Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)
samedi 20 mai 2017
Le meilleur de toi-même
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vendredi 19 mai 2017
Gloria Emmanuel in exelcis deo
Bien qu'ayant voté pour lui, je n'emboucherai pas les trompettes à la gloire du nouveau président de la république française.
Primo, il y a plus agréable à emboucher par les printemps qui courent (et oui, il m'arrive de m'autoriser une grivoiserie !).
Secundo, même si je peux me satisfaire de voir arriver un ministre de la justice qui va causer quelques suées nocturnes à (au moins) trois justiciables de renom, je ne peux que réprouver la nomination d'un adversaire acharné du mariage pour tous (Darmanin)et, bien sûr, d'un premier ministre qui s'affirme sans ciller "de droite".
Cela dit, j'apprécie la nomination de Madame Nyssen à la culture et de M. Hulot (qui renonce à ses vacances) à l'écologie.
Bref, le président fait ce qu'il avait dit qu'il ferait, et ne commet pas l'erreur politique monumentale de Chirac en 2002 qui n'avait absolument pas tenu compte de la composition de l'électorat qui l'avait plébiscité contre le père Le Pen.
Nous avons tellement été habitués au grand n'importe quoi au cours des quinze dernières années, qu'on peut expliquer, à défaut de l'approuver, le comportement des médias bluffés par les premiers pas commentés comme "sans faute" du nouveau monarque.
De là à accompagner chaque action d'un concert de louanges sans aucun recul, d'en faire un saint laïque, de pousser des soupirs extatiques à chaque parole prononcée, de signer des éditoriaux en génuflexions mystiques, il y a un monde. Et l'on rappellera à mesdames et messieurs les journalistes les mots du grand Albert Londres qui coiffent le présent billet.
Les vicissitudes de la politique, les événements nationaux et planétaires à venir vont, sans doute, doucher quelque peu l'encensoir des thuriféraires de la pensée macronienne.
On se contentera d'espérer que le nouveau venu fera bien son boulot, qu'il saura écouter la colère qui gronde dans nos provinces (Paris étant l'exception qui confirme la règle), et faire en sorte de déconcerter les populistes de tout poil ; bref, d'apaiser ce pays malade de ses divisions.
Allez, on s'autorise encore un peu de rêve, ça fait pas de mal.
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| Faites gaffe quand même, M. Hulot ! |
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jeudi 18 mai 2017
Plastiquement aimable
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Un immense besoin d'Italie
C'est à Verona (Vérone) que je descendrai, en solo, pour l'Ascension.
C'est une ville reposée, d'où l'on peut facilement joindre Venise où débute la biennale.
L'hôtel, où j'ai déjà séjourné en compagnie d'un ami cher aujourd'hui disparu, bénéficie d'une jolie petite terrasse où l'on peut boire un Spritz "à la fraîche", le soir venu.
Le touriste lambda ne quitte guère le centre historique : on peut donc s'isoler pour méditer sur les rives de l'Adige.
C'est exactement ce dont j'ai besoin.
mercredi 17 mai 2017
Envers et contre tout...
"Baisers cachés" ce soir sur France 2
Les "journées mondiales" sont-elles nécessaires pour dénoncer les fléaux de toutes sortes qui polluent nos sociétés ?
Aujourd'hui, c'est l'homophobie qui est ainsi "mise en vedette".
On saluera tout de même l'initiative de France 2 de programmer en première partie de soirée le téléfilm "Baisers cachés", dont j'ai pu voir de larges extraits. Ne nous attendons-pas à un grand moment de télévision : la réalisation est plate, le sujet traité de manière très "pédagogique", les acteurs falots, à l'exception notable de Patrick Timsit, apparemment très impliqué dans son rôle de père.
Je pense, et ce n'est que mon avis, qu'une histoire d'amour heureux, positif, eut été préférable : l'amour entre personnes du même sexe gagnerait à être banalisé. Ce serait à mon sens la meilleure façon de ridiculiser les homophobes de tous horizons.
Néanmoins, je serai devant mon écran.
Je note qu'Arte, notre meilleure chaîne de télé, a choisi de programmer ce soir un "Thema" sur Almodovar et les femmes.
Intéressant, certes, mais aujourd'hui...
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Homophobie : scènes de la vie ordinaire
L'association SOS HOMOPHOBIE lutte jour après jour contre ce fléau.
Au lycée, entre autres, de nombreux jeunes sont victimes de l'exclusion et, pire, de harcèlement en raison de leur préférence sexuelle.
C'est inadmissible dans une société qui se veut moderne et civilisée.
Mais plutôt que de ressasser nos indignations, nous devons faire en sorte d'informer ces jeunes sur les recours qu'ils peuvent exercer quand ils sont victimes de ces comportements indignes.
Pour que certains réseaux deviennent réellement "sociaux", n'hésitez pas à diffuser les coordonnées de l'association, et celles du Refuge, qui accueille ceux qui vivent la pire des exclusions : à l'intérieur de leur propre famille.
Liens :
SOS HOMOPHOBIE
LE REFUGE
SPOT TV LE REFUGE 2017 from Pascal PETIT on Vimeo.
Au lycée, entre autres, de nombreux jeunes sont victimes de l'exclusion et, pire, de harcèlement en raison de leur préférence sexuelle.
C'est inadmissible dans une société qui se veut moderne et civilisée.
Mais plutôt que de ressasser nos indignations, nous devons faire en sorte d'informer ces jeunes sur les recours qu'ils peuvent exercer quand ils sont victimes de ces comportements indignes.
Pour que certains réseaux deviennent réellement "sociaux", n'hésitez pas à diffuser les coordonnées de l'association, et celles du Refuge, qui accueille ceux qui vivent la pire des exclusions : à l'intérieur de leur propre famille.
Liens :
SOS HOMOPHOBIE
LE REFUGE
C'est le moins que l'on puisse faire
La France se dit prête à accueillir des homosexuels persécutés en Tchétchénie.
Le ministère des Affaires étrangères a indiqué ce lundi dans un communiqué que la France était "prête à examiner les demandes de visa à caractère humanitaire" de personnes homosexuelles victimes de persécutions en Tchétchénie. Pour le moment "aucune demande de visa n'a été présentée par les personnes concernées" mais "leur dossier serait bien entendu examiné rapidement si une demande venait à être déposée", ajoute--t-il.
mardi 16 mai 2017
Bien sous tous rapports
Hôtel parisien
Jolie, l'image choisie par Elle pour illustrer un papier sur un nouvel hôtel, le Jules et Jim, qui vient d'ouvrir... dans le Marais.
Tout un programme.
lundi 15 mai 2017
Le chemin des contrebandiers (Tombe, Victor ! Livre 2) Extrait 6
J’essaie de lutter contre cette aversion que j’éprouve pour la laideur, réelle ou présumée. Je dois convenir que les garçons que je juge – de quel droit, me blâmé-je ? - physiquement disgracieux ont peu de chance de faire partie de mon cercle d’amis. Autour de moi, une petite armée d’anges radieux entretient, sans en avoir probablement conscience, la confusion de mes sentiments où s’affrontent désir et sympathie. Je suis amoureux de Frédéric, de Thierry, de Jean-Charles, de Bertrand, et, bien sûr, de ce Marco avec lequel je veux tisser des liens plus intimes qu’avec tout autre. Je ne me pardonne pas d’être à la merci des tentations de la chair, je hais cette sorte de priapisme de la pensée qui semble vouloir guider, impérieux, mes relations avec la faune lycéenne.
J’y pense quand je suis seul avec mes doutes, mais capitule dès le premier sourire qui vient à éclairer un visage un peu plus agréable à l’œil, que j’ai distingué au milieu de tous les autres, comme pris dans le faisceau de l’un de ces projecteurs de poursuite qui, dans leur halo, emprisonnent sur scène la silhouette des vedettes de music-hall.
J’ai changé. Ça ne fait aucun doute. C’est l’apprentissage de la vie qui l’a voulu ainsi, m’offrant le plus bel amour du monde et me retirant aussitôt ce cadeau, laissant en moi la trace des premières meurtrissures. Un cœur tout neuf est chose fragile que nul de devrait pouvoir briser.
Victor Panella, le premier, l’initiateur, celui que j’aurais voulu dire « le seul », chevauche désormais une moto rutilante de 125 centimètres-cube, une japonaise sur laquelle il embarque cet Algérien devenu l’ombre de son ombre, qui ne le quitte pas. Dans la région, où de nombreux pieds-noirs ont trouvé refuge après le douloureux rapatriement, les arabes, bien qu’appelés à la grande reconstruction de l’après-guerre, se heurtent à l’hostilité de la population. J’ai été choqué à maintes reprises des pincements de nez et des froncements de sourcils qui accueillent le travailleur immigré qui ose prendre place à bord des Rapides Côte d’Azur sur la ligne qui relie Cannes à Nice, celle que j’emprunte régulièrement pour me rendre au Conservatoire. « Bougnoule », « bicot », « melon », « raton » sont les termes les plus usités pour les désigner, de la bouche même de camarades qui se prétendent progressistes ou pratiquent la religion catholique, celle dont je me suis éloigné, considérant que les préceptes de charité chrétienne et d’amour du prochain sont – c’en est la preuve – bien peu mis en pratique par ses adeptes.
En écuyer dûment adoubé du fils Panella, l’Algérien de Victor échappe à la vindicte qui accable ses semblables. Hocine, l’homme venu de nulle part, a surgi un jour on ne sait comment dans une fête de quartier où mon ennemi le plus intime lui a spontanément exprimé sa sympathie. La soudaineté de cette alliance, dont je fus le témoin, ne manqua pas de m’intriguer ; qu’elle ait perduré au-delà d’une saison n’est pas pour dissiper ma perplexité.
« L’Algérien » – ici, surnoms et sobriquets s’engluent à vous à jamais – a réussi admirablement son intégration dans la jeunesse locale, grâce à Victor, certes, mais aussi parce qu’il a su en épouser les rites, les attitudes et le style vestimentaire, jusqu’à ces cheveux noirs, ondulés, qu’il porte longs à la manière de Julien Clerc, la nouvelle coqueluche d’une génération qui tient les anciennes idoles « yé yé » pour des symboles de ringardise, écoute les tubes anglo-saxons que ne diffusent jamais les radios périphériques, admire des artistes qui n’ont pas droit de cité dans le Palmarès des chansons, l’émission de Guy Lux qu’assène chaque samedi à un public lobotomisé la télévision d’état.
Le racisme que je crois enfoui en moi, que je tiens à distance du mieux possible, pourrait, tel un démon, remonter à la surface, si le petit pincement d’alerte à la jalousie, ce vil sentiment dont je me méfie comme de la peste ne venait me raisonner. Hocine, que je vois comme l’éminence grise nouvellement promue de Panella, a, de surcroît, une qualité inestimable à mes yeux : il est beau.
Et, je le pressens, dangereux.
(À suivre)Et, je le pressens, dangereux.
(c) Louis Arjaillès - Gay Cultes 2017
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Illustration : Mick Jagger par Andy Warhol
dimanche 14 mai 2017
Cadeau : qu'il est beau le piano nouveau !
La nouvelle génération du piano français est à l'honneur ces temps-ci dans Gay Cultes.
Ici, Rémi Geniet interprète cette Partita du père de la musique avec une belle vigueur, dans une interprétation digne des plus grands.
Il serait discourtois de ma part de ne pas donner la seconde partie de cette vidéo ; la voici :
Vrai ?
« La France est un paradis peuplé de gens qui se croient en enfer »
Sylvain Tesson, qui a beaucoup voyagé.
Sylvain Tesson, qui a beaucoup voyagé.
samedi 13 mai 2017
Horizontalement
Homophobie criminelle
vendredi 12 mai 2017
jeudi 11 mai 2017
mercredi 10 mai 2017
L'ange Khaled : talentueux et... craquant
Khaled Alouach est la révélation du film de Chad Chenouga De toutes mes forces qui est en train de conquérir le cœur des spectateurs au point que les distributeurs viennent d'ajouter une quarantaine de salles dans l'hexagone.
Dans les entretiens à la télévision, le jeune acteur de 19 ans se montre touchant, doux, humble : on peut émettre le vœu que le vent de succès qui frappe à la porte n'emportera pas sur son passage cette personnalité attachante.
Dans le film de Chenouga, sur lequel je reviendrai, Yolande Moreau est sa partenaire, dont on sait qu'elle est, dans la vie, une belle personne.
De beaux débuts.
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| Khaled Alouach et Yolande Moreau |
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Fils des étoiles
J'ai retrouvé dans le grenier cette chanson italienne qui nous a tant fait danser.
Te souviens-tu ?
mardi 9 mai 2017
lundi 8 mai 2017
Le chemin des contrebandiers (Tombe, Victor ! Livre 2) Extrait 5
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| ... athlète robuste et gracile à la fois... |
« Faudra peut-être que j’essaie, un de ces quatre. » La phrase du beau Marc ne cesse de me tourmenter. Penché sur ma dissert’, labourant mon piano, ou tentant vainement de suivre le cours d’un roman, le visage d’Alena, que j’essaie de reconstituer mentalement dans la confusion, m’ôte toute possibilité de concentration. Et comme pour m’accabler sans remède, est survenu, hier matin, l'événement inespéré : l'apparition de l’astre, jaillissant sur le parquet du gymnase où je m’escrimais, pauvre loque indolente, contre un indomptable cheval d’arçon. Le beau blond s'est avancé dans un halo de lumière divine, trottinant dans son short de nylon, débardeur siglé OAJLP (Olympique d’Antibes-Juan les pins), baskets ailées, forcément, les cuisses avantageuses telles que je n’osais les dessiner dans mes évocations les plus hardies.
Perron, le prof d’éducation physique m’avait laissé là après le cours, en punition à la mauvaise volonté dont je fais preuve lors de ces séances de torture hebdomadaires ; ma mère m'en dispense le plus souvent, qui échange sa complaisance contre une ou deux heures supplémentaires au clavier. Du coin de l’œil, j’ai vu entrer l’objet de mon désir et me suis accoudé gauchement à l’instrument de sévices, ne sachant que faire de mon corps ; j’ai pris un air détaché, ai balbutié un « salut ! » qui se voulait de convenance, mais, j’en suis sûr, tout dénonçait mon émoi.
Celui qu’on n’appelle que Marco, a volé jusqu’à moi à petites foulées, condensé de grâce et de virilité, athlète robuste et gracile à la fois, impérial, sûr de lui.
Toujours trottinant, le garçon majuscule a tourné autour de moi, et, sans que son verbe ne trahisse le moindre effort :
« Monsieur Soubeyrand dans une salle de sports, pas croyable ! L’intellectuel, l’artiste, le garçon fragile, l’homme-à-hommes, ça, c’est la surprise de l’année ! »
Ne rien laisser paraître de l’émotion qui me liquéfie, sourire simplement parce que je suis heureux de lui faire face, trouver la force d’articuler convenablement ma réponse : il le faut, me suis-je ordonné.
« T’as raison, Alena, chacun son truc. C’est Perron qui m’a collé devant cette machine infernale, sans illusions, juste pour me punir d’avoir fait rire les autres pendant le cours. »
Il est vrai que je manie l’humour avec une certaine aisance : mes traits d’esprit sont des flèches que je décoche pour me faire valoir ou pour me sortir de situations périlleuses ; une soupape de sûreté bien utile.
« Les gens comme toi, il en faut, Soubeyrand. J’aime le sport, mais, tu sais, je cultive ma tête, aussi ; j’aimerais bien t’écouter jouer, paraît que t’es un as ! »
Je ne sais pas si je reviendrai un jour de l’aplomb avec lequel j’ai répondu, comment il m’est venu que je devais attraper le ballon qu’il me lançait, battre ce fer brûlant, réagir « allegro vivace » à son souhait et je lui ai retourné d’un revers imparable :
« Ah mais quand tu veux, Marco, samedi aprème, par exemple, ça te va ? »
Et lui, ayant saisi les règles de ce jeu subtil, dans l’une de ces impérieuses urgences que nous souffle cette petite voix intérieure qui, dans pareils moments, nous dit qu’il faut foncer :
« D'acc ! Tu sais jouer Wild world ? »
Ah, Wild world, chanson bénie des dieux de l’amour, m’exaltais-je in petto, doux refrains de nos parties de cartes du Milk, maintenant promise à complicité !
« Bien sûr, Marco, et plein d’autres ! » me vantai-je.
Anela soudain a plissé les jeux, son sourire s’est fait narquois :
« Et t’en profiteras pas pour me chasper, hein ? »
Il faut ici que j’explique au lecteur ce terme des idiomes locaux, propre aux «cacous », ces jeunes des faubourgs qui affectent d'être des "durs de durs" dont Marc Alena n’est pas, au demeurant : chasper, c’est, pour rigoler, mettre sans ambages la main au sexe d’un camarade !
Et moi, ragaillardi :
« Oh, Alena, tu me prends pour qui ? »
« Et bien justement... » persifle-t-il.
Nous sommes convenus de nous voir chez mes parents à quatre heures samedi, où il n’y aura que ma mère, ravie, ai-je anticipé, de faire la connaissance d’un camarade aussi avenant.
Et je me garderai bien de le chasper.
Avant que je prenne la fuite, Marc Alena a porté l’estocade : il a posé sa main avec une douce fermeté sur mon bras nu pendant quarante-sept secondes, et, plissant les paupières :
« Putain, il a la peau douce, le pianiste. »
(À suivre)
(c) Louis Arjaillès - Gay Cultes 2017
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Photo : Adriano Russo
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dimanche 7 mai 2017
À perdre haleine... ou pas
![]() |
| Photo Hedi Slimane |
Courir à perdre haleine jusqu'au bureau de vote, y aller à contre cœur, ou l'éviter résolument...
Chacun fera en son âme et conscience.
Bon dimanche !
Éloge du piano... et d'un pianiste
Franz Liszt, virtuose d'exception, première "rock-star" de l'histoire - les femmes se pâmaient et s'évanouissaient lors de ses récitals ! - mais aussi Don Juan émérite, se tourna, dans la seconde partie de sa vie vers le sacré, devenant un Abbé Liszt qui donna quelques très belles pages mystiques dont cette Bénédiction de Dieu dans la solitude, interprétée ici par le jeune Julien Libeer, élève de Maria-Joao Pirès. Pour ce pianiste, autrefois enfant-prodige, on veut bien se pâmer jusqu'à la syncope également.
Le talent allié à la beauté physique, c'est pas si souvent.
En cette journée de tous les dangers, ça détend.
Éloge de la côte de veau
Il faudra acquérir une côte d'un veau fermier élevé sous la mère ; s'il vient du Limousin, ce sera parfait.
Vous pourrez la déguster "nature", accompagné de bonnes pommes de terre coupées en quartiers grossiers (des "Agatha", ce sera super) ; dans un peu d'huile d'arachide, vous aurez fait fondre une bonne noix de beurre ; vous y déposerez votre côte de veau quand le beurre moussera.
Vous saisirez la viande, à feu vif, 4 minutes de chaque côté (vous salerez au moment de retourner la bête), puis 1 petite minute à feu doux.
Ensuite, vous réserverez un instant sur un coin du fourneau pour que les chairs s'assouplissent.
Vous pouvez choisir la version normande : quand votre viande se repose doucement non loin du feu, vous faites revenir des champignons puis vous ajoutez de la crème liquide : quand votre crème est à consistance vous remettez un instant votre côte en l'arrosant de votre sauce, mais brièvement
Dans les deux cas, c'est tout bonnement succulent.
Bon appétit.
Vous pourrez la déguster "nature", accompagné de bonnes pommes de terre coupées en quartiers grossiers (des "Agatha", ce sera super) ; dans un peu d'huile d'arachide, vous aurez fait fondre une bonne noix de beurre ; vous y déposerez votre côte de veau quand le beurre moussera.
Vous saisirez la viande, à feu vif, 4 minutes de chaque côté (vous salerez au moment de retourner la bête), puis 1 petite minute à feu doux.
Ensuite, vous réserverez un instant sur un coin du fourneau pour que les chairs s'assouplissent.
Vous pouvez choisir la version normande : quand votre viande se repose doucement non loin du feu, vous faites revenir des champignons puis vous ajoutez de la crème liquide : quand votre crème est à consistance vous remettez un instant votre côte en l'arrosant de votre sauce, mais brièvement
Dans les deux cas, c'est tout bonnement succulent.
Bon appétit.
samedi 6 mai 2017
Même habillé comme ça...
On notera les supports-chaussettes en résurgence d'un autre temps.
On notera les couleurs (dont celles des dites chaussettes) de nature à hérisser le moins modeux d'entre nous.
On notera que malgré cette atteinte aux pupilles averties des lecteurs de ce journal, le jeune homme est fort aimable. De plus, il lit un livre, ce qui, pour moi, mérite indulgence.
Finalement, on n'a qu'une envie, celle de le dévêtir au plus vite.
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