Le journal quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (nom de plume Louis Arjaillès). Maison de confiance depuis 2007.
Photo en-tête Mina Nakamura

"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)


jeudi 30 juillet 2015

Cartes postales



D'Athènes, Pierre Alivon nous envoie ces photos.
Il y fait 40° quand, à Paris, on ressort les petites laine.



Cadeau : un Kissin de 19 ans


C'est la transcription pour piano, par Wilhelm Kempff, de la Sicilienne de la Sonate pour Flûte et basse continue BWV 1035.
Evgueni Kissin avait alors 19 ans.

J'eus l'occasion d'observer, de loin, Evgueni Kissin regagnant sa loge après un récital mémorable lors d'une édition du Festival de La Roque d'Anthéron (en 2008, si je ne m'abuse).
Son attitude ne manqua pas de me frapper : au terme de près de deux heures de concert,  après avoir délivré sans compter des "bis" de haute virtuosité, mais empreints de délicatesse et d'émotion,  l'homme se dirigeait vers le refuge  d'un pas rigide, pressé, affichant un sourire béat, et, à la fois, un regard étrangement absent.
Le grand pianiste - c'en est un, c'est indéniable ! - était visiblement immergé, encore, dans Schubert et Liszt (les transcriptions de ce même Schubert) qui étaient au programme ce soir-là.
Ou peut-être était-il déjà entré dans sa prochaine messe.


mercredi 29 juillet 2015

Saines distractions estivales


Thymios, qui rime avec Eros

Thymios Karagiannis photographié par Nicolas Aristidou

Aujourd'hui, évènement cinéma : ce que film-culte veut dire

Reprise aujourd'hui (vive l'été !) du film de Mark Rydell The Rose (1979) en version numérique restaurée.
Bette Midler y est époustouflante, c'est le rôle de sa vie.
Le scénario s'inspire, ici et là, de la vie de l'immense Janis Joplin.
La bande-son est prodigieuse, qui, c'est selon, vous donne des fourmis dans les jambes, ou vous mène au bord des larmes.
Les parisiens ont de la chance : le film est programmé dans la salle idéale pour ce genre de spectacle : le Max Linder Panorama (écran géant et son THX exceptionnel).


mardi 28 juillet 2015

Trucs et astuces de l'été

Voilà une idée fort intéressante pour éviter les moqueries quand vous êtes en société dévêtue.
Il est en effet toujours gênant d'être la cible des quolibets quand on a fait preuve d'imprévoyance en gardant une pièce de tissu lors de ses expositions au soleil.
On vous décoche alors un "oh, un cul blanc !" terriblement gênant.
L'astuce ci-contre vous permet d'accélérer le processus, et vous évitera les sarcasmes de vos amis.


Mieux vaut en rire



Rory Finn par Scallywag Fox
La tendance de l'être humain à se couvrir de ridicule est ici dénoncée avec beaucoup d'humour.
Ça réconforte.

Impressionnant : Venise déserte !



Les producteurs de ce court-métrage, Le silence des mouettes, ont imaginé une Venise désertée de toute présence humaine. La réalisation de ce film a demandé deux ans de travail, notamment en post-production pour effacer tout être vivant de leurs images.
J'ai déjà évoqué ici l'angoisse qui m'étreint chaque fois que je quitte la Sérénissime. Plus une âme qui vive dans cette vidéo, certes, mais le procédé permet de voir Venise telle qu'on ne pourra jamais l'apprécier.

Producteurs : Gregoric & Jesenicnik
Musique : Old Europe par Patrick Smith/AudioMicro.com

Les belles chansons ne vieillissent pas

dimanche 26 juillet 2015

L'homme aux doigts d'or (3)

Cet après-midi, j'étais vierge de tout.
Dix-huit ans, tu as dix-huit ans, et c'est insensé.
Et je n'ose me déshabiller. Non, je voudrais juste te regarder. Je ne me sens pas le droit de te toucher. Mais ton désir est visible, qui fait se tendre le fin tissu du caleçon qu'on dirait de soie.
Et tu dis "que veux-tu qu'on fasse ?".
Et je dis "c'est absurde, je me sens comme un puceau".
Ça te fait éclater d'un rire tendre ; mais, c'est vrai, je suis ce que tu voudras, et ne peux rien décider. Je m'en remets à toi.
Et c'est toi qui me déshabilles maintenant, mettant en évidence nos différences. Dix-huit ans, et moi beaucoup plus : dans le miroir, le verdict tombe, impitoyable. Tu épouses mon corps fatigué que tu ravives en un instant du contact avec ta peau fraîche et brûlante. Je m'abandonne à toi, me laisse étourdir de tes incroyables caresses, tes lèvres, tes mains, ton corps comme une vague qui me submerge.
L'étreinte finale est un accord parfait.
Penché sur moi, tu plonges ton regard dans le mien comme une flèche, comme si tu voulais me transpercer.
Quand tu jouis, tu as des yeux d'assassin.

(c) Gay Cultes 2015 - Tous droits réservés

... je voudrais juste te regarder.

Luxe, calme, et volupté(s)


Barack Obama : un être humain

En visite africaine, face au président du Kenya, Barack Obama n'a pas éludé la question des droits des homosexuels, comparant l'homophobie à la discrimination raciale qu'ont connue les Etats-Unis., dans un continent où l'homosexualité est illégale et, le plus souvent, sévèrement réprimée.
Le président du Kenya a répondu que c'était un "non sujet", arguant que la population de son pays "ne l'acceptait pas".
Toujours est-il que, quoi que l'on pense de la politique des États-Unis, Monsieur Obama est un homme d'honneur.

Salute !


L'Aperol Spritz, typiquement vénitien, a envahi les terrasses de café parisiennes "branchées".
Eh, oh, 'y a longtemps qu'on connaît !

Obligatoire dans la chaleur de Catania - Photo Silvano