Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


lundi 9 novembre 2015

Bains-douches

Photo Mario Testino
De l'évolution de la publicité pour les sous-vêtements masculins.

Tab Hunter, "l'Adonis américain"

Tab Hunter avec Rudolf Nureyev .
On cherchera en vain le moindre chef-d’œuvre dans la filmographie dans la filmographie de Tab Hunter, acteur notoirement Gay, doté, dans son jeune âge, d'un physique des plus avantageux qui le fit surnommer "l'Adonis américain".
On le vit dans nombre de "séries B" (westerns, films de guerre, comédies) et dans une pléthore de téléfilms. Il eut son propre "show" télévisé à la NBC.
... un physique des plus avantageux...
Toujours est-il que, sans jamais accéder au statut de Star, Tab Hunter fit battre bien des cœurs, pas toujours féminins.
Malgré le mariage de convenance dicté par les Studios - c'était alors l'usage - le beau Tab eut de nombreux amants, dont l'acteur Anthony Perkins (mort du Sida en 1992), lequel fut l'amant du danseur Rudolf Nureyev, photographié ci-dessus avec Hunter.
Un film-document, Tab Hunter Confidentiel, lui a été consacré, lui a été consacré cette année, dont vous trouverez ci-dessous la bande-annonce.
Tab Hunter est aujourd'hui âgé de 84 ans.





Photo chromo de la fin des années 50 : beau gars, non ?

Faute de goût

Manque une barbe, non ?
(Toutes mes excuses à mes lecteurs esthètes : je pourrais créer une rubrique intitulée "De l'art de s'enlaidir", mais ce serait vous manquer de respect.)

dimanche 8 novembre 2015

Emphase, vraiment ?

Photo David Moses
"... la vérité emphatique du geste dans les grandes circonstances de la vie !"
- Charles Baudelaire
Curiosités esthétiques 1868

Vous ne trouvez pas...

qu'il fait chaud, soudainement ?

Bon dimanche !

Cadeau : sacré Félix !


Pour entrer dans ce dimanche presque printanier, j'ai écouté (et je partage) cette symphonie pour cordes de Mendelssohn, étrange hommage néo-baroque, selon moi, au grand Jean-Sébastien Bach, père de toutes les musiques, que Mendelssohn s'employa à réhabiliter, en quelque sorte : à l'époque romantique, on jouait fort peu les œuvres du géant, ce à quoi notre cher Félix se fit un honneur de remédier.
Cette symphonie pour cordes n°4 est donc très éloignée de la production habituelle du compositeur. C'est un vrai bonheur que de la redécouvrir ce matin.

Sortez les mouchoirs pour l'Andante (à 3'15), sublime.

Relique

Le Steinway (sans "& Sons" !) et la chaise de Glenn Gould à Toronto (Ca.)

Douloureux

Pendant combien de temps, encore, sommes-nous condamnés à ne pouvoir nous
embrasser que dans les ascenseurs, à l'abri des regards, quand, dans les transports en commun, par exemple, les "autres" se bécotent à bouche-que-veux-tu ?

samedi 7 novembre 2015

L'ami dans la glace



Un ange sportif et musclé + un ange qui aimerait l'être.
Comment passer du torride à l'émouvant.

Revue de blogs

Vous aurez peut-être remarqué que Gay Cultes était un peu plus léger cette semaine. Après l'escapade à Antibes, j'ai dû m'atteler au travail en attente, car oui, j'exerce une profession dans le domaine culturel qui exige un minimum d'investissement.
Fort heureusement, mes "collègues blogueurs" ont été plus prolixes que moi ces jours derniers.


Une "prière folle" chez Véhèmes
Un lecteur sicilien me faisait remarquer que je n'avais pas salué Pier Paolo Pasolini lors de l'anniversaire de sa mort, ce à quoi je répondis en évoquant mon absence (c'est déjà une bonne raison) et en lui signalant que j'avais commis une pléthore de billets sur PPP, que l'on trouvera, en se donnant un peu de mal, dans les catégories "cinématographe" et "littérature", voire "icônes" (si !).
Celeos, pour Véhèmes, a bien commémoré la fin tragique du poète, par une "prière folle", magnifique hommage à celui qui fut assassiné dans la nuit du 1er au 2 novembre 1975. Lisez, c'est là : cliquer.
Sur le meurtre de Pasolini, on ne saurait se satisfaire de la raison officielle.
La journaliste Simona Zecchi a publié, le mois dernier, Massacro di un poeta (non encore traduit en français), une enquête très approfondie, selon Courrier International, qui met à bas la thèse du sordide crime "de mœurs", le présentant comme un "massacre tribal".
Lire l'interview de la Signora Zecchi ici : cliquer.



Le blog Another Country, que je suis depuis la création de Gay Cultes (qui fête bientôt ses 8 ans), s'étoffe de billets plus fouillés, à mon sens, que jusqu'alors.
Ils sont rédigés en anglais, mais, comme ici, le journal offre la possibilité de traduction made-in-google, un peu aléatoire, certes, mais bien utile ; et puis, cela permet aussi, au détriment des intentions de l'auteur, de rigoler un peu.

Garçon à louer et un client (Photo anonyme)
Ces jours derniers, mon estimé confrère nous offre un article bien illustré sur la relation amoureuse entre Cary Grant et Randolph Scott. J'avais publié ici quelques photos qui ne laissaient planer aucun doute sur les sentiments qui unissaient ces deux "pièges-à-filles" (hum !) d'Hollywood. Another Country parachève brillamment.
Vu qu'il n'utilise pas la case "titre", ni le marquage par date, il vous faudra dérouler un peu pour retrouver le billet.
Enfin, Another Country a également publié de belles photos noir et blanc sur des garçons de passe du milieu des années 60, renvoyant à un article de Out Magazine.






Ange très préoccupé chez Gejaj rakonto

Il n'est point besoin de comprendre l'Esperanto pour apprécier les photos souvent humoristiques du blog Gejaj rakonto, dont l'auteur, Jeromo, m'a fait l'honneur de traduire en cette langue qui peine tant à s'imposer, quelques uns de mes textes.
Comme moi, Jeromo semble apprécier les anges un peu fragiles entrés fraîchement dans l'âge adulte. Comme le montre la photo ci-contre, il s'amuse, lui aussi, de leurs maladresses, de leurs facéties, et, comme on peut le voir, de leurs préoccupations.





Dans les rues de Toulouse, par Tambour Major
Je me délecte depuis longtemps des billets et images de Tambour Major.
Un auteur de blog qui raconte sa vie, ce pourrait être terriblement ennuyeux, à l'aune du narcissisme ambiant. Tambour Major, lui, nous conte "les choses de la vie", et c'est toute autre chose. C'est écrit avec délicatesse, humour et tendresse.
Outre ses (rares) billets d'humeur, TM nous offre de jolis poèmes en prose, des contes, des photos dont il est l'auteur et ses carnets de voyage.
Aussi, dans une publication récente, il relate l'un de ses rêves ; touchant.
Enfin, Tambour Major nous donne, de temps à autre, ses recettes gourmandes (ses pâtes aux pleurotes sont une bénédiction !) : ça s'appelle la générosité.

Chatouillis


mercredi 4 novembre 2015

Animal on est mal

On n'attend plus qu'un rugissement.

En Scope


J'expliquai à un jeune cinéaste, lors de nos toutes récentes longues marches, les différentes innovations des grands studios pour contrer la télévision dans les années 50.
Il y eut notamment l'arrivée des films en cinémascope et autres formats "larges" (70MM, Cinerama...) pour démontrer à quel point le cinéma était un spectacle que la petite boîte ne pouvait égaler.
J'illustre étrangement mon propos avec cette photo : avouez que le format panoramique met admirablement en valeur cet ange casqué en méditation (ou se lamentant de constater qu'il a oublié de recharger son smartphone : quelle prise de tête !).

Jack Kerouac


Bibliothèque a minima


C'est Josep, lecteur de Catalogne,
qui m'a envoyé cette photo
d'une bibliothèque
très virtuelle.

Il s'agit d'un appartement de Mantova (Mantoue, Italie)
réhabilité par les architectes Diego Cisi et Stefano Gorni.
Je ne sais si les intentions des concepteurs étaient de dénoncer
l'appauvrissement de la diffusion du savoir ou... sa fossilisation.

Facygnation


mardi 3 novembre 2015

À pile ou fesses

Photos Markus Bolingmo
Émouvant, non ?

Un pneu, mon neveu*





Giovanni Battista Pirelli, primo a produrre pneumatici in Italia, all’età di 17 anni volontario garibaldin.

Giovanni Battista Pirelli , qui fut le premier à produire des pneumatiques en Italie, ici âgé de 17 ans, volontaire aux côtés de Garibaldi.









* Et même pas honte.

Soirée d'automne


lundi 2 novembre 2015

Vues... imprenables (?)


Je sens vaciller
ma conviction que l'on 
doit absolument, 
de tout temps, 
porter une ceinture...

Michael Jackson sublimé, un cadeau :

Rien n'est plus malaisé que d'adapter ce style de musique au piano solo.
Bence Peter en fait un impressionnant numéro de voltige pianistique.
Chapeau bas !

Feuilleté


dimanche 1 novembre 2015

" Que je m'aime ! "

J'ai beaucoup vilipendé les "selfies".
Mais la chair est faible : je suis prêt à accorder des dérogations à qui m'enverra des autoportraits exclusifs.
Des portraits de lecteurs de fesses et de profil ?

Bon dimanche !

Sebastiane : à damner un saint !


... longues séquences érotiques...
En 1976, Derek Jarman (Paul Humfress co-réalise) s'empare du personnage mythique de Saint Sébastien, incontournable figure de l'iconographie gay, et donne à voir un ofni (objet filmique non identifié) entièrement dialogué en latin, qui emprunte à Fellini (la première scène est digne du Satiricon) et transcende le héros, objet des fantasmes de soldats livrés à eux-mêmes en des contrées reculées de l'empire, en l'absence de toute présence féminine. On imagine sans peine à quel point le film scandalisa, au point, après un petit tour dans les cinémas d'art et essai, d'être relégué dans les salles "spécialisées", comme n'importe quelle production "classée X", selon l'étiquette (infamante) de l'époque. Il faut dire que Jarman ne s'embarrasse d'aucune pudeur pour décrire le quotidien de la soldatesque impériale : longues séquences érotiques, plans appuyés sur la musculature des protagonistes, jusqu'à la scène du martyre, filmée dans un  style que n'aurait pas renié un Pasolini, entre Mille et une nuits et Salo.


La vision que donnent Jarman et Humfress est sans ambiguïté, donc, si l'on en juge par le synopsis :

Au quatrième siècle après JC, Sebastiane est membre de la garde personnelle de l'Empereur Diocletian. Quand il essaye d'intervenir pour arrêter la strangulation de l'un des gitons de l'Empereur par un de ses gardes du corps, Sebastiane est dégradé au rang de simple soldat et exilé dans une garnison éloignée dans un lieu désertique où les soldats, en manque de femmes, s’adonnent parfois à l’homosexualité.
Bien que considéré comme l'un des premiers Chrétiens, Sebastiane est un adorateur du dieu solaire romain Phoebus Apollon et sublime le désir de ses compagnons masculins par l'adoration de sa déité et son pacifisme. C'est aussi le cas pour Severus, le commandant de la garnison, qui devient de plus en plus obsédé par Sebastiane, et cherche à le faire céder à ses avances. Ce dernier le repousse.
Justin, un de ses compagnons d'armes, est également amoureux de Sebastiane et se rapproche de ce dernier bien que cette attirance soit non-réciproque. Adrian et Anthony, deux des compagnons d'armes de Sebastian, sont homosexuels et leur amour partagé est connu de tous.
Finalement Severus essaye de violer Sebastiane et décide en fin de compte son exécution sommaire. Ses camarades doivent lui décocher chacun une flèche.


Une scène



Extraits évocateurs.




DVD : Le film accompagne, sur ce support, le livre de Didier Roth-Bettoni Sebastiane ou Saint Jarman, cinéaste queer et martyr (ouf !) sorti l'an dernier aux éditions Erosonyx.
Le mérite du livre est d'offrir une traduction intégrale des dialogues en latin du film. Il étudie également le cas du "vrai" Saint Sébastien et les œuvres que le personnage a inspirées.




... longues séquences érotiques...

Moins "barbu-hipster" (!), par Guido Reni (1616)
Vous noterez que, tout mécréant que je sois, je fête aujourd'hui dignement la Toussaint.

Un autre Sébastien

Blondinet à souhait : Michael Biehn
Il y eut un Martyre de Saint-Sébastien que je n'ai pas vu, improbable coproduction européenne de 1984 où le Saint est incarné, en vision plus éphèbophile par Michael Biehn, habitué des plateaux tv, qu'on a pu voir, notamment dans la série inspirée des Sept mercenaires ou, au cinéma, dans Le roi scorpion.
Franco Citti, disciple de Pasolini fait partie de la distribution.
Pour le reste, les extraits visibles ici et là - voire risibles ici et là - ne donnent pas à penser qu'on est passé à côté d'un chef-d’œuvre.
Celui-ci m'a plu surtout pour la chanson qui l'accompagne (Cavaleiro Monge par Mariza) :