Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


vendredi 25 juillet 2014

Lumière d'été


Photo David Talley

Cadeau : somptueux, ce cadeau !


"Ah, nos peines seront communes" de Luigi Cherubini, compositeur italien né à Florence en 1760, accomplit l'essentiel de sa carrière en France, où il fut, notamment directeur du Conservatoire de Paris de 1822 à sa mort (1842).
"Ah nos peines..." est extrait de son opéra Médée. L'orchestration fait la part belle au basson, judicieusement exploité : ici, c'est Jacques Petit qui assure cette partie, avec une sonorité exceptionnelle qui s'accorde merveilleusement à la voix de la grande Marilyn Horne.
Frissons garantis.

La sieste

Dominique Amendola

J'ai rendez-vous avec toi


jeudi 24 juillet 2014

Massif



Félicitations


Cadeau : gondoles à Venise


Non, il ne s'agit pas de la scie des années 70, mais d'une très belle interprétation de cette "Romance sans paroles" Opus 30 n°6 d'un Mendelssohn pas assez estimé.
Par Daniel Barenboim, vous savez, ce pianiste et chef d'orchestre qui s'est mis en tête de réunir dans la même formation des musiciens israéliens et palestiniens.

J'ai fini mon roman


ou presque !

mardi 22 juillet 2014

Faut bien tuer le temps

Jessie & Sam | Photo Terry Smith

3 beaux anges




Ramdam

Dans mon album tumblr GC Gazette (si vous ne connaissez pas, c'est là : clic), c'est l'image (insérée autrefois ici-même) qui a, jusqu'ici, remporté les suffrages de la majorité des visiteurs : plus de 2000 "coups de cœur" ou "reblogages".
Poètes, poètes...

Voiture-restaurant

Restaurant dans une voiture Pullman
Note à 21h10 :
L'illustre blogueur Another Country rappelle à mon souvenir ce beau poème :

Ode

Prête-moi ton grand bruit, ta grande allure si douce,
Ton glissement nocturne à travers l’Europe illuminée,
Ô train de luxe ! et l’angoissante musique
Qui bruit le long de tes couloirs de cuir doré,
Tandis que derrière les portes laquées, aux loquets de cuivre lourd,
Dorment les millionnaires.
Je parcours en chantonnant tes couloirs
Et je suis ta course vers Vienne et Budapesth,
Mêlant ma voix à tes cent mille voix,
Ô Harmonika-Zug !

J’ai senti pour la première fois toute la douceur de vivre,
Dans une cabine du Nord-Express, entre Wirballen et Pskow.
On glissait à travers des prairies où des bergers,
Au pied de groupes de grands arbres pareils à des collines,
Étaient vêtus de peaux de moutons crues et sales…
(Huit heures du matin en automne, et la belle cantatrice
Aux yeux violets chantait dans la cabine à côté.)
Et vous, grandes places à travers lesquelles j’ai vu passer la Sibérie et les monts du Samnium,
La Castille âpre et sans fleurs, et la mer de Marmara sous une pluie tiède !

Prêtez-moi, ô Orient-Express, Sud-Brenner-Bahn, prêtez-moi
Vos miraculeux bruits sourds et
Vos vibrantes voix de chanterelle ;
Prêtez-moi la respiration légère et facile
Des locomotives hautes et minces, aux mouvements
Si aisés, les locomotives des rapides,
Précédant sans effort quatre wagons jaunes à lettres d’or
Dans les solitudes montagnardes de la Serbie,
Et, plus loin, à travers la Bulgarie pleine de roses…

Ah ! il faut que ces bruits et que ce mouvement
Entrent dans mes poèmes et disent
Pour moi ma vie indicible, ma vie
D’enfant qui ne veut rien savoir, sinon
Espérer éternellement des choses vagues.

-Valéry Larbaud, Les Poésies d'A.O. Barnabooth, 1913-

Version animée d'un billet précédent


Matt Woodhouse & Wojtek Czerski par Bell Soto pour Hello Mr Magazine