Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


samedi 6 mai 2017

jeudi 4 mai 2017

mardi 2 mai 2017

Frémissements

Carlo Scarpa

Marc Shulze a de beaux yeux


"Nos années folles" : belle affiche

Un hommage sera rendu à l’œuvre d'André Téchiné lors du 70è Festival de Cannes, au cours duquel sera présenté son nouveau film, Nos années folles.
L'affiche, magnifique, devrait mobiliser contre elle, on peut le craindre, les ligues de vertu qui sévissent dans notre belle France.
On parie ?



Bête immonde

On sait que le policier assassiné sur les Champs-Élysées était un gay revendiqué. Le discours exemplaire de son ami lors de la cérémonie officielle était émouvant, oui, mais pas pour tout le monde : un fasciste homophobe a craché sa haine sur les réseaux "sociaux" :



Derrière ce pseudo se cacherait Pierre-Marie Payet, agé de trente et un ans, dont le grand-père est né à La Réunion et le père cadre historique du Front national en Picardie. Cet ancien rapeur est connu pour sa haine des homosexuels et a été condamné à de la prison ferme pour « injure publique et provocation à la haine raciale » en 2014. 

Et il paraît qu'il y a des gays pour voter Le Pen-fille .
Ou pour s'abstenir.
Ou voter blanc.

 

Mac Mahon : un cinéma indispensable

Hier, à Paris : belle élégance !

lundi 1 mai 2017

Ilian tout nu, c'est cadeau porte-bonheur

Vous l'aviez repéré dans La famille Bélier, petits coquinous !
Allez, en guise de (beau) brin de muguet, je vous offre un Ilian Bergala tel qu'en lui-même.
C'est un extrait d'un téléfilm (très moyen) intitulé Le premier été.
Que vienne la saison chaude.
En attendant, agrandissons l'écran !


Conseil technique : cliquez sur HD et choisissez 480p

Rive


Le chemin des contrebandiers (Tombe, Victor ! Livre 2) Extrait 4

" Ohé, ohé, Pompidou
Pompidou navigue
Sur nos sous ! "
La mezzanine hurle à tue-tête : Jean-Jacques Guglielmi, le seul « terminale » connu de nous comme militant de l’UDR vient de faire son entrée, déclenchant une bronca qui a raison des nerfs d’Eliane, la fille de la maison, qui ajoute ses « Arrêtez, arrêtez, j’en peux plus ! » au tumulte régnant sans obtenir – bien au contraire – le moindre résultat.
Guglielmi se distingue de nous par son allure. Sanglé dans un costume de bonne facture, sur la veste duquel il a épinglé une croix de Lorraine en argent, dûment cravaté de soie, il affecte une démarche gaullienne d’échassier, longue silhouette qui fait penser à un dessin de Bosc, mon caricaturiste préféré des pages « humour » de Match, lequel promène désormais sa maigre silhouette et sa déprime dans son refuge de la Résidence des fleurs, non loin de la maison des remparts où le peintre Nicolas de Staël abrita la sienne quelques années auparavant, avant de se donner la mort.

Le balcon de cet immeuble de luxe est le seul qui n’ait à offrir aux abeilles la moindre fleurette à butiner. « Tu verras, c’est facile, il n’y a pas de géraniums rouges. » m’avait-il indiqué en souriant tristement lors de la prise de rendez-vous.
Pour le journal du lycée, je suis donc allé l’interviewer et j’ai pris une photo à son idée : allongé tout habillé dans sa baignoire, visage impassible presque douloureux comme pour définir les limites du gag.
Là s’arrête le lien avec l’artiste, dont les opinions politiques seraient, selon moi, mieux symbolisées par un drapeau noir que par l’emblème du général : Guglielmi plastronne dans les cafés lors des campagnes électorales, faisant entendre à grand peine sa voix flûtée dans le vacarme des verres entrechoqués et les éclats de voix des autochtones empastissés. Il est pourtant en terrain conquis : cette ville est une place-forte des conservateurs, et ce depuis Louis XVIII au moins.
La fine moustache brune qu’il lustre constamment de ses longs doigts malingres l’apparente au baron de Charlus tel que je l’imagine.
Il se raconte dans la bande que c’est le départ du grand Charles qui est à l’origine de son désormais fameux complet noir. Le deuil.
Ce n’est nullement improbable, si l’on considère la scène à laquelle j’assistai, dans mon propre cercle de famille, le soir où le Président annonça son retrait à la télévision.

(À suivre)
(c) Louis Arjaillès - Gay Cultes 2017
Si vous avez manqué le début :
clic

Le "Maréchal" Bosc

Antibes


Si la ville s'est muée en agglomération d'importance, le vieil Antibes et le premier port n'ont quasiment pas changé depuis l'époque de Tombe, Victor ! et du Chemin des contrebandiers.
C'est une ville coquette, un peu trop "propre sur elle ", un peu comme Vérone : hormis les touristes, on y croise des retraités friqués habillés Lacoste et jeans à plis, chaussés Dockside en simulacre "j'ai un bateau".
Sous la Courtine du port, des restaurants de qualité variable, et des pubs pour les nombreux marins des yachts du port Vauban et la clientèle britannique.
Le Château des Grimaldi (oui, ceux de Monaco !) s'est mué en Musée Picasso : outre la flânerie sur les remparts et une halte sur le bastion Saint André (où Paul rencontre un ange), ce sera la principale visite à effectuer.
Comme dans toute la région, les tarifs pratiqués ici en tous domaines sont prohibitifs.
On peut préférer... l'Italie.

dimanche 30 avril 2017

Idéal érotique


Ébouriffé, ébouriffant

À nouveau Hugh Laughton-Scott | Photo ?
Bon dimanche !

Ruissellements


Quel bonheur de revoir Johan Libéreau et Pierre Perrier dans cet extrait du film d'Anthony Cordier sorti en 2005.
Trouble, ambigu, sensuel, mais jamais scabreux : un exploit !

L'eau à la bouche

Orecchiette "maison", Bari, Pouilles (It.)

samedi 29 avril 2017

Quelle imprudence !


Vu d'en bas

Photo Romain Le Cam

Pieles/Skins : un ofni*



Le film fantastique espagnol d'Eduardo Casanova disponible en vidéo à la demande chez Netflix France ne bénéficiera pas, semble-t-il d'une sortie en salles, pour cause de frilosité excessive des distributeurs.
La bande-annonce ci-dessus laisse pourtant entrevoir quelque chose de nouveau, un mélange de Cronenberg et d'Almodovar dopé aux amphétamines. Du Bunuel post-moderne, peut-être.
Et puis, en ces temps d'élections, des anus à la place de la bouche... ça me parle !
















* ofni : objet filmique non identifié

Un entêtant parfum de cire


vendredi 28 avril 2017

Moment de grâce


Je t'espère


" One kiss", actuellement, sur trop peu d'écrans

Ce film italien (titre original Un bacio : on se demande pourquoi le titre français n'est pas Un baiser) laisse entrevoir un Roseaux sauvages à l'italienne.
Synopsis : Lorenzo, Blu et Antonio sont lycéens dans une petite ville du Nord de l’Italie. Rejetés par les autres qui les considèrent comme marginaux, ils se lient d’amitié et forment rapidement un trio inséparable. Mais « un baiser » va venir tout bouleverser … 
Las, le film n'est visible que dans 7 salles en France, dont deux à Paris à des horaires improbables. On attendra donc une sortie DVD pour se faire une idée.




Vous avez dit Roseaux sauvages ?



J'y vais ? J'y vais pas ?


mercredi 26 avril 2017

Complicité

La recherche d'images de gougueule ne m'a pas permis de créditer...

Auprès de mon arbre

Cette fin d'avril
ressemble à une fin février.
Vivement le retour des shorts !

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Charles Marville. Vespasiennes, Paris, vers 1875

Grand écrivain

Boris Pasternak (1890-1960)

Je relirais volontiers Le docteur Jivago

Édition originale de 1958