Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


jeudi 12 mai 2016

Hérésie !

Pris en situation mardi dernier

Ils ne reculent devant rien pour former le mauvais goût du consommateur.
Au secours !

'y a pas plus gay

Pan par James Bidgood, années 60

mercredi 11 mai 2016

Je plane !



Triste ?
Viens voir tonton !

En Vercors

Non loin d'Omblèze (Drôme) - Silvano Mangana
Depuis la clairière où nous sommes posés, on voit  la route qui monte péniblement depuis Crest. On s'attend à tout moment à voir arriver une colonne de soldats allemands avec ses blindés et ses side-car. On a vu beaucoup de films, il est vrai.

Accessoire


Malgré mon âge canonique (ou presque), je n'ai jamais porté de supports-chaussettes.
Je confesse que je trouve l'accessoire assez sexy.

mardi 10 mai 2016

Heu-reux !


Amoureux d'avant


Mollets hardis

William Sachtleben etTom Allen Jr au Parthenon, 1891
Ces deux étudiants entreprirent, en 1890, un tour du monde à bicyclette.
Ils rapportèrent 1200 photographies de leur périple à travers l'Europe, l'Asie et l'Amérique du Nord, , dont un tiers des négatifs seulement a survécu.

Beaux-arts


Via GC Gazette d'un certain Silvano.
Je recommande : clic

lundi 9 mai 2016

Aveuglé, aveuglant



Un rien l'amuse







Voilà donc ce qui met en joie mon jeune compagnon de séjour en Vercors, après qu'il m'a fait suer sang et eau sur les pentes escarpées du massif où, à chaque pas, l'ombre rafraîchissante succède à une intense lumière dispensée par un soleil vengeur.
La semaine précédant notre arrivée, il neigeait encore.

Toujours d'avant-garde



On imagine la réaction du premier public de Parade, le ballet dansé par les Ballets Russes de Serge Diaghilev sur un scénario de Jean Cocteau, une musique d'Erik Satie, dont costumes et décors étaient signés Pablo Picasso.
C'était en 1917. L’œuvre (recréée telle quelle par Suzanna Della Pietra pour Europa Danse) apparaît aujourd'hui étonnamment moderne, voire... toujours d'avant-garde !
Cocteau, Picasso, Satie :  casting d'enfer, comme on dit aujourd'hui, sans que l'on retrouve pour autant pareille collaboration de grands de la culture !

dimanche 8 mai 2016

Chemin de croix

Et ils constatèrent
qu'il est bien difficile
d'accéder au septième ciel.

Le sourire d'Oscar


Bon dimanche !

Bel acteur

Matt Dillon - Outsiders - Francis Ford Coppola 1983

Quel talent !


James Thiérrée a hérité de la "vis comica" de son grand-père, un certain... Charlie Chaplin.
Si vous avez l'occasion de le voir sur scène, ne la manquez pas.

Cadeau : mélancolique Piotr-Illitch


Je ne sais rien du charmant Akira Naito.
J'aime son jeu en simplicité : le texte, rien que le texte, tout le texte.

Quelle nuit !


jeudi 5 mai 2016

Trouver chaussette à son pied

Les charmants jeunes gens qui posent dans ce décor d'une élégante sobriété, réhabilitent heureusement le port des chaussettes hautes, que l'on peut préférer toutefois d'une couleur moins agressive.
Reconnaissons qu'un rien les habille.

 Il faudra vous équiper, bien sûr, des accessoires de rigueur : c'est sexy !

L'effet que tu me fais


Cadeau : noire Venise


Transcription très inspirée de l’œuvre pour piano seul de Fran Liszt.

René Crevel, mort à 35 ans

 
 
 
" La bouche est le gouffre où le plus voluptueux de notre chair a connu le doux naufrage et aussi les terribles tempêtes tout contre les rochers des dents. "
(Mon corps et moi - 1925)

mercredi 4 mai 2016

Châtiment corporel


Une bonne fessée et au lit sans manger :
ça t'apprendra à corner les pages de MON Justine de Sade de la Pléiade !

Le nez au vent







À vélo, on est maître de soi, libre de s'arrêter où le laid et le beau interpellent le regard.
La bicyclette est faite pour les esprits curieux.
Parfois, on ne sait pourquoi, elle nous mène au hasard, de ruelles en venelles où nul moteur jamais n'a vrombi.
On est en roue libre.
Pour de bon.

Émile Nelligan, un vrai poète maudit


Émile Nelligan (Montréal 1879/1941) mérite l'appellation (par ailleurs galvaudée) de "poète maudit", qui mourut interné de 1899 à sa mort, soit pendant 42 ans, en asiles d'aliénés.
À l'instar d'un Rimbaud chez nous, ce véritable génie est devenu mythe national au Québec.
On lira la notice très bien documentée de Wikipédia ici : clic


Hommage à St Petersbourg par
Gregory Pototsky

 Le vaisseau d'or

Ce fut un grand Vaisseau taillé dans l'or massif:
Ses mâts touchaient l'azur, sur des mers inconnues;
La Cyprine d'amour, cheveux épars, chairs nues,
S'étalait à sa proue, au soleil excessif.

Mais il vint une nuit frapper le grand écueil
Dans l'Océan trompeur où chantait la Sirène,
Et le naufrage horrible inclina sa carène
Aux profondeurs du Gouffre, immuable cercueil.

Ce fut un Vaisseau d'Or, dont les flancs diaphanes
Révélaient des trésors que les marins profanes,
Dégoût, Haine et Névrose, entre eux ont disputés.

Que reste-t-il de lui dans sa tempête brève?
Qu'est devenu mon cœur, navire déserté?
Hélas! Il a sombré dans l'abîme du Rêve!







Le buste du square Saint Louis, à Montréal
Note du 8 mai : 
Eric D. nous envoie ce lien (document Microsoft Word) qui permet d’accéder à l’œuvre de Nelligan, merci à lui : lien

Moi, pour l'Ascension...

je
monte
dans le Vercors
avec un adepte de l'escalade.
Dans quel état reviendrai-je ?
À suivre.

Nota bene : les commentaires relatifs aux billets publiés ce jour et les trois suivants, seront mis en ligne dimanche prochain 8 mai.

mardi 3 mai 2016

Le printemps, c'est pour quand ?

Photo Alex Stoddard

Les jeux vidéo...


c'est mieux à deux,
ne trouvez-vous pas ?

Menu larcin

Photo Silvano Mangana. Non mais !
Amusant de trouver cette photo (argentique, à l'origine) de F. qui trône au-dessus de mon lit depuis quelques années, dans un blog espagnol (ou d'Amérique du Sud ?). Je l'avais publiée ici, il y a déjà fort longtemps. Le blogueur ne cite pas le nom de l'auteur, mais Gay Cultes figure dans les liens de la colonne de droite. Le jeune F. fit un temps partie de ma vie ; sa mère avait fait de moi un référent : j'étais une "bonne fréquentation". Quoique...

Pris à pic

Brasero, Pompei - Matériau inusable, montée en chaleur rapide

Si on s'évadait ?!

lundi 2 mai 2016

En totale liberté

Sumba, Indonesia - Jean-Christophe Huet, photographe

Tendance

Cet été,
ce sera
marinière
et shorts (enfin vraiment courts).

David Bowie lisait


David Bowie aimait la littérature.
On trouvera ci-après, la liste de ses cent livres (d'auteurs anglo-saxons principalement) préférés : clic
Si on demandait à une certaine star française de nous citer ses 100 ouvrages favoris... on s'amuserait bien !

Publication de Tombe, Victor !

J'avais publié ici des extraits de ce roman, comme un journal intime d'adolescent retrouvé dans le grenier de ma mémoire, l'imagination faisant le reste.
Lors de cette publication en épisodes hebdomadaires, vous avez été très nombreux à me prodiguer vos encouragements, à exprimer le souhait d'avoir le roman entre les mains. N'étant pas écrivain professionnel, j'ai eu quelque mal à trouver le moyen de diffuser ces pages écrites avec le cœur. Après moult atermoiements, j'ai décidé de faire publier l'ouvrage par l'intermédiaire d'un éditeur du Net dont j'ai vérifié le sérieux. Certes, l'éditeur ne se mouille pas outre mesure, et l'on ne pourra, dans un  premier temps, acquérir le livre qu'en le commandant ou en achetant sa version numérique sur des sites bien connus. 
L'impact de ce blog peut décider de l'avenir de Tombe, Victor ! 
Il y aura donc de la "promo" sur Gay Cultes afin d'assurer la plus large diffusion possible, sachant que le "succès" n'est pas ma priorité, le gain encore moins. Ne perdons pas de vue qu'il y a des exemples d’œuvres publiées de la même manière qui ont connu une belle destinée par la suite.
Enfin, je voulais signaler qu'ayant sollicité du peintre britannique Jonathan Wateridge les droits de reproduction de son œuvre Boy on Wall, celui-ci me les a immédiatement accordés après lecture d'un extrait du roman. Je perçois cela comme un encouragement et le signe que l'entreprise est viable.  Pour vous procurer Tombe Victor ! que je signe du nom d'auteur Louis Arjaillès, il suffit de cliquer sur le lien ci-après, en espérant que vous préfèrerez l'édition-papier au numérique :

Commander "Tombe, Victor !" : clic

Page Facebook : n'hésitez pas à vous rendre sur la page de Tombe, Victor ! pour suivre l'avancement du projet, à cliquer sur "J'aime" et à faire part de vos encouragements !
C'est ici : clic

Extrait :


Est-ce que je sais qui je suis ?
Toutes ces questions qui m'assaillent...
Je suis un extra-terrestre peut-être, dans un monde que je ne comprends pas.
Le crissement de la craie sur le tableau m'agresse ; craie, laisse-moi au creux de mes pensées s'il te plaît.
Je ne pense qu'à Victor ; il me hante la nuit dans mon sommeil ; parfois, je crie et me réveille en sursaut ; soubresauts ; frayeur.
Ma mère ne sait pas me consoler.
Je voudrais une voix douce, rassurante ; au lieu de cela, elle cède à la panique, hurlant presque :
- Qu'as-tu, mon fils ? Pourquoi as-tu crié ? Tout va bien, pourtant ! De quoi pourrais-tu te plaindre ?
Lui dire « Je pense à Victor qui m'ignore, qui fait comme si la boulette de papier mâché que je lui ai lancée avec mon stylo-sarbacane ne l'avait pas atteint » ?
Impossible, inavouable, hérésie. Serais-je un monstre ?
Victor m'ignore, ou il sait ; trop bien.
Mais alors, il me méprise, me hait peut-être ?
Je remarque tout, sa nouvelle chemise à petits carreaux verts, sa coupe de cheveux toute fraîche, la petite tâche sur le blazer, le lacet défait : attention, Victor, tu pourrais tomber !
Tombe Victor, oui tombe !
Ton genou saignera et moi je lècherai la plaie pour qu'elle ne s'infecte pas ; après, je soufflerai dessus pour que ça sèche et tu me souriras, et tu diras :
« Merci, comment je ferais si t'existais pas ? ».
Et alors tu m'embrasseras doucement sur la joue ; et il y aura une larme qui coulera ; et tu l'avaleras.
Craie, laisse-moi au creux de mes pensées, s'il te plaît.


(c) Louis Arjaillès 2016

Caravaggio (Le Caravage) : un original découvert en France ?

La version actuellement visible de l’œuvre en question. Un "original" bientôt révélé ? (Eric Vandeville / Abaca)

[D'après le Quotidien de l'art, une version originale du tableau Judith décapitant Holopherne du peintre italien pourrait bel et bien avoir été redécouverte en France. En attendant l'expertise, le ministère de la Culture a interdit sa sortie du territoire.]
Le Figaro (site Internet).
La suite ici : clic

Note à 12 heures, lundi 2 mai :
Celeos (Véhèmes) me signale que les experts se sont mis d'accord.
Il s'agit bien d'un authentique tableau de Michelangelo Merisi dit Le Caravage.
Mazette !

Note à 17 h 15, mardi 3 mai :
Selon un autre estimé commentateur, la bataille n'est pas terminée !
(Voir les commentaires)
À suivre. Avec intérêt, en ce qui me concerne.

dimanche 1 mai 2016

Galipettes

Photo de Paulo Madeira

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Epeda (!) multi-soupirs ?

Bon dimanche !

Premier mai

Leonard Freed - Naples 1956

Je n'avais pas de muguet sous la main

Agapes


Simple et revigorant plateau pour ce que les anglo-saxons (et les influencés) nomment "brunch".
On préfèrera évoquer une légère collation dominicale.
C'est juste ce qu'il faut pour rejoindre quelque cortège célébrant la Fête du Travail, laquelle, cette année, ne nous permet pas d'envisager l'un de ces ponts, dont nous autres, français, sommes si friands.