicile, les garçons de Naples, tous "tiffosi" (supporteurs de leur équipe de football) arborent ces coupes de cheveux dont seul un physique exceptionnel peut atténuer le grotesque. Ce fut le cas pour certains de ceux que j'ai photographiés se baignant à quelques encablures du port (voir billets de la semaine), l'eau de mer ayant un effet correcteur sur leur apparence capillaire, il faut le constater !
Ici aussi fleurissent les tatouages et l'on se sent vraiment "un étranger" si, comme moi, notre épiderme est vierge de toute atteinte picturale.
En revanche (en consolation ?), on pourra constater qu'en Campanie, la mode du port de la barbe n'a fait que peu d'émules.
C'est déjà ça.

Cadeau : voix célestes et petit jeu


J'aime beaucoup cette version du Miserere d'Allegri par cet ensemble - jusqu'alors inconnu de moi - nommé Boys Air Choir.
Direction : Connor Burrowes.

Mais, bon sang, dans lequel de nos "films cultes" avons-nous entendu cette œuvre ?

Il gatto rosso de Capri


Ce matou, pas du tout matou-vu cependant, se prélassait dans cette montée vers le Saut de Tibère à Capri, indifférent au va-et-vient des touristes, sourd au bruit de moteur des petits véhicules qui permettent aux livreurs et aux employés de la commune de faire leur travail sur les chemins escarpés de l'île bleue.
Malgré la beauté du site, je préfère personnellement Procida et Ischia : en France, on a déjà St Tropez...

vendredi 21 août 2015

Dure réalité


On comprend la mine dépitée de ce jeune homme. Le miroir est impitoyable : quand on est vilain de la tête aux pieds, la glace vous assène l'horrible vérité.
Ce n'est heureusement pas mon cas.

Grandes longueurs et idées reçues

 
Il 
paraît
que 
les 
grands
sont 
plus
gentils
que
les
autres

...

 À
vérifier.
Ah, surprendre un jeune faon au hasard d'une promenade estivale...

Ischia, Sant'angelo


La prochaine fois, je me suis juré de séjourner à Ischia, la "grande" île, où Luchino Visconti possédait une grande et belle demeure dont j'ai publié plusieurs photographies dans ces pages.
Beaucoup moins "bling-bling" que Capri, Ischia est nettement plus contrastée.
Plus authentique aussi ; même si les bateaux, sur cette photo, ne sont pas des barques de pêcheurs.

Vertiges à Napoli


Si vous êtes allés à Naples en voyage aérien, vous aurez eu, sans doute, la surprise de la descente sur l'aéroport.
L'aéroplane rase la cité : si, comme nous, vous arrivez en toute fin d'un belle après-midi d'août, quand la cité prend des teintes dorées, c'est proprement impressionnant.
Ces deux photographies ont été prises un matin dans le parc qui jouxte le musée de Capodimonte. Le ciel napolitain, n'est-ce-pas...


jeudi 20 août 2015

L'amour n'attend pas



GC Déco : fin de travaux


Les fidèles visiteurs qui en suivaient le feuilleton seront ravis d'apprendre que la rénovation de ma cuisine est enfin achevée.
Comme ils le constateront sur la photo, j'ai opté pour un blanc immaculé avec une petite touche de brun.

Orages (sans désespoir)

Godewaersvelde, village du Pays Cœur de Flandre, dans le Nord de la France, le 13 août. (AFP PHOTO/PHILIPPE HUGUEN)

Les orages d'été n'épargnent aucune région.
À Naples, nous reçûmes l'orage et la pluie comme une bénédiction : le plus aguerri d'entre nous avait concédé qu'il souffrait de la chaleur ; que dire de votre serviteur qui n'aime rien tant que les soleils tempérés...
Las, après la pluie revint une moite chaleur compensée, néanmoins, par les merveilles que nous offre la Campanie où il faut mériter, pour le moins, de les cueillir.
Après la longue marche sous un Phébus impitoyable, la Méditerranée, à Ischia, est l'heureuse panacée, la récompense de tous les efforts.
Je ne suis guère "baignades", malgré les longues années passées sur la Riviera où la plage n'était guère dans mes habitudes.
Là, galvanisé par l'énergie de mes jeunes camarades d'escapades, je ne me fis pas prier. 

" Silvano, rejoins-nous !"
 

Un Palazzo surprenant (2)

Film muet italien de propagande assez croquignolet !
Au Palazzo Zevallos Stigliano de Naples, hors les œuvres permanentes, on peut actuellement apprécier une exposition consacrée à la grande guerre, avec, notamment, une pléthorique collection d'affiches de propagande et d'appels à contributions.
Des films d'époque sont projetés en divers lieux, ainsi que des extraits de productions plus récentes, dont, bien sûr, des extraits de La Grande Guerra de Mario Monicelli, grand film s'il en est.



Mais pourquoi donc est-ce cette affiche (française) qui a retenu mon attention ?
Ma passion pour les chevaux de labour, sans doute...


Bonus crypto-gay :

On pense à la chanson des Village People

Partiellement lui


mercredi 19 août 2015

Nu, au soleil

Recadrage d'une photo envoyée par Philippe P. Merci à lui.

Garçons de Naples (3)

Photo Claude Leflou(ch) alias Silvano, Gay Cultes
Un lecteur me tançait gentiment en commentaires, moquant la "lâcheté" qui me conduisit à faire usage du zoom.
C'est mal me connaître : si je n'avais été accompagné, je serais descendu et les aurait photographiés de front, comme le fit le garçon habillé (à gauche) tout au long de cette baignade qui semblait résulter d'un défi.

Un Palazzo surprenant (1)

C'est par hasard, à l'initiative, cependant, de l'un de mes compagnons de voyage que nous avons visité le Palazzo Zevallos Stigliano que l'on pouvait parcourir, le 15 août, pour un prix exceptionnel  : un euro !
Construit au XVIIe siècle, ce très beau Palais, est situé via Toledo, la rue la plus passante de Naples ; c'est sans doute pour cette raison que j'avais ignoré la publicité vantant pourtant la présence en son sein du dernier chef d’œuvre du Caravage, Martirio di sant'Orsola, que la Banca Commerciale Italiana, propriétaire des lieux au demeurant, a acquis en 1973. L’œuvre, découverte dans les années cinquante, n'a été authentifiée qu'au début des années 80 : les banquiers napolitains ont eu du flair (et du fric, œuf corse !).
La fluidité de la fréquentation, en ce jour de fête religieuse, permettait d'apprécier le tableau tranquillement, intimement. Ce fut un grand bonheur que de le détailler, en quasi extase !
Photographier une telle merveille, sans flash, revient à essayer de restituer l'inexprimable. 
Il faut le voir de ses propres yeux !
Tentative, néanmoins :


Le palazzo recèle également une belle collection d’œuvres de peintre napolitains et milanais, dont la belle "Pietà" ci-après, mais également une exposition temporaire consacrée à la "grande guerre", avec des images plus profanes (j'y reviens dès demain).

Pietà - Sculpteur espagnol inconnu, début XVIIè siècle
Le petit porteur d'eau - Vicenzo Gemito 1881 (merci à Iolaos) .

Naples, c'était mortel !

Cimitero delle Fontanelle

mardi 18 août 2015

L'utile à l'agréable


Garçons de Naples (2)

Photo Silvano Mangana, Gay Cultes

À demain, ragazzi !

Au San Carlo

Avant de pénétrer dans le saint des saints (Photo Silvano)
C'est avec émotion que nous sommes entrés dans l'un des plus prestigieux théâtres d'Opéra au monde.
Des visites guidées en langues française et italienne y sont organisées. La signora qui nous y accueille est aimable, souriante, volubile. Rien de didactique dans ses explications qui fourmillent d'anecdotes amusantes sur l'histoire de l'imposant édifice.
Si vous venez d'arriver, j'ai publié, il y a peu de temps, un billet sur le sujet : lien

Sur la scène, le rideau de fer de sécurité est baissé. (Photo Silvano)

Le roi parvenait à sa loge par un passage secret qui la reliait au Palais Royal, contigu au théâtre.

Vertigineux


lundi 17 août 2015

Nus et libres




Garçons de Naples

Photo Silvano Mangana Gay Cultes

C'est un samedi, avant que le crépuscule ne s'étende sur la ville ; des "ragazzi" s'ébattent dans les eaux pas très claires de cette partie du golfe, sous la promenade du front de mer, à courte distance du port de Naples.
J'ai fait usage immodéré du zoom.
Je sais vous soumettre à la torture : je me rapprocherai un peu plus tard.


Vedi Napoli e poi muori*

J'avais vécu mon premier séjour à Naples en homme blessé.
Cette fois, l'entrain, la bonne humeur, la tendresse manifeste de mes deux compagnons de voyage m'ont permis de découvrir enfin, en exorcisme, la plus brûlante des cités européennes.
Naples, oui, et les ruelles de ces quartiers populaires où le touriste craintif n'ose s'aventurer, mais aussi ses musées qui recèlent les trésors antiques ou les chefs-d’œuvre du "settecento", celle d'un "palazzo" encore somptueux découvert au creux d'une venelle sale qui sert de cimetière à quelque antique Vespa, de celles qui n'ont pas survécu au rythme effréné que lui ont fait subir ces jeunes napolitains qui vont chevauchant au plus étroit de la Sanità, là où le voyageur propre sur lui ne saurait déambuler, comme nous le fîmes, sans penser un instant à la prétendue dangerosité d'une telle escapade.
Il y eut aussi la visite tant espérée du Teatro San Carlo où le beau visage sculpté de Giuseppe Verdi se prête admirablement à la ferveur de l'Amateur, et la virée en bus sur la route effrayante pour un automobiliste citadin qui mène de Sorrento à Amalfi, et cette baignade salvatrice - peut-on appeler "chaleur" l'août napolitain incendiaire ? - dans les eaux translucides d'Ischia. Et tant de choses indicibles gravées pour l'infini dans la mémoire...

... une venelle sale qui sert de cimetière à quelque antique Vespa

Le beau visage sculpté de Giuseppe Verdi au Teatro S.Carlo
* Voir Naples et mourir
Littéralement : " Vois Naples, et puis meurs ! ", devise locale.

Photos Silvano Managana - Gay Cultes

Protéger la mer nourricière

Photos Silvano à Naples - Août 2015

Vos commentaires

J'ai publié les commentaires laissés en mon absence. Je ne peux répondre à tous, mais soyez remerciés de votre fidélité.
Je reviens doucement à la réalité, et publierai aujourd'hui plus tardivement qu'à l'accoutumée. Par salves. J'ai beaucoup de photos à trier.

dimanche 16 août 2015